Formation J-1

Bon bah voilà, on y est ! J-1 avant le début de la formation chez Gérard Arnaud. Je ne vous dis pas tout ce qui me traverse…. Bon ok, je vous dis 🙂

L’impatience tout d’abord car oui cette formation je l’attends maintenant depuis 6 mois !!!  6 mois de pratique intensive, de lectures, de cours d’anatomie en anglais (on s’en souvient bien !), de démarches administratives…. Bref 6 mois c’est long et en même temps c’est passé tellement vite. Mes lundis ressemblent à mes dimanches et j’en suis ravie, je n’ai plus de week end mais je n’ai plus de semaine non plus… Chaque jour je prends plaisir à pratiquer, à dérouler mon tapis, à lire, à étudier… ou à ne rien faire du tout…. qu’on soit mardi ou vendredi m’importe peu. J’ai le sentiment de faire ce que j’aime et je suis heureuse de m’octroyer cette parenthèse extraordinaire. J’ai conscience de la chance que j’ai – grâce au soutien de mes proches en immense partie mais aussi grâce à cette petite graine qui s’est implantée en moi il y a quelques mois et qui en grandissant m’a donné le courage d’arrêter mon travail pour me lancer dans cette aventure. Donc là maintenant, je veux que ça devienne concret, je veux que ça commence et savoir comment ça va se passer !!!

La peur aussi. Peur de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, de me blesser, de me retrouver au milieu de champions du monde des asanas et des transitions ! Cette petite voix qui me dit que c’est peut être de la folie, de l’inconscience que de vouloir se lancer là-dedans. Que des profs de yoga, il y en a déjà des millions et dans le lot, un bon paquet sont de très bons profs… Alors pourquoi moi ? Et puis se mettre à son compte, cela demande beaucoup d’autodiscipline, cela implique des responsabilités…. Est-ce de cela dont j’ai envie??? !! ??

La peur de ne pas pouvoir faire autrement que me comparer aux autres et me frustrer de voir que certains font mieux le grand écart (on en parlait ici), que certains font des transitions de fous… La peur de me sentir nulle à chier au milieu de tout ce monde, de me bloquer et de na pas « profiter » à fond de ce qui me sera donné.

Et il y a aussi une grande joie et un peu de fierté. Joie de pouvoir aller au bout de ce projet, quoi qu’il se passe ensuite. Joie de pouvoir apprendre, intégrer, découvrir, rencontrer d’autres univers, d’autres choses, d’autres personnes. Parfois je me dis que peu importe l’issue, je suis super heureuse de le faire, de pouvoir le faire. Et dans ma vie, cette aventure comptera énormément, je le sens. Je suis certaine que je prendrais encore du plaisir à raconter tout cela dans 20 ou 30 ans! Et puis je suis fière de moi, que mon corps ne me lâche pas (trop), que ma motivation et ma passion pour cette discipline ne fassent que grandir, que je parvienne à comprendre ce que les services administratifs français attendent d’une personne qui crée sa structure !!!! Non vraiment je suis fière de moi et de ma détermination. Bon ok, je ne pars pas défendre mon pays à l’étranger et je ne sauve pas des vies…. OK….. mais à mon petit niveau, je trouve que c’est déjà pas mal !!!

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Demain, debout tôt pour être en forme. Début de la formation à 14h et fin à 18h. puis dimanche, puis lundi, mardi, mercredi……etc….. Suivez-moi sur Facebook, je vous tiendrai au courant de façon un peu plus instantanée que sur le blog !!!

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#Yogastepbystep – 3

J’ai mis 1000 ans à poster ce nouvel article STEP BY STEP ! Pour rappel, ce projet a été lancé par Mathilde Piton ainsi que d’autres yoginis et consiste à apprécier l’évolution d’une posture en la prenant en photo à intervalles régulières. C’est un peu un « anti-selfie yoga » où l’on voit les pratiquants dans des poses plus hallucinantes les unes que les autres… Là il s’agit plutôt de choisir une posture qui challenge un peu, de la travailler et d’apprécier la progression, tout cela en partageant nos impressions, nos remarques….

J’avais donc décidé de participer à ce projet et les postures choisies étaient le grand écart et le tripode. Sans surprise, même si je constate une petite évolution, le grand écart reste un point sensible (comme tout ce qui touche à la souplesse j’ai envie de te dire !). La photographie est de très mauvaise qualité (pardon) et je ne sais pas si vous le verrez bien mais à présent je mets la brique sur la plus petite des hauteurs (6,5cm) sous ma jambe avant et un peu plus vers le haut de ma cuisse – vers l’entrejambe. Lors du dernier article étape, je plaçais la brique sur la moyenne hauteur vers mon genou. Cela reste un peu douloureux, je ne me roule pas à terre de joie lorsque je dois réaliser cette posture en cours ou à la maison…. Surtout que c’est lors de cette position que je me suis flinguée la rotule il y a 1 mois….. Appréhension donc méfiance. Je sais que le genou va mieux donc j’évite de trop m’écouter et de trop avoir peur mais bon, ce n’est pas si simple et j’ai un peu la trouille de lâcher mon appui des mains lorsque ma jambe droite est à l’arrière…. Avec le temps, ça ira mieux et centimètre par centimètre, je compte bien dompter cette posture d’ici quelques mois…

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Le deuxième asana est le tripode qui est une posture inversée, un équilibre sur la tête et les mains. Dans la position la tête et les mains forme un triangle, les bras sont ceux de chaturanga (assez proches du corps) ce qui permet d’y poser les genoux avant de se hisser vers le ciel.

J’ai eu un peu peur en la prenant ce matin car ça faisait un moment que je ne m’y étais pas entraînée et sans surprise la première tentative a été chaotique. Après m’être recentrée et avoir soufflé un bon coup, j’y suis retournée et ça a donné ça ! Chez Gérard Arnaud, dans les cours avancés, on travaille beaucoup les équilibres (mains, avant-bras, tête) et je sens que mon centre est mieux tenu, que mon bassin monte plus facilement. Je ressens moins le besoin de prendre la posture « en force », je parviens à le faire sans crisper et en respirant de façon fluide (c’est bien non ?). Aujourd’hui j’ai réussi à monter une première fois, puis à redescendre les bas de jambes pour les remonter ensuite. La descente se fait aussi de façon plus assurée moins saccadée et moins violente. « L’atterrissage » est mieux contrôlé.

Pour ma prochaine étape (dans 10 ans environ je dirais), j’aimerais réussir à être un peu plus à l’aise en grand écart de façon à pouvoir lever les mains vers le ciel et cambrer vers l’arrière (!!!!) et pour le tripode, j’aimerais passer directement en planche à partir de la posture intermédiaire : lorsque mes jambes sont pliées vers mon buste, bim direct j’impulse pour envoyer les pieds vers l’arrière en chaturanga – tu vois le truc ?! 🙂

Voilà ce que je peux dire pour cette étape 3. Comme d’habitude – et ce « défi » confirme ce que je sais déjà concernant ma pratique – les postures de souplesse restent difficiles autant pour les jambes que pour le dos (réussir à garder le dos droit) et les postures d’équilibre et de « force » sont plus simples. Je dois continuer à travailler sans faire de distinction et petit peu par petit peu ce f****** grand écart finira bien par ressembler à quelque chose 😉

Etre un bon yogi fait-il de moi une bonne personne ?

Cet article est motivé par une phrase que j’entends parfois de la part de mes proches : « tu es très énervée aujourd’hui, tu devrais faire plus de yoga ! » WTF???? Dans la tête de mes proches donc (je ne peux pas faire de généralités, je ne connais pas les proches de tout le monde), faire plus de yoga me rendrait meilleure, plus sympathique, moins énervée…

Je trouve cette remarque agaçante et drôle en même temps, car on peut se poser la question : Pratiquer beaucoup le yoga nous rendrait-il meilleur ?

Pour commencer, voyons quelles sont les qualités d’un bon yogi : bienveillance, écoute, patience, non-jugement, acceptation, tolérance, non-violence, douceur…. Ces quelques qualificatifs relèvent tous – pour moi – des qualités que le yogi se doit de développer en lui. Sont-elles innées ou faut-il les travailler, sur ce point là, nous ne sommes pas tous égaux ! Le yoga, par sa pratique et ses valeurs, tend à nous les « inculquer » et à les faire grandir en nous… Toute personne considérant le yoga comme un peu plus que de la simple gymnastique se confrontera à certains points de blocages physiques et mentaux lors de sa pratique. Elle entendra alors son professeur lui dire des choses comme : « prenez votre temps » ; « si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera peut être demain » ; « soyez à l’écoute de votre corps, de vos sensations » ; « ne jugez pas votre posture, faites ce que vous avez compris » ; « recherchez une qualité de douceur dans le mouvement » ; « lâchez prise »….

Et même si lorsqu’on se trouve sur son tapis, on s’efforce d’appliquer ces conseils, qu’en est-il de ces valeurs en dehors du studio de yoga ? Est-ce que nous parvenons à garder un peu de tout cet apprentissage dès que la vie reprend son rythme normal (effréné) ! En tant que personne, est-ce qu’on parvient à cultiver les mêmes qualités que lorsqu’on porte sa tenue de yoga ??? Ou faut-il un legging pour être bienveillant (ce qui est certain, c’est qu’en legging, tu vannes un peu moins les autres sur le physique déjà 😉

Et prenons les choses dans l’autre sens. Une personne douée de toutes ces qualités est-elle un meilleur yogi ? Si je suis une personne douce et aimante, vais-je être un meilleur pratiquant ?

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Personnellement, j’ai parfois du mal à être bienveillante, à l’écoute, patiente et douce dans la vie de tous les jours. Je le suis – HEUREUSEMENT – mais je suis aussi agacée, intransigeante, énervée, rugueuse, pas super cool, fatiguée…. Et pourtant je pratique le yoga tous les jours !

Ce que j’ai remarqué depuis que je pratique, c’est que la nature profonde des gens finit toujours par s’exprimer sur le tapis. Une personne impatiente – même si elle fait tout pour prendre son temps – finira systématiquement par faire preuve d’empressement, d’impatience sur le tapis. A l’inverse, une personne très calme, le restera longtemps même dans les moments intenses ou difficiles. Heureusement qu’avec le temps, on comprend quels sont nos points forts et nos points faibles (je ne parle pas de qualités physiques, c’est encore autre chose). On s’y habitue et on fait avec, parfois en luttant contre et parfois en acceptant – ça dépend des jours.

Ce que je veux dire, finalement, c’est qu’il ne faut pas être trop dur avec soi-même lorsqu’on se rend compte qu’on est agacé ou impatient (quand le train est supprimé, lorsque la guichetière prend 1000 ans pour servir la personne avant vous, quand on attend 100 ans au resto pour avoir son plat….). Certaines situations nous rendent cyniques, caustiques, langues de putes – et alors ? Doit-on rougir et se pincer parce qu’on s’éloigne pendant quelques minutes de nos élans humanistes ? On a le droit d’avoir envie d’insulter les gens qui sont grossiers ou impolis, qui vous bousculent ou qui jettent des papiers à terre. L’exigence qu’on a envers soi, on peut l’avoir pour les autres aussi.

Alors c’est certain, ce n’est pas très « YOGI » comme attitude mais être yogi ne signifie pas être parfait. Etre un bon yogi c’est aussi faire avec ce qu’on est et manœuvrer avec nos qualités et nos défauts – sur le tapis ou dans la vie de tous les jours !  

 

 

Le yogi musicologue

On me demande souvent si je pratique le yoga ou si je propose des cours en musique. Ce à quoi je ne peux que répondre NON puisque ce n’est pas une habitude.
J’ai déjà pris quelques cours en musique. Cours que j’avais beaucoup appréciés. Moi-même lorsque je pratique à la maison, il m’arrive de le faire avec de la musique. Soit une musique « d’ambiance » pas trop forte qui accompagne ma pratique, soit une musique un peu plus réfléchie sur laquelle je cale une séquence. Pour la salutation au soleil, notamment, j’aime bien me mettre un son qui stimule, qui donne la pêche et que j’écoute assez fort.
Mais je ne peux pas parler d’habitude, de systématisme.

Vous le savez, récemment j’ai commencé à donner quelques cours et mes élèves m’ont TOUS posé la même question : Est-ce que parfois tu nous mettras de la musique ???
Du coup je me pose des questions – car je n’ai jamais ressenti le besoin de pratiquer le yoga en musique. J’ai aimé tester et le faire une fois ou deux – chez moi je le fais pour le fun mais en cours collectif, je ne suis pas tout le temps en train de me dire : « tiens, ça serait cool un petit son là ».
Est-ce que cela vient d’une habitude de pratiquer certains sports (fitness ou running notamment) en musique ? Est-ce parce que certains rythmes motivent et « boostent » ceux qui écoutent ? Est-ce pour se créer une bulle, une ambiance agréable ? Est-ce pour « occuper » le vide créé par le silence ????
Voilà, bref, vous le constatez, je me pose des questions !!

J’ai fait des années de danse – pendant lesquelles évidemment je pratiquais en musique. J’ai fait de la natation synchronisée – on nous diffusait du son sous l’eau…. Mais depuis que je pratique le yoga, cela ne m’est jamais apparu comme nécessaire.

FinalyogaBlog

Comme on m’en parle, j’y pense et je me dis que peut être, je pourrais proposer un peu de musique. C’est un exercice intéressant d’ailleurs de trouver de la musique pour un cours. Difficile mais intéressant. Il faut réfléchir au contenu du cours, à une musique adaptée qui ne déconcentre pas les élèves mais qui apporte quelque chose tout de même. Un support, une ambiance… mais sans couvrir les indications qu’il faut donner…..
Alors voilà, depuis peu je me suis constituée une bibliothèque de sons yoga. Dans cette base de données musicales, quatre grandes familles :
L’indian style avec des musiques indiennes traditionnelles : Ravi Shankar par exemple.
Le smooth style avec des musiques indéfinies qu’on trouve habituellement sur les compilations zen et compagnie (vous voyez ?)
Le classic style avec des grands airs de musique classique, qui je trouve, sont tout à fait adaptés à certaines séquences yin ou d’étirements.
Le pouf-pouf style avec de la variété internationale. Des chansons connues (Beyoncé) et un peu moins connues (Glass animals), rythmées qui donnent envie de se bouger le popotin pour une séquence dynamique par exemple. J’évite quand même les titres où tu as envie de te faire un micro avec ta brosse à cheveux car ils déconcentrent trop !

Voilà où j’en suis de mes réflexions musico-yogi-esques ! Est-ce que vous pratiquez en musique ? Est-ce que ça vous manque la musique dans vos cours ??? Avez-vous déjà donner des cours en musique ???? Dites-moi !
Et si c’est le cas, et si vous avez l’habitude de pratiquer en musique ou si vous avez des supers playlists yoga à partager, je suis preneuse 🙂