Une maison plus écolo

Il y a deux ans, j’entreprenais la lecture du livre ZERO DECHET de Béa Jonhson qui impulsa une nouvelle dynamique dans mon quotidien et une nouvelle façon de consommer. Depuis, j’essaie de mettre en place de bons comportements, plus respectueux de l’environnement et plus « durables ». Ce n’est pas une entreprise aisée car la société dans laquelle nous évoluons nous pousse à consommer sans cesse et crée des « gadgets » dont nous n’avons pas besoin mais qui réussissent tout de même à se rendre « indispensables » !
Alors moi je procède étape par étape, je n’ai pas tout mis à la poubelle d’un seul coup pour tout remplacer par des choses plus « éco-friendly », ce ne serait d’ailleurs pas en accord avec la démarche.
Systématiquement je vais au bout d’un produit ou d’un objet et avant d’en changer ou d’en acheter de nouveau, je me demande si j’en ai vraiment besoin et par quoi d’autre je pourrais le remplacer.
C’est comme pour le bio – rien à voir mais je vous en parle quand même – je ne suis pas capable de passer au TOUT bio d’un coup. Je termine les produits que j’ai commencé et petit à petit je change en me dirigeant vers des produits biologiques. C’est peut être le changement qui m’effraie alors j’y vais petit peu par petit peu !

Donc aujourd’hui, je vais vous donner 3 ou 4 petits conseils pour remplacer ce que nous pensons être indispensable par des choses plus durables et plus écologiques/économiques – et ce dans deux pièces de la maison auxquelles on ne pense pas assez pour modifier nos habitudes :

LA SALLE DE BAIN :
– Remplacer le flacon-pompe lave-mains par un savon solide dans une coupelle. La durée de vie est bien plus longue, on ne jette pas le flacon plastique à chaque fois qu’il est vide (même combat avec les recharges) et on fait moins de déchet.
– Dans la même idée, on prendra des bouteilles de gel douche ou de shampoing en grand format afin d’en acheter moins souvent et de réduire les déchets. Pour les plus « engagés », le shampoing solide et le savon solide pour le corps sont aussi une bonne alternative aux flacons en plastiques.
– Remplacer la lessive en bidon par des copeaux de savon de Marseille et des huiles essentielles. Sur le net on trouve des tonnes de recettes pour fabriquer sa propre lessive – et c’est simplissime !
– Diminuer le nombre de produits d’entretien et se « rabattre » sur le vinaigre blanc et la javel pour le nettoyage. Additionnés à quelques huiles essentielles antibactériennes, blanchissantes et qui sentent bon, ça fera largement le job !

LA CUISINE :
– Remplacer les ustensiles de cuisine en plastique par des ustensiles en bois. Ils durent plus longtemps et ne se détériorent pas au contact de la chaleur.
– Remplacer le liquide vaisselle par un bloc de savon de Marseille. Pas d’emballage (on peut même en trouver dans les magasins VRAC sans plastique autour). Ce bloc servira aussi pour se laver les mains.
– NE PLUS ACHETER D’ESSUIE-TOUT. Cela n’a pas d’utilité propre. Tout ce que l’essuie-tout fait, une éponge ou un chiffon microfibres peuvent le faire. Si on veut essuyer du liquide, on passe l’éponge et si c’est pour ramasser des miettes, le chiffon fera l’affaire… Et si c’est pour se moucher, on peut utiliser un mouchoir !
– Essayer d’acheter des produits qui ne sont pas sur-emballés. Parfois on se rend compte qu’un aliment est contenu dans un emballage qui lui-même est emballé pour être mis par paquet et le paquet parfois est emballé pour faire un lot !!! Genre les gâteaux : le gâteau est emballé dans un sachet fraîcheur, recouvert du carton du paquet et filmé sous plastique pour faire un lot de 2 ou 3 !! L’hallucination !!!
Privilégiez donc les produits bruts qui ne génèrent pas d’emballage inutile. Et ne succombez pas au chant de la nouveauté, souvent très gadget !
– Cuisinez d’avantage. Ca parait bête mais en achetant des produits frais et en les cuisinant, on génère moins de déchets. Une purée maison engendre moins de déchet qu’une purée MOUSLINE par exemple. Alors oui cela prend du temps et nous ne sommes pas tous des as des fourneaux mais c’est tout de même agréable de faire son propre gâteau au chocolat que d’acheter une préparation toute faite (paquet carton + emballage aluminium).
– Même conseil que pour la SDB, ne multipliez pas les produits d’entretien. Le vinaigre blanc dégraisse très bien les vitres, pas besoin d’un spray pour nettoyer les miroirs et autres fenêtres.

Ici ce ne sont que quelques propositions assez simples à mettre en place sans modifier votre style de vie fondamentalement. Peut être que ces changements vous donneront envie d’aller plus loin dans la démarche écoresponsable. Et si vous êtes déjà au max de ce que vous pouvez entreprendre, c’est mieux que de ne rien faire du tout 🙂

Je vous laisse, je vais coudre mes sacs pour mettre mes fruits et légumes et arrêter de prendre des sachets en grande surface !

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L’utilisation des supports en classe

Certaines écoles de yoga préconisent de n’utiliser aucun support (« juste le Yoga, soi et son tapis … »), pour laisser émerger naturellement la posture juste, quand la conscience et le corps sont prêts.
C’est une approche qui peut être très appréciée, mais ça peut parfois prendre des années, et souvent … ça n’arrive jamais !
Dans les yoga contemporains, on peut dire que celui qui a le plus intégré l’utilisation des supports est l’Iyengar.
Mais dans chaque type de yoga, les supports sont une aide indéniable et il ne faut jamais hésiter à les utiliser ni en avoir honte.
LE « COMMENT » utiliser ces supports est généralement compréhensible assez vite même pour des yogis débutants.
Après le « Comment ? » expérimenté donc durant les cours et grâce à votre professeur, voici quelques éléments de réflexion sur le « Pourquoi ? » de ces supports :

1 – Eveil de la conscience corporelle
La variété des exercices avec les supports est presque illimitée !
Ils nous permettent de nous ajuster précisément dans les postures et de découvrir la sensation fine de chaque partie du corps.
Ils vont nous aider à comprendre notre fonctionnement et surtout à nous accepter tels qu’elle nous sommes.

Les mêmes supports sont aussi des repères pour mesurer nos progrès.

2 – Symétrisation des postures
Les supports vont révéler nos dissymétries corporelles et nous permettre d’en devenir conscients puis de les rectifier.
Par exemple, dans la posture de bras de Gomukasana : il est fréquent que d’un côté les mains se touchent et que pour l’autre côté une sangle entre les mains soit nécessaire. On va travailler le côté « faible » pour rétablir sa symétrie et retrouver une circulation énergétique égale des 2 côtés. Pour Gomukasana, il s’agit de l’ouverture de la partie supérieure du thorax, le réalignement de la colonne vertébrale, qui vont améliorer la respiration et la bonne irrigation des organes.

Nous avons tous tendance à plier le côté le plus souple de notre corps, au détriment du côté le plus « raide ». Le côté le moins sollicité va s’affaiblir progressivement et créer une dissymétrie dans la distribution de l’énergie corporelle. La prise de conscience de ces anomalies et la modification de notre schéma corporel, vont contribuer grandement à améliorer notre santé.

Un autre exemple est la posture de Parivritta uttitha trikonasana. Certaines personnes vont toucher le sol à l’extérieur de la jambe avant alors que de l’autre côté, la briques sera nécessaire. Dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter à utiliser le support et au fur et à mesure, la torsion deviendra plus simple et la dissymétrie se lissera.

3 – Substitut aux faiblesses momentanées
Les support vont se substituer temporairement à une musculature défaillante ou à des articulations limitées.
Par ex., redresser le dos si les muscles dorsaux ne sont pas suffisamment puissants et que la mobilité vertébrale est réduite, est extrêmement difficile.

Prendre conscience d’une posture juste et du bonheur d’avoir un dos redressé pendant les quelques instants d’utilisation d’un support, va nous inciter à faire un effort fréquent et quotidien sur la zone à travailler. Devenus conscients de cet état de mieux-être, nous devenons capables d’engager les muscles spécifiques pour nous redresser, ce qui arrivera tout naturellement.

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4 – Exploration d’espaces corporels inconnus
Les supports permettent de découvrir des zones du corps inconnues (inconscientes). Ils vont nous aider à trouver de nouvelles ouvertures (par ex. ouverture de la cage thoracique, des épaules et des coudes, s’aidant de la sangle) ou de réaliser des étirements plus profonds.
Ils vont améliorer la respiration ou nous aider à découvrir des sensations difficilement perceptibles dans les postures classiques : creusement des aines frontales dans les extensions vers l’avant ou en Uttanasana (debout jambes tendues, main près des pieds) par ex.,

5 – Exploration d’espaces de conscience inconnus
Il existe certaines postures dans lesquelles on perd complètement la notion du schéma corporel, au début tout au moins. C’est souvent le cas des torsions où la tête est en bas.
Dans ces postures, l’équilibre est fortement sollicité. Elles sont parfois un peu difficiles à réaliser – surtout au début. L’utilisation des supports telles que les briques de différentes hauteurs, vont se révéler d’une aide précieuse pour comprendre comment se placer sans tomber, avant de pouvoir se séparer des supports.

6 – dépassement des peurs et des limites
Une des fonctions importantes des supports est de prouver à notre corps (et à nous-mêmes !), que nous pouvons aller bien au-delà de ce que nous pensons pouvoir faire. Les supports permettent d’aligner correctement le corps et lorsque celui-ci est prêt, aller dans une posture en étant bien ajusté sera plus simple. Dans pinchamayurasana, la brique sera maintenue entre les mains afin de conserver un bon écartement entre les avant-bras. Ainsi les épaules pourront s’ouvrir d’avantage et nous pourrons monter dans cette posture plus facilement avec moins de peur.
De nombreuses peurs inconscientes sont enfouies au fond de nous-mêmes.

7 – Adaptation aux morphologies individuelles
Les supports sont très utiles pour les personnes âgées ou souffrant de diverses pathologies. Ils sont ajustables en fonction de la morphologie et des problèmes de chaque personne. Un bon professeur ajustera l’utilisation des supports pour chaque élève. Par ex., certains élèves auront besoin d’une assise plus haute, d’autre n’auront pas besoin de support pour s’asseoir.

8 – Détente dans les postures
Les supports vont nous aider à détendre certaines zones pour ressentir et comprendre des points particuliers du travail postural. Ils ne se substituent pas aux postures. En favorisant le relâchement en profondeur, ils vont nous aider à les réaliser de manière plus consciente, donc plus juste.

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9 – Résorption des Points de tension
Les supports révèlent parfois des points de tension spécifiques à dénouer. Epaules fermées ou bassin un peu coincé.
Par ex., s’asseoir sur une brique peu permettre de résoudre les tensions dans les hanches.
Cela permettra le relâchement et peut-être la disparition de quelques douleurs persistantes, dorsales (bas du dos) ou autres.

10 – Maintient des postures
Les bienfaits du Yoga se manifestent surtout, lorsqu’on est capable de tenir les postures très longtemps, avec un esprit calme et paisible, sans essoufflement. Ainsi les postures à priori épuisantes, deviennent régénérantes sur le plan énergétique.
Les supports vont permettre au corps de s’immobiliser et de se relâcher complètement dans une posture et d’en expérimenter les effets profond. Ces effets viennent de la combinaison de l’étirement et du relâchement total.

11 – Utiles à tous
Que l’on soit débutant en yoga ou pratiquant expérimenté, nous avons tous besoin des supports à un moment ou à un autre de notre progression. Ils pourront être différents bien sûr, mais le principe de leur utilisation restera le même.
• Le débutant ou la personne physiquement déficiente utiliseront les supports pour apprendre à se positionner correctement dans les postures,
• Le pratiquant les utilisera pour faire des ajustements subtils, explorer d’autres espaces corporels ou d’autres espaces de conscience. Il les utilisera surtout pour goûter aux bienfaits des postures maintenues longtemps.

Finalité des supports
Tous ces supports ne sont qu’une aide dans notre progression.
Ils doivent être considérés comme une étape. Comme les béquilles d’une personne qui s’est cassée la jambe, nous devrons les lâcher un jour pour avancer librement. Le Yoga concerne notre liberté, pas l’enfermement dans des supports, les querelles d’école ou de principes.
Encore faut-il être capable de bien réaliser la posture, de la tenir longtemps, avec aisance et avec un esprit stable. Là est le Yoga …

Miroirs

Il y a quelques semaines, je vous copiais ici une histoire qui me plaisait beaucoup et que j’avais découvert dans l’ouvrage « CONTES DES SAGES DE L’INDE ». J’avais promis d’en partager une autre, alors là voici !
Je l’apprécie beaucoup et elle est tout à fait d’actualité pour moi. J’espère qu’elle vous parlera aussi…

MIROIRS
« Un homme très imbu de lui-même fit recouvrir de miroirs tous les murs et le plafond de sa plus belle chambre. Souvent il s’enfermait là, contemplait son image, s’admirait en détail, dessus, dessous, devant, derrière. Il s’en trouvait tout ragaillardi, prêt à affronter le monde.
Un matin il quitta la pièce sans fermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d’autres chiens, il les renifla ; comme ils le reniflaient, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient! Le chien mourut, exténué.

Un ascète passait par-là tandis que le maitre du chien, désolé, faisait murer la porte de la pièce aux miroirs.
– Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui dit-il. Laissez-le ouvert.
– Que voulez-vous dire ?
– Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez heureux, le monde l’est. Soyez inquiets, il l’est aussi. Nous y combattons sans cesse nos reflets et nous mourrons dans l’affrontement.
Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les gens ni le monde mais notre seule image.
Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront. »

miroir

Je trouve cette histoire très instructive sur notre façon de nous identifier à des évènements et à les intégrer comme s’ils étaient nous, comme s’ils étaient indissociable de notre personne. Hors il faut s’employer à discriminer, à faire la distinction. Souvent ce que nous percevons comme négatif n’est qu’un simple reflet de notre état mental du moment. De ce fait les choses sont impermanentes et ne sont ni bonnes ni mauvaises. C’est notre « humeur » qui pose un filtre sur le monde et rien d’autre.
Je tente de toujours garder cela dans un coin de ma tête afin de ne pas oublier que c’est moi qui construit ma vie et qui en fait ce qu’elle est.

Back to India

Ca y est la décision est prise, je retourne en Inde à l’été 2017 !
Oui je vous en parle si tôt et je suis déjà pressée comme un citron à la perspective de ce nouveau voyage 🙂
Pourquoi je vous en parle dès maintenant?? Parce que je sollicite vos conseils !
Voilà l’idée,
avec ma copine Joanna, on voudrait partir au mois d’août 2017 pendant quelques semaines.
J’avais en tête le Kerala mais je ne suis pas bloquée sur cette destination particulière. J’aimerais beaucoup pouvoir faire des découvertes pendant une dizaine de jours et ensuite me poser dans un centre yoga pour pratiquer. Evidemment MYSORE serait le top pour poser nos valises et pratiquer le yoga – d’où le fait de passer la première partie du séjour en Inde du sud pour ne pas allonger le trajet.
J’avais pensé à Cochin au départ et puis en questionnant des proches, on me l’a un peu déconseillée. Si l’occasion se présente, j’y passerai mais je n’ai donc plus l’envie d’y rester 10 jours.

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Je n’ai pas forcément envie d’être proche de l’océan mais bon pas trop loin quand même ça pourrait être cool.
J’ai envie de ville à taille humaine à partir de laquelle on pourrait rayonner un peu et se balader.
Pour le centre de yoga, si là aussi vous avez des conseils n’hésitez pas, nous étudierons tout ça avec beaucoup de précision.

Ce nouveau voyage me fait très envie. Lors de mon premier séjour, j’étais « jeune » 😉 et l’idée du voyage me terrorisait un peu. J’avais décidé de passer 15 jours au même endroit avec CASA YOGA (souvenez-vous) et de pratiquer tous les jours. Les autres participants – pour la plupart – venaient pour une semaine de pratique et poursuivaient leur voyage ailleurs en Inde.
Je me souviens qu’une fois sur place la perspective d’enchainer avec des découvertes me séduisait mais je n’avais pas été suffisamment courageuse à l’époque et ne connaissant pas les autres participants, je n’avais pas pris contact afin de poursuivre l’aventure avec des « collègues » de voyage.
Je ne regrette pas car j’ai adoré ce premier séjour et je sais que j’aurais été incapable de faire plus ou autrement. Mais aujourd’hui, avec ce nouveau projet, c’est différent. Je vais partir avec ma copine et le fait d’y être allée déjà une première fois me met plus à l’aise avec l’idée du « parcours ». Ne pas rester au même endroit tout le temps et accepter de faire des étapes.
D’autre part, si nous pratiquons dans une école indienne, les cours seront sans doute dispensés en anglais. Là aussi c’est ce qui m’avait freiné en 2015 – moi et mon anglais déplorable nous n’étions pas tout à fait capables de nous débrouiller. Une fois sur place j’avais découvert que devant la nécessité je ne m’en sortais pas si mal.
Donc maintenant, l’anglais ne me freine plus autant, je trouverai bien une manière de me faire comprendre…. Et l’avantage c’est que Joanna, elle, parle très bien l’anglais 😉 #helpmejoanna

Donc voilà, je suis à l’écoute de vos bons conseils, de vos idées, de vos souvenirs de voyages là-bas.
Je ne manquerai pas de vous informer de l’avancement de ce nouveau projet 🙂
Merci beaucoup