Formation professorale – part 1

Bonjour à tous…. Oui j’ai envie de commencer cet article un peu comme une lettre ! 😉

En fait, cet article va être assez différent des précédents et pourtant le premier d’une série car comme le titre l’indique (pas de mystère par ici), je me suis inscrite à une formation professorale afin d’enseigner (peut être un jour) le yoga et je vais partager avec vous ce cheminement… (content ??)

C’est assez facile d’avoir envie de se lancer dans ce genre de projet quand on pratique depuis quelques années – en effet, qui n’aurait pas envie de tout lâcher, pratiquer encore plus et un jour pouvoir partager ça en le transmettant !!!! Ca fait rêver ! Sauf que dans la vraie vie, on ne peut pas tout lâcher, on ne peut pas forcément se lancer à fond dans un projet – qui va nécessairement induire une certaine précarité. Et on n’est pas tous doué pour l’enseignement (à l’heure où je vous parle, je n’ai aucune certitude me concernant à ce sujet) ahem !

Enfin bref, toujours est-il que plusieurs « facteurs » se sont couplés (un peu comme un alignement des planètes) pour que cette graine qui avait germée dans ma tête devienne un peu plus concrète. Depuis un mois, j’ai cessé toute activité professionnelle pour me consacrer à cette nouvelle tranche de vie : ma formation de professeur de yoga.

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Au départ, je me suis dit, c’est chouette, un nouveau projet, des nouvelles envies, des rencontres…. Oui sauf qu’au préalable il faut se renseigner, et BIEN se renseigner auprès des différents studios, différentes structures qui proposent ce type de formation. Et là, comme partout, on voit et on entend un peu tout et son contraire. Parce qu’entre ce qu’on lit sur un site ou une brochure et le contenu réel de la formation il y a parfois un fossé. Donc, j’ai pris l’option d’en parler autour de moi – le plus possible – afin de recueillir des avis (plus ou moins objectifs, c’est le propre de l’avis) de mes amis, mes connaissances yoga. Evidemment, les avis divergent – ou pas – les attentes ont été satisfaites – ou pas. Les expériences heureuses ou moins…. Bref, j’ai eu à ce moment-là de ma démarche, une sorte de crise de panique :

– vais-je trouver une formation qui me correspond ? / dois-je aller me former en Inde, aux Etats-Unis ?? / 200h de formation est-ce assez ??? / renoncer ???? / ………

Vous voyez le tourment dans lequel je me trouvais !!!! (oui j’utilise « tourment »). Les uns conseillent telle formation, les autres disent – ni plus ni moins – qu’elle est merdique…. Bref c’est devenu d’un coup moins fun et plus compliqué. Car envisagée comme je l’envisage, cette formation devrait être le début d’un nouveau « quelque chose » professionnel et du coup je n’ai pas trop envie de faire fausse route (un peu comme quand tu es au lycée et qu’il te faut choisir plusieurs écoles supérieures et tu te rends compte que ce choix influencera certainement une bonne partie de ta vie). PAS DE PRESSION !!!!

Et puis je me suis rappelée que tous les schémas sont différents, tous les trajets ne mènent pas forcément au même endroit, et alors ?. Ce qui convient à l’un, convient-il forcément à l’autre ? Je ne ressemble à personne et de fait, pourquoi avoir envie de suivre exactement la même voie qu’un tiers ? Chaque parcours est différent et c’est ce qui fait la richesse.

A l’heure qu’il est, apaisée, j’ai choisi ma formation professorale (j’en dirai plus bientôt) et je suis donc en train de mettre en place les petites pierres qui vont me permettre de construire un nouvel édifice.

Cet article c’est un peu l’étalage de ma vie – sorry – mais je voulais partager avec vous ce moment de transition, de changement, de prise de décision, car yoga ou autre, je pense qu’on est de plus en plus concerné, touché par ce genre de choix au cours d’une vie et je suis loin d’être un cas particulier ! Je n’ai aucun conseil à donner puisqu’il ne serait que trop subjectif mais si vous avez dans l’idée de changer de vie, de modifier votre trajectoire professionnelle, faites-le (évidemment) en connaissance de cause – MAIS SURTOUT – faites-le à votre image, pour vous, avec ce qui vous correspond. Ne cherchez pas à imiter, tracez votre propre route !

OMG, c’est le petit bouddha qui est en moi qui vient de parler ! Comme quoi, la formation commence à porter ses fruits ! ;-p

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J’ai testé pour vous…. Casa Yoga

Connaissez-vous Casa yoga ? Non ??? J’ai testé pour vous ce studio situé à Paris et je vous fais mon petit compte rendu….

Alors pour être totalement franche, je connais Casa yoga depuis déjà deux ans. Faites le test sur Google – tapez « studio yoga Paris » ou « retraite yoga » et vous verrez que Casa yoga apparaît dans les premiers liens. Donc bêtement, c’est de cette manière que j’ai découvert ce studio. Le site est frais, l’interface soignée, le graphisme efficace, la lecture aisée (on parlera un jour des sites web yoga – les bons et ceux qui, direct, te donnent envie de fuir) donc je surfe ^^ de page en page et je découvre des stages, des ateliers, des retraites, des cours…. Je tombe en arrêt sur une retraite en Inde (complète) – déçue je décide d’aller tenter un atelier. Je ne me souviens plus de l’atelier en question, c’était il y a deux ans ! Depuis, je reçois les newsletters qui me tiennent informée de l’actualité du studio. Récemment un deuxième Casa yoga a vu le jour – et c’est un endroit magnifique, je vous en parle dans deux secondes !

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Depuis 6 mois, mon intérêt pour ce studio grandit puisqu’en 2015 – c’est fait, c’est signé – je pars en Inde faire une retraite/un stage de yoga avec Delphine Denis (propriétaire du studio et prof de yoga). Je reviens tout bientôt sur ce projet (mais aujourd’hui on parle de Casa yoga).

Lors d’une dernière newsletter je découvre qu’un atelier sur les alignements va avoir lieu. Cette thématique retient de suite mon attention puisqu’en yoga l’alignement est un fondement, une base pour pouvoir entrer et rester dans les postures en s’assurant : 1/ de ne pas se blesser, 2/ faire la posture correctement (CàD en respectant le « but » de la posture), 3/ entrer dans l’état de concentration.

Samedi 15 novembre, j’ai donc suivi cet atelier de 2h dans le nouveau lieu (situé près de Gare de l’Est). Beaucoup plus grand que le studio initial (rue du Paradis), ce studio est très beau, épuré, avec de beaux espaces (accueil, vestiaires, salle de pratique).

Qu’est-ce qu’on fait pendant un atelier sur les alignements ?? Alors déjà, on détaille ce que sont les bandhas (je ferai un article sur les bandhas car on en entend parfois parler en cours sans prendre le temps de savoir ce que cela signifie vraiment). Rapidement : au nombre de 5, il s’agit de verrous énergétiques qui, lorsqu’ils sont engagés, permettent à l’énergie de circuler dans le corps, de ressentir davantage les bienfaits d’une posture. C’est une notion vraiment importante, car l’engagement de ces bandhas définit la pratique du yoga. Si je ne suis pas dans l’engagement de tel ou tel autre verrou, si je ne cherche pas l’alignement dans les postures, je ne fais rien d’autre qu’une gymnastique, je gesticule mais je ne fais pas de yoga ! J’y reviendrai.

Donc on commence par détailler ces verrous puis on teste, on met en pratique la théorie en nous aidant de supports (sangles, cales….). On fait une posture en engageant un ou plusieurs bandhas puis on la refait sans se concentrer sur les verrous de façon à ressentir la différence. Et bien croyez-moi, c’est tout à fait probant comme méthode !!!

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Cet atelier est pour qui ?? Alors je vous conseille vivement de suivre de temps en temps des ateliers thématisés. Cela permet d’approfondir des connaissances qu’on ne voit pas toujours – par manque de temps – en cours et de focaliser dessus afin de bien intégrer et de pouvoir les remettre en pratique ultérieurement.  On a le temps de poser des questions et d’éprouver réellement dans le corps les sensations induites. Et puis, passer deux heures sur un point précis permet de « progresser », d’évoluer plus rapidement.

Autre point, je crois que c’est un atelier très intéressant pour les débutants. En effet pas besoin de compétences, ni de force ou de souplesse particulière pour suivre cet atelier. Avoir suivi quelques cours de yoga avant est tout de même une bonne chose, car certains termes doivent être connus, expérimentés (ramenez vos deux ischions* l’un vers l’autre…. (????)). Sinon c’est à la portée de tous et c’est un très bon atelier pour « réviser » ses bases en matière de yoga.

Un mot sur Delphine Denis qui est une très bonne prof de yoga. Douce, gentille, pédagogue. Son approche est féminine (ça me change de ce que je connais), c’est plus rond, plus doux. Je ne fais pas de comparaison entre les sexes, je dis juste que son approche est assez délicate (et puis si vous avez envie de comprendre ce que je tente de vous dire, le mieux c’est d’y aller) !!!!

On reparle très prochainement de Casa yoga et de la retraite en Inde qui se prépare pour Février !

A vite

Casa yoga organise régulièrement des ateliers, des stages, alors n’hésitez pas à jeter un œil sur le site internet – ici.

* EDIT : Delphine vous expliquera où se trouvent vos ischions – bien entendu.

Yoga-sutras de Patanjali

Un petit focus lecture pour changer. Je viens de terminer (si on peut terminer un jour) la lecture des Yoga-Sutras de Patanjali dans l’édition commentée de Françoise Mazet pour Albin Michel.

Les Yoga-Sutras de Patanjali sont considérés comme le texte fondateur du yoga en Inde. Il s’agit de 195 aphorismes (courtes phrases) qui décrivent et résument l’esprit du yoga – un peu comme un traité.

Patanjali n’est pas une seule et même personne. L’écriture de ces textes s’étend sur plusieurs siècles, donc il s’agit plus vraisemblablement de plusieurs auteurs. Cependant pour des raisons de sens et de tradition sacrée indienne, on « dit » que Patanjali est le rédacteur (l’orateur) de ces textes. Patanjali relève plus d’une vision sacrée globale que physique est réelle.

Le mot Sutra en sanscrit signifie le fil du collier et par extension, le fil conducteur d’une pensée, d’un raisonnement. La brièveté de ces aphorismes les rend difficilement compréhensibles sans commentaires et, pour bien les comprendre, leur étude doit se faire en rapport avec la pratique physique.

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Je ne vais pas entrer dans les détails de tout le traité, ça n’a pas de sens de recopier ici ce que j’ai lu. C’est plutôt une mise en bouche pour vous donner envie de mettre le nez dans cet ouvrage !

Donc avant de vous faire ma « petite fiche de lecture », on peut commencer par redonner la définition originelle du yoga (une de celles qui existent en tout cas) : arrêt de l’activité automatique du mental, apaisement de la périphérie afin de chercher/trouver le Drashtar (conscience profonde). Le yoga (unité du corps et de l’esprit) est un moyen pour parvenir à entrer dans un état d’attention totale ou l’on peut s’unir avec le tout.

Le Yoga-Sutra est composé de 4 chapitres (Padaïs) :

1/ Samadhi Pada est le chapitre de la concentration qui conduit à la contemplation. Dans cette première partie, l’auteur décrit le yoga et la direction pour atteindre le Samadhi (état déconditionné libre des automatismes de comportement et de pensée). Il décrit les moyens d’y parvenir, passe en revue les obstacles que l’on peut rencontrer dans cette démarche (les vrittis) et explique comment les supprimer.

Dans cette partie, Patanjali propose de pratiquer intensément (dans un effort juste) afin d’apaiser le mental, de savoir lâcher-prise pour pouvoir accepter et être dans la réalité plutôt que dans la projection ou le désir. Il conseille d’être dans une démarche sincère et constante – voire de s’abandonner à dieu – pour pouvoir lever les obstacles et atteindre le Samadhi. Il faut pouvoir développer sa capacité de discrimination (distinction entre celui qui voit et ce qui est vu) et pour cela on peut passer par l’ashtanga yoga (Yamas, Niyamas, Asana, Pranayama, Pratyara, Dharana, Dhyana, Samadhi – j’y reviendrai si vous le souhaitez).

L’expérience de Samadhi induit un état intérieur de paix et de clarté = conscience de la réalité.

2/ Sadhana Pada est le chapitre de la pratique (spirituelle) et des stratégies pour désencombrer le mental. L’auteur y décrit deux formes de yoga : le Kriya Yoga (ascèse, étude des textes sacrés, dévotion) et de l’ashtanga yoga qui permettent de dépasser les souffrances émotionnelles (l’aveuglement, le sentiment d’égo, le désir de prendre, le refus d’accepter, l’attachement à la vie). C’est également le chapitre qui aborde la notion de Karma (conséquences d’actes accomplis dans une existence antérieure ou dans celle-ci qui nous suivent). Ce karma nous tient éloigné de l’état d’apaisement du mental. Il faut pouvoir s’en détacher (et il faut plusieurs vies pour cela) 😉

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3/ Vibhuti Pada est le chapitre des « pouvoirs ». L’auteur y décrit l’état heureux qui est le résultat de l’action juste et du mental déconditionné. De façon très grossière, l’auteur dit ici que si on parvient à se débarrasser des obstacles mentaux et émotionnels, d’atteindre un état de concentration et d’attention avec un mental libéré, on est heureux MAIS il faut pouvoir AUSSI se libérer de ce sentiment de joie, de paix pour aller plus loin et chercher/trouver autre chose. Pour cela il faut passer par Dharana (concentration), Dhyana (méditation) et Samadhi (état déconditionné du mental). On vise ici le Samyama (conséquence de l’état de méditation = unité/pure conscience) qui est très difficilement atteignable.

4/Kaïvalya Pada est le chapitre de la libération. Une fois s’être libéré de ce sentiment de joie induit par les « pouvoirs » acquis, on peut connaître Kaïvalya (suprême liberté). Dans ce chapitre, Patanjali revient sur des thèmes déjà exposés dans les chapitres précédents mais en les développant (asana, effort régulier, karma…). Il y parle aussi de subjectivité de la perception (liée à nos schémas) et de la capacité à faire la distinction, après avoir suivi la voie du yoga. C’est seulement à ces conditions que la transformation s’opère et qu’on arrive au terme de ce chemin de vie(s) pour atteindre la liberté yogique.

Voilà en quelques lignes le résumé de ce livre que je vous encourage vraiment à parcourir car il permet d’éclairer des termes, des notions en rapport avec le yoga – que tout pratiquant a déjà entendu dans un cours où lu sur internet. Les fondements et le « but » du yoga deviennent plus clairs à la lecture des aphorismes. Certaines notions sont d’ailleurs très intéressantes à appliquer dans d’autres domaines de votre vie et pas seulement sur un tapis ! 

 

 

#yogastepbystep – 2

Aujourd’hui deuxième partie du projet yoga stepbystep. Donc pour rappel, je participe à un projet lancé par Mathilde du blog « mathildefaitduyoga » avec d’autres blogueuses. L’idée étant – un peu à contre-courant de ce qu’on a l’habitude de voir sur les réseaux sociaux avec toutes ces photos de postures plus impressionnantes les unes que les autres – de partager l’évolution d’une posture ou d’une transition. De parler du chemin plutôt que du résultat.

Alors même si – à priori – ce n’est pas en totale adéquation avec  ce qu’est le yoga – j’aime bien le fait d’avoir un « objectif » et de pouvoir constater une évolution, grâce notamment aux photos ou aux vidéos que je prends pour vous en parler ici.

Alors pour mémoire j’ai décidé de travailler sur le tripode avec une transition pour passer en planche et Hanuman asana (le grand écart) pour faire évoluer ma souplesse.

Aujourd’hui je partage donc cette vidéo du tripode avec une tentative de transition 🙂

Je constate que cette posture m’effraie de moins en moins. Je « monte » plus facilement à la verticale. Pour cette séquence, j’avais choisi de m’aider de la sangle afin d’immobiliser mes bras et de tenir mes coudes l’un prêt de l’autre. Ca m’a réellement aidé.

Concernant Hanuman, qui est l’autre posture que je travaille dans le cadre de ce projet, je ne vous ai pas mis de photo car je vous réserve un focus dans le prochain article sur cette posture donc on aura l’occasion d’en reparler.

Je vous souhaite une excellente semaine !