Les perles de mes élèves…. la détox

Parfois, lorsque je discute avec mes élèves où lorsqu’ils me font des retours sur les cours, sur leurs sensations, sur leurs étonnements et leurs attentes, je ne peux m’empêcher de sourire. Je ne me moque pas car je me revois il y a quelques années lorsque le yoga entrait dans ma vie et soulevait de nombreuses questions.
Parfois elles sont très intéressantes et m’obligent à prendre du temps pour réfléchir à ce que je peux répondre et parfois elles sont le reflet d’une pensée spontanée plus légère et plus drôle.
C’est une de celles-là, une légère et drôle que je vais partager avec vous… Parce qu’au final, après qu’elle m’ait fait sourire, je me suis dit : « bah oui, la question se pose ».

Donc lors d’une conversation sur la détox avec un de mes élèves, on en vient à parler de monodiète. La monodiète c’est donc le fait de ne manger qu’un seul aliment pendant une seule journée afin de limiter le travail du foie, des reins et des intestins. De cette manière ces organes ne traitent qu’un seul aliment et sont un peu en « repos ».
On préconise souvent les jus de légumes ou les fruits pour ces journées-là. Et en parlant fruit, une autre élève partage son expérience de monodiète à base de raisin (souvent proposée à l’automne lorsque c’est la saison du raisin).
Une fois son expérience partagée, mon élève prend la parole en demandant si les raisins secs peuvent entrer dans une cure de monodiète raisin. J’ai rigolé sur le moment, pensant à une blague…
Quel manque de contrôle parfois, je te jure ! ^^
Bref, il était sérieux.
Et j’ai alors compris que la composition des aliments, leur mode de fabrication lorsqu’ils sont transformés.. etc… sont mal connus. Evidemment que les fruits secs ou les noix peuvent avoir de bons apports et être intéressants pour leur valeur énergétiques notamment mais pas dans le cadre d’une monodiète qui se voudrait détoxifiante.
Ils sont gras et sucrés et ont perdu certaines vitamines suite à leur déshydratation. Ils ne sont pas l’équivalent d’un grain de raisin frais ou d’un abricot frais par exemple.

J’ai donc expliqué à mon élève que dans le cadre d’une cure de monodiète on privilégiera le frais, le fait maison, le non-transformé.

Mais au-delà de cet épisode, je me rends compte au grès de mes conversations avec mes élèves mais aussi avec mes proches que certains principes de base d’une alimentation équilibrée et saine ne sont pas tout à fait connus ou maitrisés. La faute sans doute au manque de temps dont nous disposons pour nous préparer à manger ou encore à toutes ces publicités et ces « fausses » idées reçues sur le nombre de produits laitiers qu’on doit manger par jour, sur les protéines animales ou végétales, sur les farines…. etc….
Je ne prône aucun régime alimentaire en particulier mais je crois qu’il est nécessaire de regarder et de vérifier ce que l’on achète – le plus possible du moins – afin de s’assurer de la qualité des produits et des aliments.
J’incite fortement à préparer soi-même les repas afin d’en maitriser la composition et de limiter au maximum les choses toutes prêtes achetées dans le commerce.

Choisir de faire une monodiète ou non n’est pas le sujet au final…
Très belle journée

Ne jamais cesser d’être une élève

Joie, bonheur, danse de la gratitude ! Je suis en vacances…. Alors je suis en vacances dans ma tête surtout car sur le papier je continue de donner des cours (5 cette semaine et idem la semaine prochaine) et de faire mes 15h chez BIO C BON !

Cependant quelques cours sont suspendus en cette période de congés scolaires et du coup mon emploi du temps s’en trouve allégé ! Qu’il n’y ai aucune méprise, je suis un sourire géant à l’idée de transmettre, de donner des cours, de retrouver mes élèves et de vivre avec eux des moments de partage….. Mais….. comme tout le monde, j’ai aussi besoin de me retrouver, de me ressourcer parfois et de prendre du temps pour moi….

Depuis quelques semaines, j’ai très envie de reprendre le chemin des studios de yoga et de pratiquer de façon intensive en étant guidée par un professeur. Pratiquer seule est super mais je ne parviens pas à me challenger de la même manière, je ne réussis pas à aller plus loin, à dépasser mes limites. En studio, lorsque je sais qu’un professeur aura les yeux sur moi, c’est différent, je me donne plus, je cherche à aller plus loin. Ce sentiment me manque depuis quelques temps. Je n’ai jamais cesser de prendre des cours avec Patrick essentiellement mais l’époque où je me rendais chez Gérard Arnaud chaque jour pour recevoir un enseignement me manque un peu. Du coup, je profite de cet emploi du temps réduit afin d’aller sur Paris pour suivre des cours collectifs.

J’aime énormément donner des cours, pouvoir constater l’évolution des élèves et leurs sourires lorsqu’ils parviennent à entrer dans une posture un peu plus « compliquée » qu’une autre ou qu’ils réussissent une transition pour la première fois…. Je sais tellement ce que cela représente…. Mettre la barre un peu plus haut chaque fois qu’on grimpe sur son tapis, jouer avec ses propres limites et dépasser ses schémas mentaux…. C’est ce sentiment que je cherche lorsque je prends un cours collectif…. et seule, face à moi même (seulement) j’ai plus de mal…. Parfois, lorsque je décide de me consacrer à une seule posture (ou une famille de posture), que je recommence et recommence encore, je retrouve ce plaisir du dépassement, cette « satisfaction » au moment où je comprends comment doit se poser mon pied ou quel muscle engager pour « tenir » dans la position…. Mais je ne retrouve pas l’adrénaline ressentie pendant une classe et la sérénité qui suit systématiquement…. Je dirais que ma pratique individuelle est mitigée / homogène / routinière… tu vois l’idée ?! Alors qu’en cours, elle est imprévisible (puisque je ne sais pas ce que le prof réserve) et pleine de surprises !!!!

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Du coup j’ai aménagé mon planning des vacances pour pratiquer encore plus et retourner dans différents studios : plusieurs cours chez Gérard Arnaud, des cours avec Patrick, quelques passages au Yoga Festival de Paris avec – si c’est possible – l’ambition de suivre des cours collectifs sans me faire marcher dessus par les quelques centaines de personnes qui auront la même idée….^^

J’ai la certitude que pour continuer à donner des cours, à transmettre, à évoluer en tant que professeur, j’ai le « devoir » de rester une apprentie yogini…. Toute la vie, sans aucun doute ! Et puis, on ne va pas s’en cacher, n’est-ce pas délicieux d’être le wagon parfois, de « poser son cerveau » le temps d’un cours, se laisser guider par le professeur et ne penser à rien d’autre qu’à soi….