J’ai testé pour vous…. Le Tigre Yoga Club

Je me rends compte que je ne vous ai jamais parlé du studio Le Tigre Yoga Club. A l’époque, lorsque j’ai commencé à fréquenter le Tigre, il n’y avait qu’un seul lieu sur Paris. Depuis un deuxième studio s’est ouvert à Neuilly, un autre Rive Gauche (Rue du Cherche Midi) et un autre a ouvert ses portes à Deauville !!
Quel succès !
Evidemment j’ai commencé à m’y rendre afin de prendre des cours avec Patrick Frapeau. C’était il y a un peu plus d’un an lorsque mon planning de cours s’est formalisé. En septembre 2015 j’ai compris que je ne pourrais plus me rendre à Yoga Village pour suivre les cours de Vinyasa de Patrick car mon planning ne collait plus. La solution que j’ai trouvé était de suivre des cours d’Ashtanga au Tigre Yoga pour profiter de son enseignement.
Je vais donc dans ce studio tous les vendredis pour suivre une classe d’Ashtanga de 16h à 17h30, et ce depuis un peu plus d’un an.

Qu’est ce qu’il se dit de ce studio ?
Le Tigre est un studio-concept, à la fois club de bien-être, centre de yoga et méditation, studio de Pilates, institut de massage, bar bio & vegan, salon-bibliothèque et concept store .
Ces studios proposent plus de 400 cours par semaine proposés 7 jours s/ 7 sur des créneaux horaires très larges.

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Ce que moi j’en pense ?
De manière générale, je vais manquer un peu d’objectivité puisque je vais dans ce studio dans le but de suivre les cours de Patrick… #fanclub
Je trouve que le lieu est vraiment très beau, assez chaleureux et cosy. On a envie de se vautrer dans les gros canapés juste après les cours et de boire un thé.
L’espace accueil/bar est vraiment très réussi. La décoration est agréable dans des tons apaisants et à la mode. L’espace vestiaire est bien aussi. Des douches, des serviettes mises à disposition, des sèches cheveux…
Au Tigre Chaillot, il y a plusieurs salles de pratique, ce qui fait que la carte des cours est assez fournie.
Dans chaque salle on trouve des tapis de yoga, sangles, briques en liège et en bois, des couvertures…IL y a aussi des machines Pilates, des cordes au mur… bref tout ce dont on a besoin pour pratiquer !
Au Tigre Chaillot il y a aussi un hammam !!!! 🙂 Je ne l’ai jamais utilisé car je n’ai pas le temps de m’attarder lorsque j’y vais mais c’est un vrai avantage et j’imagine tout à fait le bonheur de pouvoir s’y poser après un cours de yoga.
Je n’ai pas eu l’occasion de tester d’autres cours mais je m’y suis aussi rendue pour des ateliers yoga dispensés par Patrick.
Les samedis et dimanches, il y a des ateliers sur des sujets assez variés (yoga, Pilates, Méditation, Alimentation, Massage…)

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Alors c’est certain qu’avec tout ce que je viens de vous décrire, vous vous en doutez, les tarifs ne sont pas tout à fait très abordables. Evidemment. Le coût des cours est dans la moyenne haute de ce qui se pratique à Paris.
Un cours à l’unité coûte 29 euros et une carte 10 cours coûte 250 euros…
Donc il faut pouvoir s’offrir ces prestations c’est certain. Je suis bien consciente que ce ne sera pas envisageable pour tout le monde. Pour les ateliers par contre, les tarifs sont dans la moyenne de ce qu’on connaît à Paris.

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Je vous invite à vous rendre sur le site du Studio et à découvrir leurs offres.
L’équipe est sympathique et l’accueil est chaleureux. Si vous ne savez pas quelle pratique choisir, ils vous guideront par téléphone.

Si vous avez l’occasion d’y passer ou si vous vous y rendez, n’hésitez pas à me dire votre avis sur ce/ces studio/s. Je ne connais pas encore les autres Tigres Parisiens.

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Billet d’humeur… whaaaaaaat????

Une réaction très drôle se produit généralement lorsque je dis que je suis professeure de yoga. On me répond : « ha oui ? C’est drôle, je ne t’imagine pas du tout dans le yoga, vu ta personnalité je te voyais dans quelque chose de beaucoup plus dynamique! » Et très souvent je me sens un peu obligée de me « justifier » en expliquant que le yoga que je pratique est dynamique.

Que signifie cette réaction ? – Il y a de plusieurs éléments de réponse :
PETIT 1 : La personne qui dit cela n’a absolument AUCUNE connaissance de ce qu’est le yoga et imagine toujours une sorte de réunion de baba cool pratiquant des postures « acrobatiques » dans le plus simple appareil.
=> Pour ces personnes atteintes de méconnaissance aigüe, je prends toujours le temps d’expliquer qu’il existe plusieurs types de yoga et que tous ne consistent pas à rester assis pendant des plombes et d’écouter le chant des oiseaux. Si la personne est curieuse, j’entrerais un peu dans les détails en parlant pratique posturale et transition entre les postures. Si la personne n’est pas curieuse, généralement je me fends simplement d’un « OUI mais je pratique un yoga enchainé et dynamique ».

PETIT 2 : La personne, par sa réaction, sous-entend que ma personnalité n’est pas en adéquation avec le monde du yoga, ou du moins l’idée qu’elle s’en fait. Et là, il est vrai que j’ai du mal à comprendre. A l’évidence cette personne imagine qu’un professeur de yoga lévite au lieu de marcher, ne s’exprime qu’en citations et mantras, ne mange que des graines et bénit tous les êtres humains qui peuplent la terre.
On a déjà parlé ici du fait que malgré ma vocation et mon désir de transmettre les valeurs du yoga (valeurs auxquelles je crois profondément et avec lesquelles j’essaie de vivre le plus possible en harmonie), je n’en reste pas moins un être humain, comme nous/vous tous, avec ses défauts et ses traits de caractères. J’ai la langue bien pendue c’est un fait, je suis franche et directe, je ne passe pas par 4 chemins lorsque j’ai quelque chose à dire. Je réagis parfois vivement sur des sujets qui me blessent ou me tiennent à cœur et comme n’importe qui je m’emporte et me mets en colère pour des broutilles (mais aussi pour les trucs importants), je suis jalouse, envieuse, paresseuse, triste, très enthousiaste et exubérante, bavarde…. etc… la liste de mes qualités est encore très longue !

Be-The-Best-Version-Of-You
Je ne crois pas que pour enseigner le yoga il faille irradier de sagesse. Je crois qu’avoir conscience de qui l’on est, de ses forces et faiblesses fait de nous un meilleur être humain, plus connecté, plus à l’écoute, du coup je crois que cela fait de nous un meilleur professeur de yoga aussi. Il faut savoir reconnaître ses limites et travailler avec, il faut savoir qui l’on est pour ne pas se travestir et être vrai. La sincérité fait qu’un professeur de yoga est « bon ». C’est ce que j’apprécie lorsque je suis avec Patrick (quoi ? encore lui ??!^^), sa démarche est sincère, il est sincère, il ne triche pas. Il regarde les choses comme elles sont, parfois jolies et parfois moins, et il s’adapte, il module, mais en gardant un cap, en restant FIDELE à ses convictions.
Ma sincérité m’a déjà causée des problèmes (dans le monde du travail notamment), mais je refuse de gommer ma personnalité pour entrer dans un moule.
D’ailleurs quel moule ? Qui a dit qu’il y avait un moule ?
Il faut arrêter avec l’image (le cliché) du professeur de yoga marchant pieds nus et psalmodiant en égrenant un mala entre les doigts. Nous ne sommes pas tous fait de ce bois-là, et pour ceux qui le sont, très bien, c’est super, je ne me permettrais jamais de dire qu’un tel est mieux qu’un tel tout simplement parce que l’habit ne fait pas le moine justement. Et qu’un professeur ne se juge pas à sa façon de raconter des blagues en soirée ou de se mettre un peu en colère au volant de sa voiture (ok, c’est le moment confessions intimes). Les valeurs du yoga me traversent, m’habitent de façon très forte. Et le fait que les personnes que je rencontre ne le perçoivent pas de suite n’est pas un problème pour moi. Je sais ce qui me fait vibrer, je le transmets aussi bien et aussi sincèrement que possible à mes élèves et c’est tout ce qui compte.

Beaucoup de professeurs de yoga choisissent des vies disciplinées et parfois même ascétiques (j’en fais partie). Nous respectons des « engagements », des valeurs, nous vivons selon certains principes mais comme tout le monde, nous sommes des animaux sociables, nous exerçons au contact de nombreuses personnes, différentes les unes des autres, et en ce sens nous sommes très en lien avec l’humanité, avec ce qu’elle a de bien et de moins bien.

Nous ne sommes pas coupés ni à l’écart.
Nous sommes comme tout le monde.
Simplement nous avons décidé d’emprunter le chemin du yoga qui nous aide à mieux nous connaître, à mieux nous accepter – avec nos perfections et nos imperfections, avec nos forces et nos faiblesses.

Yoga Mala de Sri K. Pattabhi Jois

Nous connaissons tous Sri K. Pattabhi Jois…. De nom en tous cas ! J’ai récemment fait une grosse razzia de livres yoga et YOGA MALA était en haut de ma pile.

QUI EST PATTABHI JOIS ? Pattabhi Jois est né le 26 juillet 1915 dans le village de Kowshika, près de Hassan, Karnataka, Inde du Sud.
Dès l’âge de 5 ans, Pattabhi Jois a été instruit en sanskrit et a appris les rituels grâce à son père qui était astrologue, prêtre et propriétaire terrien.
En 1927, à l’âge de 12 ans, après avoir assisté à une manifestation donnée par Tirumalai Krishnamacharya, il devient son élève, et pratiqua chaque jour pendant deux ans. En 1932, après avoir fait du chemin chacun de leur côté, les deux hommes sont de nouveau réunis à Mysore, où Krishnamacharya était devenu le protégé du Maharaja, Krishna Rajendra Wodeyar. Pattabhi Jois et Krisnamacharya enseignèrent dans la Yoga Shala du palais jusqu’en 1941, date de la mort du Maharaja.
Krichnamacharya quitta Mysore et Pattabhi Jois resta et épousa une jeune femme du nom de Savitramma (mais qui est plus connue sous le nom de Amma).
Il occupa un poste d’enseignant de yoga au Sanskrit College du Maharaja et fut professeur honoraire au Collège de médecine du Gouvernement indien. En 1973, il quitta le Sanskrit College pour se consacrer pleinement à l’enseignement du yoga dans sa Shala et, en 1948, il créa l’Institut de recherche sur l’Ashtanga Yoga.

En 1964, un Belge nommé André Van Lysebeth passa deux mois avec Jois et écrivit un livre sur son apprentissage du yoga. Cette parution déclencha l’intérêt des occidentaux pour Mysore, qui ne cesseront d’y venir de plus en plus nombreux afin d’étudier le yoga. .

Son premier voyage en Occident en 1974 fut pour se rendre en Amérique du Sud. En 1975, il resta quatre mois à Encinitas, en Californie, marquant le début de l’Ashtanga yoga aux États-Unis. Il revint aux États-Unis à plusieurs reprises au cours des 20 années qui suivirent.
Il écrivit son unique livre Yoga Mala en 1958 et il fut publié en 1962, (première parution en anglais en 1999).
Jois continua d’enseigner à l’Ashtanga Yoga Research Institute de Mysore, situé dans le quartier de Gokulam, avec sa fille unique Saraswathi Rangaswamy (née en 1941) et son petit-fils Sharath (né en 1971), jusqu’à son décès (2009) de causes naturelles, à l’âge de 93 ans, à Mysore.

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QUE TROUVE T-ON DANS YOGA MALA ?
Ce guide témoigne de l’intemporalité du yoga ashtanga. Basé sur le vinyasa, c’est à dire la coordination du souffle et du mouvement, l’ashtanga est aujourd’hui un des styles de yoga les plus pratiqués à travers le monde. Yoga mala est donc une sorte de traité qui en expose les principes éthiques et philosophiques. Il explique les termes et les concepts liés à cette discipline. Dans la deuxième partie du livre, Pattabhi Jois décrypte les 42 asanas composant les premières séries d’ashtanga ainsi que la salutation au soleil. Il les explique pas à pas et précise leurs vertus.

MORCEAUX CHOISIS : « Nous pouvons donc pratiquer le yoga. C’est uniquement par le contrôle de notre esprit et de nos organes sensoriels que nous arrivons à connaître notre vraie nature, et non par notre connaissance intellectuelle, ou encore simplement en mettant notre tenue de yogi. »

‘Nous pensons que la nourriture que nous mangeons se transforme en une seule goutte de sang au bout de trente-deux jours. Après que 32 gouttes de sang de sont distillées, il faut attendre 32 jours pour que ces gouttes deviennent à leur tour une goutte de vitalité. Après que 32 gouttes de vitalité se sont propagées et que 32 jours se sont écoulés, une goutte de amrita bindu, que l’on appelle le nectar de l’immortalité est produite. »

« On croit que la pratique du yoga dans une vie antérieure amènera à la pratique dans une vie présente ; en d’autres mots, pour arriver au yoga, un désir, une envie pour le yoga doit déjà exister dans la conscience. »

« Notre vouloir n’a aucune influence dans ce monde, c’est certain. Tout dans cet univers arrive selon le bon vouloir du Soi universel et non selon le désir des hommes ».

« La pratique du Surya Namaskara, ou salutations au soleil, nous vient d’un passé lointain, et est capable de rendre la vie paradisiaque et pleine de bonheur. Les gens deviennent joyeux, n’ont que du bonheur et de la satisfaction et évitent ainsi de se laisser aller dans la vieillesse et la mort. »

‘Pour ceux qui pratiquent les asanas, le Surya Namaskara doit d’abord être pratiqué et ensuite seulement suivent les asanas. C’est la règle. Ceux qui suivent cette règle obtiendront ce qu’ils désirent. »

« Si les débutants suivent bien ces conseils et pratiquent prudemment les asanas décrites plus haut, alors ils deviendront prospère, tant matériellement que spirituellement. »

CE LIVRE EST FAIT POUR QUI ? Pour tous les pratiquants de yoga – ashtanga ou pas – qui désirent découvrir l’univers et la manière de penser d’un très grand maitre yoga contemporain. Qu’on pratique l’ashtanga ou tout autre style de yoga, les postures « de base » sont les mêmes, et, dans ce traité, elles sont bien expliquées, détaillées et décrites au-delà de la « simple » exécution corporelle. De mon point de vue, ce livre devrait faire partie de la bibliothèque de tout élève voulant pousser un peu plus loin sa connaissance du yoga et désirant comprendre son expansion de l’orient à l’occident.

J’espère que cet article vous donnera envie de foncer dans une librairie pour vous procurer ce livre. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, a essayer de comprendre aussi entre les lignes afin de saisir l’esprit de Pattabhi Jois et de me familiariser avec son discours de maître yoga.

Yoga-sutras de Patanjali

Un petit focus lecture pour changer. Je viens de terminer (si on peut terminer un jour) la lecture des Yoga-Sutras de Patanjali dans l’édition commentée de Françoise Mazet pour Albin Michel.

Les Yoga-Sutras de Patanjali sont considérés comme le texte fondateur du yoga en Inde. Il s’agit de 195 aphorismes (courtes phrases) qui décrivent et résument l’esprit du yoga – un peu comme un traité.

Patanjali n’est pas une seule et même personne. L’écriture de ces textes s’étend sur plusieurs siècles, donc il s’agit plus vraisemblablement de plusieurs auteurs. Cependant pour des raisons de sens et de tradition sacrée indienne, on « dit » que Patanjali est le rédacteur (l’orateur) de ces textes. Patanjali relève plus d’une vision sacrée globale que physique est réelle.

Le mot Sutra en sanscrit signifie le fil du collier et par extension, le fil conducteur d’une pensée, d’un raisonnement. La brièveté de ces aphorismes les rend difficilement compréhensibles sans commentaires et, pour bien les comprendre, leur étude doit se faire en rapport avec la pratique physique.

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Je ne vais pas entrer dans les détails de tout le traité, ça n’a pas de sens de recopier ici ce que j’ai lu. C’est plutôt une mise en bouche pour vous donner envie de mettre le nez dans cet ouvrage !

Donc avant de vous faire ma « petite fiche de lecture », on peut commencer par redonner la définition originelle du yoga (une de celles qui existent en tout cas) : arrêt de l’activité automatique du mental, apaisement de la périphérie afin de chercher/trouver le Drashtar (conscience profonde). Le yoga (unité du corps et de l’esprit) est un moyen pour parvenir à entrer dans un état d’attention totale ou l’on peut s’unir avec le tout.

Le Yoga-Sutra est composé de 4 chapitres (Padaïs) :

1/ Samadhi Pada est le chapitre de la concentration qui conduit à la contemplation. Dans cette première partie, l’auteur décrit le yoga et la direction pour atteindre le Samadhi (état déconditionné libre des automatismes de comportement et de pensée). Il décrit les moyens d’y parvenir, passe en revue les obstacles que l’on peut rencontrer dans cette démarche (les vrittis) et explique comment les supprimer.

Dans cette partie, Patanjali propose de pratiquer intensément (dans un effort juste) afin d’apaiser le mental, de savoir lâcher-prise pour pouvoir accepter et être dans la réalité plutôt que dans la projection ou le désir. Il conseille d’être dans une démarche sincère et constante – voire de s’abandonner à dieu – pour pouvoir lever les obstacles et atteindre le Samadhi. Il faut pouvoir développer sa capacité de discrimination (distinction entre celui qui voit et ce qui est vu) et pour cela on peut passer par l’ashtanga yoga (Yamas, Niyamas, Asana, Pranayama, Pratyara, Dharana, Dhyana, Samadhi – j’y reviendrai si vous le souhaitez).

L’expérience de Samadhi induit un état intérieur de paix et de clarté = conscience de la réalité.

2/ Sadhana Pada est le chapitre de la pratique (spirituelle) et des stratégies pour désencombrer le mental. L’auteur y décrit deux formes de yoga : le Kriya Yoga (ascèse, étude des textes sacrés, dévotion) et de l’ashtanga yoga qui permettent de dépasser les souffrances émotionnelles (l’aveuglement, le sentiment d’égo, le désir de prendre, le refus d’accepter, l’attachement à la vie). C’est également le chapitre qui aborde la notion de Karma (conséquences d’actes accomplis dans une existence antérieure ou dans celle-ci qui nous suivent). Ce karma nous tient éloigné de l’état d’apaisement du mental. Il faut pouvoir s’en détacher (et il faut plusieurs vies pour cela) 😉

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3/ Vibhuti Pada est le chapitre des « pouvoirs ». L’auteur y décrit l’état heureux qui est le résultat de l’action juste et du mental déconditionné. De façon très grossière, l’auteur dit ici que si on parvient à se débarrasser des obstacles mentaux et émotionnels, d’atteindre un état de concentration et d’attention avec un mental libéré, on est heureux MAIS il faut pouvoir AUSSI se libérer de ce sentiment de joie, de paix pour aller plus loin et chercher/trouver autre chose. Pour cela il faut passer par Dharana (concentration), Dhyana (méditation) et Samadhi (état déconditionné du mental). On vise ici le Samyama (conséquence de l’état de méditation = unité/pure conscience) qui est très difficilement atteignable.

4/Kaïvalya Pada est le chapitre de la libération. Une fois s’être libéré de ce sentiment de joie induit par les « pouvoirs » acquis, on peut connaître Kaïvalya (suprême liberté). Dans ce chapitre, Patanjali revient sur des thèmes déjà exposés dans les chapitres précédents mais en les développant (asana, effort régulier, karma…). Il y parle aussi de subjectivité de la perception (liée à nos schémas) et de la capacité à faire la distinction, après avoir suivi la voie du yoga. C’est seulement à ces conditions que la transformation s’opère et qu’on arrive au terme de ce chemin de vie(s) pour atteindre la liberté yogique.

Voilà en quelques lignes le résumé de ce livre que je vous encourage vraiment à parcourir car il permet d’éclairer des termes, des notions en rapport avec le yoga – que tout pratiquant a déjà entendu dans un cours où lu sur internet. Les fondements et le « but » du yoga deviennent plus clairs à la lecture des aphorismes. Certaines notions sont d’ailleurs très intéressantes à appliquer dans d’autres domaines de votre vie et pas seulement sur un tapis !