J’ai testé pour vous… La série B Ashtanga

Hello,

je suis de retour pour vous raconter le dernier atelier yoga que j’ai suivi. Il s’agissait d’une introduction à la deuxième série Ashtanga proposée au Tigre Yoga Club. C’est l’excellentissime Patrick Frapeau qui était aux commandes ! Je vous vois venir, certains diront que j’en fais des caisses avec ce prof, mais prenez une fois un cours avec lui et si vous n’êtes pas contents, je m’engage à vous dédommager ! Sans blague !!!

Bref toujours est-il que le décors est posé…. Ha non j’oubliais, lorsque je suis ce type d’atelier, j’ai toujours peur de me retrouver avec des monstres qui arrivent à se nettoyer les oreilles avec leurs orteils…. En arrivant, je n’étais – à priori – pas déçue, puisque les participants à l’atelier avaient tous l’air de sortir d’une boite de contorsionnistes ! Heureusement pour moi, que ce soit vrai ou pas, j’ai tellement été prise par le contenu du cours que j’en ai très vite oublié de mater les autres tapis 😉

Le Tigre Yoga Club est un studio situé près du métro Iéna, assez classieux (SPA, petite restauration, massages…) qui propose des cours de yoga, pilates…. Je vous laisse visiter leur site ici.

Je vous avais aussi déjà parlé de l’Ashtanga. Discipline exigeante et immuable dans sa façon d’être pratiquée. Composée en séries, rassemblant des postures qui se pratiquent systématiquement dans le même ordre. On dit qu’une posture prépare à la suivante et ainsi de suite… On dit aussi que cet ordre permet au yogi de ne pas avoir à « réfléchir » à ce qui vient après et peut donc plus facilement se concentrer sur son alignement, voire entrer en méditation à mesure qu’il effectue les asanas. Tout cela est plutôt vrai. On dit aussi que c’est un peu difficile – plus difficile que les autres types de yoga – et que lorsqu’on connaît bien la ou les séries, cela favorise la pratique autonome (Mysore).

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Je ne connais pas la première série par cœur. Ce n’est pas le yoga que je pratique habituellement. Par contre, toutes les postures de l’Ashtanga se retrouvent dans le vinyasa yoga. Je n’ai donc pas découvert réellement les asanas. Ce qui change, c’est la façon dont on les enchaine (il n’y a pas de « liant » entre les postures). Evidemment la difficulté des séries est crescendo. La seconde est donc plus difficile que la première. Patrick nous a expliqué que c’était la série de purification du système nerveux – série appelée également Nadi Shodana qui nettoie donc les canaux (Ida et Pingala essentiellement) énergétiques.

La chose que je reproche à cet atelier et que je reproche à chaque fois lorsque je prends un cours où on chante des mantras au départ…. PERSONNE , AUCUN PROF n’explique jamais ni ce qu’on chante, ni ce que cela signifie ! Du coup, personnellement, je me retrouve à baragouiner un truc incompréhensible dans lequel j’ai du mal à mettre une intention puisque JE NE SAIS PAS ce que je suis en train de dire ! Par pitié, si vous lisez ce blog et que vous êtes professeurs, ne laissez pas vos élèves sur le bord de la route des mantras…. Commencez par leur expliquer même en deux mots ce qu’ils signifient. Après ils feront ce qu’ils pourront pour répéter après vous mais au moins, un petit éclaircissement ce serait cool!

Nous avons donc travailler des postures en commençant par leur préparation. Nous nous sommes aidés de supports (murs, sangles, tapis….) et nous avons parfois travaillé à deux. Nous avons étudié Pasasana (le nœud), Shalabasana A, B, Bhekasana (la grenouille en français je crois), Dhanurasana (l’arc), Ushtrasana (le chameau), Kapotasana, Bakasana A et B (la grue), Bharadvajasana et Ardha Matsyendrasana (torsions), Eka Pada Shirsasana et Yoga Nidrasana….

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C’était intense mais dosé. C’était surtout très intéressant de voir des postures avancées qu’on ne retrouve pas systématiquement lorsqu’on prend des cours collectifs. C’est ça qui – de plus en plus – me plait. Qu’on me propose des postures – que je ne parviens pas encore à prendre on est d’accord – qui me challengent, qui me questionnent et me font découvrir des chemins inconnus dans mon corps ou dans mon esprit.

Voilà ce que je peux dire de cet atelier. Je suis ravie de l’avoir suivi bien entendu et je suis contente de constater que ma pratique évolue, se modifie.

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Bilan du module 1 de formation

Bon…. Je vous l’annonce tout de suite, ça va être très difficile de faire un bilan de ce premier module de formation. Difficile car comme toute étape ou tout évènement attendus, on s’en fait une idée, on idéalise ou on redoute et finalement rien ne ressemble à ce qu’on pensait !

Je vais jeter en vrac mes impressions et puis vous trierez ??? Je vais tout de même faire ça de façon plus ou moins chronologique et en thématisant – cela m’aidera à clarifier mon propos.

Premières impressions : les gens, le lieu, l’état d’esprit…

Samedi 25 avril commençait donc ce premier module de formation certifiante. 30 minutes avant le début, nous sommes déjà nombreux (et oui il y avait 4 garçons) à attendre devant le Dojo de la Rue de la Folie Méricourt. J’y retrouve une connaissance, qui se nomme Alexandra (oui on aime se rassembler entre nous) et avec qui – je ne le savais pas à ce moment là – je vais passer toute la formation et, au passage, nouer des liens d’amitié. Donc c’est plutôt détendue que j’aborde ce premier jour même si 2h avant je donnais un cours à l’autre bout de la banlieue parisienne !

Nous nous installons et je compte les participants autour de moi : 56 ! 56 personnes installent leur tapis en même temps que moi pour suivre cette formation !!! Le Dojo est grand, certes, mais 56 personnes, c’est impressionnant. Je fais un autre calcul très rapide dans ma tête – celui du montant total payé par ces 56 personnes au Studio Gérard Arnaud pour être formées !!!! OMG, quand je serai grande je veux faire « Gérard Arnaud » comme métier 🙂

Nous prenons un premier cours dispensé par Gérard en personne et qui a duré 2h. Cours de vinyasa assez classique pour qui connaît le style Gérard Arnaud. Je sens l’énergie qui se dégage du groupe et moi-même je me donne à fond pour ce premier moment de communion. La pratique se termine, nous faisons une pause puis nous formons un cercle afin de nous présenter les uns aux autres. Chacun notre tour, nous exposons les raisons de notre présence et « notre objectif ». C’est varié, parisiens, banlieusards, provinciaux, étrangers, pratiquants depuis 10 ans, 3 ans, 6 mois, 3 mois… Yoga vinyasa, bikram, hatha, yin, méditation, asthanga… Arrivés ici pour changer de vie ou pour se faire plaisir, c’est ce qui fait la richesse de cette formation même si à priori j’ai pensé que c’est ce qui allait la rendre médiocre.

Je vais garder un conseil que Gérard nous donne à la fin des présentations : « Méfiez-vous de l’enthousiasme, il est porteur de déception et de blessures ». Et c’est vrai. Vouloir tout donner, ne pas s’écouter parce qu’on est super heureux d’être là et qu’on a attendu ce moment peut créer des frustrations et engendrer des blessures. Pratiquer à 80% pendant 15 jours est plus intéressant que pratiquer 120% 2 jours et 0% par la suite à cause d’un bobo !

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Le déroulé :

Les jours se sont enchaînés sur le même modèle : 2h de pratique vinyasa puis pause puis atelier (postural, anatomique ou philosophique). Les cours n’ont pas tous été donné par Gérard. Nous avons eu l’occasion de rencontrer les professeurs qui enseignent au studio habituellement (Céline, Benoit, Isabelle, Masako, Millie…). Les ateliers sur l’anatomie et la philosophie nous ont permis de rencontrer des intervenants extérieurs (gros coup de cœur pour Colette Poggi – sanskritiste, professeur, conférencière…). Lors des ateliers posturaux, Gérard nous proposait deux ou trois asanas que nous décortiquions et pratiquions seuls ou en groupe afin de nous corriger.

La condition physique :

Est-ce que j’ai été fatiguée ! OUI affirmatif. J’ai même réactivé une douleur que j’avais dans la hanche mais qui habituellement me laisse tranquille. Il a fallu que j’aille chez l’ostéo de façon un peu urgente tellement la douleur devenait insupportable. Le genou abimé récemment a très bien tenu en revanche. 15 jours de pratique sans pause c’est intense. Le corps récupère mais la fatigue s’accumule doucement, les petites douleurs deviennent des blocages et certains jours, on a du mal à se pencher en avant !!! C’était vraiment cyclique. Des jours, la patate d’enfer et d’autres la motivation dans les chaussettes ! La façon de suivre le cours s’en ressent, on est à fond ou on s’économise….

L’état d’esprit :

Promiscuité, formations et approches du yoga différentes finissent par créer des petites tensions au sein d’un si gros groupe. Je crois que c’est normal. Il y a autant de « bon » yoga que de personnes présentes – chacune ayant sa conception, son prof chouchou, son studio adoré ou au contraire, sa bête noire yogique ! C’est une simple question de perception, tout va bien !

De mon côté je décide de prendre, de m’abreuver au maximum de ce qui se passe pendant ces 15 jours. De l’évolution dans ma pratique au plus petit détail ressenti, je tente de tout capter. Une main de Gérard, un conseil, une indication, une posture proposée de façon différente, une question, la gestion de la fatigue, un vinyasa les yeux fermés, une relaxation de 20 minutes, un travail en binôme ou en trinôme…. Tout est formateur, tout est riche d’enseignements, tout me fait grandir….

J’ai la sensation que cet article est 1000 fois trop long, je vais donc m’arrêter là. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser. Pour finir, je dirai que je suis impatiente de voir ce que le module 2 nous réserve ! Restez connectés 😉

 

Formation J-1

Bon bah voilà, on y est ! J-1 avant le début de la formation chez Gérard Arnaud. Je ne vous dis pas tout ce qui me traverse…. Bon ok, je vous dis 🙂

L’impatience tout d’abord car oui cette formation je l’attends maintenant depuis 6 mois !!!  6 mois de pratique intensive, de lectures, de cours d’anatomie en anglais (on s’en souvient bien !), de démarches administratives…. Bref 6 mois c’est long et en même temps c’est passé tellement vite. Mes lundis ressemblent à mes dimanches et j’en suis ravie, je n’ai plus de week end mais je n’ai plus de semaine non plus… Chaque jour je prends plaisir à pratiquer, à dérouler mon tapis, à lire, à étudier… ou à ne rien faire du tout…. qu’on soit mardi ou vendredi m’importe peu. J’ai le sentiment de faire ce que j’aime et je suis heureuse de m’octroyer cette parenthèse extraordinaire. J’ai conscience de la chance que j’ai – grâce au soutien de mes proches en immense partie mais aussi grâce à cette petite graine qui s’est implantée en moi il y a quelques mois et qui en grandissant m’a donné le courage d’arrêter mon travail pour me lancer dans cette aventure. Donc là maintenant, je veux que ça devienne concret, je veux que ça commence et savoir comment ça va se passer !!!

La peur aussi. Peur de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, de me blesser, de me retrouver au milieu de champions du monde des asanas et des transitions ! Cette petite voix qui me dit que c’est peut être de la folie, de l’inconscience que de vouloir se lancer là-dedans. Que des profs de yoga, il y en a déjà des millions et dans le lot, un bon paquet sont de très bons profs… Alors pourquoi moi ? Et puis se mettre à son compte, cela demande beaucoup d’autodiscipline, cela implique des responsabilités…. Est-ce de cela dont j’ai envie??? !! ??

La peur de ne pas pouvoir faire autrement que me comparer aux autres et me frustrer de voir que certains font mieux le grand écart (on en parlait ici), que certains font des transitions de fous… La peur de me sentir nulle à chier au milieu de tout ce monde, de me bloquer et de na pas « profiter » à fond de ce qui me sera donné.

Et il y a aussi une grande joie et un peu de fierté. Joie de pouvoir aller au bout de ce projet, quoi qu’il se passe ensuite. Joie de pouvoir apprendre, intégrer, découvrir, rencontrer d’autres univers, d’autres choses, d’autres personnes. Parfois je me dis que peu importe l’issue, je suis super heureuse de le faire, de pouvoir le faire. Et dans ma vie, cette aventure comptera énormément, je le sens. Je suis certaine que je prendrais encore du plaisir à raconter tout cela dans 20 ou 30 ans! Et puis je suis fière de moi, que mon corps ne me lâche pas (trop), que ma motivation et ma passion pour cette discipline ne fassent que grandir, que je parvienne à comprendre ce que les services administratifs français attendent d’une personne qui crée sa structure !!!! Non vraiment je suis fière de moi et de ma détermination. Bon ok, je ne pars pas défendre mon pays à l’étranger et je ne sauve pas des vies…. OK….. mais à mon petit niveau, je trouve que c’est déjà pas mal !!!

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Demain, debout tôt pour être en forme. Début de la formation à 14h et fin à 18h. puis dimanche, puis lundi, mardi, mercredi……etc….. Suivez-moi sur Facebook, je vous tiendrai au courant de façon un peu plus instantanée que sur le blog !!!

#Yogastepbystep – 3

J’ai mis 1000 ans à poster ce nouvel article STEP BY STEP ! Pour rappel, ce projet a été lancé par Mathilde Piton ainsi que d’autres yoginis et consiste à apprécier l’évolution d’une posture en la prenant en photo à intervalles régulières. C’est un peu un « anti-selfie yoga » où l’on voit les pratiquants dans des poses plus hallucinantes les unes que les autres… Là il s’agit plutôt de choisir une posture qui challenge un peu, de la travailler et d’apprécier la progression, tout cela en partageant nos impressions, nos remarques….

J’avais donc décidé de participer à ce projet et les postures choisies étaient le grand écart et le tripode. Sans surprise, même si je constate une petite évolution, le grand écart reste un point sensible (comme tout ce qui touche à la souplesse j’ai envie de te dire !). La photographie est de très mauvaise qualité (pardon) et je ne sais pas si vous le verrez bien mais à présent je mets la brique sur la plus petite des hauteurs (6,5cm) sous ma jambe avant et un peu plus vers le haut de ma cuisse – vers l’entrejambe. Lors du dernier article étape, je plaçais la brique sur la moyenne hauteur vers mon genou. Cela reste un peu douloureux, je ne me roule pas à terre de joie lorsque je dois réaliser cette posture en cours ou à la maison…. Surtout que c’est lors de cette position que je me suis flinguée la rotule il y a 1 mois….. Appréhension donc méfiance. Je sais que le genou va mieux donc j’évite de trop m’écouter et de trop avoir peur mais bon, ce n’est pas si simple et j’ai un peu la trouille de lâcher mon appui des mains lorsque ma jambe droite est à l’arrière…. Avec le temps, ça ira mieux et centimètre par centimètre, je compte bien dompter cette posture d’ici quelques mois…

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Le deuxième asana est le tripode qui est une posture inversée, un équilibre sur la tête et les mains. Dans la position la tête et les mains forme un triangle, les bras sont ceux de chaturanga (assez proches du corps) ce qui permet d’y poser les genoux avant de se hisser vers le ciel.

J’ai eu un peu peur en la prenant ce matin car ça faisait un moment que je ne m’y étais pas entraînée et sans surprise la première tentative a été chaotique. Après m’être recentrée et avoir soufflé un bon coup, j’y suis retournée et ça a donné ça ! Chez Gérard Arnaud, dans les cours avancés, on travaille beaucoup les équilibres (mains, avant-bras, tête) et je sens que mon centre est mieux tenu, que mon bassin monte plus facilement. Je ressens moins le besoin de prendre la posture « en force », je parviens à le faire sans crisper et en respirant de façon fluide (c’est bien non ?). Aujourd’hui j’ai réussi à monter une première fois, puis à redescendre les bas de jambes pour les remonter ensuite. La descente se fait aussi de façon plus assurée moins saccadée et moins violente. « L’atterrissage » est mieux contrôlé.

Pour ma prochaine étape (dans 10 ans environ je dirais), j’aimerais réussir à être un peu plus à l’aise en grand écart de façon à pouvoir lever les mains vers le ciel et cambrer vers l’arrière (!!!!) et pour le tripode, j’aimerais passer directement en planche à partir de la posture intermédiaire : lorsque mes jambes sont pliées vers mon buste, bim direct j’impulse pour envoyer les pieds vers l’arrière en chaturanga – tu vois le truc ?! 🙂

Voilà ce que je peux dire pour cette étape 3. Comme d’habitude – et ce « défi » confirme ce que je sais déjà concernant ma pratique – les postures de souplesse restent difficiles autant pour les jambes que pour le dos (réussir à garder le dos droit) et les postures d’équilibre et de « force » sont plus simples. Je dois continuer à travailler sans faire de distinction et petit peu par petit peu ce f****** grand écart finira bien par ressembler à quelque chose 😉