Portrait yoga… Emilie

Retour sur le blog d’une rubrique un peu en stand by depuis plusieurs mois…
Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer une super yogini. Vous la connaissez peut-être d’ailleurs si vous lisez d’autres blogs yoga car elle est la créatrice du blog MY HAPPY YOGA sur lequel elle raconte sa vie yoga et dispense ses bons conseils lifestyle et pratique yoga 🙂
Alors ce n’est pas moi qui vous la présente, c’est elle ! Emilie s’est gentiment prêtée au jeu des questions-réponses et nous permet d’en apprendre un peu plus sur sa vision du yoga.

QUI ES-TU ?
Une yogini blogueuse, curieuse et baroudeuse. Je m’appelle Emilie Leduc, j’ai 32 ans et j’ai décidé de changer de vie il y a 2 ans et demi. Depuis je passe 100% de mon temps à transmettre le yoga.

TES DEBUTS YOGA ?
J’ai croisé le yoga plusieurs fois sur mon chemin avant de tomber complètement dedans en 2012. Cette année-là, j’ai rencontré le Kundalini Yoga, une histoire intense et nécessaire. Puis je me suis tournée vers le ViniYoga, le yoga de Desikachar. Depuis, je suis sans cesse partagée entre tradition et modernité, mélangeant différents styles (vini, kundalini, vinyasa, hatha etc.) mais cherchant à transmettre tous les aspects du yoga (respiration, méditation, philosophie etc.)

UNE POSTURE PREFEREE ?
Sirsasana, la posture sur la tête.
J’aime les postures inversées de manière générale parce qu’elles me remettent les idées en place.

QU’EST-CE QUI TE CHALLENGE DANS LE YOGA ?
Mes élèves. Ce sont eux aussi ma plus grand source d’inspiration.

LA PLUS GRANDE « QUALITE » ET LE PLUS GROS « DEFAUT » DES YOGIS ?
En yoga il n’y a ni bien ni mal, ni qualité ni défaut. En revanche, la plus grande force que m’aura procuré le yoga est probablement d’avoir appris à faire la paix avec moi-même.

PENSES-TU QUE LES YOGIS SONT « BIZARRES » ?
Non je ne pense pas que les yogis soient bizarres. Mais peut être parce que je suis moi même bizarre ahah ! J’ai toujours aimé être un peu à contre-courant et j’ai toujours aimé ceux qui l’étaient.

QUI SONT TES PROFESSEURS OU LES YOGIS QUI T’INSPIRENT ?
Je puise mon inspiration partout et n’ai pas particulièrement de professeur ou de « star » du yoga fétiche.

QUEL EST LE MEILLEUR CONSEIL RECU ?
« Forget the idea of achieving. Keep the idea of practicing ». Oublie l’accomplissement, attache-toi plutôt à la pratique.

QUEL CONSEIL AS-TU ENVIE DE DONNER ?
Si tu as un rêve, donne toi les moyens de le réaliser et fonce.

UNE CITATION ?
La citation de mon compte IG, d’Oscar Wilde: Be yourself, everyone else is already taken.

UN DERNIER MOT POUR LA ROUTE ?
Merci Alex pour cette interview 🙂

Les futurs projets d’Emilie :
En octobre 2017, Emilie organisera une retraite yoga en Tunisie. Ce projet lui tient énormément à cœur.
Cette retraite s’adresse aux yogis débutants comme aux confirmés. Pendant le séjour, tous les aspects du yoga seront aborder à travers la découverte de différents styles de pratique (Hatha Yoga, Vinyasa, ViniYoga et Restorative Yoga etc.).
Du 11 au 15 octobre, Emilie vous propose une déconnexion totale. Yoga et méditation en plein air, excursions pour visiter les alentours, du stand-up paddle, des soirées enrichissantes et surtout repos, relaxation, tranquillité…
Vous trouverez toutes les informations sur cette retraite en cliquant ici.
Et je vous conseille aussi d’aller faire un tour sur son blog très inspirant !

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Portrait Yoga – Alexandra G.

Il y a des personnes comme ça qui croisent votre route et vous savez d’emblée que ce sont des chouettes personnalités…. Et comme j’ai une sympathie naturelle pour toute personne portant le prénom Alexandra, il était évident que ma rencontre avec Alexandra G. allait me marquer….

Alexandra et moi, nous sommes assez différentes et pourtant nous partageons beaucoup de choses… Je le pressentais mais à la lecture de son portrait j’en suis certaine. Notre découverte « hésitante » du yoga, et puis la rencontre avec un guide, la passion d’enseigner, de transmettre, mais aussi notre « amour » commun pour certains professeurs….
Je suis – pour de très nombreuses raisons – ravie de vous la présenter à travers ce magnifique portrait.
Merci énormément Alexandra.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Alexandra, j’ai 28 ans, je suis professeur de yoga depuis un peu plus d’un an maintenant, et pour longtemps j’espère !

Quand as-tu découvert le yoga et pourquoi cette discipline a t-elle intégré ta vie ?
J’ai failli commencer le yoga très tôt, à cause de mes nombreux problèmes de dos (cyphose, scoliose et hyperlordose, la totale !), sur les conseils de ma kinésithérapeute – laquelle m’a d’ailleurs réappris à respirer (j’inspirais en rentrant le ventre, j’expirais en le gonflant…). Mais j’avais 10 ans à l’époque, j’étais extrêmement timide, tout sauf sportive, et l’idée d’intégrer un cours me terrorisait plus que l’état de ma colonne vertébrale.
Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard (il en a fallu du temps !) que j’ai mis les pieds sur un tapis pour la première fois, fin 2011 plus exactement. Je venais de m’inscrire dans une salle située sur l’île Saint-Louis, pour y prendre des cours de pilates et de barre au sol à l’origine, mais en voyant qu’il y avait également des sessions de yoga proposées, je me suis laissée tenter un midi.
Ce tout premier cours fut un désastre, car totalement inadapté aux débutants en dépit de ce que le studio indiquait.
J’ai donc passé une heure à essayer de comprendre ce que la prof baragouinait en sanskrit, à écarquiller des yeux en la regardant pratiquer nauli (le brassage abdominal) comme si c’était parfaitement normal et accessible à tous, alors qu’on aurait dit qu’un alien cherchait à s’extirper de son corps via une césarienne improvisée, et à me retenir de pouffer durant kapalabhati, ma voisine me faisant terriblement penser à un chien en train de décéder dans d’atroces souffrances.
Bref, une expérience mémorable pour une novice ! Je suis sortie de là en me disant « plus jamais ça », mais j’ai croisé au même moment une amie qui allait justement assister au cours d’une autre prof. J’étais surprise de la voir ici, et plus encore de l’imaginer pratiquer toutes ces choses auxquelles je n’avais rien saisi. Face à mon air dépité, alors que j’aurais du sortir radieuse, elle a compris et m’a conseillée de suivre les classes de cette autre professeur (la merveilleuse Alexandra Peyre en l’occurrence). Je me voyais mal retenter le coup, mais elle a insisté et heureusement ! Ça a été le déclic. En yoga, comme en amour, il s’agit simplement de trouver la bonne personne pour nous initier.

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Est-ce que tu penses que le yoga t’a changé ? / Qu’est-ce que cela t’apporte de pratiquer le yoga ?
Le yoga est inévitablement synonyme de changement, d’évolution, et c’est d’abord par goût pour cette transformation profonde qui s’opérait en moi et dont je sentais les effets après chaque séance, que je suis revenue pratiquer quotidiennement (parfois même deux fois par jour au début !) dès ce second cours. Je me suis très vite sentie plus forte, physiquement et mentalement, plus sereine – plus à même de vivre à fond, tout simplement.
Il y a quelque chose de magique, de grisant lorsqu’on débute le yoga, ce sentiment de se réapproprier enfin son corps, comme s’il avait appartenu à une autre personne jusque là… On se redécouvre, on vient à sa propre rencontre, et la vie semble tellement plus facile ensuite ! Ce n’est pas évident à expliquer sans tomber dans la niaiserie… Il y a de réelles similitudes à mon sens entre une relation amoureuse et la pratique du yoga : quoiqu’on que l’on y cherche, on trouve davantage – l’exploration est perpétuelle.

Penses-tu que le yoga ait pénétré d’autres sphères de ta vie ? Si oui, de quelle manière ?
Bien sûr, si l’on pratique régulièrement, le yoga finit par avoir une incidence dans beaucoup d’autres domaines de notre existence, et davantage encore lorsqu’on l’enseigne ! C’est très surprenant d’ailleurs, on ne s’attend pas à remettre en cause ou voire à changer nos habitudes, notre façon d’être, juste parce qu’on décide un jour de pousser la porte d’un studio et de s’asseoir en tailleur sur un tapis ! Et pourtant…
Pour ma part, je ressens l’influence du yoga dans toutes les sphères de ma vie : professionnelle évidemment, amoureuse, familiale… Mon sens des priorités s’est affûté, je perds moins mon temps en futilité, je sais exactement ce que je veux et surtout, je m’autorise à écouter cette boussole interne. Mes amis me trouvent désormais ennuyeuse, vieille, moi je me sens enfin adulte, posée. Et c’est tellement bon ! Je n’aime plus sortir le soir, gaspiller mon énergie dans des endroits bruyants, inintéressants, me coucher tard… Ouais, je dois être super chiante en fait, mais ça ne me pose aucun problème !
Via l’enseignement, le yoga m’a aussi permis d’améliorer ma relation à l’autre : j’étais quelqu’un d’assez timide, peu encline à échanger avec les gens, et maintenant, je me surprends à parler avec n’importe qui dans la rue, dans le métro, juste par plaisir. C’était pourtant pas gagné !
Bref, ce ne sont là que quelques exemples, mais j’en ai des tas… Je n’ai même pas mentionné à quel point mon alimentation et ma façon de me soigner ont changé, elles aussi. Tout cela fonctionne ensemble au final, et c’est précisément ce que j’entends lorsque je dis que l’exploration est perpétuelle et qu’on trouve bien plus à la longue que ce qu’on croit chercher.

Est-ce que tu as une posture préférée ?
Deux en fait, que je pratique quasi quotidiennement : viparita karani (legs up the wall), parce qu’il s’agit d’une inversion tout en douceur, sans effort, multi-fonctions (idéale avant de dormir, mais aussi en cas de coup de pompe – la magie du yoga !) et supta matsyasana (supported fish pose), la version yin du poisson qui permet de travailler l’ouverture du coeur, tranquillement là aussi, mais intensément toutefois car l’on y reste plusieurs minutes – rien de tel pour libérer les tensions émotionnelles et physiques logées au centre de la poitrine.

Qu’est-ce qui te challenge, ou te semble compliqué dans le yoga ?
Je pourrais aller au plus évident et répondre d’office « toutes les postures d’équilibre sur les mains ! » car c’est véritablement ma bête noire, mais en réalité, le plus dur, c’est le yoga au-delà du tapis, d’appliquer tout ce que l’on apprend durant notre pratique, au quotidien. Les asanas, le travail du souffle, c’est une chose, mais parvenir à garder son calme quoi qu’il arrive, ou bien à faire preuve de bienveillance envers soi-même et autrui, sans jugement, en permanence, en voilà des défis ! Et c’est là que le « vrai » yoga commence, celui qui nous challenge tous un peu plus qu’on ne le pense.

Comment et pourquoi t’est venu l’envie d’enseigner le yoga?
Tout simplement par désir de partager cette fascinante découverte qui changeait doucement ma vie, d’offrir au plus grand nombre ce même cadeau qui m’avait été donné quelques années auparavant.
Au début, je me suis contentée de vanter les mérites du yoga à quiconque prêtait une oreille attentive et un esprit ouvert, puis j’ai commencé à proposer des astuces à mes proches – quelques conseils d’asanas, de pranayama contre les désagréments du quotidien qu’ils pouvaient rencontrer (insomnie, stress, jambes lourdes… ce genre de choses) – avant de leur donner finalement des cours particuliers de temps à autre.
Je n’étais pas encore formée ni ne songeais à devenir prof, mais j’avais envie d’aider mon entourage à se sentir mieux, autant que possible, de montrer aux gens que la solution à bien des problèmes se trouvait en eux, à portée de main.
En 2014, j’ai travaillé durant quelques mois à l’accueil d’un grand studio de yoga, j’étais au contact de merveilleux professeurs, aussi doués que généreux, j’aimais les écouter donner leurs cours depuis mon bureau, je baignais complètement dans le milieu et m’en imprégnais chaque jour un peu plus ; tant et si bien qu’à force, ce qui germait déjà en moi depuis un moment a fini par éclore : j’ai réalisé que je voulais enseigner à mon tour.

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Peux-tu parler en quelques mots de ta formation ? De tes professeurs ?
J’ai suivi une formation de 200 heures en Hatha avec l’école Samyak Yoga, basée en Inde, puis le module « Bases et yoga sans dégâts » à l’institut De Gasquet, ainsi qu’un « Teacher Enhancement » auprès d’Elena Brower à Londres, et récemment, je me suis formée au Yin yoga avec le grand Biff Mithoefer.
On accorde beaucoup d’importance aux formations, mais il me semble que ce qui nous forge réellement en tant qu’enseignant, ce sont les professeurs dont on suit les cours avec assiduité. Ceux dont nous suivons les teacher training, aussi compétents puissent-ils être, ne nous connaissent que sur 50 ou 200 heures, parmi une foule d’autres élèves qui plus est…
J’ai énormément appris lors de ces quatre formations, mais pas autant qu’en assistant chaque mercredi au cours de Marc Holzman par exemple, lorsqu’il était à Paris. Lorsque je sens que j’ai besoin d’aller à un cours, non seulement pour mon propre plaisir, mais aussi pour gagner en inspiration, je me tourne vers Alexandra Peyre, celle par qui tout est arrivé, ou Anne-Gaëlle Guillot en yin. J’aurais bien cité Patrick Frapeau également, mais c’est déjà une évidence, non ? 😉
Il y a aussi, Dieu merci, cette merveilleuse invention qui a révolutionné ma vie : Yogaglo. Chaque semaine, je pratique avec Elena Brower, ma prof préférée. Je la trouve fascinante par sa simplicité complexe (oui, c’est un oxymore, je sais, mais c’est justement ça !) : elle incarne tout ce que j’aime dans le yoga, ses cours sont rarement rapides, et ils sont pourtant très intenses, ses mots vont droit au but, tout en touchant à quelque chose de plus absolu.

Quel(s) style(s) de yoga pratiques-tu et enseignes-tu ?
J’enseigne le hatha et le yin, car ce sont les styles de yoga qui me parlent et me ressemblent le plus, mais j’aime contrarier un peu ma nature et contrebalancer ce vers quoi je tends spontanément en assistant à des cours plus « dynamiques », et c’est pour cette raison que je pratique beaucoup le vinyasa, même si ce n’est pas ce que je préfère (non, je ne suis pas maso, j’essaie juste de calmer mon côté « kapha » !). Aussi, j’ai commencé depuis peu le kundalini, qui me déroute énormément, me vide à fond, bref, me permet de sortir plus que jamais de ma zone de confort, ce qui est toujours bon à prendre !

Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné ?
Il ne s’agit pas vraiment d’un conseil que l’on m’a donné, mais d’une phrase d’Elena Brower dont j’essaie de me souvenir lorsqu’une opportunité se présente et que j’hésite par peur : « When you’re afraid, it’s because something great is about to happen ».

Quel(s) conseil(s) donnes-tu à tes élèves ?
Je leur rappelle de prendre leur temps, à la fois dans les postures, mais aussi pendant les transitions, de ne pas enchaîner trop vite par soif d’effort, de performance, et plutôt de faire régulièrement quelques pauses – ne serait-ce que l’espace d’une respiration – pour ressentir les bienfaits de ce qu’ils viennent de pratiquer, pour que cela ait du sens à la fois dans le corps et dans le mental. Il me semble qu’on oublie souvent l’aspect fondamental, thérapeutique du yoga, au détriment de sa facette esthétique, acrobatique. C’est non seulement dommage, mais surtout risqué : quand l’ego prend le dessus, on ne respecte plus nos limites, ce qui entraîne parfois des blessures…

Un dernier mot pour la route
Pour conclure : prenez votre temps, soyez doux avec vous-mêmes, à l’écoute de votre corps, mais sachez aussi faire preuve d’un minimum d’audace, sans craindre d’embrasser le changement de temps à autre pour sortir un petit orteil hors de votre zone de confort et de vos habitudes ! C’est lorsque l’on arrive à se surprendre soi-même que l’on offre au monde une chance de nous surprendre également.

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Portrait yoga…. Patrick Frapeau

Vous connaissez maintenant mon AMOOOUUUUR pour mon professeur de yoga – Patrick Frapeau. Vous savez à quel point j’aime suivre ses cours, ses ateliers, partir en week end yoga avec lui…. Je vous ai chaudement recommandé de prendre ne serait-ce qu’un cours avec lui afin de pouvoir vous faire votre propre opinion (et ne pas penser que je suis son attachée de presse) !

J’ai longuement hésité avant de demander à Patrick de répondre à ces quelques questions. Car même si j’aimerais jeter son talent à la face du monde pour que chaque personne sur cette terre puisse savoir quel excellent professeur il est, parfois j’aimerais le cacher, afin de le garder pour moi toute seule… Oui je vois, vous pensez que je suis folle, et vous n’avez sans doute pas tord, mais voilà, c’est comme ça, les cours de Patrick sont souvent bondés et je me dis que si je continue d’en parler comme cela sur le blog (avec ma petite audience), il faudra bientôt investir dans un hangar pour suivre ses cours !!!!

– Patrick lira certainement ces lignes et je vois déjà sa tête – il est si humble qu’il ne se rend pas compte de l’influence qu’il a sur moi.

Enfin bon, je ne sais pas si vous partagez mon excitation, mais voici en quelques lignes, le portrait de MON professeur de yoga – PATRICK FRAPEAU.

Patrick

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
– Je suis professeur de yoga , j’enseigne depuis 10 ans l’Ashtanga et le Vinyasa. Je suis aussi masseur, je pratique le massage thai et la réflexologie. J’ai été danseur, comédien, acrobate aérien pendant 20 ans. J’ai co-géré deux bars, j’ai été attaché de presse…
Je viens de Paris et sa région.

Quand et comment as-tu commencé le yoga ?
– J’ai commencé le yoga il y a 15 ans avec ma prof de danse de l’époque qui suivait une formation de yoga Iyengar. Elle incorporait dans sa barre au sol certains asanas qui ont éveillé ma curiosité. Puis s’en suit une période dans le Hatha yoga  avec la méthode Nil Hahoutoff. A l’époque j’avais des insomnies… Et j’entends parler du Mysore style qui se pratique très tôt le matin. L’Ashtanga ne m’était pas totalement inconnu car j’avais acheté quelques mois auparavant le manuel de John Scott grâce auquel je pratiquais seul chez moi.
L’Ashtanga reste depuis ce temps ma pratique quotidienne.

Est-ce que tu penses que le yoga t’a changé / Qu’est-ce que cela t’apporte de pratiquer le yoga ?
– Je pense que les changements sont déjà là, en place, prêts à éclore. Pour paraphraser Eric Baret, c’est un pressentiment qui s’exprime. Le yoga a été pour moi l’expression du changement qui s’opérait en moi depuis longtemps ; comme une fête.

Penses-tu que le yoga ait pénétré d’autres sphères de ta vie ? Si oui, de quelle manière ?
– Le yoga a pénétré toutes les sphères de ma vie mêmes les plus obscures. Le yoga m’invite à plus d’écoute.

Est-ce que tu as une posture préférée ?
– Ma posture préférée est sirsasana (la posture sur la tête).

Qu’est-ce qui te challenge, ou te semble compliqué dans le yoga ?
– Certains préceptes sont difficiles à appliqués dans nos sociétés modernes. Je prends ces obstacles comme des cadeaux qui me permettent de me questionner, de me réajuster, de m’aligner.
Mais ce qui me paraît le plus compliqué est l’enseignement.

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Comment et pourquoi t’est venu l’envie d’enseigner le yoga?
– Mon professeur de l’époque m’a proposé de suivre la formation qu’il mettait en place. Comme je n’avais pas les moyens de me l’offrir, en échange je donnais des cours dans le centre ou avait lieu la formation. J’ai adoré et j’ai continué.

Peux-tu parler en quelques mots de ta formation ? De tes professeurs ?
– Cette formation était de 200 heures et calquée sur le modèle Yoga Alliance. J’ai eu la chance de la faire avec mon professeur qui me suivait depuis quelques années et dont je continuais à suivre l’enseignement pendant les modules de formation. J’ai continué à le suivre après.
Tout en enseignant moi même, je continuais de l’assister sur des stages, des ateliers. Nous avons même partagé un programme de Mysore. J’ai suivi d’autres formations notamment en Anusara, en Pranayama, en Hatha yoga… Parallèlement à tout cela j’ai fait de nombreux voyages en Inde et notamment à la kpjayi de Mysore ou j’ai étudié plus d’une année auprès de Sharat.
En 2013 je suis  devenu professeur autorisé niveau 2 (autorized teacher level 2). A cette occasion je l’ai assisté tous les matins.
Tous les ans j’y retourne pour pratiquer.

Quel(s) style(s) de yoga pratiques-tu et enseignes-tu ?
– Je pratique l’Ashtanga , j’enseigne l’Ashtanga et le Vinyasa.

Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné ?
– Relax (Sharat)

Quel(s) conseil(s) donnes-tu à tes élèves ?
– Un conseil est personnel il ne peut pas s’appliquer à tous.

Un dernier mot pour la route ?
– Santé

Portraits yoga…. Eric et Caroline

Aujourd’hui, c’est le retour du portrait yoga ! Je suis très heureuse de vous présenter non pas 1 mais 2 yogis rencontrés en Inde et avec qui j’ai passé une excellente semaine lors de la retraite organisée par CasaYoga.

Je vous laisse en leur compagnie 🙂

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots (prénom, âge, profession…) ?
Eric, 44 ans, journaliste, marié, 2 enfants
Caroline, 42 ans, je travaille pour plusieurs chaînes de télévision jeunesse en tant que directrice des antennes. Je suis en couple avec Eric et j’ai 2 enfants.

Depuis combien de temps faites-vous du yoga et pour quelle(s) raison(s) avoir commencé ?
ERIC : Je m’y étais déjà un peu intéressé à l’âge de 18 ou 20 ans, mais j’ai vraiment débuté il y a environ deux ans, deux ans et demi. Ca s’est fait un peu par hasard, à la salle de sports où je suis inscrit : après une heure de renforcement musculaire particulièrement exténuante, le cours suivant était un cours de yoga. J’étais épuisé, en nage, mais la prof m’a dit que c’était une forme de yoga plutôt cool (yin ?). J’ai essayé, ça m’a plu et j’ai poursuivi jusqu’au jour où elle a été remplacée par une autre prof qui, elle, m’a fait découvrir le vinyasa.
CAROLINE : J’ai fait du yoga pour la première fois il y a 13 ans, mais à l’époque je n’ai pas accroché. Je m’y suis remise il y a un an et demi environ, et j’ai enfin compris ce que le yoga pouvait m’apporter, la connexion du corps et de l’esprit, une pratique spirituelle, une manière d’envisager la vie.

Où pratiquez-vous ? Quel(s) styles de yoga ?
ERIC : Je pratique à la salle de sports, principalement du vinyasa l’an dernier car la prof, Enora, était vraiment géniale. Avec le vinyasa, je ne faisais pas d’autre activité avant : j’arrivais juste pour les 90 minutes de cours et ça me suffisait largement. Après quelques séances j’étais accro, mais malheureusement Enora est partie à l’autre bout du monde et son cours n’est plus assuré… Du coup je fais du yoga tranquille, comme une forme de stretching après avoir couru, mais je vais essayer de trouver d’autres cours de vinyasa.
CAROLINE : Je pratique le yoga vinyasa au studio CasaYoga crée par Delphine Denis. Mon premier cours avec elle fut une révélation, j’ai tout de suite adhéré à sa pédagogie. Sa bienveillance et son exigence m’ont beaucoup fait progresser.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le yoga ? Qu’est-ce qui vous challenge ?
ERIC : J’adore le vinyasa car c’est ultra complet. On fait travailler l’ensemble du corps avec des mouvements à la fois amples et toniques, parfois exigeants mais toujours en douceur grâce à la respiration. J’ai tout de suite aimé le côté ludique des différentes postures, notamment la série de mouvements dans la salutation au soleil, et bien sûr le challenge d’arriver à faire des trucs que je pensais réservés aux gymnastes de 12 ans, moi qui était à peu près aussi souple qu’un bâton ! J’aime aussi le fait de partager cette activité avec Caroline, même si on n’en fait que rarement ensemble.
CAROLINE : Chacun peut trouver sa place dans la pratique du yoga et peut y prendre ce dont il a besoin. Le yoga me permet avant tout de me centrer, c’est un travail d’acceptation et d’ouverture : à soi, aux autres, à la vie. J’aime l’énergie et les sensations subtiles que ça me procure. J’aime sentir que je progresse dans ma pratique et qu’à chaque fois je peux aller un peu plus loin dans la posture et dans la compréhension de ce que je vis ici et maintenant. Le yoga me permet de me dépasser en douceur, en me respectant et d’être moi-même.

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Est-ce que l’enseignement que vous suivez a des influences sur votre façon de vivre ?
ERIC : Je ne sais pas si c’est l’enseignement du yoga en soi, mais il est clair que d’une manière générale on se sent mieux après une activité physique. Le yoga m’apporte une souplesse, une relaxation et un dynamisme que j’apprécie après une séance de course à pied, par exemple. J’aime aussi ce sentiment de pouvoir « dialoguer » avec toutes les parties du corps et de « respirer » par le dos, les bras, etc. C’est plus original que par la bouche et le nez !
CAROLINE : Parallèlement je suis une formation en Gestalt thérapie, une thérapie centrée sur la transformation et la conscience de ce qui se passe dans l’ici et maintenant. Ma façon d’envisager la vie évolue et ma pratique du yoga aussi. C’est un tout, et de manière naturelle j’en suis venue aussi à changer mon alimentation. Je prends goût à prendre soin de moi 😉

Pouvez-vous raconter un souvenir fort, une anecdote ou une expérience lié(e)s au yoga ?
ERIC : Un souvenir fort : ma première position sur la tête (coudes au sol, je ne sais jamais comment elle s’appelle), guidé par Enora (encore elle !). Au début contre un mur, par sécurité, puis très vite sans rien. Ca m’a paru tellement facile que je n’en revenais pas ! Ce n’est pas une question de force, juste d’équilibre, de volonté et de dialogue avec son corps. Il faut savoir parler calmement à son dos pour qu’il reste bien droit, trouver les mots justes pour que les pieds remontent petit à petit, etc. Et ça vient tout seul ! Une expérience récente : la découverte de l’Inde (ou plutôt d’une infime partie de l’Inde !), lors d’un stage de yoga avec Caroline, organisé par le studio où elle est inscrite (CasaYoga). C’est un pays fascinant et ça fait un mois que je ne pense qu’à y retourner dès que possible…
CAROLINE : Nous sommes partis en Inde, Eric et moi, faire une retraite de yoga avec Delphine et le studio CasaYoga. J’ai adoré pratiquer le yoga quotidiennement et en plus dans un cadre magnifique en pleine nature avec le chant des oiseaux. J’ai pris conscience de l’importance que le yoga prenait dans ma vie et du bien-être que ça me procure. C’était aussi la première fois que je faisais du yoga avec Eric et c’était chouette de partager en couple cette expérience.

Un dernier mot pour la route ?
ERIC : Namaste !
CAROLINE : Partir en Inde a été une incroyable expérience, j’ai adoré la culture indienne. Ca m’a donné très envie de découvrir d’autres styles de yoga.