Fiche anatomie : La main

J’avais déjà fait une fiche anatomie sur le pied… Normal que la main y passe à son tour !

La main (du latin : manus «côté du corps») est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C’est un organe capable notamment de saisir et manipuler des objets. Chez l’Homme, la main est un organe extrêmement développé et important, elle dispose d’une palette d’actions très large. Située à l’extrémité des deux membres supérieurs, chaque main possède cinq doigts qui apportent une contribution majeure au sens du toucher.
Elle est également un moyen d’expression quand elle complète la parole, ou sert d’articulateur en langue des signes.
Elle est aussi un instrument de mesure et un symbole dans les écritures égyptiennes anciennes ou dans la langue chinoise – ou bien encore dans de nombreuses religions. Elle fut aussi un des premiers « modèles » d’art puisqu’on retrouve des empreintes de mains dessinées sur des grottes.

ANATOMIE HUMAINE
La main est constituée d’une partie proximale, élargie, à laquelle sont appendues cinq structures cylindriques, les doigts. On lui décrit une face palmaire (ou antérieure) et une face dorsale (ou postérieure), une extrémité proximale (ou supérieure) et une extrémité distale (ou inférieure), et un bord latéral et un bord médial.
La partie proximale peut être divisée en trois parties : l’éminence thénar, latérale, le creux de la main, central, et l’éminence hypothénar, médiale. Elle comporte sur sa face palmaire (la paume) trois plis de flexion, les lignes de la main.
Les cinq doigts sont appelés le pouce, l’index, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire. Ils comportent sur leur face palmaire deux plis de flexion, à l’exception du pouce qui n’en a qu’un seul. L’extrémité distale de chacun des doigts comporte, sur la face dorsale, une structure indurée, l’ongle.

SQUELETTE
Le squelette d’une main d’un adulte comporte en principe 27 os, répartis en trois groupes : le carpe, le métacarpe et le squelette des doigts. Toutes les articulations de la main sont synoviales.
Le carpe comporte huit os courts, Le métacarpe comporte cinq os longs et le squelette des doigts compte quatorze os longs, les phalanges. Chaque doigt comporte trois phalanges, à l’exception du pouce, qui en comporte seulement deux. Les phalanges sont située dans l’axe de chaque doigt.

MUSCULATURE, INNERVATION ET VASCULARISATION
La musculature de la main se compose, d’une part, des 21 muscles intrinsèques, que l’on peut diviser en trois groupes, latéral, central et médial ; d’autre part, des tendons des 15 muscles extrinsèques, que l’on divise en deux groupes, palmaires et dorsaux. Les corps des muscles intrinsèques sont situés dans la partie proximale de la main, tandis que les corps des muscles extrinsèques sont situés dans l’avant-bras. Ainsi, les doigts contiennent uniquement des tendons.

Dans le groupe des muscles intrinsèques on trouve le court abducteur du pouce, le court fléchisseur du pouce et l’adducteur du pouce, le court fléchisseur du petit doigt, l’abducteur du petit doigt…etc.
Pour les muscles extrinsèques, on note les tendons des muscles fléchisseur radial du carpe (ou grand palmaire), long palmaire (ou petit palmaire) et fléchisseur ulnaire du carpe (ou cubital antérieur), mais aussi le fléchisseur profond des doigts… etc.

L’innervation de la main est assurée par trois nerfs : le nerf médian, le nerf ulnaire (ou cubital) et la branche superficielle du nerf radial.

La vascularisation de la main fait intervenir deux artères, les artères radiale et ulnaire (ou cubitale) et plusieurs veines, les veines radiales, ulnaires (ou cubitales), céphalique et basilique.

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BIOMECANIQUE
A partir de la position de repos, le poignet dispose de deux degrés de mobilité : Les mouvements de latéralité (abduction et adduction) et les mouvements de flexion ou d’extension.

PHYSIOLOGIE
La plupart des êtres humains ont une main nettement plus habile que l’autre. Il s’agit souvent de la main droite (près de 80 % des Français sont droitiers, par exemple – un peu plus souvent les filles que les garçons, puisque seuls 30 % des gauchers sont des gauchères. De cette différence sont nées les conventions d’orientation. La main «malhabile» tire ses divers noms (gauche, blessée, penecho, seneco, senestra, stanca, left…) d’adjectifs négatifs ou est à l’origine d’adjectifs négatifs, quand ce ne sont pas les deux à la fois : le mot gauche vient par exemple de gauchir (blesser) et peut à présent avoir le sens de malhabile ou maladroite.
Une personne qui est aussi à l’aise avec la main droite que la main gauche est dite ambidextre.

PATHOLOGIE
En raison de ses fonctions et de ses particularités anatomiques et « topographiques », la main est l’une des parties du corps les plus exposées aux blessures, aux micro-traumatismes, aux contaminations microbiennes exogènes, aux polluants non inhalés et non ingérés et à certaines infections sources de dermatoses infectieuses. C’est d’ailleurs sur le biofilm naturel des mains que l’on trouve le plus grand nombre de bactéries dont la plupart font partie de notre microflore commensale et ne deviennent pathogène que s’ils pénètrent et traversent la barrière de la peau sans être éliminés par le système immunitaire. Les ongles (mais aussi la peau) peuvent être infectés par des micro-champignons ou s’incarner.
Les produits chimiques et certains savons ou produits cosmétiques ou tatouages temporaires mis en contact avec la peau sont sources de dermite irritative, eczéma de contact, hyperkératose, atrophies, etc.

La main contient de nombreux petits os, tendons et un système tendineux, musculaire et vasculaire complexe et soumis à de nombreux micro-traumatisme (la main est fréquemment touchées par les problèmes articulaires (tendinites, arthrites, rhumatisme, etc.)
Il y a plus de risques qu’elles soit coupée, piquée ou subisse des écrasements et brûlures qui sont des sources possibles d’infections ou de séquelles handicapantes. Les problèmes d’engelures, d’abrasion de peau ou de cloques y sont plus fréquents ;
Étant moins protégée par les vêtements, elle est fréquemment la cible des moustiques, peut être aussi en raison de molécules émises par la peau ou son biofilm bactérien.
La peau des mains est fortement susceptible d’entrer en contacts avec de nombreux parasites (ex : galle), microbes, polluants ou allergènes.

Au fur et à mesure du vieillissement, les mains portent les marques de nombreux stimulis physiques (froid, gel, chaud, pression, frictions sources de cals et cicatrices), etc. Elles portent les marques du soleil (rides, colorations et parfois de cancer de la peau…). Avec l’âge, elles perdent de leur force, de leur précision et peuvent trembler.
Elles sont le lieu privilégié des signes de troubles émotionnels et du comportement ainsi que de « maladies systémiques » (diverses formes du lupus, dermatomyosite, rhumatismes inflammatoires…).

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LES MAINS ET LE YOGA
Il y a énormément à dire sur l’importance des mains dans le yoga, les mudra nécessiteraient un article à part entière (j’avais déjà rédigé un article sur les mudra, je vous en prépare un autre).
Au-delà de cette gestuelle symbolique, les mains et les poignets sont parfois mis à rude épreuve pendant les cours de yoga. Dans la salutation au soleil, dans adhomukha svanasana, dans chaturanga, dans bhujangasana (le cobra) ou urdhvamukha (chien tête en haut)… mais aussi dans certaines postures d’inversion comme urdhva dhanurasana (le pont) ou adhomukha vriksasana (l’équilibre sur les mains). Lorsqu’on se retrouve dans ces postures, nos mains deviennent nos pieds, elles sont notre lien avec le sol et deviennent le temps de la posture nos racines, notre ancrage avec la terre. D’où l’importance de bien les positionner et de les plaquer dans le sol du talon de la main jusqu’au bout des doigts… D’autre part, si les mains sont mal positionnées, les poignets souffrent et les lésions ou traumatismes du poignet sont autrement plus graves et invalidants que les blessures de la main (entorse, foulure, poignet cassé, tendinite….). Il faut donc porter une très grande attention aux mains, à leur position sur le tapis et à la manière dont nous les utilisons pour répartir nos force et le poids de notre corps.

Maintenant que vous savez tout sur vos mains, prenez garde en pratiquant, soyez vigilants au moment des asanas et n’oubliez pas qu’énormément d’énergie circule jusqu’au bout des doigts, alors lorsque vous prendrez un mudra, ayez cela à l’esprit, votre pratique s’en trouvera vraiment modifiée.

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Le plancher pelvien

Le plancher pelvien…. Vaste sujet et notion souvent abordée en cours de yoga…. Le plancher pelvien, on en parle, on le fait « travailler », on croit savoir où il se situe…. Mais tout cela sera plus clair – je l’espère – après cet article.

ANATOMIE
Le plancher pelvien est un ensemble de muscles, de tissus et de ligaments dans la zone du petit bassin. Il constitue le périnée, qui soutient les organes génitaux chez la femme, ainsi que l’anus et la vessie chez l’homme et la femme. Son rôle est de contrôler l’ouverture de l’urètre, de l’anus et du vagin, mais aussi d’éviter la descente des organes, ce que l’on appelle le prolapsus. Fragilisé, par certains sports ou par un accouchement par exemple, le plancher pelvien nécessite parfois d’être rééduqué.

Cette région se présente différemment chez la femme et chez l’homme.
Dans les deux sexes, le périnée possède un orifice en forme de losange presqu’entièrement obturé par des muscles et des aponévroses (membranes de consistance fibreuse enveloppant les muscles et constituant une séparation entre eux). Par cette ouverture apparaissent une partie des organes génitaux internes et le canal anal.
Le périnée est constitué de plusieurs couches musculaires que l’on appelle des plans, dont les plus profonds sont le muscle releveur de l’anus et les muscles ischiococcygiens. Au niveau du plan musculaire moyen on trouve le muscle transverse profond et le sphincter de l’urètre e enfin au niveau superficiel on retrouve le sphincter de l’anus et les muscles transverses superficiels, constricteur de la vulve chez la femme.

L’engagement de l’urètre après sa sortie du sphincter, et le scrotum (qui est la poche contenant les testicules), ainsi que la ligne saillante de la peau et enfin l’anus, font partie du périnée chez l’homme.

Différences hommes/femmes : Le périnée de la femme est plus compliqué que celui de l’homme. Il comprend la vulve et l’anus qui sont séparés par une zone de peau plus ou moins importante suivant les femmes. Cette zone du périnée, de nature fibreuse (c’est-à-dire relativement solide), permet le soutien des organes génitaux internes (utérus, vagin). Le prolapsus des organes génitaux internes (déplacement de ces organes) est secondaire à la destruction de cette partie.

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PLANCHER PELVIEN HYPOTONIQUE
Une étude publiée récemment affirme que 50% des femmes seraient au cours de leur vie à un moment donné confrontée au problème d’incontinence urinaire, qu’elles aient donné naissance ou non. Ces statistiques sont surprenantes et du coup – assez difficilement vérifiables dans la vie de tous les jours. Comment savoir si notre périnée ou celui de nos élèves manque de tonicité…. BON ok, le nôtre on peut tout de même s’en rendre compte mais même si les ennuis induits par un périnée abimé ont l’air évidents, je ne sais pas si on attribue toujours correctement le symptôme à la bonne cause. Voilà pourquoi il est indispensable de faire travailler le plancher pelvien en douceur mais aussi l’assouplir.
L’incontinence n’est qu’un des aspects du dysfonctionnement du plancher pelvien dans le cas où le plancher pelvien est faible, hypotonique, c’est généralement à la suite d’un accouchement ; quand les muscles sont tendus ou hypertoniques d’autres maux peuvent apparaître tel que cystites, uriner fréquemment, vessie douloureuse, mal dans les lombaires, et chez les hommes, problèmes de prostate. Généralement le problème d’incontinence est dû à l’hypotonicité mais peut être aussi dû à des muscles hypertoniques qui lâchent à un moment donné, attention les coureurs !

PLANCHER PERLVIEN ET YOGA
Un exercice, contracter, contracter et contracter, comme si vous essayiez de vous arrêter d’uriner, mais pas seulement, il faut AUSSI apprendre à relaxer le plancher pelvien.
Le plancher pelvien est en relation avec Mula bandha (verrou racine), il est constitué de 16 muscles, ils sont plus efficaces en travaillant ensemble, il est donc plus facile de les visualiser en temps qu’unité : UN TOUT.

UN EXERCICE POUR RESSENTIR
S’asseoir en tailleur, observer la respiration et visualiser les muscles comme un hamac maintenu par les 4 coins du pelvis, sentir les os des fessiers, l’os pubien devant et le coccyx derrière, ces 4 points définissent l’espace du plancher pelvien. Avec l’image du hamac en tête, travailler avec la respiration, imaginer le hamac bouger avec le vent. Le plancher pelvien bouge avec le diaphragme, en inspirant, le diaphragme descend et le plancher pelvien aussi, en expirant ils remontent tous les deux. Une fois le mouvement identifié, accentuer chaque fin de cycle respiratoire, relâchant et engageant jusqu’à ce que les muscles du plancher pelvien deviennent « familiers ».
Il est plus efficace de travailler le plancher pelvien en entier que de faire une petite contraction rapide qui ne travaille qu’au niveau des sphincters.

ASANA POUR LE PLANCHER PELVIEN
Les quelques exercices suivants amélioreront à la fois la contraction et la décontraction des hanches, du plancher pelvien et des transverses, ce qui aide à la stabilité du pelvis.

– Sur le dos : Allongé, et genoux pliés, pieds séparés largeur du bassin, un block ou un ballon entre les genoux, inspirer profondément, expire commencer à presser les genoux sur le ballon en soulevant le plancher pelvien et en tirant les transverses vers l’épine dorsale tout en gardant les pieds et le dos au sol, les lombaires vont légèrement s’aplatir. Sur l’inspire, détends les transverses et relâche le pelvis sans lâcher le ballon.
– Setu Bandhasana / demi-pont : Placer les pieds largeur du bassin proche des fessiers. En inspirant, pousser sur les pieds et lever les hanches en maintenant l’abdomen et pelvis détendu. Expirer et doucement abaisser les hanches jusqu’au sol en soulevant le plancher pelvien et ramener le nombril vers l’intérieur fermement.
– Supta badha Konasana / Papillon allongé : On commence dans la même position, mais pieds ensembles, en inspirant, relâcher le plancher pelvien, les transverses, les hanches et laisser les genoux tomber vers le sol en ouverture. Expire et ramener vos genoux à la position initiale en remontant le pelvis et en ramenant le nombril vers l’intérieur et le haut. A la fin de l’expiration, accentuer brièvement la contraction musculaire.
– Supta Prasarita Padangusthasana : S’allonger perpendiculairement au mur, jambes contre et fessiers aussi. En inspirant ouvrir les jambes en grand, relâcher l’abdomen et le plancher pelvien. En expirant, soulever le plancher pelvien, contracter les transverses et ramener les jambes ensembles, pressant les genoux l’un contre l’autre à la fin de l’expire.

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– Viparita Karani / chandelle contre un mur : Toujours contre le mur, placer un bloc (ou couverture pliée pour obtenir une certaine hauteur) sous les fessiers et laisser la partie supérieure du dos et les épaules se relâcher au sol. Garder les pieds alignés avec les genoux et les hanches, (sinon utiliser une ceinture au dessus des genoux), détendre complètement l’abdomen, le plancher pelvien et simplement observer votre respiration et l’interaction entre le diaphragme et le plancher pelvien.
– Ushtrasana / Le chameau : Sur les genoux écartés à la largeur du bassin, buste relevé et fesses décollées des talons. Les pieds sont crochetés dans le sol ou dessus des pieds à plat en fonction de la souplesse du dos. Placer les mains dans le bas du dos (zone lombaire) et ouvrir la poitrine en amenant le regard vers le haut. En inspirant, pousser le pubis vers l’avant afin de garder les hanches au-dessus des genoux et projeter la poitrine vers le ciel pour ouvrir la zone du cœur et cambrer le dos (flexion arrière). Amener ou non les mains sur les talons respectifs et relâcher la tête vers l’arrière.
– Shalabhasana / La sauterelle : Allongé sur le ventre, déposer le menton au sol ou, si cela est plus confortable, tourner la tête sur le côté et déposer la joue au sol.  Les bras sont placés sous l’abdomen. Les mains sont sous les cuisses avec les paumes face au sol. Sur l’inspiration, presser les paumes contre le sol, garder les jambes tendues et les lever aussi haut que possible. Retenirle souffle et garder la posture aussi longtemps qu’elle est confortable. Expirer en revenant dans la posture de départ.
– Ardha Utthana Kati Asana / Torsion en appui sur le genou : S’asseoir en Vajrasana. Inspirer et monter sur les genoux.  Sur l’expiration, faire un pas vers l’avant avec le pied droit de manière à ce que le mollet soit à la verticale. Placer les deux mains sur le genou droit.  Sur une inspiration, tendre les bras sur les côtés à hauteur d’épaule. Expirer en tournant lentement le buste vers la droite, placer la main gauche sur le genou droit et la main droite sur le talon gauche. Regarder par-dessus l’épaule droite et ressentir la torsion au niveau de la colonne vertébrale. Inspirer en se redressant et tendre les bras sur les côtés. Expirer en abaissant les bras et revenir à la position de départ.

Et voilà, vous l’aurez compris, plancher pelvien et périnée parfois sont employés de la même façon alors qu’il ne s’agit pas de la même chose mais que l’on soit un homme et c’est aussi vrai pour les femmes, il est parfois difficile de ressentir cette zone et de « l’engager » correctement pendant le travail des asana. J’espère que grâce à la lecture de l’article vous y verrez plus clair et que vous pourrez intégrer ces connaissances à votre pratique.

Fiche anatomie : Le pied

On a déjà parlé du pied sur le blog en abordant la question du massage. En yoga, on prte une attention très particulière aux pieds. Racines du corps, en position debout, ils portent tout le poids et sont l’unique lien que l’on garde avec la terre. Ils prennent cher aussi avec la pratique, deviennent rêches et abimés. C’est important de bien comprendre le fonctionnement de son pied car comme on le dit souvent, tout part de la base, si la base n’est pas stable, solide, le reste du corps ne pourra jamais s’ajuster, s’aligner, s’élever.

Aujourd’hui donc, focus sur nos pieds !!!

Le pied est une partie du membre inférieur qui en constitue son extrémité distale. Il est relié à la jambe par l’articulation de la cheville. Il porte le poids du corps en position debout et permet la locomotion. Il a ainsi un rôle d’équilibre, d’amortissement et de propulsion.
Le pied adulte comprend 26 os — soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette, 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent leur mouvement.

L’anatomie
Le pied possède une face supérieure, ou dos ; une face inférieure, ou plante ; une extrémité antérieure et une extrémité postérieure ; un bord latéral et un bord médial. Le bout du pied comporte cinq orteils et de l’autre côté, on trouve le talon.
En cherchant des informations sur les formes de pieds, j’ai trouvé des choses très drôles ET intéressantes. On peut donc citer trois « silhouettes » de pied : le type égyptien, qui concerne 50 % de la population, où le gros orteil est le plus long ; le type grec, qui concerne 23 % de la population, où le deuxième orteil est le plus long, avec un pied en forme de triangle ; le type carré ou romain, concernant 27 % de la population, où les extrémités des trois premiers orteils sont à un même niveau.
Le pied peut aussi être décrit selon la forme de la voûte plantaire : selon qu’elle est affaissée ou exagérée, on parle de pied plat ou de pied creux, respectivement.

Le squelette
Le squelette du pied est constitué de trois parties, d’arrière en avant : le tarse, le métatarse et les phalanges. Le tarse est constitué de sept os courts que l’on peut répartir en deux groupes : en arrière, le calcanéum et le talus ; en avant, l’os cuboïde, l’os naviculaire ou scaphoïde tarsien et les trois os cunéiformes (latéral, intermédiaire et médial). Les cinq métatarsiens sont des os longs qui forment le métatarse et relient l’os cuboïde et les trois cunéiformes aux phalanges des orteils.
On peut aussi diviser le pied selon une autre approche : l’arrière-pied, constitué du talus et du calcanéus ; le médio-pied, constitué de l’os cuboïde, de l’os naviculaire et des os cunéiformes ; l’avant-pied, constitué des métatarsiens et des phalanges.
Les articulations du pied sont toutes synoviales, à l’exception de l’articulation cuboïdo-naviculaire, qui est une syndesmose (articulation semi-mobile et fibreuse).

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La face plantaire
La plante du pied est une région particulière – surtout en Yoga – étant donné qu’elle supporte le poids du corps, essentiellement réparti sur la partie postérieure du calcanéus et les têtes des métatarsiens.
La face plantaire est relativement creuse, ce qui est dû au fait que le squelette du pied est organisé en forme d’arche à concavité inférieure. Cette disposition en arche est rendue possible par l’aponévrose plantaire qui est une bande de tissu conjonctif dense étendue de la partie postérieure du calcanéus aux têtes des métatariens. Y participent également les ligaments du pied, ainsi que les muscles et les tendons de la face plantaire.

Peau
La peau de la plante est une région spécialisée. Elle est épaisse et très élastique. Par ailleurs, comme la pulpe des doigts, c’est une région du corps riche en terminaisons nerveuses ; elle est communément sensible au chatouillement. C’est, comme les aisselles et la paume des mains, une zone riche en glandes sudoripares (transpiration). En revanche, tout comme la paume des mains, elle est dépourvue de poils et de glandes sébacées.

Musculature
On distingue pour le pied, comme pour la main, une musculature intrinsèque et extrinsèque, selon que les muscles qui agissent sur les articulations sont contenus dans le pied ou dans la jambe.

Muscles intrinsèques
Les muscles intrinsèques du pied sont nombreux. On peut citer par exemple l’adducteur et le court fléchisseur de l’hallux, qui permettent respectivement l’adduction et la flexion du gros orteil donc, mais aussi le court fléchisseur des orteils… etc….

Muscles extrinsèques
Les muscles extrinsèques du pied sont situés dans la jambe et seuls leurs tendons sont présents dans le pied. On peut citer le tendon calcanéen issu du muscle triceps sural qui permet la flexion plantaire de la cheville ; les tendons des muscles longs fléchisseurs des orteils et longs fléchisseurs de l’hallux, qui permettent la flexion des orteils, et tibial postérieur, qui permet l’inversion du pied, ou encore les tendons des muscles long fibulaire et court fibulaire, qui permettent l’éversion du pied… etc…

Innervation
Les nerfs du pied sont essentiellement issus du nerf sciatique dans la cuisse et une petite partie de l’innervation est assurée par des branche du nerf saphène, issu du nerf fémoral dans la cuisse.

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Physiologie
Les pieds supportent le poids du corps essentiellement sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm. Et vous l’aurez constaté, lorsque vous pratiquez le yoga, vos pieds s’allongent, s’élargissent de bien plus que 6,6mm !!!!!

Pathologies
De nombreuses affections peuvent concerner les pieds, inflammatoires, infectieuses, malformations osseuses, fractures… Au niveau du gros orteil (hallux), on note l’hallux valgus ou l’hallux rigidus qui sont des sortes de rhumatismes. On trouve aussi fréquemment des fractures ou des entorses des orteils…. etc…

Pied et yoga – infos à retenir :

  • L’articulation du pied est assez souple bien que freinée par les ligaments.
  • Il y a plus de muscles fléchisseurs dans le pied que dans le dos !!
  • Vous trouverez plus de personnes ayant les pieds en dedans (supinateurs) qu’en dehors (pronateurs)
  • Pour sentir les points d’appui du pied, il faut jouer avec e poids du corps
  • On peut assouplir l’articulation pied/cheville par des exercices spécifiques
  • On peut renforcer la musculature du pied et des orteils par des exercices spécifiques

Fiche anatomie : L’épaule

Depuis que j’enseigne, et je crois que c’est un peu la même chose pour les professeurs de yoga vinyasa, mes élèves un peu débutants, se plaignent parfois de douleurs aux épaules causées par la répétition des vinyasa pendant le cours.
Evidemment, afin de leur éviter trop de courbatures musculaires (surtout pour les débutants), je réduis le nombre de vinyasa entre les postures et je leur propose des adaptations (demi-chaturanga). Je prends aussi beaucoup de temps pour décortiquer le passage planche-chaturanga-urdhvamukha afin qu’ils protègent leurs muscles et articulations…. Cependant, cela ne suffit pas toujours et en début de cours suivant, lorsque je demande s’il y a des douleurs à me signaler, il y a une ou deux personnes qui reviennent sur les contractures musculaires ressenties au niveau des épaules et/ou des bras.
J’ai donc eu envie de faire une fiche anatomie sur cette partie du corps, très sollicitée dans notre vie quotidienne.

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La région morphologique de l’épaule permet la jonction du tronc avec le membre supérieur au niveau du bras. Elle comporte plusieurs articulations qui concourent à en faire l’articulation la plus mobile du corps humain. Elle permet d’orienter le membre supérieur dans l’espace, permettant en particulier à la main, d’assurer ses rôles de préhension et de communication avec l’environnement situé à sa portée.
L’épaule est un complexe d’articulations et de muscles qui solidarisent le membre supérieur au tronc. C’est l’articulation la plus mobile du corps mais elle peut devenir facilement instable du fait de l’articulation entre une surface plane et une surface sphérique.
De vastes arcs de mobilité dans les trois plans de l’espace permettent à l’épaule d’assurer une multitude de fonctions telles que : atteindre, soulever, porter, pousser, propulser et positionner la main.
Une synergie parmi les muscles moyens d’union actifs assure la précision fonctionnelle.
Nous comptons 4 os au sein de l’articulation de l’épaule : le manubrium sternal (ainsi que le premier cartilage costal), la clavicule, l’omoplate (scapula), la tête humérale.
De nombreux muscles comme le grand pectoral, le trapèze, le deltoïde, le supra-épineux….
Et énormément de tendons et de ligaments qui permettent à tout cet ensemble de se mouvoir assez librement.

Les membres supérieurs sont moins puissants que les membres inférieurs, il faut les entretenir tout en réussissant à les décontracter parfois, ce qui est très difficile puisque ce sont des membres ultra-sollicités. De nombreux muscles des épaules vont jusque dans le cou, ce qui permet de renforcer cette région mais en veillant au placement des cervicales.

Amplitude des mouvements
Parfois pendant un cours, vous pouvez entendre : « si vos épaules ne sont pas encore très ouvertes, mettez les mains plus en avant »…. L’épaule, nous l’avons vu, est composée de 3 articulations différentes. Ces trois articulations permettent à l’épaule d’effectuer les mouvements vus plus haut. Cependant ces amplitudes de mouvements sont très variables d’une personne à une autre. En fonction du positionnement des os, de la « souplesse » des ligaments et des tendons…. etc…. certains mouvements pourront être freinés et leur amplitude diminuée. Avec un travail régulier, cette amplitude évoluera mais nous serons toujours soumis à des réalités biomécaniques/biologiques que nous ne maîtrisons pas.

Pathologies
Fractures et luxations de la ceinture scapulaire et de l’humérus
Fractures de la scapula (anciennement omoplate)
Fractures de la clavicule
Fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus
Luxations traumatiques de le ceinture scapulaire

Lésions traumatiques acromio-claviculaires et sterno-claviculaires
L’entorse acromio-claviculaire (communément appelée « séparation de l’épaule ») : elle est habituellement le résultat d’un traumatisme direct à la région de l’épaule qui produit une ou plusieurs déchirures, à des degrés variables, de certains ligaments.

Autres types de douleurs
La douleur à la région de l’épaule est la plainte à caractère musculosquelettique la plus fréquente en médecine après les maux de dos. Elles peuvent avoir d’autres origines que l’épaule même.
Cervicales : Si une personnes se plaint de douleurs à l’épaule et en même temps de douleurs au niveau des cervicales, il y a de fortes chances que ce soit la douleur des cervicales qui induise la souffrance de l’épaule. Ces douleurs peuvent aussi entrainer une perte de motricité, des déficiences sensitives, une irradiation douloureuse dans l’avant-bras….
Le syndrome d’accrochage de l’épaule.
L’instabilité de l’épaule qui inclut la luxation et la subluxation.

Traitements
Repos total en cas de « tendinite » ou de courbatures musculaires trop intenses, ostéopathie et dans certains cas nécessitant une opération, on peut placer une prothèse.

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Assouplissement de l’épaule
Comme nous l’avons vu dans la partie sur l’amplitude des mouvements, nous ne sommes pas tous égaux face à la mobilité de nos épaules. D’ailleurs, les deux épaules peuvent être dissymétriques en matière de souplesse ou de mobilité.
1/ assouplissement articulaire
– Mouvement antérieur : Plier le bras devant soi et ramener l’avant-bras jusqu’au thorax, paume de main orientée vers soi. Idem de l’autre côté.
– Mouvement latéral : Debout, les bras le long du corps et tournés en rotation externe maximale tout en gardant la paume de main vers l’avant. Monter le bras vers l’avant en abduction, paume de main vers le ciel = on cherche la voie de passage mais sans forcer.
2/ étirement du grand dorsal
– Allongé sur le sol, on cherche à effacer la lordose lombaire avec les pieds à plat et les jambes fléchies. On relève la tête en la tenant avec les mains puis on lâche et on lève les bras au dessus de la tête.
3/ étirement du trapèze
– Allongé sur le dos, genoux fléchies, le bassin en rétroversion et le menton légèrement rentré. Croiser les deux bras sur la poitrine et écarter les omoplates. On peut aussi incliner la tête d’un côté puis de l’autre.
4/ étirement du grand pectoral
– Allongé sur le côté gauche, jambes fléchies, glisser le bras droit (bras du dessus) en arrière du corps vers le sol, la main et l’avant-bras vont toucher le sol mais pas l’épaule = torsion de la taille. Faire un arc de cercle avec la main droite paume de main vers le ciel ou vers le sol pour sentir les différences. Idem de l’autre côté.

Renforcement des muscles superficiels
1/ muscles antérieurs
– A quatre pattes, porter plus ou moins de poids sur les mains (attention aux poignets). Cela renforce les grands et petits pectoraux ainsi que les deltoïdes antérieurs. Pour plus d’intensité, faire l’exercice en planche.
2/ coordination épaule/cou
– Epaules en avant, faire des mouvements de cou (avance, recule, extension, flexion). Idem avec les épaules vers l’arrière.
3/ abaissement actif de l’omoplate (souvent pratiqué en cours)
– Lever le bras sur le côté en laissant l’omoplate monter. Puis baisser l’omoplate. Idem de l’autre côté. On peut faire l’exercice en montant le bras par devant.
4/ abaissement de la tête humérale
– Assis sur un siège, coude posé sur un accoudoir, sans tension (on baisse l’omoplate). Idem de l’autre côté.

Voilà pour cette deuxième fiche anatomie. J’espère que vous aurez découvert des choses sur l’épaule et que vous les garderez à l’esprit lors de votre prochaine séance.
A très bientôt avec un nouveau focus !