Il s’agit de respirer

yoga-easy-pose-red-and-yellow-thumbnail1On inspire, on expire, on inspire, on expire….
Sur une inspire on lève les bras vers le ciel…. Sur une inspire, on accentue la torsion…
Lorsqu’on pratique le yoga, on a forcément entendu ces termes. Et on s’est très vite rendu compte que la respiration jouait un rôle hyper important dans la pratique. On ne m’avait jamais expliqué réellement ni pourquoi, ni comment la respiration était devenue un tel « enjeu » au yoga. Comme beaucoup, je suppose, je me suis dit que c’était comme ça, que ça faisait partie de l’enseignement…. Et puis récemment, j’ai cherché à en savoir plus, à comprendre comment la respiration pouvait me permettre d’aller plus loin, de mieux coordonner mes mouvements, me dynamiser ou m’apaiser….

Si vous en êtes là aussi de votre questionnement, ne cherchez plus, voici un bout de réponse !

La respiration ou le Prāṇāyāma est un terme sanskrit qui correspond dans les Yoga Sūtra de Patañjali au quatrième membre (aṅga) du Yoga. Prāṇayāma est la discipline du souffle au travers de la connaissance et le contrôle du prāṇa, énergie vitale universelle.
La pratique du mouvement respiratoire (ā-yāma) et la notion du prāṇa qui soutient fondamentalement cette respiration consciemment dirigée varie selon les écoles de Yoga qui décrivent différemment les éléments constitutifs, les pratiques et le but de cette discipline du souffle.

Un peu de linguistique
Le mot prāṇāyāma est la composition nominale d’un terme déterminé āyāma précédé d’un terme déterminant prāṇa.
La racine YAM- signifie «maintenir» ou «retenir». Le préfixe ā- peut être directionnel et se traduire par «vers», ou extensif signifiant alors «jusqu’à». L’adjonction de la voyelle thématique donne le nom masculin sans préfixe yama qui signifie «retenue» (action de retenir), et le nom masculin avec préfixe āyāma qui se traduit par «rétention prolongée» (action de maintenir jusqu’à) ou «extension, allongement» (action d’étendre ou d’allonger).

De la racine AN- qui signifie «respirer» dérive le nom masculin ana qui désigne le souffle, la respiration. Prāṇa se traduit littéralement par le «principe du souffle», le «principe vital antérieur à la respiration» ou, plus simplement la «vie».
L’expression prāṇāyāma se traduit littéralement ainsi : «rétention du souffle de la respiration».
Ok… une fois qu’on sait cela, comment se l’approprie-t-on au quotidien et pendant les cours de yoga ??

Dans le Hatha Yoga, les techniques de prāṇāyāma sont employées pour commander le mouvement des énergies subtiles dans le corps, ce qui produirait une augmentation de vitalité chez l’adepte.

Parmi les exercices les plus courants du prāṇāyāma, on peut citer : la simple prise de conscience de la respiration, la respiration complète, qui met en jeu successivement le bas de l’abdomen, la région de l’estomac, le thorax et les clavicules (ceci à l’expiration comme à l’inspiration), la respiration alternée, inspiration narine droite, expiration narine gauche, puis l’inverse ; on ferme la narine non utilisée en appuyant avec un doigt , la respiration Ujjayi, que l’on obtient en s’imaginant inspirer et expirer au moyen d’un orifice situé au niveau du larynx ; on doit sentir le flux d’air à ce niveau et entendre un souffle doux.

En tout état de cause, il s’agit d’une respiration lente (3 à 4 cycles par minute), très régulière, y compris pendant les postures. (Cela n’empêche pas l’utilisation d’une respiration rapide dans certains exercices.)
La concentration de l’attention sur les muqueuses respiratoires entraîne un ralentissement cardiaque.
Ce n’est qu’une fois les âsanas (postures) et les exercices sur le prāṇa réalisés que la méditation pourrait être abordée efficacement.

Alors est-ce qu’on parvient à y penser tout le temps, à canaliser son souffle…. Bien entendu NON ! Il est très difficile d’enchaîner certaines postures tout en pensant systématiquement à diriger son souffle.
En début de cours, en fin de cours, c’est toujours plus facile.
Il n’y a aucun doute quant au fait que la respiration, lorsqu’elle est consciente, permet d’impulser le mouvement, de gagner en énergie, d’aller plus loin dans les étirements ou les torsions. C’est un compagnon indispensable pour progresser dans sa pratique.

Dans la vie de tous les jours…. hum…. comment dire…. C’est pareil, je n’y pense pas tout le temps. Lorsque je me sens un peu stressée j’utilise certains exercices, lorsque je sens que je suis en colère (on y reviendra) ou encore pour m’endormir plus vite 😉
En fait, je crois sincèrement qu’une fois qu’on a pris conscience de l’importance et des bénéfices d’une « bonne » respiration, on ne peut plus s’en passer !!!

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