Utthita Trikonasana

Aujourd’hui on revient sur une posture fondamentale du yoga : Utthita trikonasana ou le triangle.

Utthita signifie étiré et trikon est traduit par triangle. Utthita trikonasana est une posture debout dans laquelle le corps reproduit de plusieurs façons la forme géométrique du triangle.

SYMBOLIQUE ET MYTHOLOGIE : Le triangle est une forme très stable dans « l’architecture » des formes naturelles. Sur une base triangulaire stable, il est possible d’ériger le haut du corps de manière forte et solide. Dans utthitaa trikonasana, les jambes écartées reproduisent un triangle. Le tronc s’incline de côté, vers une jambe, et il est soutenu par le bras du dessous qui s’appuie au sol ou sur la cheville ou encore sur le tibia. Un autre triangle apparaît entre la jambe et le bras. Si on va plus loin, on peut imaginer un triangle entre le bras du dessus, tendu vers le ciel, le côté du tronc et la ligne partant de la cheville externe. Enfin, lorsqu’on regarde la posture dans son ensemble, elle pourrait s’intégrer au sein d’un grand triangle. Tout évoque la direction et la structure d’une énergie qui, à partir d’une base solide, s’élance vers le ciel et vers la lumière.

// L’équilibre des gunas : Dans le yoga, le triangle est le symbole des trois qualités principales de l’énergie, les gunas. De part et d’autre de la base du triangle s’opposent deux pôles : le mouvement (rajas) et l’inertie (tamas). Ces deux forces sont à l’œuvre dans chaque asana. Dans trikonasana, les triangles assurent à la forme de la posture une grande stabilité mais comme les deux pieds sont sur une même ligne, nous devons nous efforcer de rétablir l’équilibre. A chaque fois que ces deux formes d’énergie se compensent pendant un instant, naît une troisième qualité : l’équilibre (sattva). Il est symbolisé par le sommet du triangle qui nous signifie que l’équilibre est précaire et qu’il doit sans cesse être réalisé à nouveau.

L’EXPÉRIENCE D’UTTITHA TRIKONASANA : Dans la posture du triangle, nous nous glissons dans la structure géométrique de l’asana, ce qui nous permet de faire l’expérience des forces à l’œuvre dans un triangle : la stabilité des jambes qui forment le triangle de base ; l’orientation de cette posture entre deux pôles (droite/gauche // haut/bas) ; la compensation symétrique, car on pratique cette posture des deux côtés afin d’équilibrer l’énergie des pôles ; la position des bras établit une connexion entre ciel et terre.

PRÉCAUTIONS ET CONTRE-INDICATIONS : Hernie discale et irritation du nerf sciatique ; douleur aigüe ou chronique de la colonne cervicale ou lombaire, que la torsion ou l’inclinaison peuvent sur-solliciter ; opération récente sur une partie du tronc afin de ne pas étirer les cicatrices ; inflammation dans la zone de l’abdomen.

POINT D’ANATOMIE – la voûte plantaire : La structure voûtée du pied (résultat de l’évolution de l’Homme) doit sa stabilité et son fonctionnement dynamique au soutien de son système musculaire et ligamentaire. Ainsi la voûte plantaire aide à supporter le poids du corps, amortir les chocs, s’adapter au sol tout en offrant à la jambe une base solide. En cas de déficience musculaire ou ligamentaire, la voûte peut s’affaisser et le talon basculer vers l’intérieur = pied plat. Cet affaissement a des répercussions sur la cheville, le genou et la hanche pouvant parfois provoquer des douleurs. Donc en positionnant correctement le pied lors de cette posture, on pourra prévenir certaines douleurs aux genoux, aux hanches et dans le dos.

BIENFAITS : Corrige les déformations du pied en renforçant les muscles qui soutiennent la voûte plantaire ; renforce la musculature des jambes et des hanches ; étire la musculature à l’arrière des jambes (ichio-jambiers) ce qui favorise un maintien détendu et améliore l’état du dos ; assouplit la cage thoracique, développant la respiration latérale : renforce la musculature des épaules et de la nuque ; corrige les dissymétries du corps et améliore le sens de l’équilibre en favorisant la concentration.

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PRISE DE LA POSTURE : Debout, jambes largement écartées, ouvrez les bras en croix à la hauteur des épaules. Le pied droit est « à midi », le pied gauche à 90°. Les talons sont sur la même ligne. La jambe droite est donc la jambe « avant ». Roulez la jambe droite vers l’extérieur afin de maintenir la rotule pointée vers l’avant. Le bras droit est dans le prolongement de la jambe droite, et le bras gauche est à l’arrière, paumes de mains vers le sol. Détendez les trapèzes et les omoplates, roulez les épaules vers l’arrière. Expirez en tendant le bras droit vers l’avant comme pour décrocher la taille, puis versez sur la jambe droite pour venir saisir le gros orteil droit avec « la pince » de la main droite (ou vous attraper cheville ou tibia). Inspirez en tournant le visage vers le ciel, vous regardez le pouce de la main gauche. Ici étirez la nuque et roulez les épaules vers l’arrière – sentez la connexion avec le sol et étirez le bras gauche vers le ciel. Imaginez un mur contre lequel vous souhaiteriez vous plaquer entièrement. Ne penchez donc pas le buste vers l’avant, soyez à l’aplomb (sur la même ligne) de votre jambe droite. Portez votre attention sur le pied arrière (gauche) et amenez du poids dans le tranchant externe du pied gauche et en même temps ancrez bien la boule du gros orteils, ce qui va renforcer la voûte plantaire. Faites le même travail pour la voûte plantaire du pied droit.

Pour quitter la posture, tirez par le bout des doigts de la main gauche pour vous redresser et revenir à la verticale. Tournez les pieds. Le pied gauche à « midi » devient le pied avant et le pied droit se ferme à 90° devenant le pied arrière. Reprenez les actions et entrer dans la posture du côté gauche.

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Vous avez toutes les cartes en main pour faire cette posture. Que ce soit la première fois ou que vous soyez un yogi habitué, (re)découvrez cet asana en repensant à ces détails, aux alignements, à la symbolique…. etc….

A tout vite pour un autre gros plan sur asana !

Les yogis sont-ils des loups garous ?

Titre accrocheur n’est-ce pas ?? Au-delà de la blague, je voudrais surtout aborder une notion qui intéresse beaucoup de yogis mais aussi les coiffeurs (^^??^^), à savoir, l’influence de la lune sur le corps, sur les éléments qui nous entourent et de fait sur notre façon de pratiquer le yoga.

J’ai déjà entendu énormément de choses à ce sujet, Laurence Gay en parle très souvent sur son blog d’ailleurs. Je n’ai jamais été très intéressée par la lune – mis à part le fait qu’elle influe sur les marées, ça ne me perturbait pas plus que cela. Je suis bien plus sensible à l’énergie du soleil et à ce qu’elle provoque sur mon organisme, au niveau de mon corps et de mon énergie. Mais ces dernières semaines, j’ai fait plus attention à certains évènements et je n’ai pas pu m’empêcher de trouver des corrélations entre le cycle de la lune et ma façon de pratiquer ou de me sentir dans mon corps.

On dit souvent qu’à la pleine lune les gens dorment moins bien ou se sentent plus émotifs. On dit aussi que c’est bien de se couper les cheveux à ce moment-là… Bref… On entend des choses qui sembleraient sensées et d’autres moins…. Je sais que certains yogis préfèrent ne pas pratiquer lorsque la lune est pleine.

L’influence lunaire fait parler depuis des siècles. Dans certaines cultures, on organise des rituels à ce moment-là, les marées sont dirigées par le cycle de la lune, on constate aussi que sur les animaux l’influence est très forte. Comme ces nuits sont plus claires, les oiseaux migrateurs parcourent plus de distances, les prédateurs chassent d’avantage…. etc…. D’ailleurs il se peut que l’être humain dorme moins bien pour parer à d’éventuels dangers….

Malgré toutes ces suppositions, aucune étude scientifique n’a jamais attesté ou prouvé quoi que ce soit. Il n’y a pas plus d’accident ou de crime ni même de naissance…. Cependant une étude a réussit à prouver que la lune a des effets sur la qualités du sommeil. Car même dans un endroit totalement sombre, les participants du test dormaient moins bien et moins longtemps le soir de pleine lune. La principale explication pourrait être que le corps, composé en grande partie d’eau, serait donc influencé par le cycle lunaire.

Dans les cultures orientales, l’influence de la lune est presque une évidence. En médecine chinoise comme dans l’Ayurvéda par exemple, on insiste sur le fait que pour pouvoir vivre en harmonie, il faut respecter l’environnement et les rythmes de l’univers. Comme dans le yin et le yang, les éléments (saisons, planètes, jour et nuit…) s’équilibrent les uns les autres et il faut donc vivre en phase afin de vivre bien.

Selon certains yogis, la nouvelle lune serait plutôt une période yin (l’énergie est tournée vers l’intérieur). A mesure que la lune croît, l’énergie grandit elle aussi, du yin vers le yang (vers l’extérieur) et la pleine lune serait l’apogée de l’énergie yang. Cela ne signifie par pour autant que le yoga a pratiquer pendant les phases yin doivent être plus lent que lors de la pleine lune. Chacun réagit de façon différente et pratique selon son feeling.

Certains ashtangis préfèrent ne pas pratiquer à la pleine lune, considérant que le corps a besoin de repos et évitent les postures actives. Ils privilégient la méditation car craignent les blessures.

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LES PHASES LUNAIRES :
Nouvelle lune : L’énergie est yin, tournée vers l’intérieur. C’est une phase propice aux nouveaux départs, aux changements…
Lune croissante : L’énergie va du yin vers le yang. Période idéale pour recharger les batteries, pour construire et mener à bien des projets.
Pleine lune : L’énergie yang est à son apogée. Moment adapté aux rituels et aux fêtes. Risques d’insomnie pour certaines personnes. La pleine lune peut être un jour de jeûne aussi.
Lune décroissante : L’énergie revient vers le yin. C’est un bon moment pour finaliser et évaluer un projet, ranger, purifier…

POSTURES DE PLEINE LUNE :
En yoga, on peut conseiller de profiter de ces trois jours pour ouvrir le cœur (yang) ou – pour éviter les insomnies, les flexions avant.
Ouverture du cœur : Matsyasana (le poisson) ; Dhanurasana (l’arc) ; Urdhva Dhanurasana (le pont)…
Flexions avant (toutes les postures où la tête est plus basse que le cœur aident à trouver le sommeil plus facilement) : Uttanasana (la pince debout) ; Passchimottanasana (pince)…

POSTURES DE NOUVELLE LUNE :
On pourra essayer la méditation à ce moment-là et des postures très douces : Viparita Karani (demi-chandelle) ; Supta baddha konasana (le papillon allongé) ; le demi-pont avec une cale sous le sacrum…

Que vous y croyez ou non, que vous soyez sensible ou non à cette période du mois, sachez que la prochaine pleine lune est prévue le 31 juillet.

Week end Yoga à Lyon

Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous savez donc que je reviens d’un week end yoga à Lyon. Organisé par Yoga Escape avec qui j’étais déjà partie en Grèce l’été dernier, il s’agissait là de deux jours d’ateliers yoga, de conférence, de concert, de film…

Le programme des ateliers yoga était varié : Ashtanga, Kundalini, Hatha, Prana flow, Yoga du rire… Bref, il y en avait pour tous les goûts et c’est cela qui m’avait attirée.

Avant de faire le bilan de l’expérience, je précise qu’en ce moment je suis légèrement blessée au niveau des ischio-jambiers et de fait, j’avais un peu prévu d’y aller mollo et de m’économiser.

Donc samedi j’ai commencé par sécher le cours d’Ashtanga donné par Petri Raisanen de 7h à 9h. J’ai donc débuté cette première journée par un cours de 2h de Kundalini yoga avec Karta Singh. Le Kundalini, j’avais déjà testé à La Maison Keller à Paris et je n’avais pas été transportée d’enthousiasme à l’époque. Là, j’y suis allée sans trop savoir à quelle sauce je serai mangée ni comment j’allais vivre l’expérience. Karta est un homme très lumineux, puissant, qui en impose comme on dit. Il est très charismatique. Son atelier était à son image, fort et puissant. Chaque exercice était tenu pendant de longues minutes – afin de dépasser le stade d’agitation du mental et d’approcher un état de transe. Comme je m’y attendais, je n’ai pas adhéré à tout ce que Karta a proposé. Cette approche est un peu trop « mystique » pour moi, cependant je comprends tout à fait ce que les afficionados de ce yoga recherchent : une communauté très soudée, des expériences mentales assez fortes et un dépassement de soi à travers des exercices répétés et un univers sonore très puissant.

Ensuite j’ai suivi un cours d’1h30 de Prana flow. Ce yoga m’était un peu inconnu. N’ayant jamais suivi de cours à proprement parlé, ce que j’en savais était limité : de la musique, des postures liées…. Et c’était tout ! C’est Mira Jamadi qui a assuré ce cours très chouette. La musique et l’enchainement des postures créent une fluidité, un état d’esprit particulier. On ressent et on vit la posture plus qu’on ne la tient. Elle avait axé son atelier sur les 5 éléments en lien avec les chakras et tout cela a permis de libérer une grande énergie en moi mais j’ai aussi eu la sensation que les autres participants ressentaient la même chose. Il y a eu comme une sorte de vague énergétique qui émanait de ce cours, c’était très revigorant!

Ensuite j’ai suivi un cours de Hatha Yoga avec Carly Ko. Très doux, ce cours était aussi dédié à un travail sur les chakras. J’ai bien aimé ce cours même si je l’ai trouvé un peu trop calme à mon goût. En début d’après-midi j’aurais bien vu un cours un peu plus dynamique pour contrecarrer l’inertie de la digestion 😉

Puis j’ai fait une pause pour un soin de Sat Nam Rasayan. Je vous laisse découvrir sur le site ce qu’est ce soin. En quelques mots, cela consiste en un moment passé avec un guérisseur qui permet de dissoudre les tensions et d’amener une détente profonde. Même si cet instant a été assez intéressant, il s’agit là encore de quelque chose qui sort de ce que je connais, qui fait appel à des éléments très (trop) subtiles et du coup c’était assez déstabilisant.

La journée du samedi s’est achevée avec une séance de Yoga du rire dirigée par Jean-Marc Rougny. Là encore, je trouve la démarche intéressante et je comprends ce que les adeptes apprécient mais ce n’est pas vraiment quelque chose qui me correspond. Je peux au moins dire que j’ai essayé !

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La journée du dimanche a été très étrange pour moi. J’ai commencé à 7h avec le cours de Petri Raisanen, intense, dynamique et assez difficile pour l’arrière de mes jambes mais j’étais bien, j’étais toute énergisée à la fin ! Cet homme est super, son enseignement précis et j’ai le sentiment qu’il est très humble, ce qui fait du bien ! Pour les détails, on a fait la série A avec quelques variations et des postures en plus à la fin.

Puis j’ai fait un break car je n’avais pas tellement envie de reprendre un cours de Kundalini. Après le cours de Karta était proposé un cours « la science du naad » qui est dans la lignée du Kundalini Yoga. J’ai voulu tester, ne connaissant vraiment pas du tout. Le programme annonçait qu’un soin tout particulier était porté sur les sons et qu’il y aurait un gong. Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité. Déception. La fatigue se faisant sentir, j’ai commencé à être impatiente, je ne profitais pas du cours et j’avais l’impression qu’on me proposait un Kundalini en édulcoré ! Je ne peux pas dire que j’ai vraiment profité de ce moment, j’ai même fini par m’endormir sur mon tapis….. 😦

Le cours de Hatha de l’après-midi était fidèle à celui de la veille. Doux et calme. Et comme la veille, j’aurais apprécié quelque chose d’un peu plus soutenu.

Puis il y a eu le cours d’Ashtanga Vinyasa qui allait clôturer mon week end yoga puisque j’avais décidé de ne pas suivre le Yoga du rire. Alors là, je suis passée à côté. Tellement à côté que j’ai quitté le cours au bout du 3ème vinyasa. Je n’étais pas dedans, aucune concentration, je me sentais à bout de forces et cela m’agaçait. Je savais qu’il me restait 5h de voiture à faire derrière pour rentrer à Paris et je crois que ça n’a pas aidé!!!!

Du coup, voilà, mon week end yoga s’est terminé un peu en haut de boudin, mi figue-mi raisin. Fatiguée.

Je suis tout de même contente car cela m’a permis de prendre l’air, de tester et de re-pratiquer certains styles de yoga dans un très beau lieu. J’ai fait des rencontres sympas, j’ai partagé tout cela avec une amie yogi, j’ai suivi une conférence sur l’ayurvéda très instructive qui me donne envie de me pencher d’avantage sur le sujet….. etc….

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Cet évènement n’en est qu’à sa première édition et il y a beaucoup de pistes pour le développer selon moi : plus d’exposants en lien avec l’univers yoga, plus de cours de façon à pouvoir se faire un emploi du temps sur mesure, plus de variétés (pas les mêmes styles d’un jour sur l’autre)…

Voilà pour ce petit debrief yoga à Lyon. Je ne sais pas si j’y retournerai. Il faudrait que la formule évolue suffisamment pour que ça me donne envie de participer de nouveau.

 

J’ai testé pour vous… La série B Ashtanga

Hello,

je suis de retour pour vous raconter le dernier atelier yoga que j’ai suivi. Il s’agissait d’une introduction à la deuxième série Ashtanga proposée au Tigre Yoga Club. C’est l’excellentissime Patrick Frapeau qui était aux commandes ! Je vous vois venir, certains diront que j’en fais des caisses avec ce prof, mais prenez une fois un cours avec lui et si vous n’êtes pas contents, je m’engage à vous dédommager ! Sans blague !!!

Bref toujours est-il que le décors est posé…. Ha non j’oubliais, lorsque je suis ce type d’atelier, j’ai toujours peur de me retrouver avec des monstres qui arrivent à se nettoyer les oreilles avec leurs orteils…. En arrivant, je n’étais – à priori – pas déçue, puisque les participants à l’atelier avaient tous l’air de sortir d’une boite de contorsionnistes ! Heureusement pour moi, que ce soit vrai ou pas, j’ai tellement été prise par le contenu du cours que j’en ai très vite oublié de mater les autres tapis 😉

Le Tigre Yoga Club est un studio situé près du métro Iéna, assez classieux (SPA, petite restauration, massages…) qui propose des cours de yoga, pilates…. Je vous laisse visiter leur site ici.

Je vous avais aussi déjà parlé de l’Ashtanga. Discipline exigeante et immuable dans sa façon d’être pratiquée. Composée en séries, rassemblant des postures qui se pratiquent systématiquement dans le même ordre. On dit qu’une posture prépare à la suivante et ainsi de suite… On dit aussi que cet ordre permet au yogi de ne pas avoir à « réfléchir » à ce qui vient après et peut donc plus facilement se concentrer sur son alignement, voire entrer en méditation à mesure qu’il effectue les asanas. Tout cela est plutôt vrai. On dit aussi que c’est un peu difficile – plus difficile que les autres types de yoga – et que lorsqu’on connaît bien la ou les séries, cela favorise la pratique autonome (Mysore).

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Je ne connais pas la première série par cœur. Ce n’est pas le yoga que je pratique habituellement. Par contre, toutes les postures de l’Ashtanga se retrouvent dans le vinyasa yoga. Je n’ai donc pas découvert réellement les asanas. Ce qui change, c’est la façon dont on les enchaine (il n’y a pas de « liant » entre les postures). Evidemment la difficulté des séries est crescendo. La seconde est donc plus difficile que la première. Patrick nous a expliqué que c’était la série de purification du système nerveux – série appelée également Nadi Shodana qui nettoie donc les canaux (Ida et Pingala essentiellement) énergétiques.

La chose que je reproche à cet atelier et que je reproche à chaque fois lorsque je prends un cours où on chante des mantras au départ…. PERSONNE , AUCUN PROF n’explique jamais ni ce qu’on chante, ni ce que cela signifie ! Du coup, personnellement, je me retrouve à baragouiner un truc incompréhensible dans lequel j’ai du mal à mettre une intention puisque JE NE SAIS PAS ce que je suis en train de dire ! Par pitié, si vous lisez ce blog et que vous êtes professeurs, ne laissez pas vos élèves sur le bord de la route des mantras…. Commencez par leur expliquer même en deux mots ce qu’ils signifient. Après ils feront ce qu’ils pourront pour répéter après vous mais au moins, un petit éclaircissement ce serait cool!

Nous avons donc travailler des postures en commençant par leur préparation. Nous nous sommes aidés de supports (murs, sangles, tapis….) et nous avons parfois travaillé à deux. Nous avons étudié Pasasana (le nœud), Shalabasana A, B, Bhekasana (la grenouille en français je crois), Dhanurasana (l’arc), Ushtrasana (le chameau), Kapotasana, Bakasana A et B (la grue), Bharadvajasana et Ardha Matsyendrasana (torsions), Eka Pada Shirsasana et Yoga Nidrasana….

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C’était intense mais dosé. C’était surtout très intéressant de voir des postures avancées qu’on ne retrouve pas systématiquement lorsqu’on prend des cours collectifs. C’est ça qui – de plus en plus – me plait. Qu’on me propose des postures – que je ne parviens pas encore à prendre on est d’accord – qui me challengent, qui me questionnent et me font découvrir des chemins inconnus dans mon corps ou dans mon esprit.

Voilà ce que je peux dire de cet atelier. Je suis ravie de l’avoir suivi bien entendu et je suis contente de constater que ma pratique évolue, se modifie.