Voyage en INDE, on avance !

Ca y est les choses se mettent en place, on vient de définir notre route et nos arrêts. L’excitation pointe le bout de son nez !
Au programme de mon prochain séjour en Inde – qui se déroulera au mois d’août – il y aura un stop de 2 nuits à GOA, un stop de 3 nuits à HAMPI et un dernier long stop à MYSORE afin de pratiquer le yoga dans une école.
Cet article a donc pour but de solliciter votre aide !
Car voilà, nous cherchons :
– un logement à GOA
– un logement à HAMPI
– une école de yoga à MYSORE qui propose /OU PAS l’hébergement
– un moyen de transport entre GOA ET HAMPI ET ENTRE HAMPI ET MYSORE !!!

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> OUI OUI on en cherche des choses…. Je vous demande vos conseils car je crois qu’un voyage est plus intéressant lorsqu’il sort un peu des sentiers battus et rebattus et surtout lorsque les logements ou les shala de yoga sont conseillés par une personne les ayant déjà testés !
Donc nos yeux et nos oreilles sont grands ouverts pour accueillir les conseils, les idées, les retours d’expériences.

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Evidement ce projet m’excite comme une puce et me permet de me projeter un peu sur cette année 2017 – qui pour le moment n’est pas ultra tendre avec moi.
J’ai vraiment hâte que le voyage se dessine un peu plus précisément.

Dites-moi tout ! Envoyez-moi vos suggestions, vos idées, vos conseils, vos histoires de voyages là-bas… tout… J’adore vous lire, surtout sur ce sujet qui me passionne !
Merci

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L’utilisation des supports en classe

Certaines écoles de yoga préconisent de n’utiliser aucun support (« juste le Yoga, soi et son tapis … »), pour laisser émerger naturellement la posture juste, quand la conscience et le corps sont prêts.
C’est une approche qui peut être très appréciée, mais ça peut parfois prendre des années, et souvent … ça n’arrive jamais !
Dans les yoga contemporains, on peut dire que celui qui a le plus intégré l’utilisation des supports est l’Iyengar.
Mais dans chaque type de yoga, les supports sont une aide indéniable et il ne faut jamais hésiter à les utiliser ni en avoir honte.
LE « COMMENT » utiliser ces supports est généralement compréhensible assez vite même pour des yogis débutants.
Après le « Comment ? » expérimenté donc durant les cours et grâce à votre professeur, voici quelques éléments de réflexion sur le « Pourquoi ? » de ces supports :

1 – Eveil de la conscience corporelle
La variété des exercices avec les supports est presque illimitée !
Ils nous permettent de nous ajuster précisément dans les postures et de découvrir la sensation fine de chaque partie du corps.
Ils vont nous aider à comprendre notre fonctionnement et surtout à nous accepter tels qu’elle nous sommes.

Les mêmes supports sont aussi des repères pour mesurer nos progrès.

2 – Symétrisation des postures
Les supports vont révéler nos dissymétries corporelles et nous permettre d’en devenir conscients puis de les rectifier.
Par exemple, dans la posture de bras de Gomukasana : il est fréquent que d’un côté les mains se touchent et que pour l’autre côté une sangle entre les mains soit nécessaire. On va travailler le côté « faible » pour rétablir sa symétrie et retrouver une circulation énergétique égale des 2 côtés. Pour Gomukasana, il s’agit de l’ouverture de la partie supérieure du thorax, le réalignement de la colonne vertébrale, qui vont améliorer la respiration et la bonne irrigation des organes.

Nous avons tous tendance à plier le côté le plus souple de notre corps, au détriment du côté le plus « raide ». Le côté le moins sollicité va s’affaiblir progressivement et créer une dissymétrie dans la distribution de l’énergie corporelle. La prise de conscience de ces anomalies et la modification de notre schéma corporel, vont contribuer grandement à améliorer notre santé.

Un autre exemple est la posture de Parivritta uttitha trikonasana. Certaines personnes vont toucher le sol à l’extérieur de la jambe avant alors que de l’autre côté, la briques sera nécessaire. Dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter à utiliser le support et au fur et à mesure, la torsion deviendra plus simple et la dissymétrie se lissera.

3 – Substitut aux faiblesses momentanées
Les support vont se substituer temporairement à une musculature défaillante ou à des articulations limitées.
Par ex., redresser le dos si les muscles dorsaux ne sont pas suffisamment puissants et que la mobilité vertébrale est réduite, est extrêmement difficile.

Prendre conscience d’une posture juste et du bonheur d’avoir un dos redressé pendant les quelques instants d’utilisation d’un support, va nous inciter à faire un effort fréquent et quotidien sur la zone à travailler. Devenus conscients de cet état de mieux-être, nous devenons capables d’engager les muscles spécifiques pour nous redresser, ce qui arrivera tout naturellement.

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4 – Exploration d’espaces corporels inconnus
Les supports permettent de découvrir des zones du corps inconnues (inconscientes). Ils vont nous aider à trouver de nouvelles ouvertures (par ex. ouverture de la cage thoracique, des épaules et des coudes, s’aidant de la sangle) ou de réaliser des étirements plus profonds.
Ils vont améliorer la respiration ou nous aider à découvrir des sensations difficilement perceptibles dans les postures classiques : creusement des aines frontales dans les extensions vers l’avant ou en Uttanasana (debout jambes tendues, main près des pieds) par ex.,

5 – Exploration d’espaces de conscience inconnus
Il existe certaines postures dans lesquelles on perd complètement la notion du schéma corporel, au début tout au moins. C’est souvent le cas des torsions où la tête est en bas.
Dans ces postures, l’équilibre est fortement sollicité. Elles sont parfois un peu difficiles à réaliser – surtout au début. L’utilisation des supports telles que les briques de différentes hauteurs, vont se révéler d’une aide précieuse pour comprendre comment se placer sans tomber, avant de pouvoir se séparer des supports.

6 – dépassement des peurs et des limites
Une des fonctions importantes des supports est de prouver à notre corps (et à nous-mêmes !), que nous pouvons aller bien au-delà de ce que nous pensons pouvoir faire. Les supports permettent d’aligner correctement le corps et lorsque celui-ci est prêt, aller dans une posture en étant bien ajusté sera plus simple. Dans pinchamayurasana, la brique sera maintenue entre les mains afin de conserver un bon écartement entre les avant-bras. Ainsi les épaules pourront s’ouvrir d’avantage et nous pourrons monter dans cette posture plus facilement avec moins de peur.
De nombreuses peurs inconscientes sont enfouies au fond de nous-mêmes.

7 – Adaptation aux morphologies individuelles
Les supports sont très utiles pour les personnes âgées ou souffrant de diverses pathologies. Ils sont ajustables en fonction de la morphologie et des problèmes de chaque personne. Un bon professeur ajustera l’utilisation des supports pour chaque élève. Par ex., certains élèves auront besoin d’une assise plus haute, d’autre n’auront pas besoin de support pour s’asseoir.

8 – Détente dans les postures
Les supports vont nous aider à détendre certaines zones pour ressentir et comprendre des points particuliers du travail postural. Ils ne se substituent pas aux postures. En favorisant le relâchement en profondeur, ils vont nous aider à les réaliser de manière plus consciente, donc plus juste.

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9 – Résorption des Points de tension
Les supports révèlent parfois des points de tension spécifiques à dénouer. Epaules fermées ou bassin un peu coincé.
Par ex., s’asseoir sur une brique peu permettre de résoudre les tensions dans les hanches.
Cela permettra le relâchement et peut-être la disparition de quelques douleurs persistantes, dorsales (bas du dos) ou autres.

10 – Maintient des postures
Les bienfaits du Yoga se manifestent surtout, lorsqu’on est capable de tenir les postures très longtemps, avec un esprit calme et paisible, sans essoufflement. Ainsi les postures à priori épuisantes, deviennent régénérantes sur le plan énergétique.
Les supports vont permettre au corps de s’immobiliser et de se relâcher complètement dans une posture et d’en expérimenter les effets profond. Ces effets viennent de la combinaison de l’étirement et du relâchement total.

11 – Utiles à tous
Que l’on soit débutant en yoga ou pratiquant expérimenté, nous avons tous besoin des supports à un moment ou à un autre de notre progression. Ils pourront être différents bien sûr, mais le principe de leur utilisation restera le même.
• Le débutant ou la personne physiquement déficiente utiliseront les supports pour apprendre à se positionner correctement dans les postures,
• Le pratiquant les utilisera pour faire des ajustements subtils, explorer d’autres espaces corporels ou d’autres espaces de conscience. Il les utilisera surtout pour goûter aux bienfaits des postures maintenues longtemps.

Finalité des supports
Tous ces supports ne sont qu’une aide dans notre progression.
Ils doivent être considérés comme une étape. Comme les béquilles d’une personne qui s’est cassée la jambe, nous devrons les lâcher un jour pour avancer librement. Le Yoga concerne notre liberté, pas l’enfermement dans des supports, les querelles d’école ou de principes.
Encore faut-il être capable de bien réaliser la posture, de la tenir longtemps, avec aisance et avec un esprit stable. Là est le Yoga …

Et sinon… la blessure en 2017 ?

Des mois que je ne vous ai pas pollué l’esprit avec ma blessure… Si, si, ça fait longtemps que je n’en parlais plus ! NI ici, ni dans ma « vraie » vie d’ailleurs…. Pourquoi pardi ? Mais parce qu’il semblerait qu’après 1 an à m’accompagner sans cesse, chaque jour, à chaque séance de yoga… cette blessure ait décidé de prendre un peu le large… Je devais sans aucun doute la fatiguer !
Je vous ai raconté les traitements et les protocoles que j’ai suivi tout au long de cette année : cryothérapie, kiné, ostéopathie, shiatsu, étiopathie, massage, repos, ondes de choc…. etc…. On peut dire qu’en 2016 cette blessure a été comme un boulet que je me suis trainé avec parfois plus ou moins d’acceptation. Me sentir freinée, empêchée ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé – comme tout le monde je suppose ^^ – mais cela prenait parfois des proportions hallucinantes, j’en parlais chaque jour et comme tout le monde était au courant de mon état, j’avais le sentiment de tourner en boucle et de ne parler que de ma fesse droite (pour rappel j’ai souffert d’une bursite située au niveau de l’ischion droit).
Bref, après cet été, les choses allaient un peu mieux (le repos) et j’ai repris le planning de mes cours et mes séances de pratique personnelle avec un nouvel élan… et puis patatra, j’ai de nouveau eu mal. La kiné n’était pas terminée mais il ne restait que quelques séances et quand mon médecin m’a annoncé que c’était la dernière, j’ai eu très peur. Pour moi il était évident qu’en 15 jours la douleur serait de nouveau insupportable, qu’elle me pousserait à reprendre RDV chez le médecin du sport et à reprendre la kiné…. Alors pourquoi s’arrêter ??
Les semaines se sont écoulées comme ça, avec des petites douleurs parfois, lorsque la pratique est très ciblée sur les flexions avant…
Mais je sens que ce n’est plus la même intensité, que je n’ai plus la même souffrance lorsque je me penche en avant. Je continue de faire attention et les jours où je suis fatiguée, je suis particulièrement attentive à mes sensations…
Mais CA VA MIEUX !
Je sens que ça va mieux.
Donc je ne peux pas dire ce qui a fonctionné réellement, Est-ce qu’une de ces thérapies s’est révélée adaptée à mon problème, oui sans doute, comme ça je dirais la kiné et sans doute que mon état d’esprit à évoluer aussi au fur et à mesure du temps. Avec Patrick on en a beaucoup parlé et je suis passée d’un état d’esprit très colérique à quelque chose d’un petit plus apaisé. J’ai aussi appris à travailler avec ces sensations, à ne pas les bloquer ni les ignorer. Et aujourd’hui, je sais que je vais mieux. Sans avoir refait d’examens je sens que, sans être totalement résorbée, cette blessure n’est plus aussi « handicapante » pour ma pratique et c’est tout ce qui compte.

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Ce que je retiens de cette aventure, c’est qu’elle m’a confronté à mes peurs. Peur de ne plus pouvoir pratiquer, peur de ne plus pouvoir évoluer comme je l’aimerais, peur d’être empêchée dans mon enseignement. Je me suis mise parfois dans des états émotionnels très forts à cause de ces peurs, je me suis vue pleurer et « insulter » mon propre corps et mes proches… Je me sentais très loin de la non-violence que je tente d’appliquer….
Avec le temps et les sensations qui deviennent de moins en moins douloureuses, je me suis calmée et j’ai accepté de travailler avec et non plus contre.
Ca aussi, ce fut un enseignement de 2016.

Ce que je vais retenir de 2016

Le voilà, tout nouveau tout beau, l’article rituel de bilan de fin d’année !
En décembre 2015, j’étalais déjà mon bonheur en long en large et en travers de cette nouvelle vie de professeure de yoga. Je vous racontais ma joie d’être devenue tatie et d’avoir voyagé en Inde. Je ne savais pas alors ce que 2016 m’apporterait mais j’étais plutôt confiante….
Je n’ai pas été déçue ! Que ce soient de bonnes ou de moins bonnes aventures, il s’en est passé… et voilà ce que je retiens :
* J’ai appris que ma sœur, mon bébé d’amour s’était fiancée. Cela signifie que je sais déjà que son mariage marquera mon année 2017 ! Je suis tellement contente de cette nouvelle, je sais que ma sœur et son futur mari sont très amoureux l’un de l’autre, ils sont ensemble depuis longtemps et construisent ce qui sera sans aucun doute une super vie à deux 🙂
* Je suis devenue tatie pour une seconde fois ! Liam, le fils d’une très bonne amie à pointé le bout de son petit nez au mois d’août. Un peu comme pour Théa, je ne suis pas vraiment la tatie mais c’est tout comme. Voir grandir ces deux enfants, sentir leur petite peau de bébé, les divertir, les consoler s’ils pleurent, changer des couches, donner le biberon…. NON, il n’y a pas à tortiller, je les adore.
* J’ai reçu mon diplôme de professeure de yoga des mains de Patrick Frapeau… Enfin techniquement je l’ai reçu par la poste mais c’est Patrick qui m’a diplômé après m’avoir formé pendant des mois et après avoir validé ma pédagogie. C’était un moment très fort pour moi. Au cours de la formation j’ai réussi à dépasser ma peur d’enseigner devant lui (enfin plus ou moins), j’ai essayé de capter le plus possible de son enseignement et j’ai écrit un cours qu’il a entendu et validé. C’était vraiment un moment très important pour moi et certainement « constituant » pour le suite de mon parcours de professeure.

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* J’ai dit au revoir à des amis très chers pour une durée de quelques mois… Allez savoir ce qui leur est passé par la tête, ils ont eu envie de voyager et de découvrir la Nouvelle-Zélande pendant 1 année entière !! Donc depuis février on communique via Skype ou par email et je suis impatiente à l’idée de savoir que je vais les retrouver au mois de janvier….
* J’ai décidé de partir seule en vacances cet été. Quelques jours seulement mais juste ce qu’il fallait pour me ressourcer en plein milieu du silence, marcher, nager et prendre le soleil… J’ai découvert une superbe région, j’ai rencontré une hôte généreuse. Cette pause était parfaite !
* J’ai perdu mon chien, fidèle compagnon depuis 14 ans… l’unique « homme » de ma vie comme je le disais souvent.
* J’ai compris que je pouvais me sortir d’une situation compliquée par moi-même et uniquement grâce à ma volonté. J’ai surmonté une épreuve vraiment difficile et depuis j’essaie de garder le cap. J’ai repris confiance en mes capacités à dépasser les évènements durs et à reprendre les choses en mains.
* Je me suis fait tatouée – encore. Dans le dos, un lotus réalisé d’un simple trait avec le mot ahimsa juste au dessus. Car cette qualité de non-violence – au delà d’être un des premiers piliers de ma discipline est peut être le plus grand enseignement de ma vie, chaque jour je suis confrontée à mes réactions, à mes peurs, à mes « habitudes » de comportements et c’est un challenge d’appliquer ce mantra.
* J’ai rencontré des gens fabuleux qui m’ont fait avancer. Souvent les rencontres déterminantes arrivent par surprise, elles nous cueillent sans prévenir. Du coup on est toujours un peu déstabilisé, on perd nos repères. Certaines de ces rencontres se poursuivent et nous accompagnent un peu plus longtemps et parfois certaines sont juste fugaces, temporaires… ce qui est aussi déstabilisant…. Quoi qu’il en soit, j’essaie de prendre chaque étape de vie, chaque moment, chaque rencontre, chaque découverte… comme la possibilité d’un apprentissage. C’est évidemment plus facile à écrire qu’à vivre vraiment, mais je m’applique à retenir les leçons que la vie m’apporte en espérant en sortir grandie.

Pour les évènements marquants… et « racontables », on dira que c’est tout pour 2016… et c’est déjà pas mal !
2017 m’attend avec un tas de surprises j’en suis sur.
Parfois j’ai hâte de connaître la fin afin de savoir si je prends les bonnes décisions, si j’empreinte les bons chemins… Mais une citation résonne à mon oreille ce soir : « Le bonheur n’est pas au bout du chemin, c’est le chemin lui-même qui est le bonheur » – Catherine Rambert / Petite philosophie du soir

A tous, je vous souhaite une très belle année 2017, remplie d’amour, car je suis certaine que c’est ce qui compte le plus 🙂