Séquence force et équilibre

Une séquence assez courte à réaliser chez soi dans le but de travailler son équilibre, sa force et son ancrage.

ASSIS – Prenez le temps pour vous poser, pour entrer en contact avec votre souffle et faire le vide.
CONTRACTION DU PERINEE : A l’inspiration contractez le plancher pelvien / le périnée // A l’expiration relâchez. reprenez ce va-et-vient plusieurs fois et ressentez les effets. Les organes se retrouvent massés entre le diaphragme qui descend et le périnée qui remonte.
Cet exercice peut aussi être fait en contractant le périnée sur l’expiration et en relâchant à l’inspiration. De cette manière, le diaphragme et le périnée « montent » en même temps ce qui crée une sensation de légèreté.
La contraction du périnée est importante dans les séquences d’équilibre car elle engage le bas ventre, la zone de muladhara chakra et svadhisthana chakra qui participent de l’ancrage et de la stabilité du corps et de l’esprit.

4 PATTES – mains sous les épaules et genoux sous le bassin
MARJARYASANA / BITILASANA (dos creux à l’inspiration, dos rond à l’expiration). Exécutez ces asanas en engageant le périnée à l’expiration.

 
INSPIRATION => Tendez bras droit vers l’avant et tendez jambe gauche vers l’arrière – restez 3 respirations
idem de l’autre côté.
ADHOMUKHA SVANASANA – prenez le temps pour mettre en place la posture et bougez légèrement si cela vous aide à détendre l’arrière des jambes.
UTTANASANA – marchez les pieds vers les mains et stationnez ici quelques instants avant de dérouler le dos pour revenir à la verticale.

DEBOUT
– Equilibre sur demi-pointes. A l’inspiration montez sur demi-pointes et reposez en expirant. Répétez plusieurs fois en prenant le temps. La montée dure tout le long de l’inspiration et la descente tout le long de l’expiration. Engagez le bas ventre et contractez le périnée.

SURYA NAMASKARA A – 2 cycles – prenez le temps de bien respirer et d’exécuter lentement les transitions. Restez concentré sur le bas-ventre et les engagez le nombril vers la colonne.

UTKATASANA => Depuis la posture de la chaise, faite glisser le pied gauche vers l’arrière pour vous retrouver dans une grande fente avant (genou arrière reste décollé du sol). Restez plusieurs respirations.
Ramenez les mains sur le cœur et entrez dans PARIVRITTA ANJANEYASANA (coude gauche à l’extérieur du genou droit en torsion). Restez plusieurs respirations.
En conservant la torsion et en EXPIRANT, ramenez le pied gauche à côté du pied droit en engageant le bas ventre pour éviter le déséquilibre, vous êtes dans PARIVRITTA UTKATASANA.
Revenez dans TADANASANA (posture debout les bras le long du corps)
REPRENEZ A GAUCHE.

 

VRIKSASANA – Depuis la posture de TADASANA, ramenez le pied droit dans la racine de la cuisse gauche. Placez les mains sur le cœur en namaste. Contractez le bas ventre et redressez-vous. Restez plusieurs respirations.
Idem à gauche.

ASSIS
DANDASANA – Les jambes tendues et serrées, le dos droit et les mains posées légèrement en arrière de la ligne des fesses. Restez ici plusieurs respirations en engageant le bas-ventre et en contractant les cuisses. Le dos reste droit.

ALLONGE
SETU BANDHA SARVANGASANA – Les pieds déposés proche des fessiers et jambes pliées mais sans être en contact. Les bras étirés le long du corps. Montez le bassin vers le ciel en poussant dans les pieds. Les jambes restent parallèles. Ici engagez le périnée en essayant de ne pas contracter les fesses. Restez plusieurs respirations et déposez au sol.

SAVASANA – Dans la posture du cadavre, restez le temps qu’il faut afin de ressentir les effets de la pratique. Concentrez-vous sur les sensations dans la région du bas-ventre et essayez de vous détendre. Respirez paisiblement sans contrôler le souffle.

REVENIR A L’ASSISE et terminer la séquence en respectant vos envies (méditation, respiration….etc…)

Bonne pratique !

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Séquence ancrage

Aujourd’hui, je vous propose une petite série de postures qui favorisent l’ancrage et le travail de Muladhara chakra, le chakra racine.
Rappel sur Muladhara chakra : mula = racine // adhara = base, fondation
Muladhara Chakra est situé à la base du coccyx. Il est le premier des Chakras humains. Son Mantra correspondant est LAM. Muladhara Chakra est lié à l’inconscient, réceptacle dans lequel sont emmagasinées les actions et les expériences de nos vies antérieures. Ainsi, selon la Loi Karmique, ce Chakra contient le cours de notre destinée future. Ce Chakra est également la base du développement de notre personnalité.
En lui, on situe les instincts : survie, besoin de sécurité, le rapport aux choses matérielles et aux aspects concrets de la vie, à la sexualité, le lien avec la terre, les racines. En lui se trouve donc l’animalité de l’homme, mais aussi son équilibre physique et psychique.
Les attributs positifs du Muladhara Chakra sont la vitalité, la vigueur et la croissance. Les qualités négatives sont la paresse, l’inertie, l’égocentrisme et la domination par nos désirs physiques.
Dans la représentation symbolique du Muladhara Chakra, il y a un lotus à quatre pétales. Ils représentent les quatre fonctions du psychisme: l’esprit (Manas), l’intellect (Buddhi), la conscience (Chitta) et l’ego (Ahamkara) – chacun d’eux puise son origine dans ce Chakra.

La couleur de ce Chakra est le rouge, la couleur de Shakti. Shakti signifie énergie, mouvement, éveil et développement. Le rouge symbolise l’éveil de la conscience endormie vers la conscience active et alerte. Un autre symbole de Muladhara Chakra est le triangle inversé, qui a deux significations. Une interprétation suggère que l’énergie cosmique est poussée et guidée vers le bas, comme dans un entonnoir. L’autre interprétation indique une expansion de la conscience vers le haut. La pointe du triangle qui est orientée vers le bas est le point de départ, la graine, et le mouvement ascendant des côtés du triangle traduit l’évolution de la conscience vers la conscience humaine.
L’animal qui représente le Muladhara Chakra est un éléphant muni de sept trompes. L’éléphant est le symbole de la sagesse. Les sept trompes symbolisent les sept trésors de la terre (Saptadhatu). L’élément de Muladhara Chakra est la Terre, notre base et notre “mère”, qui nous fournit énergie et nourriture.

Ainsi lorsque nous éveillons ce chakra, nous nous sentons plus connecté à nos racines. Mais celles-ci ne sont pas de freins, elles nous offrent une fondation stable à partir de laquelle nous pouvons évoluer, grandir.

Les postures proposées ne sont qu’une toute petite partie de celles qui engagent l’éveil de ce chakra. Et elles ne sont « efficaces » qu’à la condition d’engager Mula Bandha, le verrou du périnée.
Globalement, on peut dire que l’effet recherché, avec Mula Bandha, est essentiellement énergétique : Mula Bandha induit une montée de l’énergie. Mula Bandha permet de contrecarrer la tendance d’Apana (l’énergie vitale qui a tendance à aller vers le bas). On fait remonter Apana, afin qu’il s’unisse à Prana (l’énergie vitale ascendante).
Suivant les sources, Mula Bandha est une contraction du périnée mais lorsque cette sensation n’est pas connue ou non maitrisée, on peut donner l’indication suivante : contraction qui concerne le muscle releveur de l’anus, les muscles du plancher pelvien et du bas-ventre, ainsi que le sphincter anal externe et interne (on cherche un peu la même sensation que pour le « stop-pipi »).

Dans la série qui suit, on pourra faire les transitions d’un yoga vinyasa ou non. On tiendra dans chaque posture entre 5 et 10 respirations afin d’en ressentir les effets.

TADASANA
Quelle autre posture symbolise mieux l’ancrage et la stabilité.
Debout, pieds joints et bras le long du corps. Le sommet du crâne s’élève vers le ciel pendant que les épaules se relâchent et roulent légèrement vers l’arrière. Les omoplates descendent vers la ligne de la taille et les bras sont engagés (mais pas crispés) jusqu’au bout des doigts. Le poids du corps est sur les talons, le nombril absorbé vers la colonne vertébrale et le coccyx lâchés vers les talons (éviter de cambrer).

UTTANASANA
Depuis Tadasana, enrouler le dos vers l’avant et descendre les mains le plus proche possible du sol tout en gardant les jambes tendues. Si on souffre d’une blessure aux ischios-jambiers ou si l’arrière des jambes est trop raide, on plie les genoux légèrement. On peut même poser les mains sur une brique afin d’étirer la colonne vertébrale. Car l’idée de cette posture est de trouver la bascule du bassin afin de « se plier » sans trop arrondir la colonne vertébrale. Le poids du corps est sous les orteils (à l’avant donc) et la tête est relâchée.

ADHO MUKHA SVANASANA
Depuis une posture à quatre pattes, déplier les jambes afin de les tendre tout en gardant les mains immobiles et bien ancrées dans le sol. On se retrouve dans un V inversé. Les fesses montent vers le ciel pendant que les talons s’alourdissent en direction du sol. Les bras sont dans le prolongement du dos et le regard placé entre les pieds. Cette posture vise à étirer le dos en premier lieu donc on se concentrera sur cette idée tout en engageant le bas-ventre.

adhomukha

VIRABHADRASANA 2
Pied droit devant et pied gauche à l’arrière (assez loin). Plier la jambe droite en gardant le pied droit à midi. La jambe gauche reste tendue avec le pied à 45°. Le bassin est donc ouvert vers la gauche. Jambe avant vraiment pliée, il faut aimanter les talons l’un vers l’autre, comme s’ils étaient reliés. Les bras sont tendus de part et d’autre et parallèles au sol.

UTTHITA TRIKONASANA
Même départ que pour V2. Les deux jambes sont tendues et le bassin toujours ouvert vers la gauche. Les bras n’ont pas bougé. En étirant la taille et les deux flancs, placer la main droite sur le tibia droit et main gauche vers le ciel. Le regard sur la main du ciel. Les deux flancs restent bien étirés et les talons toujours aimantés l’un vers l’autre en contractant les cuisses.

virra2     utthita-trikonasana

VRIKSASANA
Tester son ancrage dans un équilibre
Depuis TADASANA, pied gauche reste au sol et le pied droit se place à l’intérieur de la cuisse ou du mollet (jamais sur le genou). Le buste reste bien droit et le sommet du crâne s’étire vers le ciel. Les mains placées en NAMASTE sur le cœur pressent légèrement l’une contre l’autre. Le pied droit presse dans la cuisse et le bas-ventre engagé vers la colonne vertébrale.

vriksasana

BADDHA KONASANA
Assis, les jambes pliées et ouvertes, les plantes de pieds en contact. Le dos droit et le poids des genoux qui se relâchent de chaque côté. Les cuisses « roulent » vers l’arrière et les ischions (os des fesses) restent bien plantés dans le sol (on ne roule pas vers l’arrière). On peut s’asseoir sur une brique pour ancrer le bassin et détendre les hanches.
On pourra (ou non) pencher le buste vers l’avant en gardant le dos droit et sans appuyer sur les jambes.

baddhakonasana

PASCHIMOTTANASANA
Assis, jambes tendues et jointes, pieds flex et dos droit. Se pencher sur les jambes et attraper le plus loin possible avec les mains (tibias, chevilles ou pieds) en essayant de garder le dos droit. On cherche la même bascule de bassin que pour UTTANASANA. Le bas-ventre se dépose sur les cuisses, puis les côtes… La tête n’est donc pas sur les genoux.
Si on est très souple, on plie les coudes sur le côté. Si au contraire, on est un peu raide, on pourra plier les genoux.

SAVASANA
La posture du cadavre pour finir et pour relâcher.

Si vous avez déjà pratiqué le yoga, ces postures sont familières. Mais avec le travail d’engagement du verrou racine, vous constaterez que les sensations sont différentes et plus intenses.
Comme d’habitude, écoutez-vous, ne forcez pas trop et respirez dans chaque partie de votre corps durant toute l’exécution de la posture. Que se soit pour s’y installer, y rester et en sortir.
Bonne pratique !

Ouverture du coeur

Une petite séquence yoga à réaliser à la maison, ça vous dit ? Je vais vous proposer d’axer cette séance sur l’ouverture du cœur, les backbends en travaillant au niveau de anahata chakra, le chakra du cœur.

Cette séquence peut être un peu intense pour les gens qui souffrent de problèmes de dos mais en même temps, si vous vous écoutez, elle peut permettre de détendre les tensions accumulées autour des zones douloureuses. D’autre part, la zone du chakra du cœur concentre – à ce qu’on dit – les émotions, les sentiments. Lorsqu’on travaille intensément à l’ouverture de ce chakra, on peut être submergé par les émotions. Cela ne se produit évidemment pas pour tout le monde, mais je préfère prévenir. Enfin, dans cette séquence, on se focalisera sur une respiration plutôt haute, costale, de façon à ouvrir la cage thoracique et à laisser le souffle monter jusque dans anahata.

1/ Ouverture de séance :
Assis confortablement en tailleur, en lotus ou demi-lotus, prenez un instant pour revenir à vous, faire un scan corporel, ressentir votre état du jour et reprendre contact avec le rythme de votre respiration.
Mains en namaste sur le cœur, chantez le OM 3 fois.

2/ Echauffement :
Vous pouvez faire un échauffement rapide assis (tête, épaules, poignets, bassin) puis on commence doucement, pendant l’échauffement, à amener des légères flexions arrières en entrecroisant les mains dans le dos pour ouvrir les épaules. En les posant à l’arrière au sol pour projeter le sternum vers les ciel et ainsi ouvrir la cage thoracique. La respiration est haute, dans les côtes.

A 4 pattes, alternez chat et vache en accentuant la vache (dos creusé, ischions et regard vers le ciel, épaules ouvertes). En position neutre, faites des cercles avec le bassin – de plus en plus grands.

Balasan’adhomukha ; je m’explique. Venez sur les talons en gardant les orteils recroquevillés et le bout des doigts dans le sol. Alternez plusieurs fois la position 4 pattes et balasan’adhomukha.
Montez en adhomukha et pédalez – un talon puis l’autre vers le sol – pour détendre l’arrière des jambes. Immobilisez, restez 5 respirations et marchez les pieds vers les mains pour uttanasana jambes pliées puis jambes tendues et déroulez lentement pour venir debout.

Vous pouvez faire le début de surya namaskar quelques fois en pensant à amener les mains vers l’arrière pour ouvrir la poitrine. Inspire, levez les mains vers le ciel et vers l’arrière, expire, basculez le bassin et venez les mains au sol, pliez et déroulez. Refaites cela 5 fois.

Yoga-dynamique-vinyasa-paris

3/ Séquence :
Chaque posture debout est liée à la précédente par un vinyasa (planche, chaturanga, urdhvamukha, adhomukha).
– anjaneyasana en amenant les mains loin derrière (cambrer)
– virabhadrasana 1 et parjvakonasana les mains dans le dos en namaste
– virabhadrasana 2 et ouverture du cœur en liant la posture
– prasarita padotanasana en mettant soit les mains en namaste dans le dos, soit en entrecroisant les doigts à l’arrière et en ouvrant les épaules.

=> Revenez et restez en tadasana pour 5 respirations.

– Prenez les bras de gomukasana (le bras droit monte au dessus de la tête la main droite entre les omoplates et la main gauche vient saisir la main droite par l’arrière, dans le dos, en passant par le dessous). Faites des deux côtés en conservant les bras dans la posture pour 5 respirations.

=> Refaites un vinyasa puis revenez debout.

– Garudasana (l’aigle)

=> Vinyasa pour venir vous mettre sur le ventre (vous pouvez ajouter des vinyasa entre chaque posture)

– cobra (petit, moyen, grand) – restez 5 respirations à chaque fois
– urdhvamukha
– Ustrasana (le chameau)
– balasana et adhomukha en dynamique – comme au départ
– badakonasana en ouverture du cœur (mains posées à l’arrière, sternum projeté vers le ciel)
– paschimottanasana (la pince)

=> Refaites un vinyasa pour vous mettre sur le dos

– Setu bandhasana – avec ou sans brique sous le sacrum
– urdhva dhanurasana (le pont)
– uttana padasana (le poisson)

4/ Relaxation :
Allongez vous et ressentez les effets de la pratique. Continuez de respirer dans vos côtes puis calmez la respiration en la descendant dans l’abdomen. Restez ici et quand ce sera le moment, redressez-vous et venez vous asseoir.

5/ Fin de la séance :
Assis, chantez le OM 3 fois

Siete_chakras

 

Illustration vinyasa : Crédit photo CASA YOGA.

La Grèce 3/3 – Bilan perso

=> Je n’ai pas encore récupéré les photos de cette retraite…. Mais promis dès que je les ai, je vous les montre !!

Donc aujourd’hui on attaque la dernière partie de mon bilan de la retraite yoga que j’ai effectuée mi-juillet… C’est la dernière partie et certainement la plus difficile à rédiger. J’ai commencé en vous mettant l’eau à la bouche avec de jolies photos puis je vous ai retranscris le programme de la semaine en restant la plus objective et précise possible… Maintenant il faut se mouiller un peu, donner « sa version des faits » et parler du ressenti, pas évident. Il est parfois assez difficile de partager des expériences, de les raconter à des gens qui n’étaient pas là et d’autre part, les sentiments éprouvés, les évolutions, les changements sont intériorisés, il n’est pas du tout facile de faire passer cela et encore moins par écrit. Alors par avance excusez-moi si je vous semble confuse ou embrouillée, je ne sais pas moi-même comment dire ce qui s’est passé en moi durant ce séjour…. Je me lance tout de même !

Le postulat de départ :
1 semaine sur l’île de Paros en Grèce dans un hôtel super chouette pour pratiquer du vinyasa flow yoga. Stage ouvert à tous à raison de 2h de pratique le matin et 2h le soir. Au milieu, chacun est libre de faire ce qui lui plaît.

La prof* :
Premier contact privilégié à l’aéroport (en attendant notre vol) je me rends compte que Marion Souléliac* (c’est son nom) m’inspire beaucoup de choses. Une grande sympathie pour commencer et ça c’est cool, de la confiance aussi, de la douceur (elle voyage en famille) et un je ne sais quoi de coolitude très à propos car je vous rappelle que je suis aussi en vacances ! Elle me questionne sur « mes antécédents » yoga, sur ce qui m’amène à faire ce stage…On papote 5 min et je me sens proche d’elle pour diverses raisons liées au feeling, c’est une rencontre, mais aussi à l’âge, Marion à 30 ans (j’en ai 28), à ce qu’elle dégage de sérénité aussi… Voilà on commence à s’embrouiller !!!
Bon, première réunion de « la team » (j’appellerai les stagiaires la team), premier tour de table, présentations, explications rapides du déroulement de la semaine, conseils, Marion passe en revue chacun d’entre nous, essaies de retenir nos prénoms (on est 12) et nous questionne sur nos « niveaux yoga », nos habitudes de pratique, nos blessures éventuelles, nos attentes aussi…. Elle me plaît décidément beaucoup. Elle est gentille et déjà très à l’écoute.
Marion s’est révélée être une EXCELLENTE prof. Après avoir suivi de nombreux cours avec différents profs, je crois pouvoir faire le distinguo entre un bon et un moins bon mauvais prof.
Hyper attentive, pédagogue, concise et claire dans ses explications, ses directives, ses ajustements, ses conseils, je prends énormément de plaisir pendant les classes. Elle se lève tôt pour pratiquer seule puis nous accueille avec le sourire, un mot gentil pour tout le monde et hop dans la joie on est parti pour 2h de yoga.
Elle montre, explique, corrige, passe auprès de tous pour ajuster, préciser, réexpliquer (ce qu’on attend tous de notre prof de yoga en vrai mais qui n’arrive pas si souvent).
Je ne suis pas la seule à la trouver chouette, débutants et un peu plus confirmés s’accordent pour dire qu’elle est super, qu’elle prend le temps, qu’on comprend bien et que grâce à elle on progresse !
On dit ça quand elle n’est pas là, on n’est pas de fayots non plus 😉

Les cours
Encore un point que j’attribue à Marion. Ok c’est son job mais tout de même…. Les séquences étaient ULTRA bien pensées les unes par rapport aux autres. Chaque séquence préparait celle à venir et chaque séquence répondait et permettait d’intégrer celle qu’on avait fait précédemment. Je me suis surprise à penser que je trouvais son approche et l’articulation de ses cours très fines, très subtiles. Nos corps (le mien tout du moins) se renforçaient, s’assouplissaient, se détendaient de classe en classe. On pouvait intégrer un mouvement, un ajustement, un détail de façon très évidente grâce à l’enchaînement des séquences.
Comme je vous l’expliquait dans le 2/3, on travaillait par zone, en nous concentrant sur un ou deux chakras et en développant une pratique afférente. Du coup à la fin de la séquence on ressentait les effets de la pratique sur la zone en question, c’était très intense aussi puisque concentré.

Les autres / la team
Ouvert à tous, ce stage était donc l’occasion de pratiquer avec des débutants et des moins débutants… Dans les faits, il n’y avait pas de pratiquant confirmé. La plus grande partie des stagiaires étaient novices, l’autre partie pratiquait depuis 2 ou 3 ans maxi… Qui peut le plus peut le moins me dit Marion le premier jour et c’est tout à fait ce qui s’est passé. Mais je me suis aussi rendue compte que ceux qui partaient du début ont assez vite pris confiance et « rattrapé » les autres. A la fin du stage, chacun avec ses capacités, ses limites, ont a tous énormément appris et progressé.
Moyenne d’âge de 35 ans et essentiellement féminine, la team était composée de personnes venant d’horizons variés (plusieurs suisses, une sud-africaine, un allemand, des français, des parisiens (si Paris est un Pays)) qui partageaient tous l’envie de découvrir ou d’approfondir une pratique yoga. A partir de cela, on s’est tous très bien entendu, nous discutions énormément, nous partagions au sujet du yoga mais pas que… Et puis on faisait certaines excursions ensemble, c’était le côté très sympa aussi de pouvoir sortir en petit groupe de l’hôtel pour profiter de l’île.

Le challenge physique
4h de yoga par jour pendant 5 jours. Moi au départ : « Ouai on pourrait peut être en faire plus par jour…. » / Moi le mercredi : « je suis claquée, vite mon lit ! » C’est un peu caricaturale, car finalement le corps supporte plutôt très bien l’effort physique même en plein soleil. La fatigue se faisait sentir évidemment surtout lorsque le réveil sonnait à 7h30. Les après-midis pour le dire clairement, presque tous, nous dormions sur des transats pour récupérer. Cependant je pensais que le corps accuserait plus le coup et notamment à cause de la chaleur. Le corps humain est exceptionnel et s’adapte assez vite à des températures plus élevées, à une pratique plus fréquente. Il dose l’effort et se ménage entre les classes… Intelligent n’est-ce pas ?
Je crois avoir progressé, compris certaines choses, amélioré ma pratique à différents niveaux. Sur le plan physique je me sentais plus forte dans mes bras, mes jambes, un peu plus souple aussi…

Le challenge mental
Après je ne vous cache pas que certaines séquences ont été plus difficiles pour moi. Les étirements sont toujours redoutés…
J’ai tout de même une qualité – je le crois en tout cas – je ne lâche pas facilement, je ne me dégonfle pas et je fait preuve de persévérance. Ainsi lorsqu’une posture est difficile ou un étirement un peu plus douloureux, je respire, je réajuste mais je ne lâche pas ! Si je perds l’équilibre, je me replace, si j’ai mal, je souffle…
Un aveu : mercredi pendant la séquence du matin (twists et ouverture de hanches) j’ai craqué, complètement. Il m’a fallu quitter la classe pour aller me calmer plus loin (ici comprendre dans les toilettes). J’étais désorientée et je comprenais mal ce qu’il se passait puisque cela ne m’était jamais arrivé.
Dans ma famille on préconise de se calmer d’abord, de « s’asseoir » sur ce qui ne va pas et de reprendre le problème BIEN plus tard. C’est ce que j’ai fait. Une fois calmée je suis revenue sur mon tapis pour continuer.
A la fin du cours, toujours fragilisée, je discute avec Marion et comprends qu’il ne faut pas résister, se battre contre ça, accepter. « C’est normal » me dit-elle « et c’est bien que ça se passe maintenant ».
Je comprends que pour certaines femmes, travailler le chakra Svadhisthana (bas-ventre, élément eau, le symbole de la mère) est particulièrement difficile. Visiblement pour moi c’est le cas.
Il n’y a pas de solution si ce n’est recommencer et Marion me conseille de NE PAS FUIR le travail sur cette zone.
On verra bien.

Bon ben voilà, je crois avoir fait le tour de ce bilan perso. Il y a certainement de nombreuses choses dont je n’ai pas parlé ici mais c’est difficile d’être exhaustif. Alors si vous avez des questions plutôt, n’hésitez pas dans les commentaires, c’est avec plaisir que je répondrai.

* Marion Souléliac n’a pas encore de site web mais vous pouvez la retrouver notamment au Tigre-Yoga à Paris.