Et si on essayait le bonheur ? 1/5

Vous êtes vous déjà posé la question de savoir si vous étiez vraiment heureux ? Sincèrement ? Est-ce que votre vie telle qu’elle est aujourd’hui vous rend pleinement satisfait ? Avez-vous la sensation d’être en accord avec ce qui se passe dans votre quotidien ?
Depuis quelques mois, je me livre à ce sondage autour de moi, auprès de mes amis et de mes proches. La réponse que j’obtiens est en substance souvent celle-ci : oui je le suis mais pas à chaque minute de chaque journée…
Evidemment il est extrêmement rare de rencontrer des personnes qui soient 100% heureuses en toutes circonstances. La vie est faite de nombreux évènements, de contraintes et d’obligations avec lesquels nous composons. Nous nous adaptons à ce qui « s’offre » à nous. Mais je remarque aussi que pour certains, ces contraintes et ces obligations avec lesquelles nous nous débrouillons deviennent pesantes à la longue et entament le moral…
Lorsqu’on se livre à un petit travail d’écoute personnelle et d’analyse, on parvient parfois à mettre le doigt sur des choses de la vie qui ne nous conviennent pas du tout et qu’on aimerait changer afin de trouver un peu de quiétude.
Que ce soit le travail, la vie amoureuse, les relations familiales ou amicales, la façon dont on se voit, les schémas qui se reproduisent… Il faut parfois regarder les choses bien en face et accepter de changer, de se changer pour améliorer la situation.
Ces changements ne permettront pas de nous rendre HEUREUX chaque seconde mais ils apporteront un peu de sérénité… ce qui sera sans aucun doute un premier pas vers plus de bonheur.

PREMIERE ETAPE : SE POSER
>> FAIRE LE POINT ET DIALOGUER
Impossible d’analyser la situation et de mettre le doigt sur d’éventuels dysfonctionnements sans s’offrir une pause. Nos vies sont pleines, bien trop parfois et dans ce brouhaha du quotidien il est difficile d’entrer en contact avec son intériorité afin de faire le point.
Donc il faut RALENTIR ! Et ce premier pas est bien souvent le plus difficile. Comment trouver du temps chaque jour pour être au calme ? Certains ont des vies frénétiques. Pour ceux-là, faire un break quotidiennement n’est pas envisageable. Alors il faudra sans doute aménager un temps le week-end ou dédier un temps de trajet – par exemple – pour reprendre contact avec soi-même. Attendre les vacances ou la saint glinglin n’est pas une option !
C’est souvent en étant seul et au calme que les constats de mal-être émergent, c’est certainement pour cela que certains d’entre nous évitent ces moments. Mais la solitude est riche d’apprentissage car elle permet de prendre le recul nécessaire pour analyser et voir plus clairement.
« Simplement », il faut le choisir. Il faut décider de créer cet instant de calme pour se retrouver face à soi. Et si notre vie « normale » ne permet pas de le faire naturellement, il faudra trouver et « s’imposer » au départ cette routine.

Cette pause va permettre de clarifier les papotages intérieurs, les dialogues qu’on fait seul dans notre tête avec les questions et les réponses. Souvent une partie de nous sait que quelque chose devrait changer pour « aller mieux » mais une autre partie argumente toujours pour se trouver des excuses et rester dans l’immobilisme. Ces dialogues ne sont pas très constructifs mais soulignent que nous sommes souvent acteurs de notre mal-être. La bonne nouvelle c’est que nous sommes aussi les seuls maîtres à bord pour améliorer ce constat !

Une fois qu’on identifie une situation à régler, nous pouvons chercher de l’aide extérieure. Se faire conseiller est une option. Notre entourage nous connaît bien et peut poser un avis objectif sur notre « problème ». Mais attention, nous-seuls sommes réellement en connaissance des tenants et des aboutissants de la situation. La solution et la résolution du « problème » ne viendront pas d’une tiers personne. Nous sommes les seuls à pouvoir agir – en mettant en pratique OU NON – les conseils reçus.
Chacun possède ses certitudes et ses « habitudes » de pensées – ses propres lunettes à travers lesquelles l’existence est perçue, colorée. Mais nous sommes tous différents et toutes les situations ne sont pas des copier-coller. Il faut réussir à penser et à agir par soi-même afin de se sentir acteur et d’être en accord avec la suite.

Une fois qu’on aura une clef en main pour déverrouiller les évènements, nous éviterons de tomber dans le simpliste bilan : réussi ou raté.
Les choses sont toujours plus complexes. Ce n’est pas seulement bien ou mauvais, noir ou blanc alors arrêtons d’étiqueter nos idées et leurs résultats. De la même manière, nous ne sommes ni victime ni coupable. Arrêtons de mettre la cause de nos problèmes sur le dos des autres mais cessons aussi de culpabiliser à tout bout de champ pour n’importe quoi.
La culpabilité réelle existe et permet souvent de faire la distinction entre ce qui est correct et ce qui ne l’est pas (lois, bienséance…) mais il ne faut pas la confondre avec un sentiment de mauvaise conscience souvent attaché à l’enfance ou à des schémas mal appris. C’est souvent cette sensation qui nous trouble et qui nous fait agir n’importe comment. Il existe aussi une autre forme de culpabilité, comme un juge intérieur, qui nous indique que nous ne vivons pas en suivant ce qui est bien pour nous, que nous vivons en dessous de nos possibilité. Il faut écouter cette petite voix, c’est une émulation, un sentiment positif qui nous stimule car elle tente de nous ouvrir une nouvelle voie.

>> ASSUMER
Face à toute chose, nous avons le choix. BIM !
Nous avons le choix de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose. Nous sommes fondamentalement libres d’accepter ou de refuser une situation ou un acte. C’est assez déstabilisant car la plupart du temps nous avons l’impression que les évènements s’imposent à nous, que nous ne les choisissons pas (victimisation). Hors c’est totalement faux, nous avons toujours la possibilité de dire NON au minima. Nous imputons souvent nos contraintes et nos acceptations forcées à la bienséance (ex : ça ne se fait pas de refuser ce que mon patron me demande // ex 2 : c’est la famille, je ne peux pas m’y soustraire). Faux et faux. Même si, je l’accorde, ce n’est pas facile et il va falloir manœuvrer tranquillement pour se sortir de cette contrainte.
Ex : je reçois un mail du boulot sur mon téléphone à 21h. J’ai le choix d’ouvrir cet email et de le lire, au risque que cela me prenne la tête OU je peux décider d’attendre demain matin et ainsi passer une bonne soirée.
Tous les choix impliquent des conséquences, c’est certain. Mais le non-choix induit des conséquences que les autres font peser sur nous… alors qu’est ce qui est préférable ?
Nous sommes responsables de ce que nous mangeons, des relations amicales que nous entretenons, de la façon dont nous vivons avec nos proches, du travail que nous avons choisi de faire, de la façon dont nous parlons aux gens, du rythme de vie que nous nous imposons (sports, sorties, tâches ménagères….).
Et lorsque nous prenons conscience que nous sommes libres de réinventer cela, nous marchons un peu plus sur le chemin de la sérénité – même si c’est terrifiant d’initier le changement.

Nous avons aussi le choix d’interpréter les situations et de leur donner de l’importance ou pas. Toute chose fait l’objet d’une interprétation. Une parole, un acte peuvent être bouleversants ou anodins en fonction de « l’étiquette » qu’on leur colle.
Ex : ma sœur donne son avis sur ma façon de m’habiller. Si son avis est un peu critique, je peux le prendre très mal et me vexer en conséquence OU je peux imaginer qu’elle n’aime tout simplement pas la couleur de mon pull (c’est son goût) et passer à autre chose sans y prêter intérêt. Non pas que je me moque de son avis, mais « ce n’est que » le sien.
Les choses nous impactent car nous leur laissons ce pouvoir. Si nous prenions un peu de recul systématiquement qu’un évènement « difficile » se produit, nous aurions la capacité de faire dégonfler le problème et de le voir plus clairement. Ainsi il deviendrait gérable et très relatif.
Ce n’est pas simple, je le sais bien. Il est plus commun de voir un évènement arriver, d’en imputer la faute aux autres ou à l’univers (victimisation) et de se laisser bouffer par la situation pour finalement pouvoir se plaindre et rester immobile.
Car oui, le fait de se plaindre est aussi un choix. Raconter le problème à toutes les oreilles attentives ou se le raconter en boucle à soi-même ne le règlera pas. On dit souvent que les français sont des râleurs, je crois que c’est un peu vrai. Cette capacité que nous avons à râler est bénéfique car elle permet de vider son sac et de ne pas accumuler les non-dits et les tensions. Mais au-delà de ce premier effet kiss cool, il n’y a pas de deuxième effet.
Râler n’a jamais arranger un problème. C’est beaucoup d’énergie dépenser pour peu de résultats.
Il faut donc se discipliner un peu. Discipliner sa pensée afin de ne pas ressasser le problème pour soi-même mais aussi pour ne pas assommer les autres avec car encore une fois, les autres ne sont pas la solution. Se raconter sans cesse le problème ne fait que l’entretenir et lui donner de l’importance…. Cela crée de la souffrance et de la déprime !
Alors oui c’est un exercice compliqué que de s’extraire de ce schéma et de chasser ces pensée. Le yoga et la méditation peuvent être des outils pour canaliser le mental et éviter d’être en replay !

Le mot déprime utilisé plus haut est un peu fort. Il s’agit la plupart du temps de tristesse ou de mal-être. La déprime est une pathologie qui doit être prise en charge par des médecins. Mais lorsqu’on fait face à un moment déprimant, on peut s’en sortir en écoutant et en analysant les problèmes UN A UN.
Les motifs de tristesse ou de coup de blues sont nombreux et nous avons tous des manières différentes d’y faire face (globalement deux grandes familles de réactions) :
– Se cacher ou nier les soucis – en espérant qu’ils disparaissent seuls ou que quelqu’un trouve la solution à notre place.
– Regarder les choses en face et se faire confiance pour les améliorer.
Nous ne sommes que très rarement tout l’un ou tout l’autre. Parfois nous avons la force d’agir et parfois nous aimerions partir loin en vacances en espérant qu’à notre retour les choses se soient réglées d’elles-mêmes 🙂

Peu importe, nous sommes humains et imparfaits. Mais acceptons-le et identifions les moments où nous nous empêchons nous-mêmes d’avancer. Cela sera une première (immense) étape pour être un peu plus heureux.

PETIT BILAN DE CETTE PREMIER ÉTAPE
NOUS CRÉEONS TOUT AUTANT LES CONDITIONS NECESSAIRES A NOTRE BONHEUR QUE LA SENSATION MÊME D’ÊTRE HEUREUX.
La vie est faite d’évènements qui ne sont pas toujours évidents et nous conditionnons notre bonheur à ces derniers. Ainsi nous ne nous sentons que rarement heureux ou incomplètement heureux.
Comment procéder ?
1/ Se poser et faire le point au calme et régulièrement afin d’identifier ce qui pourrait être améliorer.
– écouter nos émotions ; ce qu’on ressent exactement face au problème et pas ce que les autres ressentent
– déceler la peur – pas toujours bonne conseillère, elle nous beurre les carreaux !
2/ Ecouter ses dialogues intérieurs et constater que nous sommes acteurs de nos freins et de notre capacité à agir.
3/ Identifier les personnes ressources pour prendre conseils (et se plaindre UN PEU)
4/ Revenir à soi (avec les conseils reçus) pour trouver NOTRE vérité, notre chemin.
5/ Sortir du simpliste réussi ou raté, bon ou mauvais, bien ou mal et s’adapter sans se bloquer avec de fausses « règles ».
– voir la situation globalement et ne pas focaliser sur un détail
6/ De la même manière arrêter de se croire victime ou coupable (car les autres choisissent aussi pour eux) de tout ce qui se passe.
7/ Choisir d’accepter ou de refuser, de faire ou de ne pas faire, de dire ou de ne pas dire… etc…
8/ Choisir le sens qu’on attribut aux évènements et – de fait – relativiser.
9/ Discipliner le mental pour sortir de sa « déprime » et imaginer concrètement nos possibilité d’action.
10/ Être imparfait mais honnête.

Voilà pour ce premier article un peu long sur le bonheur. 4 autres suivront avec d’autres étapes.
Une amie me répète souvent : Un pas après l’autre, le mouvement en marchant.

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