Fiche anatomie – qu’est ce qu’une cervicalgie ?

Depuis que je donne des cours de yoga, j’ai souvent été confrontée à ce terme de CERVICALGIE. Après avoir logiquement lié ce mot à la région des cervicales (oui je déduis ultra vite), je me suis tout de même demandé ce que cela pouvait décrire comme réalité pathologique.

Avant de parler des douleurs, on essaie de comprendre le fonctionnement du cou :
La région du cou est formée de 7 vertèbres cervicales qui forment un véritable pont osseux très mobile entre la tête et le thorax. Les vertèbres sont séparées par des disques cartilagineux (disques intervertébraux) et reliées entre elles par des ligaments et des tendons musculaires.
Les muscles du cou qui entourent les vertèbres jouent un rôle essentiel à la fois dans le maintien des positions et dans la réalisation des mouvements.
La région cervicale est sollicitée sans arrêt dans son rôle de maintien de la tête. Elle doit assurer une multitude de mouvements en relation avec le tronc, ne serait-ce que porter le regard.

Il n’existe pas une cervicalgie mais DES cervicalgies :
Les cervicalgies aiguës sont des douleurs vives situées au niveau du cou. Lorsque les douleurs s’étendent et irradient vers un bras, on parle de névralgies cervico-brachiales. Le plus souvent, les cervicalgies sont favorisées par des postures et mouvements inadaptés (on parle souvent de torticolis) ou par l’arthrose ; elles peuvent également survenir après un traumatisme (« coup du lapin »).
La douleur peut prendre naissance au niveau des muscles, des tendons, des ligaments ou des disques vertébraux .

Les symptômes de la cervicalgie aiguë :
Située au niveau du cou, cette douleur gêne les mouvements de la tête et irradie vers les épaules mais peut aussi provoquer des maux de tête, des vertiges, une augmentation de la fatigabilité.
Dans un contexte de choc (chute, coup du lapin, etc.), la cervicalgie peut être associée à d’autres troubles qui peuvent apparaître après l’accident comme des troubles visuels, auditifs, du sommeil ou encore émotionnels.
La névralgie cervico-brachiale, elle, est une douleur, en général vive, d’un seul côté du cou, qui irradie dans l’épaule et le bras du même côté. Elle peut survenir après une cervicalgie ou d’emblée, parfois après un accident ou un effort. La névralgie est due à l’irritation d’une racine nerveuse, le plus souvent par une excroissance osseuse (liée à l’arthrose cervicale) ou plus rarement par une hernie discale. La névralgie cervico-brachiale doit amener à consulter afin d’en déterminer la cause et le traitement approprié.

Cervicalgie

Les causes des cervicalgies aiguës :
On distingue trois types de cervicalgies aiguës.
// Les cervicalgies dites « communes ». On parle également de cervicalgies non spécifiques. Elles surviennent en dehors d’un contexte traumatique et en l’absence de maladie pouvant être à l’origine des douleurs. Les facteurs responsables sont multiples : l’anxiété, les activités professionnelles ou sportives, les mauvaises positions, l’arthrose.
Parmi ces cervicalgies communes, on distingue :
– les cervicalgies posturales du jeune adulte, favorisées par des attitudes prolongées en flexion, souvent liées à une posture inadaptée durant le travail ou les loisirs. Les douleurs touchent le plus souvent l’arrière du cou et irradient vers le milieu du dos et des épaules. Le cou peut toujours bouger.
– les cervicalgies des séniors, habituellement situées plus bas. Les douleurs peuvent être plus ou moins prolongées. La mobilité du cou est diminuée et souvent douloureuse. Elles sont généralement liées à l’arthrose cervicale.
– le torticolis, épisode aigu, débute brutalement et souvent la nuit. Il peut survenir, par exemple, à la suite d’un mouvement brusque ou d’une mauvaise position prise durant le sommeil. Il se traduit par la survenue d’une contracture d’un ou de plusieurs muscles du cou. La douleur est vive, accompagnée d’une attitude anormale de la tête et du cou en flexion et en rotation.

// Les cervicalgies liées à un traumatisme cervical. La situation la plus courante est le « coup du lapin », causée par une flexion brutale et rapide du cou, immédiatement suivi par une extension avec un étirement. Tous les autres traumatismes touchant le rachis cervical peuvent être responsables de cervicalgies aiguës.

// Les cervicalgies symptomatiques. On parle de cervicalgie symptomatique quand la douleur révèle une maladie locale ou générale. Il s’agit de cas plus rares liés à des maladies inflammatoires, tumorales, infectieuses, etc.

Que faire ?
Alors, moi je ne suis pas médecin donc je n’ai pas de recette miracle. Simplement je crois qu’on peut assez vite se rendre compte si une douleur est passagère ou si elle devient chronique. Si c’est le cas, il faudra consulter. Sinon, on peut trouver des petits ajustements :
Si les douleurs sont situées au niveau du cou mais qu’elles ne s’étendent pas ailleurs et qu’on parvient à bouger normalement, on peut éventuellement prendre quelques médicaments légers (Doliprane par exemple) et on adapte ses gestes et ses postures.
Si en revanche, après ces ajustements, la douleur persiste voire se développe, on consulte. D’autre part, si la douleur revient à intervalles réguliers, on consulte également.
Si les douleurs au cou sont associées à d’autres troubles (voir plus haut), on consultera sans attendre.
Chez un enfant aussi on consultera assez rapidement.

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Quelques conseils pratiques en cas de cervicalgies « communes » :
// On pourra continuer nos activités en les adaptant
J’entends souvent des gens dire qu’ils arrêtent tout en cas de douleurs au niveau des cervicales. C’est normal d’avoir peur car cette région est fragile mais ce n’est pas la meilleure des solutions.
On veillera aux positions et aux bonnes postures, en choisissant celles qui créent le moins de douleurs en évitant les attitudes figées trop longtemps et les mouvements brusques. Il est essentiel de maintenir une activité physique, même minime. La reprise d’une activité physique adaptée est la meilleure garantie pour une guérison rapide.

// On pourra aussi vérifier que la literie est adaptée à la morphologie et de bonne qualité. On essaiera de se relaxer surtout si le stress est un facteur aggravant. On pourra prendre des médicaments pour soulager la douleur (Demandez conseil à votre pharmacien).

Prévenir une cervicalgie et utiliser ce formidable outil qu’est le yoga postural :
Il est possible de prévenir la cervicalgie en changeant ses habitudes. Il faut entretenir la musculature cervicale grâce à des exercices simples à réaliser soi-même, plusieurs fois par semaine (certains exercices peuvent être montrés par votre prof de yoga, demandez-lui).
Un autre point très important, il faut adopter des positions de la tête et du cou appropriées dans toutes les activités, loisirs, conduite ou travail (de nombreux schémas existent sur internet pour montrer LA bonne position pour travailler derrière un ordinateur). D’ailleurs si on exerce une activité très sédentaire, il ne faut pas hésiter à prendre des pauses pour se dégourdir et marcher, voire faire quelques étirements (je vous publierai un article sur ce point très prochainement).
Enfin on changera peut être de literie et d’oreiller si nécessaire.

cervicales

Le yoga : Le yoga peut aider à prévenir les cervicalgies car la nuque est très souvent sollicitée et mobilisée. Mais comme pour toutes les postures, lorsqu’il s’agit du cou ou de la nuque, on fait attention à se placer en respectant le bon sens (on ne casse pas la nuque en regardant n’importe où par exemple, on suivra les recommandations de son professeur). Les muscles cervicaux sont aussi renforcés par le yoga et les asanas et enfin la pratique des postures de yoga renforce globalement le corps et permet d’adopter une meilleure posture et un meilleur positionnement dans les différentes activités du quotidien. Ainsi en portant une attention particulière à notre façon de nous tenir, en pratiquant régulièrement et en écoutant les sensations du haut du dos et de la nuque, on pourra sans aucun problème prévenir les cervicalgies.
Si les douleurs sont déjà là, la pratique du yoga (après avoir prévenu votre professeur) permettra de conserver ou de retrouver une belle mobilité de la zone. Votre professeur adaptera les drishti (le point de regard) et certaines postures afin que vous ne sollicitiez pas trop la nuque.
Surtout ne stoppez pas toutes les activités et encore moins le yoga. A moins que la douleur soit intenable et que votre médecin vous déconseille la pratique mais sinon persévérez en modulant et en ajustant vos postures et l’intensité que vous y mettez.

ATTENTION : Votre professeur de yoga n’est pas médecin ! Une réflexion du type « J’ai mal au cou » ne permet pas d’adapter les postures. Venez avec un vrai diagnostic si vous avez consulté un médecin et n’attendez pas de votre professeur qu’il puisse émettre une hypothèse sur vos sensations. Vous êtes le seul maître à bord de votre corps, vous êtes la seule personne à ressentir ce qui s’y passe et à décider de consulter si nécessaire.
Votre professeur de yoga vous accompagnera dans la pratique à condition qu’il sache précisément vos maux.

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Pour le dos 1/2

Aujourd’hui je vous propose une petite séquence de yoga et d’étirements pour le dos. Il s’agit d’une partie de cours que j’ai écrit pour une élève qui souffre des cervicales. Ces douleurs font que tout son dos est complètement déséquilibré, le côté gauche de son corps compense les douleurs ressenties à droite et du coup il y a des jours où tout son dos la fait souffrir et la douleur irradie jusque dans son bras et le bout de ses doigts…

Aujourd’hui donc, la première partie : LE HAUT DU DOS

ASSIS // sukhasana ou Sidhasana
=> On commence par réveiller la nuque et étirer en douceur
* Cercles de tête à effectuer lentement. On cale le mouvement sur la respiration. La tête est vers l’arrière à l’inspiration, menton vers le sternum à l’expiration = Dans les deux sens.
* Revenez visage face. Penchez la tête à droite et placez main droite sur l’oreille gauche afin de presser légèrement. L’épaule gauche est lourde et le dos reste bien droit = idem de l’autre côté.
* Revenez visage face et abaissez menton vers poitrine en gardant le dos très droit, les omoplates basses dans le dos. Entrecroisez les doigts des mains et placez vos mains à l’arrière du crane. Appliquez une légère pression afin d’étirer la nuque. Le menton se rapproche de la poitrine. Ici on étire les muscles du haut du dos. Attention veillez à ce que le dos reste vraiment droit, sinon vous ne sentirez rien.
* Effectuez quelques cercles avec les épaules en accentuant le mouvement. Il faut caricaturer en montant les épaules dans les oreilles et en amenant les omoplates l’une vers l’autre lorsque les épaules redescendent = dans les deux sens.

étirement nuque  dos creux

=> Le haut du dos
* Attrapez vos genoux et veillez à ce que la colonne soit bien verticale. A l’inspiration gonflez le thorax et projetez la poitrine vers l’avant. Montez le sternum vers le ciel et accompagnez le mouvement avec le regard. Ouvrez le buste. A l’expiration, ramenez le menton vers la poitrine et arrondissez le dos en vous tenant avec les mains aux genoux. Ici roulez sur les os des fesses (ischions) et n’hésitez pas à enrouler les épaules vers l’avant et rentrer nombril vers colonne = faire xfois

QUATRE PATTES // poignets sous les épaules, genoux sous le bassin, mains à plat
* Balasana easy : écartez les genoux et abaissez le buste vers le sol. La tête est posée sur le tapis, les bras restent tendus vers l’avant = respirez.
* Revenez à quatre pattes. Gardez main gauche au sol et, en inspirant, levez main droite vers le ciel. Accompagnez le geste avec le regard et tournez le visage vers le ciel (torsion). En expirant on ramène la main au sol et idem à gauche.
Faites cet enchaînement xfois et la dernière fois, lorsque la main revient au sol, continuez le mouvement en plaçant le bras droit sous le bras gauche dos de la main au sol jusqu’à poser l’épaule droite et venez mettre un peu de poids ici pour étirer l’épaule. On inspire pour revenir à quatre pattes = idem à gauche.

torsion   déclive
* Déclive. A quatre pattes, placez les avant-bras au sol et tendez les bras. Laissez le visage et la poitrine se rapprocher du sol. Les fesses sont hautes, le bassin au dessus des genoux. Respirez.
* Laissez-vous glisser au sol et effectuez plusieurs bhujangasana (cobra) en inspirant à chaque montée. Faites évoluer la posture en fonction de vos sensations dans le dos. Le premier est tout petit et au fur et à mesure (si le dos est ok), poussez un peu plus dans les mains et décollez chouilla plus le buste. Attention, les coudes ne sont jamais au sol, les mains sont proches de la poitrine. Dégagez le cou en conservant les épaules basses et roulées vers l’arrière.

bhujangasana
* Si vous le sentez, faites évoluer la posture jusqu’à urdhva mukha (chien tête en haut). Ici les bras sont tendus, le pubis et le haut des cuisses ne touchent pas le sol.
* Revenez au sol, inspirez pour revenir à quatre pattes et en expirant venez dans Balasana. Ici respirez lentement en poussant vos côtes contre vos cuisses. Restez.
* Doucement laissez les fesses s’alourdir sur les talons et avec les mains poussez dans le sol pour redresser le buste. Restez ici dans vajrasana, dos des mains sur les genoux et fermez les yeux.

Voilà pour cette séquence haut du dos. Vous pouvez faire cet enchainement en fin de journée si vous sentez que le dos à souffert ou en début de pratique pour mobiliser les parties sensibles avant d’enchainer avec du dynamique. Dans tous les cas, restez connectés à vos sensations, à votre respiration et ne forcez pas.

Evidemment si votre dos souffre fréquemment, il est nécessaire de consulter un spécialiste avant de faire quoi que ce soit.
Je reviens très vite avec le bas du dos 🙂
Bonne pratique

Fiche anatomie : L’épaule

Depuis que j’enseigne, et je crois que c’est un peu la même chose pour les professeurs de yoga vinyasa, mes élèves un peu débutants, se plaignent parfois de douleurs aux épaules causées par la répétition des vinyasa pendant le cours.
Evidemment, afin de leur éviter trop de courbatures musculaires (surtout pour les débutants), je réduis le nombre de vinyasa entre les postures et je leur propose des adaptations (demi-chaturanga). Je prends aussi beaucoup de temps pour décortiquer le passage planche-chaturanga-urdhvamukha afin qu’ils protègent leurs muscles et articulations…. Cependant, cela ne suffit pas toujours et en début de cours suivant, lorsque je demande s’il y a des douleurs à me signaler, il y a une ou deux personnes qui reviennent sur les contractures musculaires ressenties au niveau des épaules et/ou des bras.
J’ai donc eu envie de faire une fiche anatomie sur cette partie du corps, très sollicitée dans notre vie quotidienne.

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La région morphologique de l’épaule permet la jonction du tronc avec le membre supérieur au niveau du bras. Elle comporte plusieurs articulations qui concourent à en faire l’articulation la plus mobile du corps humain. Elle permet d’orienter le membre supérieur dans l’espace, permettant en particulier à la main, d’assurer ses rôles de préhension et de communication avec l’environnement situé à sa portée.
L’épaule est un complexe d’articulations et de muscles qui solidarisent le membre supérieur au tronc. C’est l’articulation la plus mobile du corps mais elle peut devenir facilement instable du fait de l’articulation entre une surface plane et une surface sphérique.
De vastes arcs de mobilité dans les trois plans de l’espace permettent à l’épaule d’assurer une multitude de fonctions telles que : atteindre, soulever, porter, pousser, propulser et positionner la main.
Une synergie parmi les muscles moyens d’union actifs assure la précision fonctionnelle.
Nous comptons 4 os au sein de l’articulation de l’épaule : le manubrium sternal (ainsi que le premier cartilage costal), la clavicule, l’omoplate (scapula), la tête humérale.
De nombreux muscles comme le grand pectoral, le trapèze, le deltoïde, le supra-épineux….
Et énormément de tendons et de ligaments qui permettent à tout cet ensemble de se mouvoir assez librement.

Les membres supérieurs sont moins puissants que les membres inférieurs, il faut les entretenir tout en réussissant à les décontracter parfois, ce qui est très difficile puisque ce sont des membres ultra-sollicités. De nombreux muscles des épaules vont jusque dans le cou, ce qui permet de renforcer cette région mais en veillant au placement des cervicales.

Amplitude des mouvements
Parfois pendant un cours, vous pouvez entendre : « si vos épaules ne sont pas encore très ouvertes, mettez les mains plus en avant »…. L’épaule, nous l’avons vu, est composée de 3 articulations différentes. Ces trois articulations permettent à l’épaule d’effectuer les mouvements vus plus haut. Cependant ces amplitudes de mouvements sont très variables d’une personne à une autre. En fonction du positionnement des os, de la « souplesse » des ligaments et des tendons…. etc…. certains mouvements pourront être freinés et leur amplitude diminuée. Avec un travail régulier, cette amplitude évoluera mais nous serons toujours soumis à des réalités biomécaniques/biologiques que nous ne maîtrisons pas.

Pathologies
Fractures et luxations de la ceinture scapulaire et de l’humérus
Fractures de la scapula (anciennement omoplate)
Fractures de la clavicule
Fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus
Luxations traumatiques de le ceinture scapulaire

Lésions traumatiques acromio-claviculaires et sterno-claviculaires
L’entorse acromio-claviculaire (communément appelée « séparation de l’épaule ») : elle est habituellement le résultat d’un traumatisme direct à la région de l’épaule qui produit une ou plusieurs déchirures, à des degrés variables, de certains ligaments.

Autres types de douleurs
La douleur à la région de l’épaule est la plainte à caractère musculosquelettique la plus fréquente en médecine après les maux de dos. Elles peuvent avoir d’autres origines que l’épaule même.
Cervicales : Si une personnes se plaint de douleurs à l’épaule et en même temps de douleurs au niveau des cervicales, il y a de fortes chances que ce soit la douleur des cervicales qui induise la souffrance de l’épaule. Ces douleurs peuvent aussi entrainer une perte de motricité, des déficiences sensitives, une irradiation douloureuse dans l’avant-bras….
Le syndrome d’accrochage de l’épaule.
L’instabilité de l’épaule qui inclut la luxation et la subluxation.

Traitements
Repos total en cas de « tendinite » ou de courbatures musculaires trop intenses, ostéopathie et dans certains cas nécessitant une opération, on peut placer une prothèse.

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Assouplissement de l’épaule
Comme nous l’avons vu dans la partie sur l’amplitude des mouvements, nous ne sommes pas tous égaux face à la mobilité de nos épaules. D’ailleurs, les deux épaules peuvent être dissymétriques en matière de souplesse ou de mobilité.
1/ assouplissement articulaire
– Mouvement antérieur : Plier le bras devant soi et ramener l’avant-bras jusqu’au thorax, paume de main orientée vers soi. Idem de l’autre côté.
– Mouvement latéral : Debout, les bras le long du corps et tournés en rotation externe maximale tout en gardant la paume de main vers l’avant. Monter le bras vers l’avant en abduction, paume de main vers le ciel = on cherche la voie de passage mais sans forcer.
2/ étirement du grand dorsal
– Allongé sur le sol, on cherche à effacer la lordose lombaire avec les pieds à plat et les jambes fléchies. On relève la tête en la tenant avec les mains puis on lâche et on lève les bras au dessus de la tête.
3/ étirement du trapèze
– Allongé sur le dos, genoux fléchies, le bassin en rétroversion et le menton légèrement rentré. Croiser les deux bras sur la poitrine et écarter les omoplates. On peut aussi incliner la tête d’un côté puis de l’autre.
4/ étirement du grand pectoral
– Allongé sur le côté gauche, jambes fléchies, glisser le bras droit (bras du dessus) en arrière du corps vers le sol, la main et l’avant-bras vont toucher le sol mais pas l’épaule = torsion de la taille. Faire un arc de cercle avec la main droite paume de main vers le ciel ou vers le sol pour sentir les différences. Idem de l’autre côté.

Renforcement des muscles superficiels
1/ muscles antérieurs
– A quatre pattes, porter plus ou moins de poids sur les mains (attention aux poignets). Cela renforce les grands et petits pectoraux ainsi que les deltoïdes antérieurs. Pour plus d’intensité, faire l’exercice en planche.
2/ coordination épaule/cou
– Epaules en avant, faire des mouvements de cou (avance, recule, extension, flexion). Idem avec les épaules vers l’arrière.
3/ abaissement actif de l’omoplate (souvent pratiqué en cours)
– Lever le bras sur le côté en laissant l’omoplate monter. Puis baisser l’omoplate. Idem de l’autre côté. On peut faire l’exercice en montant le bras par devant.
4/ abaissement de la tête humérale
– Assis sur un siège, coude posé sur un accoudoir, sans tension (on baisse l’omoplate). Idem de l’autre côté.

Voilà pour cette deuxième fiche anatomie. J’espère que vous aurez découvert des choses sur l’épaule et que vous les garderez à l’esprit lors de votre prochaine séance.
A très bientôt avec un nouveau focus !