Halte à la déprime

Nous ne sommes que début février mais je sens déjà arriver le classique « vivement les beaux jours » avec sa version verre à moitié vide « j’en peux plus de cette grisaille » ! Et oui l’hiver n’a pas dit son dernier mot et il nous faut encore survivre à quelques semaines de temps mochou et pour certains d’entre nous à des petites vagues de déprime.
Car oui, comme n’importe quel être vivant, nous avons besoin de lumière et de chaleur pour recharger nos batteries et nous sentir plus joyeux.
Et comme la lumière et la chaleur ce n’est pas pour demain, voici 5 astuces anti-déprime histoire de ne pas attendre l’été depuis le fond de son lit en mangeant des chamallows.

ASTUCE 1 : bouge, bougeons, bougez !
Il arrive qu’en hiver KAPHA qui est un dosha ayurvédique soit plus fort que les deux autres (vatta et pitta). Ce dosha, lorsqu’il est en excès, nous rend lourd, nous empêche de nous lever du lit ou de bouger du canapé. C’est le dosha de « l’adolescence », celui qui traine des pieds et qui fait que la vie semble difficile. Je résume un peu car c’est plus complexe mais vous comprenez l’idée.
Donc pour contrer les effets de ce dosha, il faut bouger. N’importe quelle activité sera bonne ! Marcher, nager ou faire du yoga – comme par hasard !
Le yoga offre une large palette de postures qui détruisent KAPHA. Les postures débout comme VIRABBADRASANA 1 ET 2 ou encore les enchainements de SURYA NAMASKARA.

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ASTUCE 2 : allumeeeeer le feu !!
Ici au delà de la référence à Johnny, je veux parlez d’un pranayama bien connu, kapalabathi. C’est une respiration qui permet de faire monter la chaleur dans le corps et de réveiller l’énergie. Pendant ce pranayama, on se focalise surtout sur l’expiration qu’on souhaite volontaire et assez puissante. On inspire donc naturellement et on expire par un petit coup vif et rapide en rentrant le nombril vers la colonne vertébrale. On inspire naturellement et on expire en expulsant l’air.
On répète ce pranayama pendant une trentaine d’expirations. On fait une pause et on reprend le cycle encore deux fois.
L’idéal c’est d’enchainer avec plusieurs cycles de salutation au soleil.

ASTUCE 3 : sortir
Il faut absolument prendre l’air et se forcer à sortir même s’il fait froid ou s’il pleut. Et il ne s’agit pas de la promenade du chien ou de la sortie au supermarché. L’idée c’est de se couvrir correctement et d’aller se promener une heure dans la ville ou dans la nature. On peut y ajouter un exercice de pleine conscience. Etre présent, admirer la nature endormie ou la neige si il y en a, écouter les sons… Essayer d’aérer son corps et en même temps son esprit. A l’issue on se sent plus léger et moins grognon !

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ASTUCE 4 : ouvrir son cœur
Anahata chakra situé au niveau de la zone de cœur est le chakra de l’amour, du partage.. mais pas que. C’est une zone qui, lorsqu’elle s’ouvre, permet de combattre la tristesse et la mélancolie. D’où l’importance de venir la titiller en période de déprime.
Toutes les flexions arrières sont bonnes. BHUJANGASANA si on veut rester dans le soft, mais aussi USTRASANA ou URDHVA DHANURASANA pour les plus avancés.
On peut aussi ouvrir son cœur en partageant des bons moments avec ses proches ou en faisant des activités qui nous font du bien – c’est un peu moins yogi comme conseil mais ça marche aussi très bien !

ASTUCE 5 : bien manger
Ca semble facile et un peu bête dit comme ça mais lorsqu’on se lance sur la voie du yoga, c’est souvent accompagné d’un certain désir de faire attention à son alimentation. Et en hiver, comme de par hasard, les aliments qui nous aident à éloigner les effets de la déprime sont les agrumes. C’est sur que si c’était les fruits rouges se serait plus compliqué (bref). Donc il ne faut pas hésiter à manger des clémentines, mandarines, oranges, citrons, pamplemousses…. En effet ils contiennent beaucoup de vitamine C et d’anti-oxydants. Ils luttent contre cet état un peu léthargique de l’hiver et donnent la pêche !
On évitera tous les aliments qui favorisent kapha et qui sont lourds à digérer.

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Voilà pour ces quelques conseils anti-suicide hivernal. N’oubliez pas de faire des choses qui vous font plaisir, sortez, voyez vos amis, pratiquez le yoga, allez au cinéma, détendez-vous… Et ne perdez pas de vue que le soleil finit toujours par revenir alors soyez patients.

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Travailler son intuition

“J’aurais dû m’écouter”. Combien de fois avons-nous pensé cela ??!! Beaucoup, souvent, chaque jour peut être…
Ca s’appelle l’intuition. Parfois on sent qu’on devrait procéder comme ceci, essayer cela ou au contraire fuir une situation…. sans trop savoir pourquoi.
Ces derniers temps, on a vu sortir tout un tas de livres sur la question, car oui on peut développer son intuition. Un peu comme un muscle, on peut la travailler afin de la rendre plus subtile et de mieux comprendre nos sensations.

Développer son intuition, c’est en finir avec les doutes et les hésitations. L’intuition nous permet de passer à l’action de façon plus « efficace » et le faire sans regret. En somme, c’est une sorte de raccourci vers le meilleur qui nous attend.

Me lancer dans une nouvelle relation ? Changer de carrière professionnelle ? Achter un appartement ? Déménager en province ? Faire un enfant ? Reprendre des études ? On passe notre temps à devoir faire des choix. Alors autant faire les bons et surtout, les faire au bon moment.

Souvent, la réponse que l’on cherche est juste là. Ici. En nous. Mais parfois on ne voit pas cette réponse, on n’est pas prêt à l’accueillir ou à s’écouter.

Ce que j’ai découvert depuis que je pratique le yoga c’est que cette discipline me permet de me rapprocher de mes intuitions, de mieux les percevoir.
Alors pourquoi ??

Commençons par revenir sur la définition de ce mot :
L’intuition est un mode de connaissance, de pensée ou jugement, perçu comme immédiat (au sens de direct) ; c’est une faculté de l’esprit. Le terme intuition désigne également une pensée résultant de l’action de cette faculté.

Ok…. On creuse !

Le yoga permet de revenir à soi
Et l’essentiel, c’est nous, enfin moi, enfin toi… on a compris ! Simplement l’ici et le maintenant. Et Pour revenir vers soi, les postures « fermées » – souvent les flexions avant vont nous aider. Elles sont souvent pratiquées lentement et favorisent l’intériorité et le calme.

A travers ces postures on développe notre monde intérieur et on se « replie » afin d’apaiser et de laisser de côté le mental. Au cœur de ce repli, on ressent d’avantage notre intériorité, on la développe et l’intuition va pouvoir se réveiller.
En posture debout, on aura UTTANASANA et en postures assises, on pourra pratiquer PASCHIMOTTANASANA ou KURMASANA.
Ce ne sont que des exemples, l’idée c’est de « plier » le corps sur lui-même.
Mais pas que… Les postures ne font pas tout !

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Le yoga permet de s’élever
Lorsqu’on évoque l’intuition et qu’on connaît deux ou trois petites choses sur la discipline du yoga, on va assez vite essayer de prendre un peu de hauteur en réveillant AJNA CHAKRA.
Ajna est le chakra du troisième œil, le sixième chakra du corps, celui situé entre les 2 sourcils. Il est le centre d’énergie de la clairvoyance et du discernement.
Ouvrir ce chakra et y laisser circuler l’énergie permet de d’aiguiser nos facultés de penser et de prendre des décisions. En résumé, cela développe l’intuition.

Pour aller plus loin, le travail sur AJNA nous permet d’affiner notre discernement. Il nous aide en effet à faire la différence entre une peur et une intuition. Parfois, discriminer la peur d’une intuition véritable que quelque chose de négatif va se produire est impossible. D’autant que la peur, en tant qu’émotion négative, nous ramène dans le mental et nous coupe de notre être profond.
Pour ouvrir et équilibrer le chakra du troisième œil, il est possible de travailler sur des pratiques de yoga et de méditation spécifiques.
En terme de postures, BALASANA ou certaines postures inversées comme SALAMBA SARVANGASANA OU HALASANA sont idéales. En terme de méditation, il faut trouver le style qui convient. Pleine conscience, zen ou encore la méditation vipassana. La visualisation peut être un bon outil également. Il s’agit pour cela de se concentrer sur la zone de AJNA, on peut aussi y ajouter la couleur violet (couleur de ce chakra) et d’imaginer un point qui grandit, qui rayonne. Tout cela est destiné à éveiller AJNA et ainsi favoriser notre capacité à nous écouter à discerner les choses.

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Le yoga ouvre la porte au « développement personnel »
Je mets ce terme entre guillemets car je le trouve un peu fourre-tout et souvent à connotations péjoratives. Hors il est vrai que dès qu’on commence à mieux se connaître, généralement on a envie de poursuivre sur cette voie. Il existe de nombreux ouvrages sur la question de l’intuition, de l’écoute de soi alors pourquoi ne pas s’y intéresser un peu et voir ce que ces lectures nous apportent. La simple activité de lire permet un retour au calme, comme un bouton PAUSE pour le mental. Alors si en plus on lit quelque chose sur l’intuition, c’est gagnant-gagnant !

= conclusion =

Quoi qu’il en soit et quelques soient les étapes par lesquelles on passe pour affiner son intuition et essayer de mieux écouter cette petite voix intérieure, il faut aussi être patient et garder confiance. Il y aura des ratés et des chemins empruntés qui se révèleront hasardeux mais si on persiste et qu’on continue son entrainement, on pourra être de plus en plus connecté à nos sensations.

Faites ce que je dis….

Mais pas ce que je fais….
Il m’arrive parfois de penser à ce dicton lorsque j’introduis ou termine mes cours. Il est rare que je lance une thématique ou une intention pour pratiquer mais cela peut m’arriver de partager mon état d’esprit du moment ou une phrase trouvée dans un livre…
Et de temps en temps, mes élèves partagent avec moi leur ressenti sur un cours ou me posent des questions sur le yoga ou mon parcours. Ils font des parallèles entre ce qu’ils ressentent grâce à leur pratique et les phases par lesquelles je suis passée.

Et lorsque je leur parle, je me rends compte parfois qu’entre ce que je conseille et ce que je m’applique, il y a un véritable fossé.

La difficulté de l’enseignement c’est – entre autres choses – qu’on ne peut pas trop laisser paraître ses états d’âmes. Surtout si on est triste ou si on passe par un moment compliqué. C’est d’ailleurs vrai pour tous les métiers de « représentation ». Dès qu’on est en public, il est impossible de se laisser aller.
Je suis toujours totalement sincère lorsque je conseille mes élèves ou lorsque je partage une pensée mais dès qu’on aborde les questions de bienveillance ou d’acceptation, de douceur et d’écoute…. huuuum…. je suis bien obligée d’admettre que j’ai du mal à m’appliquer la moitié de ce que je préconise !
On dit que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés. Je me sens un peu comme cela de temps en temps.

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Je crois absolument à toutes les valeurs que nous inculque le yoga mais je suis comme tout le monde, totalement imparfaite, humaine, avec des fêlures et des choses à régler dans ma vie. La pratique m’aide et m’apaise. L’enseignement me pousse à être sincère et à m’appliquer ce que je conseille – avec juste plus ou moins de réussite en fonction des périodes.

Voilà, ce billet d’humeur était vraiment court mais je voulais partager ce truc avec vous.
NAMASTE