Le yoga en plein air

On avait déjà parlé ici de l’intérêt de pratiquer en plein air. Alors je sais que cette pratique ne plait pas à tout le monde et pour certaines raisons évidentes, c’est vrai que ce n’est pas toujours simple.
Le sol n’est pas très « adapté » à la pratique d’un yoga dynamique dans lequel le sens de l’équilibre est largement sollicité. Si on pratique dans la pelouse ou sur le sable, les sensations sont très différentes. Il faut faire preuve de beaucoup de concentration et de force pour ne pas être déséquilibré dans une posture…. où alors…. il faut accepter qu’on ne se trouve pas sur du parquet et apprendre à être indulgent avec nos capacités et admiratif devant nos trouvailles ingénieuses afin de rester debout !
L’environnement sonore peut parfois être déstabilisant aussi. Dans la nature il y a toutes sortes de bruits qui peuvent « parasiter » la concentration et notre envie de rester focus sur la respiration. On est plus facilement distrait lorsqu’un oiseau chante un peu fort ou qu’un chien s’approche du tapis. Sans parler des hordes d’enfants qui jouent en hurlant dans les parcs. Alors à moins de pratiquer dans un champ perdu au milieu de nulle part, il faudra aussi composer avec les visiteurs et les bruits très différents de ceux qu’on entend habituellement dans un studio de yoga 😉 Mais même au beau milieu d’un champ, il faudra aussi faire avec les insectes qui squattent votre tapis ou grimpent le long de vos jambes ! Ca aussi c’est tout à fait dérangeant et si vous êtes un peu insectophobes, ça peut devenir un vrai problème.

Mais très honnêtement, en ce qui me concerne, toutes ces choses ne sont que des détails. J’apprécie énormément la pratique dans une salle adaptée ou chez moi, tranquille, avec mes repères. Mais j’apprécie tout autant le fait de sentir l’herbe sous mes pieds ou le vent sur ma peau. J’aime lever les yeux et voir le ciel bleu et les feuilles sur les arbres.
J’adore me dire que je suis plus proche de la puissance de la terre, que je pratique au milieu des différents éléments : la terre donc, le feu avec le soleil, l’air, l’eau qui doit certainement ruisseler quelque part sous mes pieds. Mon corps et mon esprit faisant partie de ce grand tout, cherchant une communion, une union avec l’univers. Cette sensation n’est jamais aussi forte que lorsque je pratique en extérieur.
Est-ce qu’on pratique de la même manière lorsqu’on a un plafond 2 mètres au dessus de la tête ou lorsque c’est le ciel et l’infini qui servent de limite ?

pieds-dans-lherbe-verte

J’ai la chance cette année de pouvoir donner des cours en plein air, dans un parc, comme l’an passé. Les élèves qui participent à ces cours sont des habitués de mes classes. Je les connais très bien et je crois pouvoir dire qu’ils ne pratiquent pas de la même manière en salle qu’au milieu de ce parc. Peut être Est-ce aussi mon enseignement qui diffère… Toujours est-il que je les trouve plus détendus, moins coincés. Leur pratique est plus fluide, plus « ouverte ». Un peu moins précise – sans doute (cf le point sur l’équilibre) mais beaucoup plus ronde et plus douce.
Ils continuent d’évoluer mais pas tout à fait sur le même plan que le travail abordé au cours de l’année. Tout le monde est beaucoup plus cool, c’est la principale différence je crois et de-là découlent énormément de variantes quant à leur façon de bouger sur leurs tapis.

Il faudrait vraiment que je leur demande ce qu’il recherche dans le fait de venir pratiquer en extérieur et ce qu’ils en retirent au final. Ca pourrait être intéressant de confronter mes suppositions avec leurs sensations.

Et vous, Est-ce que vous pratiquez en plein air ?
Est-ce quelque chose qui vous plait ou qui vous incommode ?

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2 réflexions sur “Le yoga en plein air

  1. Alors alors … si tu me le demandais (!) je dirais d’abord que j’aimerais pratiquer en extérieur toute l’année. Apres des années de salle de danse, salle de gym, salle de fitness, je n’aime rien autant que ‘l’exercice’ en plein air. Sur un plan purement physique, j’ai davantage l’impression d’avoir accès à l’oxygène, et l’impression de pouvoir réaliser des mouvements plus amples, non entravés (non pas que je risque de toucher le plafond avec mes petits bras dans une salle …. bref).
    Par ailleurs, j’ai l’impression que la pratique en intérieur anesthésie une partie des sens. Le fait de sentir le soleil, le vent les brins d’herbe, m’apporte davantage de conscience de la frontière intérieur/extérieur du corps, et de sa porosité – by the way.
    On est aussi moins à l’écoute des autres yogis… on entend moins leur respiration, leurs effleurements sur le tapis ; pour le coup je ne sais pas trancher … ça permet de se recentrer mais ça occulte aussi une dimension de groupe qui pour moi est intéressante et stimulante – parce que, personnellement, elle ne me distrait pas outre-mesure en salle.
    Conclusion : vivement demain soir 🙂 🙂

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