Le bonheur….. Suite et fin… ?

Et voilà, notre roman fleuve sur le bonheur touche à sa fin… du moins ce que j’avais envie d’en dire et de partager avec vous.
Si vous arrivez ici pour la première fois et si vous souhaitez relire les épisodes précédents, c’est par ici, ici (2), ici (3) ou ici (4).
Nous avons donc vu les conditions nécessaires pour prendre du recul et analyser ce qui peut être améliorer dans notre vie pour aller vers plus de bonheur. Nous avons discuté de la façon dont certaines relations nous contraignent et avons passé en revue les différentes manières de traverser les conflits internes et extérieurs en prenant nos responsabilités et en arrêtant de nous cacher derrière de fausses excuses.
Tous ces changements peuvent se révéler utiles voire indispensables dans notre quête de sérénité. Mais si nous ne parvenons pas à jouir ensuite de ce que nous trouvons, des espaces que nous créons, tout ce chemin n’aura été que vain et nous retomberons dans nos travers d’insatisfaction.

Car le bonheur, au risque d’enfoncer une énorme porte ouverte, n’est-il pas le fait de savoir profiter et se délecter de l’instant présent ?
Si nous sommes sans cesse dans la projection, si nous envions constamment (ou même un tout petit peu) la condition des autres, si nous ne profitons pas de nos proches (ceux qui nous font du bien), si nous n’apprécions pas ce que nous créons, si nous n’arrivons pas à nous accepter nous-mêmes, comment être heureux ?

Et c’est ici que le YOGA intervient ! Oui vous vous doutiez bien que j’allais finir par faire le lien entre la discipline du yoga et le bonheur.
Ceux qui en font l’expérience savent que le yoga permet de se sentir mieux. Mieux dans un sens très élargi, mieux avec soi-même (la base), mieux avec les autres, mieux avec ses désirs, mieux avec son quotidien, mieux avec ses projets… MIEUX quoi !
Oui mais pourquoi ? Car qu’on pratique ou non le yoga, on est en droit d’étudier ce que cette discipline influence et crée en chacun de nous. On peut aussi décider de laisser les choses se faire sans l’analyser mais nos esprits cartésiens d’occidentaux ont souvent besoin de comprendre 🙂

Est-il très utile que je revienne sur la notion d’instant présent que nous cultivons chèrement lorsqu’on pratique le yoga ? Que nous parlions de méditation active – grâce à la pratique posturale notamment – ou de méditation de pleine conscience qui se pratique n’importe où et à tout moment, le yoga nous permet de faire l’expérience concrète du présent. Notre esprit ne peut être ailleurs lorsque nous pratiquons des postures ou lorsque nous nous asseyons pour observer ce qui se passe. Ainsi nous ne sommes pas dans la projection future ni dans le repeat du passé. Nous nous ancrons totalement dans l’instant T, sans regret et sans autre ambition que d’être là et de profiter.
Le yoga nous apprend aussi l’acceptation et la bienveillance. Nous commençons par accepter nos limites (parfois on les découvre très tôt) et digérons à notre manière notre « impuissance » à faire bouger les choses. Le corps avance à son rythme et bien qu’une pratique régulière permette d’évoluer, le corps avancera toujours à son rythme et nous n’avons pas d’autre choix que de l’accepter.
Ces « qualités » transpirent aussi dans notre rapport aux autres. Lorsque quelque chose n’avance pas comme nous le souhaiterions, nous pouvons choisir de nous y confronter ou nous avons le choix d’accepter un rythme différent du nôtre et de patienter.
Nous apprenons à regarder les « défauts » des autres avec plus de compréhension. Il ne s’agit pas toujours de défauts d’ailleurs, il s’agit simplement de différences. Le yoga nous permet d’être en accord avec cette vision et nous aide à comprendre que l’autre n’est pas moi.

Mais le yoga ce n’est pas que cela évidemment. Le yoga n’est pas que pratique posturale, méditation et culture de la bienveillance.
Le yoga est un chemin qui englobe TOUS les aspects de la vie. Ca va de l’alimentation jusqu’à notre hygiène et notre rapport à la mort…. Dire ce que le yoga englobe est très difficile et très vaste, une liste exhaustive est presque impossible à écrire. Pour ceux qui font le choix de vivre DANS le yoga, tout se modifie, tout change. La perception du Monde et de notre environnement évolue. C’est ce que je peux dire avec certitude puisque c’est exactement ce que j’ai vécu.
Le yoga nous donne la sensation d’être libre car il nous permet de mieux nous connaître nous-mêmes. Une fois mieux connectés à notre intérieur, nous sommes plus capables d’identifier, de discriminer ce qui est ok de ce qui ne l’est pas et donc nous avons la possibilité de poursuivre ou de stopper. Je ne dis pas que cela se fait en trois semaines ni que c’est aisé. Cela fait 7 ans que je pratique et 3 ans que le yoga m’enveloppe intégralement et je suis certaine que le chemin est encore long et qu’il me reste des tonnes de leçons à apprendre.
Mais cette liberté que nous apporte le yoga nous rend responsables. Responsables de notre vie, de nos choix, des décisions que nous prenons et de celles que nous évitons de prendre… et nous aide à vivre avec.

C’est pour cette raison que yoga et notion de bonheur sont intimement liés – à mon avis – car à ce titre, et comme nous l’avons vu depuis quelques semaines, c’est l’idée même de responsabilité personnelle qui est le cœur de cette recherche du bonheur. Si nous comprenons que nous sommes les seuls à POUVOIR faire notre propre bonheur et si nous mettons tout en œuvre pour y parvenir, la moitié du chemin est déjà parcourue.

Je ne suis ni psy, ni experte en recherche du bonheur – si je l’étais, aurais-je eu besoin d’écrire cet article ? ^^ Je voulais juste partager avec vous ces questionnements récurrents et quotidiens qui trouvent parfois quelques réponses partielles grâce au yoga. N’hésitez pas à donner vos astuces ou à carrément révéler vos recettes pour être plus heureux, toutes les idées sont bonnes à prendre 🙂

NAMASTE

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Le bonheur… 3/5

Dans les « épisodes précédents », nous avons parlé de la nécessité de prendre son temps et d’être au calme pour faire le bilan de notre quotidien et de notre niveau de satisfaction en ce qui concerne notre vie. Nous avons également abordé la notion de responsabilité – qui est selon moi la clef pour comprendre et avancer plus sereinement – et celle de victime/coupable derrière laquelle on se « cache » parfois pour justifier notre immobilisme face au changement.
Une fois ce cadre posé, nous avons essayer de faire la liste de ce qui est inutile et encombre nos vies. Toutes les tâches et les missions qu’on se contraint à réaliser chaque jour. Nous avons reconnu que certaines relations nous polluent et qu’il faut parfois s’en défaire OU accepter (choix) leur imperfection. Encore une fois, les choix nécessaires à ce processus d’allègement et de « nettoyage » personnel ne sont jamais évidents et entrainent des conséquences mais ils seront sans aucun doute salutaires dans notre quête du bonheur.

Aujourd’hui donc, j’aimerais aborder la notion d’ajustement car même si nos décisions ont le pouvoir de modifier notre vie, il faut savoir reconnaître que certaines choses doivent être ajustées parfois grâce au compromis ou parfois tout simplement en « abandonnant » un schéma inadapté.
Nous imputons souvent notre passivité à un manque de temps ou de moyens. Hors c’est rarement l’argent qui nous empêche réellement de voir aboutir nos projets (à moins bien sûr qu’on ne soit heureux que propriétaire d’une île déserte au milieu de l’océan^^). Je ne dis pas que tout est réalisable sans moyens mais il faut peut être rapprocher nos envies de nos moyens lorsque celles-ci sont démesurées. Et il est parfois utile de tourner notre rêve dans tous les sens afin de bien en percevoir les tenants et les aboutissants. Ex : Vouloir acquérir un château pourra certes nous rendre heureux mais l’entretien qu’il va demander finira par nous tuer à la tâche.
On se cache souvent derrière le manque d’argent mais je crois que c’est un leurre. Car lorsqu’on court après l’argent, on ne court pas après le bonheur ou la sérénité. Rares sont les exemples de personnes ayant acquis une grande richesse personnelle sans effort. Et pour tous ceux qui ne parviennent pas à s’enrichir, ils continuent de courir derrière ce soit disant confort et perdent de vue que « l’argent ne fait pas le bonheur ».
D’autre part, ce rêve d’enrichissement va de paire avec le fait de croire que si nous AVIONS cela nous serions plus heureux ou si nous POSSEDIONS CECI, ce serait plus facile….
On imagine toujours que les autres ont plus de facilité pour le bonheur que nous, qu’ils sont plus aptes à être heureux. On se dévalorise constamment et on se victimise en rejetant la faute sur un facteur extérieur.
Cela me fait un peu penser aux réseaux sociaux où chacun se présente sous son meilleur profil, sur les plus belles plages, en train de savourer les meilleurs plats… etc…. Nous savons tous très bien que ces images sont des instantanés et qu’elles ne reflètent qu’une mince partie de la vie de la personne mais elles nous frustrent et nous donnent l’impression que notre vie est MOINS BIEN.
Arrêtons donc de vouloir rentrer dans le moule et de vouloir faire comme les autres. Notre bonheur n’a rien de commun avec celui d’un autre. Et ce que donnent à voir les gens n’est pas le reflet de leur quotidien ni de ce qu’ils ressentent dans leur cœur.

Au-delà du manque de temps (que je ne reprendrais pas ici car j’en ai parlé dans le 1/5) et d’argent, certaines personnes ont du mal à s’ajuster car elles ne savent pas ce qui cloche. Il est difficile de mettre le doigt sur ce qui ne convient pas/plus. Et notre éducation ne nous aide pas à être honnête avec nous-même.
Pour se convaincre que les choses sont ok, on utilisera le déni (faire le sourd face à ces problèmes) ou le bluff (camoufler sa peine en faisant croire que tout va bien). Hors la lucidité et l’honnêteté sont les piliers de la conscience qui permet une transformation. Ce n’est pas facile à accepter et à reconnaître mais il faut arrêter de se beurrer les carreaux pour enfin régler ce qui ne va pas/plus et avancer.
S’entourer des gens qui nous font du bien, prioriser les tâches à accomplir pour sortir d’une situation ou en développer une nouvelle, s’isoler pour faire le point, discuter et essayer de faire passer un message, reconnaître ses succès et s’appuyer dessus ou reconnaître ses échecs et en faire des étapes pour la suite, se discipliner et cultiver les petits instants de bonheur… Toutes ces pistes sont envisageables pour sortir de la morosité et aborder le renouveau. Ecoutons-nous, notre corps est capable de nous guider dans ce cheminement.
Et souvent ces étapes demandent du temps et se réalisent à tâtons, dans l’incertitude la plus totale. Etre adulte c’est accepter les incertitudes, l’absence de sens et l’instabilité car souvent de ces moments d’hésitations naissent l’intérêt et le changement profond.

Nous avons du mal à mettre le doigt sur ce qui ne va pas/plus car nous nous obstinons aussi dans une seule voie. Celle que nous connaissons, que nous avons l’habitude d’employer. C’est une attitude normale mais peu efficace. Pour se sortir d’un chemin malheureux, il va falloir être créatif et chercher des alternatives.
Reprenons l’exemple de l’argent. Si nos envies (attention à la société de consommation qui fait grimper les enchères) sont freinées par notre manque de moyens, pourquoi ne pas chercher une idée créative afin d’améliorer nos revenus. Ex : louer une chambre vide, vendre des objets inutilisés ou des vêtements à peine portés sur internet, covoiturer…. Ces alternatives ne nous rendront pas riches mais elles pourront mettre un peu de beurre dans les épinards sans pour autant bouffer notre énergie et notre temps (cf plus haut).
Revoir sa façon de consommer en privilégiant le troc ou la seconde main, les achats au marché plutôt qu’en grande surface où toutes les nouveautés attirent l’œil et le portefeuille, adapter les déplacements et choisir de laisser la voiture au garage pour les petits trajets…. Adapter son train de vie, se réorganiser et imaginer des alternatives permettent d’initier de nombreux changements et une amélioration considérable du quotidien. Une fois ces ajustement mis en place, il y a plus de temps pour profiter des petits bonheurs gratuits de la vie.
Car même si notre rêve est de faire le tour du monde, rien ne nous empêche de profiter des petites satisfactions et des beautés de la vie. L’odeur de la pluie sur le béton, un ciel parfaitement bleu, des rires d’enfants… je sais que cela semble un peu niais mais la beauté est partout et, de façon totalement gratuite, s’offre à nous alors essayons de savourer un peu.

Les ajustements effectués avec nos propres ambitions ne règlent pas tout, c’est évident. Il va falloir s’ajuster avec nos proches et les relations que nous entretenons afin qu’elles ne nous polluent plus.
Dans l’article précédent, je préconisais de laisser tomber certaines relations devenues toxiques. Mais sans aller jusque-là, certains de nos proches ne nous rendent pas heureux mais ne sont pas toxiques pour autant. Et si les choses sont immuables, il faudra s’ajuster pour pouvoir vivre avec malgré tout.

Dans un premier temps, dans une relation dysfonctionnelle, les deux personnes ont des torts et il est très important de ne pas jeter la faute sur l’autre uniquement, donc commençons par reconnaître ce que nous avons fait/dit de travers. Nous sommes responsables, en partie, des difficultés de compréhension et de communication.
L’autre n’est pas nous, il fonctionne avec ses filtres, ses repères, son éducation, ses démons du passé, sa logique… qui sont parfois très éloignés des nôtres. Sa façon de voir les choses n’est ni bonne ni mauvaise et certainement pas moins valable que la nôtre.
Donc la clef – et j’enfonce ici une porte ouverte – est la communication. Se parler est la base, sans dialogue aucun des deux ne pourra accéder à la logique de l’autre, c’est impossible.
Mais parfois la communication est compliquée et il faut alors explorer d’autre voies pour poursuivre la relation (si c’est notre souhait). Pardonner et demander pardon peuvent constituer un bon début. Nous pardonnons que l’autre ne soit pas parfait et ne réponde pas à nos attentes. Demandons pardon, sincèrement, car nous avons contribuer voire initier le dysfonctionnement de la relation et c’est le choix de l’autre que de nous pardonner ou non.
Et soyons créatifs (cf plus haut) pour sortir de cette situation, imaginons un compromis. Le compromis est déprécié de nos jour car on pense souvent que l’un des deux sera lésé et cela devient insupportable lorsque nous avons l’impression que nous serons le « dindon de la farce ». Hors un compromis est simplement une nouvelle manière d’aborder la situation et de lui trouver une autre issue où personne n’aura eu pile poil ce qu’il désirait mais où chacun aura pris en compte la vision et fait un pas vers l’autre, ce qui est sans aucun doute plus constructif.
Une relation dysfonctionnelle n’est pas vouée à le rester indéfiniment. Certains outils de communication interpersonnelle non-violente peuvent nous aider à la transformer en un échange plus apaisé (beaucoup de livres existent sur le sujet).

Quoi qu’il en soit, nous voyons que dans nos vies certaines choses – qui ne peuvent être abandonnées ou réglées de suite – doivent être ajustées pour pouvoir vivre en paix et avancer vers un mieux être.
Que ce soient nos attentes ou nos envies qu’il faut parfois revoir « à la baisse » et ajuster à nos moyens et au temps dont nous disposons ou qu’il s’agissent des relations humaines que nous devons accepter telles qu’elles sont avec leurs qualités et leurs défauts. Notre grande force est de savoir reconnaître ce qui dépend de nous et de notre volonté au changement, des combats vains qui nous épuiserons à la longue.
Avec ces distinction, mettons nos forces là où c’est utile et ajustons dans le compromis ce qui n’est pas totalement de notre ressort.

L’estime de soi…. vaste programme !

Je ne sais pas si cet article parle du yoga… Ou peut être que si finalement.
Depuis que j’ai découvert le yoga, je suis passée par des hauts et des bas, que ce soit au niveau de ma pratique ou dans ma vie privée. En 7 ans, j’ai vécu des aventures formidables, d’autres un peu moins, comme tout le monde. Et avec ces aventures, il m’a fallu faire face à des baisses de moral – à me trouver encore plus nulle que la plus nulle de toutes les personnes jamais croisées dans ma vie – et parfois aussi à des moments de kiff intense où je me suis sentie invincible, telle une winneuse de la life!!!
Je ne sais pas si c’est un point que je partage avec vous mais, sans ménager le suspens, il y a évidemment eu plus de moments où je me suis sentie nullarde que des moments de win.
Ce que j’ai découvert avec le yoga et que je découvre encore chaque jour, c’est que cette discipline, même si ce n’est pas tous les jours simple (blessures, fatigue, doutes, attentes…), me permet de toucher du doigt une notion indispensable à ma vie – pour la vivre mieux s’entend – qui est l’estime de soi.
Dit comme ça, cela parait un peu nigaud, mais essayer d’améliorer l’estime qu’on a de soi est très important pour vivre plus heureux.
Car avoir une faible estime de soi dans la vie, c’est comme rouler en voiture avec le frein à main remonté.

Voici 5 idées qui m’aident au quotidien et que je tente d’appliquer de mon mieux.

1 – C’est en forgeant qu’on devient forgeron…
Personne n’est parfait. Alors au lieu de nous concentrer sur nos nombreux défauts, utilisons plutôt toute cette énergie à agir. Faire des petites séances d’entrainement pour sortir de notre timidité, nous libérer de notre recherche d’approbation,… Faire comme les entreprises, les politiciens et les chefs d’entreprise : engageons-nous dans un “processus d’amélioration continue” et d’auto-coaching.
Mais quoi qu’il en soit, apprenons à nous aimer tel que nous sommes maintenant et ne pas chercher à progresser avec l’idée de notre imperfection en tête. Si on ne fait que penser à son imperfection, c’est contre-productif. Voyons comment améliorer doucement ce qui nous « dérange » en pensant de façon positive.

2 – Moins de critique et moins de jugement !
Pour changer notre perception de nous-même, arrêtons de nous juger à tout bout de champ et changeons de vocabulaire.
Au lieu de dire :
– “je suis stupide”, dire plutôt : “désormais, je vais réfléchir avant de parler”,
– “je suis nulle” => “j’ai fait une erreur”,
– “je suis incompétente” => “je débute : j’ai tout à apprendre”,
– “je suis incapable d’être à l’heure” => “il est temps que je m’organise autrement pour devenir une personne ponctuelle.”
Vous souvenez-vous de cette pub, où une femme écoutait la conversation d’un couple. Lui balançait des horreurs pendant qu’elle écoutait sans broncher. On découvrait à la fin que ce que l’homme disait n’était ni plus ni moins que ce que la troisième femme (celle qui écoute) avait dit quelques heures auparavant lorsqu’elle était interrogée au sujet de la vision qu’elle a d’elle-même.
Pensez-vous que les stars, chefs d’entreprise, grands scientifiques, prix nobels, politiciens archi-diplomés ne font jamais d’erreurs ou ne sont jamais en retard ?
Avant que les autres parlent de nous en termes élogieux, commençons par le faire nous-même pour nous-même. Les jugements ultra négatifs et les critiques gratuites ne font avancer personne !

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3 – Un peu de bisounours-attitude envers les autres aussi
Si nous ne parvenons pas à estimer nos proches, nos collaborateurs, nos amis… comment imaginer pouvoir nous estimer nous-même ?
Plus nous critiquons les autres, plus nous avons tendance à nous autocritiquer.
Je n’ai aucune preuve scientifique de ce que j’avance, mais c’est d’une logique implacable. J’ai réalisé en effet qu’en essayant de moins de critiquer et juger mes proches, je deviens moins critique avec moi et je peux ainsi me consacrer à réaliser le point n°1 plus facilement.
Loin de moi l’idée de vous dire que tout est rose, qu’il faut tout accepter et être bienveillant à tout bout de champ (on en reparlera) mais le cynisme et les railleries au sujet des autres ne font de bien à personne – ni à ceux qui en sont victime of course – ni à celui qui les prononce !

4 – Humilité vs modestie
Améliorer son estime personnelle ne signifie pas se sentir supérieur aux autres par son intelligence, sa réussite ou son physique. Ca ne veut pas dire déborder de suffisance (beuuuuurk).
Ca signifie reconnaitre lucidement ses qualités comme ses points faibles. Gardez en tête les réalisations dont nous sommes fiers et éviter les remarques de « fausse modestie ». La fausse modestie énerve tout le monde et nous fait paraître encore plus agaçant, sans parler qu’elle ne permet pas d’améliorer la vision qu’on a de soi-même.
Et bien sûr, nous nous attacherons à fuir comme la peste les gens négatifs qui nous rabaissent et nous donnent une mauvaise image de vous d’une façon subtile ou pas.

5 – Donnons le change sans mentir
Imaginons pendant un instant la personne que nous serions si nous débordions d’estime pour nous-même. Visualisons et essayons de projeter cette image.
Regardons les gens franchement dans les yeux, affirmons-nous, parlons avec une voix forte et calme, serrons les mains fermement, sourions à pleines dents, exprimons-nous en public, tenons-nous droit, soignons notre image. Il ne s’agit pas de mentir mais ça revient un peu au point n°1, c’est en forgeant qu’on devient forgerons. C’est en ayant confiance en soi et en s’estimant qu’on aura confiance en soi et qu’on pourra s’estimer – vous me suivez ?
Il faut mettre en marche le processus et ne jamais s’excuser d’exister !

Rome ne s’est pas faite en un jour ! Soyons patients. Enclenchons le processus et voyons ce qu’il se passe. Il y aura des jours avec où se sera plus facile, et des jours sans où on reprendra nos vieux schémas de auto-jugement négatif.
Avoir une meilleure estime de soi c’est comme travailler une nouvelle posture de yoga. Si on ne s’y confronte pas, si on ne cherche pas à la comprendre et comment l’aborder petit à petit, on passera toujours à côté et on gardera ce sentiment d’inachevé.
Une meilleure estime de soi – j’en suis certaine – permet d’être plus heureux et plus en paix.

La patience

Tout vient à point à qui sait attendre… François Rabelais « Pantagruel »

La patience moissonne la paix et la hâte, le regret… Avicébron « La source de vie »

Combien pauvres sont ceux qui n’ont point de patience… William Shakespeare « Othello »

On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même… Saint François De Sales

La patience est le courage de la vertu… Bernardin de Saint Pierre

La patience est la plus grande des prières… Bouddha

Quelques citations sur la patience pour introduire cet article que j’ai envie d’écrire depuis un bon moment… Mais qui, je le sens, va être un peu en vrac….

La patience est une qualité, on est tous d’accord là-dessus. La patience, dans le yoga, est peut-être la qualité n°1 que doit entretenir chaque yogi. Tous les professeurs, tous les livres, tous les enseignements s’accordent sur cette notion : lorsqu’on pratique le yoga, il faut savoir être patient. C’est en étant patient qu’on comprend certaines postures, c’est en étant patient qu’on parvient à méditer, c’est en étant patient qu’on trouve la force, la souplesse, l’équilibre, c’est en étant patient qu’on évolue, qu’on progresse, c’est grâce à la patience, qu’un jour, on parviendra à faire un équilibre sans le mur, à passer le grand écart ou le pont, à s’asseoir en lotus, à harmoniser ses chakras…. Bref, il faut être patient et à l’écoute de ce que dit le corps.

Et en même temps………………………………

Il ne faut pas confondre patience avec attentisme…. Je m’explique. Personne n’est jamais parvenu à toucher ses pieds rien qu’en les regardant…. On ne risque pas de se retrouver avec un pied derrière la tête juste en imaginant que ça arrive… Tout ça pour dire que la patience est certes une grande qualité dans le yoga, mais la détermination, la persévérance et la volonté sont aussi à valoriser, si vous voulez mon avis.

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Encore une fois, on en revient à cette histoire d’équilibre, d’union (hello yoga) entre deux énergies : le lâcher-prise d’un côté et la volonté de l’autre. Cette notion smoothie et cocooning qui nous invite à l’observation sans action et ce désir de challenge très à la mode dans nos sociétés. Dans une posture, si on est très très à l’écoute de son corps et qu’on s’arrête dès que « ça tire », on n’ira jamais plus loin – ou si, mais après de nombreuses années. Si on reste à 80% de ses capacités, on ne saura jamais jusqu’où on peut aller. Et en même temps, on n’est pas là pour se faire mal, je n’encourage personne à se mettre « en danger ». Je veux juste dire qu’il faut parfois chercher ses limites, et sans les dépasser, jouer avec, un peu, histoire de voir ce qu’on peut faire, se faire confiance, être à l’écoute mais ne pas hésiter à sortir un peu de sa zone de confort.

Je ne sais pas si vous voyez bien où je veux en venir….??

C’est un article un peu bla-bla sur cette notion qui me trotte dans la tête dès que je prends des postures de souplesse et dans lesquelles je me dis systématiquement : « si j’attends que mon expiration me permette de gagner 1 millimètre, je toucherai mes pieds à la saint glinglin! » et donc, je n’attends pas après mon expiration, non, parfois je tire sur mes bras ou dans mes jambes pour aller plus loin et sentir que je travaille. Et oui….^^ personne n’est parfait 🙂

Pour finir comme j’ai commencé, voici une dernière citation (faites-en ce que vous voulez) : Rien ne sert de courir, il faut partir à point… Jean de la Fontaine.

Et vous, vous êtes du genre ultra patient avec vous même ou plutôt à forcer les choses ????