J’ai fait du yoga sur l’Ile de Ré

Album souvenir de ma semaine passée sur l’Ile de Ré…

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Billet d’humeur… Enseigner, coûte que coûte

On a tous déjà rencontré des moments difficiles dans notre vie. Que ce soit une rupture amoureuse ou la perte d’un être cher… Et si vous pratiquez le yoga, vous savez que cette discipline peut être salvatrice lors de ces passages douloureux. Pratiquer le yoga peut parfois être une sorte de bouée de secours lorsque le temps est mauvais. Ces derniers temps il y a un microclimat orageux au dessus de ma tête et comme à chaque fois, le yoga est ma fusée de détresse. Je sais que m’accrocher à cette discipline va me permettre de me frayer un chemin tranquillement et sans violence au cœur de cette tristesse.
Ce que je découvre avec cette année d’enseignement c’est qu’au-delà de la pratique, que je considère comme point d’accroche constant en période de doute – vous l’aurez compris – c’est que la « contrainte » de transmettre, d’assurer mes cours et mes engagements, me permet de tenir le coup – au sens propre.
J’ai perdu mon chien récemment et – sans entrer dans les détails de cette séparation – le soir même je donnais un cours collectif suivi d’un goûter de fin d’année. Cet engagement m’a littéralement sauvé d’un tourbillon de pleurs et de détresse. Savoir qu’il me fallait être présentable et prête à donner ce cours m’a empêché de sombrer dans la déprime. C’est certain, il a fallu que je prenne sur moi, que je contrôle mes accès de tristesse afin d’éviter d’avoir le visage bouffi de pleurs et de devoir m’expliquer – chose encore plus difficile, vous le savez.

Au-delà de cette expérience récente, j’ai, en cours d’année, vécu des moments plus ou moins simples et tristes. Chaque fois, la perspective d’un cours à donner m’a permis de me ressaisir et de ne pas me laisser aller à la tristesse.
On peut voir cela comme une sorte de mécanique de défense, j’en suis consciente. Il faut préciser que je fais partie d’une famille dans laquelle exprimer ses émotions n’est pas une habitude. Nous sommes plutôt du genre à ressentir une émotion, nous asseoir dessus et attendre qu’elle se dissipe. Sans un mot, en essayant de ne plus y penser. Cette mécanique va à l’encontre de ce que nous apprenons avec le yoga, mais comme je vous l’ai déjà dit ici, le yoga ne change pas forcément ce que nous sommes. Je tente d’améliorer ce côté de moi-même et ce système d’auto-défense dans la négation des émotions mais ce n’est pas simple surtout lorsqu’il s’agit d’un tsunami émotionnel comme je l’ai vécu récemment.

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Ce qui est certain en revanche, c’est que lorsqu’une mauvaise nouvelle apparaît dans ma vie ou lorsque je sens que les choses ne sont plus sous mon contrôle, je me raccroche à l’idée que mes élèves ont « besoin » de moi, que mon enseignement soit constant et stable et que je leur soit dédiée pendant 1h ou 1h30 de classe.
Je reste sincère pour autant, du moins j’essaie. S’ils perçoivent quelque chose, je ne cache pas la vérité, et même en essayant de conserver les apparences, mon état d’esprit transpire forcément dans ma manière de transmettre à ce moment-là.
Mes introductions de début de cours sont TOUJOURS liées à ma propre expérience et en les imaginant, j’espère qu’elles feront échos chez mes élèves et qu’elles auront du sens.
Mes expériences, mes tristesses, mes joies, me sont propres mais ne sont en rien uniques. Ces émotions sont universelles, tout le monde les ressent à un moment ou un autre.
Et je sais que le yoga, pour beaucoup d’entre nous, répond à une nécessité de stabilité et de constance lorsque la vie nous ballote.
Le yoga n’est pas que ça, inutile de le dire, mais c’est bien de savoir que cette discipline est cela aussi.