Un mois de juillet bien rempli

C’est un post de Laurence Gay qui m’a fait réfléchir à la notion de temps-libre et suite à la lecture de son article je me suis posée pour revoir un peu mon mois de juillet…

Contrairement à Laurence, mon mois de juillet a été plutôt mieux « rempli » que les autres mois…. Normal me direz-vous, je n’enseigne que depuis 4 mois ! Ceeeeeertes…… Pour le moment ça ne peut qu’être de mieux en mieux en terme d’activité yoga (espérons tous très très fort que cela continue). Je prospecte, je fais des rencontres, j’ai négocié la possibilité de donner des cours en plein air, j’ai un nouveau contrat avec une société, mes élèves particuliers ne sont pas encore en vacances….. Bref, juillet a rimé pour moi avec augmentation de l’activité – contrairement à d’autres professeurs qui, donnant des cours de façon très régulière le reste de l’année, se retrouvent avec des plannings à trous… Je serai ravie le jour où je ferai moi aussi ce constat, cela prouvera « la stabilité/régularité » de mon activité sur la « saison scolaire »…..

resize

Mais son article a surtout raisonné en moi en ce qu’il parle de temps libre. Drôle de notion que le temps libre, drôle d’expression aussi. Si on se base sur les mots, « temps libre » serait donc l’opposé de « temps occupé ». Temps occupé signifie « occupé à faire quelque chose ». Peut importe quoi mais une certaine activité…. Donc si on continue de jouer avec/sur les mots, en opposition avec la notion d’occupation, pendant notre temps libre, cela signifie qu’on ne fait rien. Hors dans une société où il faut toujours FAIRE quelque chose ou – du moins – donner l’impression qu’on fait quelque chose (travail, ciné, expo, sortie, vacances…. ) à grand renfort de post sur Instagram ou Facebook, c’est très compliqué de ne rien faire. Comment JUSTIFIER qu’on ne fasse rien, qu’on prenne du temps (comme si on le volait d’ailleurs – le mot PRENDRE est aussi très bizarre dans cette tournure). Bref, cette expression de temps libre devient anxiogène car elle ne recouvre rien de précis, c’est équivalent à du vide…. Et on le sait bien, l’être humain à horreur du vide, il faut toujours qu’il le remplisse. Ainsi une sieste au soleil peut devenir une activité car elle fait l’objet d’un selfie posté sur les réseaux sociaux = « regardez ce que je suis en train de faire » alors que – concrètement – on ne fait rien !

Avez-vous déjà remarqué qu’une personne finit toujours par justifier le fait de ne rien faire….. Ex : je vais en profiter pour me reposer, prendre du temps pour moi, FAIRE ce que je n’ai pas le temps de faire d’habitude….. etc….. Très rares sont les personnes qui assument le fait de NE RIEN FAIRE DU TOUT. On évolue dans une société où tout doit avoir une consistance et un but, un objectif précis à remplir….

Même si mon mois de juillet a vu mon activité évoluer, je ressens aussi – comme tout le monde je pense – cette angoisse du planning à trous, des vides dans mon emploi du temps (expression chelou : comment employer son temps?^^bref). Quand on exerce une activité « libérale », les vides du planning représentent aussi et surtout des revenus en moins = gros stress ! Donc comme n’importe qui, on cherche à remplir, à combler – peut être plus pour taire le stress financier que pour « avoir l’air d’être occupé »…..

Publicités

Révolution #1

J’ai un nouveau projet depuis quelques jours : diminuer mes déchets. Voilà ! Ca ne fait pas rêver, ce n’est pas l’ambition la plus glamour que j’ai pu avoir mais ça me tient vraiment à cœur.

J’avais déjà commencé à m’interroger sur la nécessité d’emballer un tube de dentifrice ou des yaourts dans des étuis carton…. Il y a une épicerie vrac à côté de chez moi et j’y achète mes graines / noix… Je pense que le thé en vrac est meilleur pour la planète que tous ces sachets qu’on jette à la poubelle…. J’avais également arrêté les sacs plastiques du supermarché…. etc…. Bref, tout un tas de petites choses qui finalement allaient déjà un peu dans le sens de réduire le contenu de ma poubelle….

Cependant, ces derniers jours, ce projet passe à un deuxième niveau, s’accélère, suite à la lecture du livre ZERO DECHET de Béa Johnson. Papesse du zéro déchet en sa demeure et business women accomplie, elle y explique comment elle a entamé cette révolution et comment après plusieurs années de tests, d’essais, d’échecs… elle parvient à ne faire qu’1 seul litre de déchets par an pour une famille de 4 personnes !!!! OMG !

Evidemment elle donne de nombreux conseils et sa démarche est un chouilla extrême – selon moi – pour pouvoir conserver une vie simple. Car la clef du succès de cette entreprise est là, pour que le zéro déchet dure dans le temps, il ne faut pas fixer la barre trop haut ni se compliquer l’existence. Sinon, c’est certain, on reviendra à nos bonnes vieilles habitudes de consommateurs polluants !

kitchen-0111-m  zc3a9ro-dc3a9chet-bc3a9a-johnson

Alors voilà, pour ma part, j’ai décidé de commencer doucement, en faisant quelques ajustements qui me semblent tenables et pas trop contraignants.

Hygiène :
– Remplacer mon shampoing en bouteille par un shampoing solide (évite les bouteilles en plastiques) – j’ai acheté une énoooorme bouteille de gel douche Naturalia à l’aloé véra la semaine dernière. Quand celle-ci sera terminée, j’acheterai un savon solide pour me laver le corps.
– Remplacer le savon à main liquide par un savon solide (évite les recharges)
– Remplacer mon déodorant Mixa (durée 1 mois et demi) par un stick de pierre d’alun (durée ???? – beaucoup plus que le Mixa dans tous les cas)
– Remplacer les cotons démaquillants par des petits gants lavables

Pour la maison :
– Remplacer doucement l’essuie-tout ainsi que les lingettes sol (j’ai un chien qui n’a pas encore compris (15 ans) qu’on ne doit pas faire pipi dans la cuisine) par des chiffons microfibres lavables
– Avant de racheter un aliment terminé, vérifier qu’il existe en vrac et acheter en vrac
– Aller faire les courses ou le marché avec des sacs réutilisables pour éviter de prendre des sachets plastiques (ceux du rayon fruits/légumes)
– Ne plus prendre le papier qui entoure la baguette de pain le dimanche (en fait, en vrai, ça sert à quoi ce papier ?)
– Réutiliser les feuilles imprimées sur un seul côté pour faire les listes (courses, to do list….)
– Installer enfin une  étiquette « stop pub » sur la boite aux lettres

=> Evidemment au moment d’acheter le savon ou le shampoing solide….etc…. je veillerai bien à ce qu’ils soient vendus SANS emballage !

3760406619

Voilà le projet du mois n°1. Pour certains, ce sera peut être vu comme insignifiant. Les plus « éco-bio-engagés » d’entre vous se diront que j’aurais du mettre ces changements en place depuis longtemps…. Oui….. mais voilà…. C’est un petit pas pour moi, un début. Je ne veux pas être trop ambitieuse et laisser tomber dans 3 semaines.

Je vous propose de faire un point à la fin de ce mois pour tirer quelques conclusions, débriefer, voir si j’ai pu tenir cet engagement et essayer de déterminer les « économies » financières et la réduction des déchets.

LE LEIMOTIV A SUIVRE : REFUSER ; REDUIRE ; REUTILISER/RECYCLER ; COMPOSTER

Au fait, quelqu’un sait comment on fait du compost ??? 😉

La nécessité du guru

J’ai eu envie de rédiger un article sur cette notion de guru qui me travaille depuis quelques semaines. Comme toute personne occidentale, lorsque j’entends ce mot, je ne peux m’empêcher de faire des liens avec des histoires pas super glorieuses dans lesquelles des personnes vulnérables se sont faites avoir par des charlatans… De fait, lorsque je pense à mon professeur de yoga, je n’ai aucun souci à le considérer comme mon maître, mon guide mais j’ai du mal à le nommer « guru ». C’est un peu con, car il s’agit de terminologie mais nous sommes dans une société ou le logos tient une place déterminante. La parole, la façon de nommer les choses ont de l’importance.
Mais en me penchant sur la question et en reprenant des textes traditionnels hindous, je peux aujourd’hui dire sans crainte d’être mal comprise (car je saurai l’expliquer) que j’ai trouvé mon guru.

Un guru ou gourou (en occident) désigne communément un maître à penser, ou plus généralement une personne qui réunit des adeptes.
Ce terme peut prendre plusieurs définitions (de la plus flatteuse à la moins sympathique) :
– Le « Maître » spirituel, qui se réclame d’une tradition issue de l’hindouisme, du jaïnisme ou du sikhisme.
– Le manipulateur d’un groupe religieux sectaire (Ahhhem^^).
– Un expert dans un domaine particulier dont les avis sont largement reconnus et respectés.

Le gourou (du sanskrit guru) signifie « enseignant », « précepteur », « maître ». En tant que guide spirituel, dans l’hindouisme, le bouddhisme, chez les Sikhs ainsi que dans de nombreux groupes religieux plus récents, il désigne une figure d’autorité respectable. Dans l’Inde contemporaine, le mot gourou est utilisé pour désigner le professeur, celui qui enseigne et dont le crédit repose sur la tradition spirituelle à laquelle il appartient et dont il a suivi les enseignements et pratiques, ou sur son éveil spirituel. Dans le yoga, le guru est le guide, celui qui conduit l’élève vers quelque chose, celui qui transmet son savoir.

Un guru…. Pour progresser ?
Dans le yoga, l’auto-pratique est très importante. La régularité et l’autonomisation sont des « buts » à atteindre afin de pouvoir pratiquer partout, méditer n’importe quand et s’adapter à toutes les situations. Cependant, dans sa tradition, le yoga a toujours été transmis de maître à élève. En occident, cette façon de faire est difficile à mettre en place et à maintenir. Coût, disponibilité des enseignants, vie quotidienne….. Bref autant d’obstacles qui se mettent sur la route du chemin de l’apprentissage. Mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut renoncer.
Que faire lorsqu’on se retrouve seul sur son tapis et qu’on ne comprend pas comment prendre telle posture ? Que faire lorsqu’on atteint un « palier » dans ses séances de méditations et qu’on bloque ?? Que faire si on est blessé ? Comment interpréter certains écrits fondamentaux du yoga pour les inclure à notre vie ???? Voilà, vous comprenez où je veux en venir. Nous avons TOUS besoin d’un guru. On peut l’appeler maître ou professeur ou encore guide et pour certains, nous pouvons l’appeler par son prénom mais peu importe, nous avons besoin d’une personne à nos côté qui nous ouvre la voie, qui montre le chemin.
Un guru, parce qu’il a déjà fait le chemin avant nous, sera l’éclaireur, il lèvera les obstacles – ou du moins nous aidera à les identifier pour pouvoir les lever et nous permettra d’avancer dans le yoga.
Dans la vie de tous les jours, mis à part le professeur de yoga, de nombreuses personnes ou des moments de vie peuvent faire « office de guru ». Car ils sont sources d’enseignements, ces personnes où ces moments font bouger quelque chose en nous et provoquent des bouleversements. Il y a parfois des choses qui se produisent dont on sait qu’il y aura un avant et un après.

4c3ccfa7ab057aad485a60231fcfb1f2

Un guru…. Oui mais lequel ?
En s’appuyant sur quelques textes traditionnels de l’Inde, on remarque des traits distinctifs de la figure du guru.
Tout enseignement implique qu’on donne et qu’on reçoit. Le maître donne et l’élève reçoit, c’est ainsi que cela se passe. Mais le premier doit avoir quelque chose à donner et le second doit être en mesure de recevoir ce quelque chose. Le mot guru dérive de l’adjectif « lourd », désignant une personne de poids. Le guru se reconnaît donc par la consistance de sa parole. Son autorité est naturelle, elle ne vient pas de sa force ou d’un quelconque pouvoir mais de sa qualité de présence au monde. En dehors de toute volonté de faire venir les élèves à soi, le guru, par le simple fait d’être là, attire à lui des disciples. En opposition totale avec la notion de manipulation ou encore d’assujettissement, le but de l’enseignement traditionnel est l’autonomisation pour aller vers la libération.
Un guru parvient à unir – grâce au yoga – son corps, son esprit, sa parole, ses actions, sa pensée, son souffle… Il est porteur d’une vérité car ce qu’il dit est en totale adéquation avec ce qu’il fait, ce qu’il pense… C’est ce « dire-vrai » qui touche les élèves.

Evidemment mon guru ne sera pas le vôtre – pas forcément. Et je ne pourrai pas me « contenter » de n’importe quel professeur ou maître yogi. Le mien, vous le connaissez, il me convient parfaitement, il m’aide, m’épaule, me transmet son savoir, me guide, m’écoute aussi, me soutient et me secoue parfois – car il sait ce qu’il me faut !
Je ne suis pas systématiquement d’accord avec lui – je suis très occidentale comme personne 😉 – mais j’ai la sensation de pouvoir échanger, me confier, je lui fais une totale confiance.

Il faut chercher le bon guide. Cela peut prendre des années car c’est une notion trop importante – lorsqu’on choisit de le faire pleinement – pour la prendre à la légère. Votre « bon » guru sera celui qui vous touchera avec son discours mais également dans sa manière d’être, de vivre, d’enseigner. Vous ne devez jamais craindre de poser des questions à votre guru. Vous devez pouvoir échanger, parler, apprendre de lui et avec lui.

La notion d’anti-guru
Krishnamurti en a beaucoup parlé et a beaucoup écrit sur le sujet. Le meilleur maître qu’on puisse avoir c’est soi-même. Ainsi, nous ne reproduisons pas, nous ne calquons pas les idées, les actions d’une tierce personne. Nous expérimentons, nous imaginons nos propres routes – sans guide. Pour Krishnamurti, il s’agit pour l’élève d’incarner son propre guru et de chercher en soi les réponses, la vérité. Dans « Se libérer du connu », il prône l’idée du détachement de l’autorité et des schémas qu’elle voudrait transmettre.
C’est une notion qui est intéressante mais qui, comme tout le reste, est très extrême si elle est appliquée au pied de la lettre.
Je crois que je ne suis pas mon meilleur guide pour moi-même et je pense que c’est pareil pour tout le monde. Pour tout un tas de raisons, je sais que je ne serai pas capable de lever certains freins ou certaines peurs si je le faisais seule. Par contre, je suis certaine d’être mon meilleur baromètre. Je me connais de mieux en mieux, je sais quels sont mes points forts et mes points faibles, je ressens mon état de santé mieux que personne d’autre et je reconnais les perturbations de mon esprit. En cela, je suis « l’assistant » de mon guru. J’écoute, j’applique, je tente de comprendre ce qu’il me transmet….. Mais en respectant ce que je suis.

La perversion
Comme je le disais en introduction de cet article (trop long), le mot guru a largement été perverti suite aux scandales pseudo-religieux qui ont fait les unes des journaux à certaines époques.
Ce terme a été employé de façon péjorative pour désigner la tendance dominatrice d’un individu au sein d’une organisation ou école de pensée, notamment une secte. Cette influence négative se fait au moyen de techniques de persuasion et éventuellement de coercition s’appuyant sur les faiblesses humaines afin de recruter des adeptes et de s’assurer un pouvoir totalitaire sur eux. En occident, voilà comment est connoté ce mot de guru. Diamétralement opposé, nous l’avons vu, à sa définition orientale.
Cette perversion du concept de gourou (hautement respecté en Inde) est considérée comme particulièrement diffamante par les Hindous, et a été jugée par certains auteurs comme une forme de néocolonialisme, dévalorisant toutes les notions ne venant pas de l’Occident.

Est-ce que vous rencontrerez des soi-disant guru ou maîtres qui ne vous seront d’aucune aide dans votre démarche – OUI – évidemment. Mais en suivant votre instinct et en vous remémorant (peut-être) un petit bout de cet article, vous saurez discriminer correctement et aller (naturellement nous l’avons vu) vers la bonne personne.

Chacun cherche son guru…. C’est pas un titre de film ça ???

Les yogis sont-ils des loups garous ?

Titre accrocheur n’est-ce pas ?? Au-delà de la blague, je voudrais surtout aborder une notion qui intéresse beaucoup de yogis mais aussi les coiffeurs (^^??^^), à savoir, l’influence de la lune sur le corps, sur les éléments qui nous entourent et de fait sur notre façon de pratiquer le yoga.

J’ai déjà entendu énormément de choses à ce sujet, Laurence Gay en parle très souvent sur son blog d’ailleurs. Je n’ai jamais été très intéressée par la lune – mis à part le fait qu’elle influe sur les marées, ça ne me perturbait pas plus que cela. Je suis bien plus sensible à l’énergie du soleil et à ce qu’elle provoque sur mon organisme, au niveau de mon corps et de mon énergie. Mais ces dernières semaines, j’ai fait plus attention à certains évènements et je n’ai pas pu m’empêcher de trouver des corrélations entre le cycle de la lune et ma façon de pratiquer ou de me sentir dans mon corps.

On dit souvent qu’à la pleine lune les gens dorment moins bien ou se sentent plus émotifs. On dit aussi que c’est bien de se couper les cheveux à ce moment-là… Bref… On entend des choses qui sembleraient sensées et d’autres moins…. Je sais que certains yogis préfèrent ne pas pratiquer lorsque la lune est pleine.

L’influence lunaire fait parler depuis des siècles. Dans certaines cultures, on organise des rituels à ce moment-là, les marées sont dirigées par le cycle de la lune, on constate aussi que sur les animaux l’influence est très forte. Comme ces nuits sont plus claires, les oiseaux migrateurs parcourent plus de distances, les prédateurs chassent d’avantage…. etc…. D’ailleurs il se peut que l’être humain dorme moins bien pour parer à d’éventuels dangers….

Malgré toutes ces suppositions, aucune étude scientifique n’a jamais attesté ou prouvé quoi que ce soit. Il n’y a pas plus d’accident ou de crime ni même de naissance…. Cependant une étude a réussit à prouver que la lune a des effets sur la qualités du sommeil. Car même dans un endroit totalement sombre, les participants du test dormaient moins bien et moins longtemps le soir de pleine lune. La principale explication pourrait être que le corps, composé en grande partie d’eau, serait donc influencé par le cycle lunaire.

Dans les cultures orientales, l’influence de la lune est presque une évidence. En médecine chinoise comme dans l’Ayurvéda par exemple, on insiste sur le fait que pour pouvoir vivre en harmonie, il faut respecter l’environnement et les rythmes de l’univers. Comme dans le yin et le yang, les éléments (saisons, planètes, jour et nuit…) s’équilibrent les uns les autres et il faut donc vivre en phase afin de vivre bien.

Selon certains yogis, la nouvelle lune serait plutôt une période yin (l’énergie est tournée vers l’intérieur). A mesure que la lune croît, l’énergie grandit elle aussi, du yin vers le yang (vers l’extérieur) et la pleine lune serait l’apogée de l’énergie yang. Cela ne signifie par pour autant que le yoga a pratiquer pendant les phases yin doivent être plus lent que lors de la pleine lune. Chacun réagit de façon différente et pratique selon son feeling.

Certains ashtangis préfèrent ne pas pratiquer à la pleine lune, considérant que le corps a besoin de repos et évitent les postures actives. Ils privilégient la méditation car craignent les blessures.

pleine_lune_5_mars

LES PHASES LUNAIRES :
Nouvelle lune : L’énergie est yin, tournée vers l’intérieur. C’est une phase propice aux nouveaux départs, aux changements…
Lune croissante : L’énergie va du yin vers le yang. Période idéale pour recharger les batteries, pour construire et mener à bien des projets.
Pleine lune : L’énergie yang est à son apogée. Moment adapté aux rituels et aux fêtes. Risques d’insomnie pour certaines personnes. La pleine lune peut être un jour de jeûne aussi.
Lune décroissante : L’énergie revient vers le yin. C’est un bon moment pour finaliser et évaluer un projet, ranger, purifier…

POSTURES DE PLEINE LUNE :
En yoga, on peut conseiller de profiter de ces trois jours pour ouvrir le cœur (yang) ou – pour éviter les insomnies, les flexions avant.
Ouverture du cœur : Matsyasana (le poisson) ; Dhanurasana (l’arc) ; Urdhva Dhanurasana (le pont)…
Flexions avant (toutes les postures où la tête est plus basse que le cœur aident à trouver le sommeil plus facilement) : Uttanasana (la pince debout) ; Passchimottanasana (pince)…

POSTURES DE NOUVELLE LUNE :
On pourra essayer la méditation à ce moment-là et des postures très douces : Viparita Karani (demi-chandelle) ; Supta baddha konasana (le papillon allongé) ; le demi-pont avec une cale sous le sacrum…

Que vous y croyez ou non, que vous soyez sensible ou non à cette période du mois, sachez que la prochaine pleine lune est prévue le 31 juillet.