Et sinon… la blessure en 2017 ?

Des mois que je ne vous ai pas pollué l’esprit avec ma blessure… Si, si, ça fait longtemps que je n’en parlais plus ! NI ici, ni dans ma « vraie » vie d’ailleurs…. Pourquoi pardi ? Mais parce qu’il semblerait qu’après 1 an à m’accompagner sans cesse, chaque jour, à chaque séance de yoga… cette blessure ait décidé de prendre un peu le large… Je devais sans aucun doute la fatiguer !
Je vous ai raconté les traitements et les protocoles que j’ai suivi tout au long de cette année : cryothérapie, kiné, ostéopathie, shiatsu, étiopathie, massage, repos, ondes de choc…. etc…. On peut dire qu’en 2016 cette blessure a été comme un boulet que je me suis trainé avec parfois plus ou moins d’acceptation. Me sentir freinée, empêchée ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé – comme tout le monde je suppose ^^ – mais cela prenait parfois des proportions hallucinantes, j’en parlais chaque jour et comme tout le monde était au courant de mon état, j’avais le sentiment de tourner en boucle et de ne parler que de ma fesse droite (pour rappel j’ai souffert d’une bursite située au niveau de l’ischion droit).
Bref, après cet été, les choses allaient un peu mieux (le repos) et j’ai repris le planning de mes cours et mes séances de pratique personnelle avec un nouvel élan… et puis patatra, j’ai de nouveau eu mal. La kiné n’était pas terminée mais il ne restait que quelques séances et quand mon médecin m’a annoncé que c’était la dernière, j’ai eu très peur. Pour moi il était évident qu’en 15 jours la douleur serait de nouveau insupportable, qu’elle me pousserait à reprendre RDV chez le médecin du sport et à reprendre la kiné…. Alors pourquoi s’arrêter ??
Les semaines se sont écoulées comme ça, avec des petites douleurs parfois, lorsque la pratique est très ciblée sur les flexions avant…
Mais je sens que ce n’est plus la même intensité, que je n’ai plus la même souffrance lorsque je me penche en avant. Je continue de faire attention et les jours où je suis fatiguée, je suis particulièrement attentive à mes sensations…
Mais CA VA MIEUX !
Je sens que ça va mieux.
Donc je ne peux pas dire ce qui a fonctionné réellement, Est-ce qu’une de ces thérapies s’est révélée adaptée à mon problème, oui sans doute, comme ça je dirais la kiné et sans doute que mon état d’esprit à évoluer aussi au fur et à mesure du temps. Avec Patrick on en a beaucoup parlé et je suis passée d’un état d’esprit très colérique à quelque chose d’un petit plus apaisé. J’ai aussi appris à travailler avec ces sensations, à ne pas les bloquer ni les ignorer. Et aujourd’hui, je sais que je vais mieux. Sans avoir refait d’examens je sens que, sans être totalement résorbée, cette blessure n’est plus aussi « handicapante » pour ma pratique et c’est tout ce qui compte.

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Ce que je retiens de cette aventure, c’est qu’elle m’a confronté à mes peurs. Peur de ne plus pouvoir pratiquer, peur de ne plus pouvoir évoluer comme je l’aimerais, peur d’être empêchée dans mon enseignement. Je me suis mise parfois dans des états émotionnels très forts à cause de ces peurs, je me suis vue pleurer et « insulter » mon propre corps et mes proches… Je me sentais très loin de la non-violence que je tente d’appliquer….
Avec le temps et les sensations qui deviennent de moins en moins douloureuses, je me suis calmée et j’ai accepté de travailler avec et non plus contre.
Ca aussi, ce fut un enseignement de 2016.

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2 réflexions sur “Et sinon… la blessure en 2017 ?

  1. se sentir diminué amène une frustration intense menant à la colère. Il me semble que le plus grand enseignement du yoga réside dans le fait de respirer avec le soin de vivre l’instant présent tel qu’il soit.

    Se faire du bien au corps et à l’esprit est une quête quotidienne, elle ne doit pas devenir une sorte de compétition mais plutôt un état de quiétude. La non-violence est cet état de quiétude.

    En ce moment j’ai une tendinite au coude droite depuis le début cet été 2016 qui se résorbe au fil du temps, et une entorse à la cheville droite depuis une semaine qui se résorbe aussi, mais je continue ma pratique en faisant avec car je sais que le temps est en ma faveur. J’ai toute la vie pour apprendre et pratiquer.

    Vivre avec permet de ressentir sa capacité à guérir. Enfin, il me semble.

    CiaO))) & namasté !

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