Quatre accords

Si vous avez réussi à passer à côté jusqu’ici, cela ne devrait pas durer. Les Quatre Accords toltèques est un livre qui fait partie de la sélection d’ouvrages à lire pour la formation que je suis actuellement. C’est un petit livre d’une centaine de pages publié en 1997 aux Etats-Unis.

De quoi s’agit-il ?
Ce livre propose de passer avec soi-même quatre accords visant à briser les croyances qui nous limitent. Ces croyances viennent souvent de l’enfance et distordent la réalité. Elles entretiennent ainsi une sorte de souffrance.
Ces idées ne sont pas nouvelles mais Miguel Ruiz, l’auteur, explique ces quatre accords avec des mots simples et des cas concrets.

Voici les quatre accords :

– Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui.
Miguel Ruiz rappelle le pouvoir du verbe sur le psychisme. La parole est un outil qui peut détruire. Ou construire. Contrairement à ce que nous croyons souvent, les mots ont du poids : ils agissent sur la réalité. Dire à un enfant qu’il est nul et il se sentira incapable toute sa vie.
Comment s’y prendre ? En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Et, d’après l’auteur, cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même. Les critiques et les jugements que nous cultivons sur les autres, mais aussi les éternels « Je suis nul(le) », « Je suis incapable » ou « Je ne suis pas assez bien » que nous entretenons pour nous-même sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Et il faut garder à l’esprit que ces pensée négatives ne sont que projections, des images faussées en réponse à ce que nous croyons devoir être. Conclusion : parlons peu, mais parlons vrai, en valorisant aussi nos atouts et ceux d’autrui.

– N’en faites jamais une affaire personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsqu’on parvient à être immunisé contre cela, on n’est plus victime de souffrances inutiles.
Les paroles et les actes de l’autre ne nous concernent pas directement. Si on est critiqué ou jugé, c’est à travers les yeux et le prisme de l’autre. Il ne s’agit pas de nous en réalité.
De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude.
Comment s’y prendre ? En prenant du recul !!!
Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

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– Ne faites aucune supposition
Avoir le courage de poser des questions et d’exprimer nos vrais désirs. Communiquer clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.
Avez-vous remarqué que bien des situations douloureuses sont le résultat de petits films qu’on se fait soi-même. « Il n’appelle pas, il ne m’aime plus ». « Elle ne dit pas bonjour, elle doit m’en vouloir »… etc…
Selon Miguel Ruiz, c’est un « poison émotionnel ». Pour s’en libérer, il propose d’apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. Il faut pour cela être honnête envers soi-même et savoir aussi écouter l’autre.
Comment s’y prendre ? Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre pensée. Dès lors qu’une hypothèse devient une croyance « Cet ami est fâché contre moi », nous élaborons un comportement de pression « Je ne l’aime plus non plus » ou « Je dois le convaincre de m’aimer à nouveau », source d’angoisse et de stress.

– Faites toujours de votre mieux
Notre mieux change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faire simplement de notre mieux et nous éviterons de nous juger.
Cet accord découle des trois premiers. Lorsqu’on en fait trop, on se videz de notre énergie et on finit par agir contre nous-même. Mais si on en fait moins, on s’expose à la frustration, à la culpabilité et au regret. Le but est donc de trouver le juste équilibre.
Comment s’y prendre ? Ce qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Pour Miguel Ruiz, certains jours, faire ce qu’il y a de mieux pour soi, c’est rester au lit. Il faut surtout éviter la course à la perfection. L’un des moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos «Je dois faire ceci» par des «Je peux faire ceci». Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre, sans se soucier du jugement et des attentes des autres.

QUE DIRE DE L’AUTEUR ?
Né en 1952 dans une famille de guérisseurs au Mexique, Miguel Ruiz devient neurochirurgien, avant qu’une expérience de mort imminente dans les années 1970 ne transforme sa vie. Il décide alors de retrouver le savoir de ses ancêtres toltèques, devient chaman et se donne pour mission de transmettre cette sagesse au plus grand nombre. Après des années d’enseignement et d’écriture, il est victime d’une attaque cardiaque en 2002, et passe le relais à son fils, José Luis Ruiz. Les Quatre Accords toltèques restent son livre phare.

ruiz

Quand je tente de me situer et de réfléchir sur ces quatre accords, instinctivement j’aurais tendance à penser que le deuxième et le troisième accords sont les plus difficiles me concernant. Ne pas en faire une affaire personnelle signifie qu’on parvient à reconnaître qu’on n’est pas le centre du monde et que chaque évènement n’arrive pas en relation avec soi-même. C’est certainement une question de maturité, je trouve cela difficile. Surtout lorsqu’il s’agit de situation compliquée. Le troisième accord revient à dire qu’il faut éviter de se faire des films sur ce qui va ou pourrait arriver. Il faut aussi éviter de se mettre à la place des autres en pensant savoir ce qu’ils ressentent. Mais tout se dire ou tout demander n’est pas chose aisée et les silences prêtent toujours à interprétation. Mais en me relisant je crois aussi que le premier accord est super dur. Faire en sorte que la parole soit impeccable ! Gros challenge. Vous le savez j’ai la langue bien pendue en ce qui concerne les autres mais aussi envers moi-même. Je ne suis pas une tendre et je ne me fais pas de cadeau…

C’est certainement par là qu’il faudrait commencer…. NON ?

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3 réflexions sur “Quatre accords

  1. Hello Alex, je viens de finir « L’Alchimiste », un autre grand classique de la quête de soi et d’un mieux-être et je cherchais un autre bouquin à lire. J’ai beaucoup entendu parler des Accords Toltèques mais je n’avais pas encore eu la foi pour me le procurer. Je crois que tu m’as convaincue 🙂 Je te rejoins sur la côté langue bien pendue… parfois, dire ce que l’on pense est-il vraiment juste pour tout le monde? Quoi qu’il en soit, ya encore du boulot pour les 4 🙂

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