J’ai lu pour vous… Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même

Je sors de 15 jours de presque congés et j’en ai profité pour me plonger dans le livre de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même« .
Avant de vous faire la présentation du bouquin, je vais commencer par le bilan de cette lecture. J’inverse un peu la logique des choses car je crois que, comme beaucoup d’autres livres, celui-ci mérite vraiment de faire partie de votre bibliothèque.
Je sais que les ouvrages sur le développement personnel ont le vent en poupe ces dernières années et qu’il en sort un paquet à chaque fois qu’on tourne la tête mais celui-ci est assez remarquable pour que je vous en parle.
Bien que je ne sois pas une adepte de cette littérature, ce livre a trouvé un écho chez moi et m’a beaucoup plu. Il est facile d’accès et plutôt court, presque comme un guide.
Il m’a donné l’occasion de mettre le doigt sur des choses que je pressentais mais qu’il est difficile d’admettre à voix haute en tous cas…
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais la pratique du yoga a éveillé une curiosité me concernant. Vouloir comprendre mes réactions face à certaines situations, reconnaître mes schémas de défense ou d’évitement et essayer de travailler dessus. C’est vraiment la discipline du yoga qui a amené cela chez moi. Je crois pouvoir dire sans hésiter qu’avant le yoga je n’en avais absolument pas conscience et ça me passait bien au dessus de la tête tout ça… Mon rapport à moi-même et aux autres, c’était un peu le cadet de mes soucis…
Mais je me rends compte que le fait de mieux me connaître me permet d’améliorer mon rapport avec mon environnement et ma relation aux autres être humains.
Et ce livre répond exactement à cette quête, ce n’est certainement par un hasard si mes doigts se sont posés sur sa tranche dans les rayons du magasin….

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Du coup, de quoi ça parle ?
L’auteure présente les 5 grandes familles de blessures qu’on vit tous à un moment ou un autre de notre vie. Cet ouvrage démontre que tous les problèmes d’ordre physique, émotionnel ou mental proviennent de ces cinq blessures fondamentales : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Et pour nous protéger de ces blessures, nous avons créé des « masques ». Ceux-ci nous permettent de faire face à des situations dans lesquelles les blessures sont activées. Grâce à une description très détaillée des blessures et des masques que nous avons développés pour ne pas les voir, les sentir et surtout pour ne pas les connaître, nous parvenons à identifier la vraie cause de chacune de ces difficultés personnelles.

C’est très bien foutu car chaque chapitre présente une blessure avec ces grandes caractéristiques, explique comment reconnaître qu’on est « atteint » par cette blessure et comment on a fait pour créer le masque afférent.
Il y a des traits physiques qu’on retrouve chez les personnes atteintes de la même blessure, mais aussi des comportements, des façons de se tenir, de parler… etc… Ici on découvrira donc qu’elle est ou qu’elles sont nos blessures, car oui, cerise sur le gâteau, on peut en avoir plusieurs ! Le chemin vers la guérison s’annonce long !!

A la lecture de ces chapitres, vous vous reconnaitrez mais vous reconnaitrez aussi vos proches et c’est là que ça devient un peu magique car on arrive à comprendre un peu mieux certaines réactions chez les autres aussi et à être plus indulgent par conséquence.
Le dernier chapitre expose comment s’aider soi-même et guérir de ses blessures. Comment arrêter de tourner en rond pour au final se rendre compte qu’on attire et qu’on est attiré par les personnes qui nous font vivre notre blessure. Comment discuter avec nos parents et pardonner leurs actions qui sont elles-mêmes le fruit de leurs propres blessures et de leurs masques….
Ce livre nous permet d’entreprendre la bonne démarche de guérison, celle qui mène au résultat recherché : être soi-même.

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Je ne peux que vous encourager vivement à jeter un œil à cet ouvrage, mais en gardant à l’esprit qu’il faut être prêt à découvrir certaines vérités et à appuyer un peu dessus.
Si vous le lisez, dites-moi votre avis !

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Billet d’humeur…. la peur

Selon Wikipédia voilà ce qu’est la peur : La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. En d’autres termes, la peur est une conséquence de l’analyse du danger et permet au sujet de le fuir ou de le combattre, également connue sous le terme «réponse combat-fuite».
D’un point de vue neurologique, la peur est essentiellement une activation de l’amygdale (ensemble de noyaux au niveau des lobes temporaux). L’activation de l’amygdale correspond généralement à un sentiment de danger imminent. Elle peut entraîner une inhibition de la pensée et prépare l’individu à fuir ou à se défendre.
Selon certains psychologues tels que John B. Watson et Paul Ekman, la peur est créée par un flux d’émotions, dont la joie, la tristesse et la colère. La peur devrait être distinguée de l’état d’anxiété. Par ailleurs, la peur est générée par les comportements spécifiques de l’évitement et de la fuite, alors que l’anxiété est le résultat de menaces perçues comme étant incontrôlables ou inévitables.

Ce que moi j’en dis….
Je passe par un moment de ma vie où les blessures physiques s’accumulent, et cela gêne ma pratique du yoga…. J’ai déjà été blessée par le passé, c’est d’ailleurs cette même raison qui m’a amené vers le yoga(souvenez-vous). Mais à l’époque, du repos, quelques mois à rester tranquille et le mal s’éteignait doucement…. A présent les choses sont différentes. Me reposer, rester tranquille sont synonymes de moins – voire beaucoup moins – pratiquer. D’autre part, la grande différence c’est que j’enseigne, mon corps est devenu en quelque sorte mon outil de travail. L’idée que le corps est le véhicule de l’âme et qu’il faut en prendre soin est assez révolutionnaire pour moi. Je n’ai jamais pris le temps de m’écouter ou de me soigner correctement. En règle générale, J’ATTENDS, j’attends que ça passe….
Et voilà où nous en sommes, ces blessures déclenchent une peur immense en moi, celle de ne pas pouvoir pratiquer ou transmettre le yoga comme je l’espère. Evidemment j’entends les discours raisonnables et rassurants et j’aimerais tellement y croire et me sentir mieux, c’est promis. Mais je ne parviens qu’à hocher la tête tout en me faisant des trous dans le crâne avec des questionnements flippants.
Et lorsqu’on dit que la peur est mauvaise conseillère, je ne peux que confirmer…. Car en ce moment je balance entre une pratique sous l’emprise des médicaments afin d’éviter la douleur ou pas de pratique du tout car j’ai trop mal et surtout trop peur de léser la zone davantage….

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Surpasser la peur…. Ce que dit Wikipédia….
La plupart des peurs possèdent la propriété de pouvoir être surmontées. En effet pour une personne donnée, il suffit souvent de surmonter sa peur une fois pour la faire disparaître définitivement. Cette aptitude à diminuer sa peur et à gagner ainsi en courage constitue un processus de maturation de l’esprit et de l’individu qui continue durant toute la vie. Ceci explique aussi que les enfants et les jeunes adultes sont en général beaucoup plus craintifs que les adultes plus expérimentés.

Mon point de vue…
L’expérience… OUI ok, pourquoi pas…. Moi je crois que la capacité à surmonter la peur vient surtout de la connaissance. Si on réussit à trouver quels sont les objets de la peur, qu’Est-ce qui la déclenche et comment l’expliquer, je crois qu’il est plus facile de la vaincre. Dans mon cas précisément, je sais que le fait de ne pas savoir d’où vient ma blessure, ce qui la déclenche et comment la soigner, EST ce qu’il y a de plus flippant. Je suis douée de raison comme n’importe qui et si je tombe sur un médecin capable d’écoute, de compréhension, parvenant à établir un diagnostic précis et préconisant des solutions…. je suis certaine que cette peur sera surmontée. Aujourd’hui j’ai besoin d’entendre quelqu’un me dire : « OUI c’est relou ce qui vous arrive mais NON cela n’entre pas en contradiction avec votre pratique du yoga ou votre désir d’enseigner, je vais vous expliquer pourquoi et comment…. »

La peur est un mécanisme complexe, souvent irrationnel, qui peut faire des dégâts… Ce soir en écrivant ce post je lutte de toutes mes forces pour ne pas laisser la peur me tétaniser mais j’attends avec impatience le rendez-vous avec le médecin afin que la lumière se fasse dans mes petites ténèbres du moment….
Je vous tiens au jus
Namaste

Les courbatures

Lorsqu’on pratique le yoga…. mais pas que…. il est fort probable de se retrouver avec des courbatures… Se bouger le derrière est bon pour la santé, mais si on peut éviter de se faire mal c’est encore mieux ! Or si on ne pratique pas régulièrement ou si on n’est pas du genre sportif, il peut arriver d’être récompensé de tous ces efforts par de méchantes courbatures…

La courbature est une douleur musculaire diffuse qui survient après un exercice intense ou inhabituel. On appelle aussi les courbatures des DOMS : delayed onset muscle soreness (littéralement « manifestation musculaire douloureuse retardée »). Elles apparaissent généralement 12 heures à 48 heures après l’effort et persistent aux alentours de 5 jours avec une douleur paroxystique (autrement dit à son maximum) à 24-48 heures.

Comment et pourquoi apparaît-elle ?
Le mécanisme de survenue des courbatures est mal connu mais plusieurs théories évoquent les microlésions des cellules musculaires, la réaction inflammatoire en réponse aux lésions des cellules musculaires ou encore la stimulation des terminaisons nerveuses de manière mécanique et chimique par le biais des lésions musculaires. Le type de contraction musculaire le plus à même d’entraîner des courbatures réside dans les exercices en excentrique qui consistent en la contraction volontaire du muscle pendant son allongement : musculation, renforcement musculaire…

Qu’a à voir l’acide lactique dans cette histoire ?
Une idée reçue veut que les courbatures soient dues à l’accumulation d’acide lactique dans les muscles. Or, si cette acidose peut être responsable de douleurs pendant ou juste après l’effort, l’acide lactique est éliminé des tissus musculaires dans les 2 heures qui suivent l’effort donc il n’est absolument pas responsable des courbatures.

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Plusieurs conseils anti-courbatures
Au préalable : Les courbatures peuvent être en partie évitées grâce à une bonne hydratation. Il faut beaucoup boire avant de pratiquer ou de faire du sport et aussi après.
D’autre part, un bon échauffement pourra permettre d’éviter certaines courbatures. Prendre le temps de mettre son corps en action est un bon moyen pour épargner les muscles et pour se connecter à sa pratique.

Vérifier : On commence par vérifier qu’on a pas de fièvre : si on a des courbatures alors qu’on a pas fait de sport et qu’en plus on a de la fièvre, il s’agit peut-être d’une infection virale comme la grippe. Prendre rendez-vous chez un médecin sera sans doute nécessaire.

Bouger : Les courbatures disparaissent plus rapidement lorsqu’on met les muscles en mouvement et qu’on les assouplit. Le stretching, le vélo et même la marche à pied sont recommandés.

Etirer : Bon nombre de sportifs ne s’étirent jamais après une séance de sport. Grave erreur ! Les étirements ne sont jamais une perte de temps – contrairement à ce que certaines personnes pensent – de bons étirements à la fin permettent une meilleure récupération.

Patienter : Si on a des courbatures c’est parce qu’on a trop forcé sur certains muscles. Il faut attendre quelques jours avant de refaire du sport de façon intensive.

Se baigner : Deux écoles ici. Celle qui préconise le chaud car on dit que la chaleur a la propriété de détendre les muscles et de soulager les douleurs. Celle qui – au contraire – déconseille formellement le chaud sur les lésions et préconise plutôt du froid…. ??? On voit souvent les sportifs de très haut niveau (cyclistes ou rugbymans) se plonger dans des bains glacés après l’effort…. C’est à vous de voir !

Se masser : Pas de discorde sur le massage, il permet de réchauffer et de détendre les muscles courbaturés. On peut appliquer en même temps une pommade antalgique pour atténuer la douleur.

Prendre des médicaments : Si la douleur est trop forte, on peut prendre éventuellement un antalgique classique.

Voir le médecin : Habituellement les courbatures sont totalement anodines. Cependant, si elles ne disparaissent pas au bout de quelques jours ou qu’elles sont invalidantes, il faut consulter un médecin.

Dans tous les cas, sachez que les courbatures disparaissent assez vite, heureusement !
Pour certaines personnes, elles sont aussi le signe – psychologique – d’une bonne séance, intense et efficace – ce qui n’est pas toujours vrai. Ne pas sentir de courbature le lendemain d’un cours ne signifie pas que le corps n’a pas travaillé ou évolué – ici aussi heureusement !!
Enfin sachez que certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à ce phénomène, c’est comme ça !

Et vous, Est-ce que vous avez des remèdes ou des idées à partager pour éviter et/ou faire passer plus rapidement les courbatures ????

La dure vie du prof de yoga

Etre professeur de yoga n’est pas chose aisée. Je le découvre jour après jour. Comme l’iceberg, certains aspects de ce « métier » m’étaient connus mais une grande partie était enfouie sous la surface. Par exemple, je n’avais pas idée de l’énergie qu’il me faudrait pour assurer 13 cours par semaines. Chaque jour je rentre vidée, épuisée (j’ai été malade aussi, ce qui n’arrange rien – mais quand même). Je suis heureuse – attention – mais je n’ai plus de jus en fin de journée et accessoirement je n’ai plus de salive tant j’ai parlé !

Le temps de préparation des cours aussi était très sous-estimé. Je passe beaucoup de temps à imaginer, écrire et tester mes cours, mes séquences…. Tout ça pour parfois me rendre compte une fois face aux pratiquants que ça ne fonctionne pas : « ha oui mince, ici il n’y a pas de brique/sangle, bon on va faire sans^^ – haaaaem » Et d’ailleurs, en parlant de temps de préparation, il est très compliqué de faire entendre aux « employeurs » que ce temps doit être compté lorsqu’on envisage une rémunération.

Une anecdote, mon meilleur moment de solitude cette semaine a été lorsque j’ai demandé à mes élèves de se mettre par deux pour réaliser un exercice. Elles étaient 22 ! Il a fallu plus de 5 minutes pour qu’elles se mettent en binôme et arrêtent de parler afin que j’explique l’exercice – c’est très long 5 minutes…. Sur le coup je me suis détestée de perdre ce temps précieux en logistique. Elles sont un peu trop nombreuses et ne se connaissent pas encore bien, du coup on a pris trop de temps pour la mise en place et lorsque le cours dure 1h, c’est compliqué…. Devant ce fiasco, je me suis détendue et promis de ne plus refaire cet exercice à moins d’être avec un plus petit groupe ou avec des personnes qui se connaissent un peu mieux.

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J’entends souvent des commentaires du style « tu dois être vachement détendue toi avec tous les cours que tu donnes » ????? Hein, quoi ???? Heeeeeuuuuu pas vraiment non…. C’est certain que ma vie est enviable comparée à d’autres situations et je suis ravie du choix que j’ai fait en devenant professeure de yoga. Cependant, je ne crois pas pouvoir qualifier ce « travail » de 100% serein ou de zen. La recherche de nouvelles structures partenaires, la préparation des cours, l’anticipation, les recherches qu’il faut mener sur les pathologies/blessures des élèves, les déplacements, les explications, la comptabilité, l’administratif…. Et comme on est son propre patron, il n’y a pas de coupure ou de temps off. Pour le moment en tous cas, mes journées sont remplies de yoga, ce qui est chouette, mais parfois j’éprouve le besoin de m’aérer, de faire autre chose, afin de me ressourcer et de repartir ré-énergisée pour les prochains cours…. et pour l’instant je n’y arrive pas. J’ai même du mal à trouver des créneaux pour ma propre pratique, c’est fou !

Loin de me décourager, je crois qu’il faut de la patience afin que tout cela se mette en place. Je pense qu’avec le temps j’aurais « rôdé » certaines séquences que je pourrais réutiliser pour mes cours. J’espère que l’administratif deviendra une routine et qu’il me faudra moins de temps pour faire les démarches….. J’espère que tous mes « ratés » du début deviendront de beaux souvenirs – ou du moins des souvenirs marrants – et qu’ils constitueront la base de ma pédagogie et le point de départ à cette aventure que je souhaite la plus longue possible.

Des ajustements et de la patience, voilà ce qu’il faut à un professeur de yoga débutant !

Namaste