Atelier avec Patrick Frapeau, le debrief !

Chakras Sadhana et Thai yoga massage, tel était l’intitulé de l’atelier que j’ai suivi dimanche 28 juin chez Yoga Village, avec Patrick Frapeau….. et…… de nombreuses autres personnes ! Nous étions plus de 30 ! C’était super, il faisait chaud mais c’était super !

Donc l’idée de l’atelier était de voir les chakras un par un, de les identifier, de les « sentir » physiquement et de les ouvrir… histoire que la Kundalini puisse s’élever le long de la Sushumna, le nadi central du corps humain.

Donc nous avons commencé par Muladhara Chakra (le chakra du périnée) – J’avais déjà rédigé un article sur les chakras, je vous invite à y retourner car là je ne vais pas entrer dans le détails. Donc nous l’avons « cherché », puis contracté et relâché afin de ressentir les effets sur le corps. Nous avons aussi fait des exercices de pranayama avec des rétentions et en engageant Mulabandha pour réveiller la Kundalini lovée à peu près dans le même espace. Puis nous avons enchaîné quelques asanas qui mobilisent particulièrement la zone du plancher pelvien et le bas-ventre.

Ensuite nous sommes passés à Svadhishthana Chakra, le chakra situé juste sous le nombril. Puis Manipura situé au dessus du nombril. Ses trois chakras sont dits « inférieurs ». Nous avons à chaque fois fait le même travail : « localisation » dans le corps, pranayama et asanas.

Nous avons ensuite vu les chakras supérieurs : Anahata (au niveau du cœur), Vishuddha (situé dans la gorge) et Ajna (entre les deux yeux).

C’était bien entendu très intense, riche et intéressant. Nous avons passé 3h à détailler ces 6 chakras et on aurait pu y passer 3h de plus ! Ce que je veux dire c’est qu’on n’a jamais fini d’explorer ces points d’énergie que sont les chakras.

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Puis après une pause, nous avons commencé une initiation au massage Thai. Le massage thaï est une thérapie ancienne et traditionnelle asiatique pratiquée en Thaïlande. Le massage thaïlandais permet de stimuler la circulation sanguine et la flexibilité. Celui-ci était, jadis, pratiqué par des ermites considérés comme médecins de Bouddha originaires d’Inde.

Le massage thaïlandais recouvre le corps entier. La théorie du massage thaïlandais se fonde sur le concept de lignes d’énergie liées au corps. Si ces lignes d’énergie sont bloquées, cela provoque un problème de santé, comme le stress, la tension artérielle élevée ou de la fièvre. Quand le corps ne va pas bien, l’esprit est aussi faible. Pour guérir de telles maladies, le massage traditionnel thaï a vocation à libérer des lignes d’énergie bloquées. Les parties souffrantes sont pressées avec les pouces, les paumes de mains mais aussi les bras, les pieds…. toutes les parties du corps…. pour favoriser les circulations d’énergie. Avec Patrick nous avons eu le temps de voir le massage des pieds et des jambes. C’était un peu rapide car un massage traditionnel peut durer 2h30 mais c’était une excellente introduction qui donne envie de creuser un peu et d’en savoir plus.

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En conclusion, j’ai passé 4h géniales. Entre explications, exercices respiratoires, asanas et massage… C’était juste super ! Je ne peux que vous conseiller de guetter les actualités de Patrick et de suivre un jour un atelier avec lui !

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La formation se termine…. What’s next ?

Bonjour à tous,
comme vous l’avez constaté, il y a eu un petit bug sur cet article….
Voilà, c’est réparé ! La magie de l’informatique…

La formation s’est terminée vendredi 26 juin 2015 après 15 jours de pratique et d’ateliers non-stop ! Comme pour le premier module, les journées étaient composées de manière constante : 2h de pratique, une pause, un atelier. Souvent un atelier postural mais on a aussi eu deux après-midis d’anatomie et deux de philosophie avec l’excellente Colette Poggi en intervenante.

Mon regard sur cette deuxième session :

Le groupe : Je ne sais pas si c’est la chaleur, la fin de l’année scolaire ou le fait de savoir comment ça se déroule mais j’ai trouvé le groupe un peu moins mobilisé que pour le premier module. Il y a eu pas mal d’absence, des adaptations d’emploi du temps, des choix…. Je pense que si je l’ai remarqué c’est parce que j’ai moi-même vécu ces 15 jours de cette façon. Le fait de connaître l’organisation, de savoir – qu’à priori – mon corps supporterait le rythme, je me suis sentie moins stressée voire peut être un peu moins investie qu’en avril. Je crois aussi que l’exaltation du premier module a laissé place à une sorte de routine. C’est la réflexion qu’on se faisait la deuxième semaine : cette formation, bien qu’elle soit condensée, qu’elle ne dure que 2 fois 15 jours et qu’elle te sorte de ton quotidien routinier…. devient une routine. Arrivée à 10h ou 14h, cours de 2h, atelier, et fin à 15h ou 18h…. Bref, tu parviens à te recréer des habitudes au sein d’un moment particulièrement inhabituel ! C’est drôle…. Et du coup comme toutes les routines, celle-ci a sa part sympa (on se connaît mieux les uns les autres, on a nos repères, on sait comment « tenir » malgré la fatigue….), elle a aussi son revers (petite lassitude).

Le corps : Comme vous le savez, j’ai commencé la formation en étant blessée aux ischio-jambiers ! Donc, comment te dire que j’ai fait méga gaffe pendant toute la formation ! Dès que ça tirait, j’arrêtais ou j’allais moins loin. Je pense que je n’ai tendu les jambes que très peu souvent et j’ai appris à mon bassin à rester en rétroversion pour ne pas mobiliser l’arrière des jambes. C’est intéressant de voir comment le corps s’adapte, les chemins qu’on peut trouver pour s’économiser, pour se protéger. J’ai aussi davantage travailler mon dos, en descendant moins bas pour ne pas faire travailler les ischios.

Je retiendrai ce que Millie Deniset nous a dit : la blessure ce n’est pas seulement une entrave ou un frein à la progression, c’est aussi une autre façon de se rencontrer soi-même. Je pense que cette phrase m’a sauvée d’une frustration chronique ! Merci Millie !

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Le contenu de la formation : Je ne vais pas vous dire qu’on a tout vu, qu’on sait faire toutes les postures même les plus avancées… NON ! Pendant chaque atelier postural nous travaillions sur deux ou trois postures de la même famille (flexions avant, flexions arrière pour ce module 2) et nous décortiquions les variations, les adaptations en fonction des traumatismes, des difficultés que nos potentiels élèves pourraient potentiellement rencontrer…. Ce n’est pas super facile de se projeter sur des cas hypothétiques. Car « avoir mal à l’épaule » peut vouloir dire une chose et pour une autre personne avoir une réalité différente. On peut avoir mal en levant le bras ou en tournant l’épaule vers l’extérieur ou encore lorsqu’on prend appui dans les mains…. Bref, tout cela pour dire qu’il n’y a qu’en pratiquant, qu’en enseignant réellement, à de réelles personnes (toutes uniques) que nous deviendrons vraiment professeurs. Cependant la formation offre l’immense avantage de voir (revoir) des postures de base et intermédiaires (celles que nous enseignerons à 80% de nos élèves) et de comprendre l’alignement, les ajustements, les chaînes musculaires mobilisées, les adaptations possibles en fonction des potentialités…. etc…..

Je suis ravie d’avoir pu faire cette formation, vraiment. Je me suis éclatée, j’en ai profité à mort malgré mon corps chancelant, j’ai fait des rencontres superbes, je me suis testée dans des conditions particulières, j’ai ressenti des émotions très fortes, des cours où je me suis sentie nulle et d’autres où j’avais l’impression d’être habitée tellement je me sentais volée au dessus du tapis !

Je pourrais la conseiller mais à la condition de l’envisager au sein d’un projet formateur plus global et plus construit. Seule, elle est une bonne base mais – de mon point de vue, reste un peu légère pour qui veut se lancer direct après dans l’enseignement.

Voilà, quelle est la prochaine étape ???? Je ne sais pas trop. Mon projet était assez construit jusqu’ici et maintenant il faut se poser un peu et réfléchir, envisager une suite…. Pour l’instant, je vais consacrer mon été à mettre en place des cours pour la rentrée, espérant pouvoir devenir un meilleur forgeron en forgeant 😉

Posez-moi vos questions, j’y répondrai avec énormément de plaisir !

Sélection yoga

Bien qu’on fasse du yoga et que – dans une certaine mesure – on tente de ne pas se laisser influencer par la société de consommation, je vous ai concocté une petite sélection d’articles yoga à shopper promptement 😉

Des tapis chez LAVIEBOHEME.COM

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Des serviettes antidérapantes chez YOGABUM

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Des jus NUBIO

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Du gel D’aloé Véra de chez LILY OF THE DESERT et du soin pour cheveux HIMALAYA

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Des bracelets de chez BAAN-BAAN et des bougies de AVEDA

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Un sac SAKABOWL

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La Bhagavad-Gita

On avait déjà parlé ici des YOGA-SUTRA de Patanjali, texte fondateur du yoga. La BHAGAVAD-GITA est tout aussi importante que le texte de Patanjali pour les yogis et aussi pour les hindouistes. C’est un texte issu de l’épopée très connue Le Mahabharata et est souvent considéré comme un abrégé de toute la doctrine védique. La Bhagavad-Gita est composée de 18 chapitres. Ses enseignements se rapportent au thème de la conquête de soi-même.

Origine : Les indianistes d’accordent à penser que le texte a été écrit entre le 5ème et le 2ème siècle avant J.C.

Contexte : L’histoire se déroule au début de la grande guerre entre les Pandava, fils du roi Pandu, et les Kaurava. Arjuna, un des 5 Pandava et Krishna sont sur le champ de bataille du Kurukshetra (région de l’Inde) entre les deux armées. Arjuna doit annoncer le début du combat mais, voyant des amis et des parents dans le camp opposé, il est désolé à la pensée que la bataille fera des morts parmi ses proches et hésite. Il se tourne vers Krishna pour exprimer son dilemme et demande conseil.

Contenu : La Bhagavad-Gita conte l’histoire de Krishna, 8ème avatar de Vishnou et d’Arjuna, un prince guerrier en proie au doute devant la bataille qui risque d’entrainer la mort des membres de sa famille, les kaurava, qui se trouvent dans l’armée opposée – ça vous l’avez compris…. Le poème se compose de 700 distiques, divisées en 18 chapitres. Le récit est constitué du dialogue entre Krishna et Arjuna. Il enseigne que même si tous les chemins diffèrent, leur but fondamental reste le même : réaliser le Brahman* et échapper au cycle des renaissances à travers la réalisation du soi.

Verset 2.39 : Tu as reçu de Moi, jusqu’ici, la connaissance analytique de la philosophie du Samkhya. Reçois maintenant la connaissance du yoga, qui permet d’agir sans être lié à ses actes.

Verset 2.71 : Celui que les plaisirs matériels n’attirent plus, qui n’est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s’est libéré de la tyrannie de l’égo, peut seul connaître la sérénité parfaite.

Verset 6.17 : Qui garde la mesure dans le manger et le dormir, dans le travail et la détente peut, par la pratique du yoga, adoucir les souffrances de l’existence matérielle.

Verset 18.70 : Et celui qui se pénétrera de cette conversation sainte échangée entre nous, je considérerai qu’il m’a offert le sacrifice en esprit.

Bhagavad-Gita

L’enseignement :
Verset 4.41 : Celui dont le savoir spirituel a déraciné les doutes, et qui, ayant renoncé aux fruits de ses actes, s’est établi fermement dans la conscience de son moi réel, celui-là, ô conquérant des richesses, demeure libre des chaines de l’action. Krishna instruit Arjuna sur un grand éventail de domaine à commencer par celui qui résout le dilemme d’Arjuna, la réincarnation, signifiant par là que les vies perdues dans la bataille ne le sont pas véritablement. Krishna continue d’exposer un grand nombre de sujets spirituels, parmi lesquels plusieurs yogas différents. Dans le 11ème chapitre, Krishna dévoile à Arjuna qu’il est l’incarnation du Dieu Vishnou.

La guerre est une métaphore. Elle permet d’exposer les confusions, les doutes, les conflits que toute personne rencontre. La Gita s’adresse à cette discorde en nous et enseigne les yogas qui permettent de l’apaiser :
– Bhakti Yoga = voie de la dévotion du Dieu personnel
– Jnana Yoga = voie de la connaissance
– Karma Yoga = voie de l’action juste

Pour Krishna, la racine de toutes les douleurs est l’agitation de l’esprit provoquée par le désir. Il faut calmer l’esprit par la discipline des sens. Le refus total de l’action est tout aussi nuisible qu’une totale indulgence. Selon la Bhagavad-Gita, le but de la vie est de libérer l’esprit et l’intellect de leurs complexités et de les concentrer sur la gloire de l’Ame. Ce but peut être réalisé par les 3 yogas.

Le texte finit par un chant exposant la doctrine du renoncement, qui permet d’échapper au Samsara, le cycle des renaissances.

* Brahman : Terme sanskrit utilisé dans plusieurs religions de l’Inde (Védisme, Brahmanisme, Hindouisme). Il désigne selon le contexte : les textes védiques ; la puissance mystérieuse grâce à laquelle les rites sont efficaces ; le Sacré ; l’Absolu ; la seule réalité dont la manifestation (maya) n’est qu’une illusion ; la conscience qui se connaît en tout ce qui existe ; l’existence supra-cosmique qui sous tend le cosmos. = Principe ultime sans commencement ni fin, sans naissance ni mort. = Conscience cosmique présente en toutes choses. = Tous les dieux de la religion hindoue ne sont que des facettes, des incarnations du Brahman.

 

Voilà pour ce petit résumé de la Bhagavad-Gita que je vous invite à lire sans plus attendre !