Se mettre en colère

Alors voilà, depuis que je pratique le yoga, certaines personnes s’accordent à penser que je suis plus calme qu’avant, plus posée, plus sereine. Evidemment pour pouvoir comparer, il faut me fréquenter depuis plus de 4 ans… Mes meilleurs témoins sont sans aucun doute les membres de ma famille, ceux qui ne sont pas braqués sur le mode repeat « le yoga c’est un truc pour les gens perchés »…. OK, une fois qu’on a trié, il ne reste plus énormément de proches capables d’émettre une opinion sur le avant/après yoga !

Peu importe, je crois être encore un suffisamment objective pour avoir un avis sur la question. Je trouve effectivement que la pratique régulière du yoga et l’intégration de certains principes liés à cette « discipline » influent sur mon comportement et mon état d’esprit. Je ne sais pas si on peut vraiment dire que la pratique me rend plus calme mais il est évident qu’elle me permet de ressentir et de vivre les choses différemment.

Un jour on m’a dit une phrase qui depuis me revient souvent à l’esprit  – et qui est même parfois mon intention au moment d’un cours : On ne peut pas prévoir la réaction des gens mais on peut influer sur notre façon de la recevoir. En d’autres termes, peu importe que les gens s’énervent ou ne te comprennent pas, tu as le pouvoir de décider et de faire en sorte que cela n’ai pas d’emprise sur toi. Tu as la possibilité de prendre de la distance vis à vis des réactions d’autrui et des tiennes et de raisonner afin de tempérer les emportements. Je vois cela comme un exercice pour économiser mon énergie pour ensuite la redistribuer sur quelque chose qui en vaille la peine…

acf370bb

Cependant, à bien y réfléchir, ce n’est pas si simple de ne pas se mettre en colère, de rester cool et sereine tous les jours, devant toutes les situations. La fatigue, le stress, les changements… sont autant de facteurs qui jouent et influent sur notre moral et notre capacité à résister aux évènements.

Quand quelque chose ne tourne pas rond ou que la vie se charge de me rappeler que rien ou presque rien ne se passera comme je l’avais imaginé (un job qui tombe à l’eau, une méchante personne croisée le matin et qui gâche ma journée, un ex qui rappelle, une panne, l’ordi qui plante, la batterie HS, le nez qui coule – ouai je sais j’ai d’énormes problèmes….) je me dis toujours : Est-ce que cela mérite que tu passes ton énergie là-dedans ??? 99% du temps, la réponse est NON…. Quel intérêt de s’énerver parce qu’on a le nez qui coule???!!!! 1/ ça n’arrange rien, 2/ ça donne mal à la tête….

Mais la vie serait trop belle s’il suffisait de pouvoir regarder une situation avec distance et objectivité et être suffisamment mature pour décider de laisser-couler!!! Et puis récemment je me suis rendue compte d’une chose, à force de ne jamais ou si peu souvent me mettre en colère, certaines personnes ont tendance à abuser de ma « bonne humeur », de ma compréhension… Les gens qui ne se mettent jamais en colère se font-ils marcher sur les pieds plus que les autres ? Le fait de râler est-il l’assurance de pouvoir obtenir gain de cause dans certaines situations ? Ou d’être tranquille ???

Un exemple très (trop) perso : Il y a peu, un ex qui m’a jetée de façon peu subtile me contacte pour qu’on se voit (pas pour discuter bien entendu), je n’ai pas répondu…. Quelques semaines plus tard il me recontacte avec la même proposition…. Toujours pas de réponse de mon côté (à ce stade je pensais que c’était clair et que je n’aurais plus de nouvelles). Moi je me dis, « ne réponds pas, il va se lasser et de toute façon tu as mieux à faire qu’à perdre ton énergie sans cette conversation inutile » (oui je me parle souvent). Et là je reçois un dernier message visant apparemment à excuser les deux premiers !!! A ce moment là, cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti une telle colère. J’ai donc décroché mon téléphone pour mettre les choses au clair… Je pense que toute mon énergie de la journée est passée dans ce coup de fil car après cela je me sentais épuisée, vidée. Sans aucun doute mon message a été entendu, je n’ai plus reçu de sms depuis mais il a fallu que je n’énerve vraiment alors que mon attitude de laisser-couler du départ me semblait être plus appropriée….

Je crois qu’il faut le plus possible lutter contre cette colère latente qu’il y a en chacun de nous. Nous sommes par nature anxieux, stressés et il faut essayer tant que faire se peux de maintenir la « jauge énervement » au plus bas afin de se préserver, de ne pas se polluer inutilement et de vivre vieux 😉

Mais il y a malgré tout des gens qui ne comprennent le discours que lorsqu’on hausse le ton, pour ceux-là malheureusement je n’ai pas de solution si ce n’est de vous en éloigner le plus possible !!

 

J’avais envie de partager cela avec vous, non pas pour me dévoiler mais pour accepter que malgré tous nos efforts, il y a des situations contre lesquelles on ne peut rien faire !

Publicités

Il s’agit de respirer

yoga-easy-pose-red-and-yellow-thumbnail1On inspire, on expire, on inspire, on expire….
Sur une inspire on lève les bras vers le ciel…. Sur une inspire, on accentue la torsion…
Lorsqu’on pratique le yoga, on a forcément entendu ces termes. Et on s’est très vite rendu compte que la respiration jouait un rôle hyper important dans la pratique. On ne m’avait jamais expliqué réellement ni pourquoi, ni comment la respiration était devenue un tel « enjeu » au yoga. Comme beaucoup, je suppose, je me suis dit que c’était comme ça, que ça faisait partie de l’enseignement…. Et puis récemment, j’ai cherché à en savoir plus, à comprendre comment la respiration pouvait me permettre d’aller plus loin, de mieux coordonner mes mouvements, me dynamiser ou m’apaiser….

Si vous en êtes là aussi de votre questionnement, ne cherchez plus, voici un bout de réponse !

La respiration ou le Prāṇāyāma est un terme sanskrit qui correspond dans les Yoga Sūtra de Patañjali au quatrième membre (aṅga) du Yoga. Prāṇayāma est la discipline du souffle au travers de la connaissance et le contrôle du prāṇa, énergie vitale universelle.
La pratique du mouvement respiratoire (ā-yāma) et la notion du prāṇa qui soutient fondamentalement cette respiration consciemment dirigée varie selon les écoles de Yoga qui décrivent différemment les éléments constitutifs, les pratiques et le but de cette discipline du souffle.

Un peu de linguistique
Le mot prāṇāyāma est la composition nominale d’un terme déterminé āyāma précédé d’un terme déterminant prāṇa.
La racine YAM- signifie «maintenir» ou «retenir». Le préfixe ā- peut être directionnel et se traduire par «vers», ou extensif signifiant alors «jusqu’à». L’adjonction de la voyelle thématique donne le nom masculin sans préfixe yama qui signifie «retenue» (action de retenir), et le nom masculin avec préfixe āyāma qui se traduit par «rétention prolongée» (action de maintenir jusqu’à) ou «extension, allongement» (action d’étendre ou d’allonger).

De la racine AN- qui signifie «respirer» dérive le nom masculin ana qui désigne le souffle, la respiration. Prāṇa se traduit littéralement par le «principe du souffle», le «principe vital antérieur à la respiration» ou, plus simplement la «vie».
L’expression prāṇāyāma se traduit littéralement ainsi : «rétention du souffle de la respiration».
Ok… une fois qu’on sait cela, comment se l’approprie-t-on au quotidien et pendant les cours de yoga ??

Dans le Hatha Yoga, les techniques de prāṇāyāma sont employées pour commander le mouvement des énergies subtiles dans le corps, ce qui produirait une augmentation de vitalité chez l’adepte.

Parmi les exercices les plus courants du prāṇāyāma, on peut citer : la simple prise de conscience de la respiration, la respiration complète, qui met en jeu successivement le bas de l’abdomen, la région de l’estomac, le thorax et les clavicules (ceci à l’expiration comme à l’inspiration), la respiration alternée, inspiration narine droite, expiration narine gauche, puis l’inverse ; on ferme la narine non utilisée en appuyant avec un doigt , la respiration Ujjayi, que l’on obtient en s’imaginant inspirer et expirer au moyen d’un orifice situé au niveau du larynx ; on doit sentir le flux d’air à ce niveau et entendre un souffle doux.

En tout état de cause, il s’agit d’une respiration lente (3 à 4 cycles par minute), très régulière, y compris pendant les postures. (Cela n’empêche pas l’utilisation d’une respiration rapide dans certains exercices.)
La concentration de l’attention sur les muqueuses respiratoires entraîne un ralentissement cardiaque.
Ce n’est qu’une fois les âsanas (postures) et les exercices sur le prāṇa réalisés que la méditation pourrait être abordée efficacement.

Alors est-ce qu’on parvient à y penser tout le temps, à canaliser son souffle…. Bien entendu NON ! Il est très difficile d’enchaîner certaines postures tout en pensant systématiquement à diriger son souffle.
En début de cours, en fin de cours, c’est toujours plus facile.
Il n’y a aucun doute quant au fait que la respiration, lorsqu’elle est consciente, permet d’impulser le mouvement, de gagner en énergie, d’aller plus loin dans les étirements ou les torsions. C’est un compagnon indispensable pour progresser dans sa pratique.

Dans la vie de tous les jours…. hum…. comment dire…. C’est pareil, je n’y pense pas tout le temps. Lorsque je me sens un peu stressée j’utilise certains exercices, lorsque je sens que je suis en colère (on y reviendra) ou encore pour m’endormir plus vite 😉
En fait, je crois sincèrement qu’une fois qu’on a pris conscience de l’importance et des bénéfices d’une « bonne » respiration, on ne peut plus s’en passer !!!

De l’idée de faire une retraite

Cela fait donc un peu plus de 3 ans que j’ai commencé le yoga, au départ épisodiquement, puis de plus en plus régulièrement. Aujourd’hui je parviens à suivre deux cours par semaine (lorsque je ne travaille pas) et à pratiquer deux fois à la maison – dans mes bonnes semaines j’arrive à sortir mon tapis 3 fois pour pratiquer seule. Donc en moyenne, je fais environ 6 à 7h de pratique par semaine… Je trouve ça peu et en même temps je dois avouer que je ne vois pas quand est-ce que je pourrais en caser plus….
Je fais un boulot à temps plein avec des horaires parfois farfelus, je fais 3h de transports par jour pour m’y rendre, les week-ends sont consacrés au yoga en partie mais aux amis, aux sorties diverses et variées et aux milliers de choses que je n’ai pas le temps de faire en semaine.

Pour sortir son tapis il faut de la volonté mais également du temps – et le temps, on n’en trouve pas comme ça !
Enfin bon, il n’est pas utile de tergiverser ou de se justifier, ce n’est pas la question…. La question c’est que pour pouvoir y remédier et mettre plus de yoga dans mon quotidien, j’ai décidé de partir faire une retraite en Grèce pendant une semaine au mois de juillet.
Une semaine à ne penser qu’à cela ou presque, à prendre du temps pour moi, pour ma pratique, mes lectures sur le sujet, le soleil, la mer, les promenades… Ce ne serait pas la définition du paradis ??
Je suis excitée comme une puce à l’idée d’y aller et impatiente.

Je pars avec YOGA ESCAPE, organisation située à Lyon et spécialisée dans les séjours yoga à l’étranger. Je vous ferai évidemment un compte rendu détaillé une fois revenue…
Le programme :
2h de pratique dynamique le matin puis 2h de pratique plus douce le soir…. Entre les deux, c’est free !! Je compte bien profiter de ces moments libres pour me baigner, me promener, découvrir l’Ile – car oui le stage se déroule sur l’Ile de PAROS – petite merveille des Cyclades un peu moins touristique que Santorin.
J’aimerais aussi me plonger dans certaines lectures – un livre sur Les chakras, un autre sur la pratique du yoga et de la méditation….
En fait, j’ai bien l’intention de ne me consacrer qu’au yoga et à prendre du temps pour me ressourcer, me faire du bien.
L’idée de faire une retraite c’est exactement ça, c’est exactement pour se permettre de se focaliser sur une seule et unique chose, de s’y consacrer totalement.
J’ai quelques craintes tout de même et notamment celle de fatiguer mon corps et de me blesser. Je me suis blessée il y a deux ans lorsque je faisais de la danse moderne, une sorte d’élongation dans la fesse gauche (amis du glamour, ceci est vôtre moment). Aujourd’hui encore, dans certaines postures, je sens que ça me fait mal et donc j’évite d’y aller trop fort, je m’écoute…. Mais la pratique quotidienne met ton corps dans une sorte d’habitude et j’ai peur de ne plus sentir aussi bien la douleur (la maso) et donc de me blesser par-dessus !
Je ne compte pas focaliser là-dessus non plus mais je vais devoir être vigilante.

yoga-retreat-paros-bay-hotel-island-beach_411  yoga-retreat-paros-greece-web_377

Je vous raconterai tout à mon retour mais vous, vous avez déjà fait ou envisager de faire une retraite de yoga ??
Dites-moi !

Le yoga s’instagram(ise)

Un nouveau poste avec des images qui (m’)inspirent….

Avez-vous déjà remarqué à quel point une posture yoga peut être chouette quand elle est fixée sur papier glacé ? Mais est-ce que vous avez remarqué à quel point c’est chouette ET hyper impressionnant lorsque cette même pose est réalisée dans un décor somptueux / idyllique ????

Je me demande toujours comment on fait pour prendre la pose sur la plage ou sur un rocher, près d’une rivière sans avoir l’air d’un Robinson contorsionniste…. et un peu exibo….. Enfin bref, trêve de bavardages, délectons-nous plutôt de ces images et avouons (à voix basse) qu’on est tout de même un peu jalouse….. 😉

599557_10151953148190611_537719595_n tumblr_motmuzyl1i1rlz4xxo1_400

yoga-poses-23 Yoga-handstandsSource-Instagram-user-instagram213

Sand-surf-yoga-best 3526452016

instayoga yoga-pose-full-wheel-pose-3000-1

shutterstock_127614089 yoga-instagram-stateofemily

tumblr_lykrpi48BG1qz4u0zo1_500 yoga_plein_air_jungle

J’ai glissé un intrus…. qui m’inspire aussi vachement, pour d’autres raisons….

Saurez-vous le retrouver ??? 🙂