Le syndrome de la bonne élève

Lorsque je prends des cours avec Patrick, j’ai toujours ce truc débile de vouloir à tout prix bien faire… Bon en vrai, pas toujours, pas les jours où je suis H.S avant même de poser un orteil sur mon tapis… Mais en règle générale, j’ai l’envie de lui montrer que je retiens les conseils qu’il me donne, les corrections qu’il me fait… Je ne cherche pas à être la meilleure, IM-PO-SSI-BLE vu les bêtes qui fréquentent son cours, mais je fais de mon mieux pour qu’il constate que j’applique et que je lui fais confiance.

Avant d’en arriver là, je suis passée par tout un tas d’étapes en tant qu’élève et je passerai par tout autant voire plus tout au long de ma vie.
Au tout départ, il y a 6 ans, lorsque je découvrais le yoga avec Laurence Gay, mon obsession n°1 était de ne pas « gâcher » mon cours. Et oui ça parait évident mais pas tant que ça au final !! Parfois une petite erreur ou un petit oubli et mon cours préféré aurait pu facilement devenir une catastrophe.

Alors à l’époque, j’avais une sorte de liste de choses à faire / ne pas faire avant de prendre un cours :

1) Prendre un élastique pour les cheveux et emporter une tenue confortable et opaque (!!)
Oui parce que les cheveux dans le vent façon surfeuse, c’est cool… Mais sur un tapis de yoga, ça gêne plutôt qu’autre chose ! J’ai souvent les cheveux très longs (pas en ce moment mais quand même) et replacer la mèche derrière l’oreille toutes les 30 secondes ou se retrouver avec zéro visibilité après adhomukha c’est quand même ultra pénible !!!!
Concernant la tenue, parfois en speed on attrape le premier truc du placard – GRAVE ERREUR !!!! Une fois je me suis retrouvée avec une sorte de collant épais (non non pas un legging – un collant) qui offrait à la vue de toutes (heureusement) ma jolie culotte Petit Bateau rayé. Oui on voyait même les rayures à travers ce tissu définitivement trop transparent ! Alors avant de partir, on vérifiera bien que c’est un legging spécial Yoga et non un collant chaud pour l’hiver. Mieux – on préparera ses affaires la veille…

2) Mettre du déo avant le cours ou en avoir dans le sac pour après.
Qu’on transpire de façon générale ou qu’on transpire de façon occasionnelle lors d’un cours de yoga un peu plus dynamique que d’habitude, il faut toujours avoir du déo sur soi. On peut en mettre avant (si le cours se déroule à 20h et que la cas maison a du être sautée) et on peut aussi et surtout en mettre après (surtout si il n’y a pas de douche dans ton studio de yoga et que tu enchaines avec une réunion, un déj, un diner ou une soirée entre copines).

panda-isolated-on-white-background-Be-cool-do-yoga--Stock-Vector

3) Rester cool dans les transports après le cours
J’ai toujours pris des cours à Paris mais je ne vis pas à Paris. L’option métro/train fait partie de mon quotidien. Combien de fois en sortant de mon cours, je finissais par m’agacer avec les autres êtres humains partageant mon trajet alors que 15 minutes avant j’étais zen, tranquille, sereine sur mon tapis ???
Et la, catastrophe, je perdais complètement mon sang-froid et je pestais contre la terre entière.
Assez vite, je me suis promis de conserver un sas de décompression après le cours afin d’éviter de tout gâcher en m’énervant pour n’importe quoi. Souvent j’écoute la musique, ce qui me permet de m’isoler un peu du bruit et des réflexions/conversations des autres passagers. La musique a des vertus apaisante je crois…
Et depuis que je pratique d’avantage je suis globalement moins énervée et je tolère un peu mieux certains comportements (I love le vendredi soir à la Gare de Montparnasse).

4) Couper le téléphone portable
Une fois j’avais mon téléphone avec moi à côté de mon tapis; Il a vibré, s’est allumé et Patrick m’a fusillé du regard… Depuis le portable est éteint, au fond du sac, lui même au fond du vestiaire !
Avant cet épisode – fâcheux – je pouvais parfois avoir mon téléphone à proximité mais sans être certaine de l’avoir mis sur vibreur ou silencieux et du coup ça me gâchait ma pratique car je redoutais qu’il sonne et dérange tout le monde.
Avec mes élèves ça arrive parfois. Elles oublient de couper leur téléphone ou le mettent en vibreur sans imaginer que le bruit généré par la vibration est tout aussi déconcentrant et pénible… Je tente de faire la loi gentiment.

Voilà il ne s’agit que de quelques exemples. Depuis que j’enseigne je suis dans l’exact opposé. J’emporte tellement de choses avec moi dans mon immense sac de sport que j’ai toujours tout en double !!!
En ce moment mon défi c’est d’alléger un peu mes déplacements 🙂

Et vous, Est-ce qu’il y a des « détails » qui pourraient vous gâcher votre pratique ? Est-ce que vous anticipez tous ces petites désagréments ?
Voyez-vous d’autres choses à faire/penser pour profiter à 100% du cours de yoga ?

Publicités

3 réflexions sur “Le syndrome de la bonne élève

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s