Séquence force et équilibre

Une séquence assez courte à réaliser chez soi dans le but de travailler son équilibre, sa force et son ancrage.

ASSIS – Prenez le temps pour vous poser, pour entrer en contact avec votre souffle et faire le vide.
CONTRACTION DU PERINEE : A l’inspiration contractez le plancher pelvien / le périnée // A l’expiration relâchez. reprenez ce va-et-vient plusieurs fois et ressentez les effets. Les organes se retrouvent massés entre le diaphragme qui descend et le périnée qui remonte.
Cet exercice peut aussi être fait en contractant le périnée sur l’expiration et en relâchant à l’inspiration. De cette manière, le diaphragme et le périnée « montent » en même temps ce qui crée une sensation de légèreté.
La contraction du périnée est importante dans les séquences d’équilibre car elle engage le bas ventre, la zone de muladhara chakra et svadhisthana chakra qui participent de l’ancrage et de la stabilité du corps et de l’esprit.

4 PATTES – mains sous les épaules et genoux sous le bassin
MARJARYASANA / BITILASANA (dos creux à l’inspiration, dos rond à l’expiration). Exécutez ces asanas en engageant le périnée à l’expiration.

 
INSPIRATION => Tendez bras droit vers l’avant et tendez jambe gauche vers l’arrière – restez 3 respirations
idem de l’autre côté.
ADHOMUKHA SVANASANA – prenez le temps pour mettre en place la posture et bougez légèrement si cela vous aide à détendre l’arrière des jambes.
UTTANASANA – marchez les pieds vers les mains et stationnez ici quelques instants avant de dérouler le dos pour revenir à la verticale.

DEBOUT
– Equilibre sur demi-pointes. A l’inspiration montez sur demi-pointes et reposez en expirant. Répétez plusieurs fois en prenant le temps. La montée dure tout le long de l’inspiration et la descente tout le long de l’expiration. Engagez le bas ventre et contractez le périnée.

SURYA NAMASKARA A – 2 cycles – prenez le temps de bien respirer et d’exécuter lentement les transitions. Restez concentré sur le bas-ventre et les engagez le nombril vers la colonne.

UTKATASANA => Depuis la posture de la chaise, faite glisser le pied gauche vers l’arrière pour vous retrouver dans une grande fente avant (genou arrière reste décollé du sol). Restez plusieurs respirations.
Ramenez les mains sur le cœur et entrez dans PARIVRITTA ANJANEYASANA (coude gauche à l’extérieur du genou droit en torsion). Restez plusieurs respirations.
En conservant la torsion et en EXPIRANT, ramenez le pied gauche à côté du pied droit en engageant le bas ventre pour éviter le déséquilibre, vous êtes dans PARIVRITTA UTKATASANA.
Revenez dans TADANASANA (posture debout les bras le long du corps)
REPRENEZ A GAUCHE.

 

VRIKSASANA – Depuis la posture de TADASANA, ramenez le pied droit dans la racine de la cuisse gauche. Placez les mains sur le cœur en namaste. Contractez le bas ventre et redressez-vous. Restez plusieurs respirations.
Idem à gauche.

ASSIS
DANDASANA – Les jambes tendues et serrées, le dos droit et les mains posées légèrement en arrière de la ligne des fesses. Restez ici plusieurs respirations en engageant le bas-ventre et en contractant les cuisses. Le dos reste droit.

ALLONGE
SETU BANDHA SARVANGASANA – Les pieds déposés proche des fessiers et jambes pliées mais sans être en contact. Les bras étirés le long du corps. Montez le bassin vers le ciel en poussant dans les pieds. Les jambes restent parallèles. Ici engagez le périnée en essayant de ne pas contracter les fesses. Restez plusieurs respirations et déposez au sol.

SAVASANA – Dans la posture du cadavre, restez le temps qu’il faut afin de ressentir les effets de la pratique. Concentrez-vous sur les sensations dans la région du bas-ventre et essayez de vous détendre. Respirez paisiblement sans contrôler le souffle.

REVENIR A L’ASSISE et terminer la séquence en respectant vos envies (méditation, respiration….etc…)

Bonne pratique !

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Virabhadrasana III

Aujourd’hui on fait un focus sur VIRABHADRASANA III. Mais il s’agit d’un article un peu différent des autres « focus sur asana » car là je vous propose une séquence visant à préparer la posture du guerrier .
J’avais déjà rédigé un article sur Virabhadrasana avec la symbolique de la posture, vous pouvez le lire ou le relire juste ici.
Pour rappel, Virabhadra est le nom d’un guerrier féroce, une incarnation de Shiva, décrites comme ayant mille têtes, mille yeux et mille pieds. Il s’agit donc d’une posture debout – forte, puissante, ayant de nombreux atouts pour le renforcement musculaire, l’assouplissement des hanches et l’équilibre global du corps.

LES BIENFAITS : Renforce les chevilles et les jambes / Renforce les muscles des épaules et du dos / Améliore l’équilibre.

LES CONTRE-INDICATIONS ET PRECAUTIONS : Cette posture peut être déconseillée aux personnes souffrant d’une hypertension artérielle et de fragilités au niveau des chevilles. Pour les personnes ultra-laxes, il faut garder le genou de la jambe de terre micro-plié afin de ne pas le sur-étirer.

V3BLOG

POSTURES POUR PRÉPARER V3 :
– Dandasana : Assis sur les fesses, sortez la chair de vos fessiers vers l’arrière afin de bien vous asseoir sur les ischions (os pointus des fesses). Placez les mains de chaque côté de vos fesses, doigts des mains orientés vers l’avant. Les jambes sont tendues, les pieds flexés. Le dos est bien droit et les épaules basses et roulées vers l’arrière. Pour compléter la posture, amenez le menton vers la poitrine afin d’engager le verrou de la gorge (jalandhara bandha).
– Adho mukha svanasana : Depuis un quatre pattes, crochetez les orteils et poussez dans les mains afin de monter les fesses vers le ciel (comme un triangle). Les mains et les pieds sont assez écartés , les bras sont tendus et les mains totalement plaquées dans le sol, doigts écartés. Levez les fesses vers le ciel et essayez d’amener les talons vers le sol. Cette posture étire le dos et l’arrière des jambes mais attention à ne pas sur-étirer les aisselles.
– Parsvottanasana : Ecartez les jambes l’une devant l’autre dans un grand pas. Les pieds restent écartés de la largeur des hanches, ni plus ni moins. En inspirant, penchez vous sur la jambe tendue sans laisser le bassin se déhancher. Posez les mains au sol de chaque côté du pied avant. Essayez de garder le dos le plus droit possible. L’étirement se fait à l’arrière de la jambe avant tendue.
– Uttanasana : Les jambes sont jointes, les pieds se touchent. En expirant, penchez vous vers l’avant en essayant de rapprocher le plus possible le bas-ventre des cuisses. Les mains viennent se poser sur le sol. Si les mains ne se posent pas, laissez le buste « pendouiller » afin d’étirer l’arrière des jambes.
– Ardha uttanasana : Avec l’aide d’un mur ; Placez-vous à une distance d’une jambe tendue du mur. Venez vous pencher vers le mur pour poser les mains au mur de façon à voir le dos plat. Les deux pieds sont au sol.
– Eka pada uttanasana : Depuis la même posture que ardha uttanasana, tournez-vous dos au mur. Placez les mains au sol et amenez un pied au mur avec la jambe tendue. Ne montez pas trop le pied, essayez de garder la jambe à 90°. Idem avec l’autre jambe.
– Virabhadrasana 3 avec le mur : Depuis Eka pada uttanasana, montez le buste en dos plat et tendez les bras à l’avant. Le pied droit est toujours en contact avec le mur. Faites pareil à gauche.

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VIRABHADRASANA III ÉTAPE PAR ÉTAPE : Placez vous en adho mukha svanasana. En inspirant, levez le pied droit vers le ciel puis amenez-le entre les mains. Inspirez pour vous redressez en Guerrier I et posez le talon à l’arrière. Votre genou droit doit être plus ou moins à angle droit par rapport à votre cheville. Puis fléchissez votre torse vers le bas sur votre cuisse droite. Etirez vos bras vers l’avant, parallèles au sol et parallèles entre eux, les paumes face à face – voire jointes. Expirez synchronisez le buste qui descend vers l’avant et la levée de la jambe gauche à l’arrière. Pour sortir de la posture, expirez et ramenez doucement le pied gauche à l’arrière au sol pour reprendre un V1.

C’est à vous de jouer ! 😉

Vayus – l’énergie vitale

Aujourd’hui, on aborde une notion un peu différente, celle des vayus. Cet article n’a pas vocation à être exhaustif et je ne souhaite pas endosser le costume d’expert yogique. Au cours de mes récentes lectures, j’ai trouvé cette notion de vayus intéressante, en lien avec beaucoup d’autres notions déjà abordées ici ou ailleurs dans d’autres livres donc je me suis dit que cela pourrait vous plaire et vous interpeller. Donc on parle PRANA et VAYUS !

Dans le yoga, le prana, vous le savez, c’est l’énergie vitale, consciente qui régit les processus vitaux du corps.
La définition du Prana est vaste car c’est un terme qui recouvre énormément de notions qui elles-mêmes en englobent d’autres… Prana = énergie, vitalité, pouvoir. Le Prana c’est le fondement et l’essence de toute vie, l’énergie et la vitalité qui emplissent l’univers, le Prana circule dans tout ce qui existe et est aussi le lien qui relie le monde matériel, la conscience et l’esprit. Lorsque les yogis développent la capacité de contrôler leur Prana, ils gagnent en harmonie et santé, au niveau du corps comme de l’esprit.

Cette énergie vitale se divise en 5 aspects, les vayus, ayant chacun leurs particularités. Les 5 vayus doivent être actifs en restant en équilibre les uns avec les autres pour permettre à l’énergie de circuler librement et de façon fluide. Attention, les vayus ne sont pas des chakras.
Grâce au pranayama (exercices respiratoires) et aux asanas (postures) les 5 vayus peuvent être « travaillés » de façon équilibrée. Par exemple, les extensions, les exercices favorisant l’inspiration de même que jalandhara bandha (verrou de la gorge) active le Prana-Vayu. Les flexions avant, les exercices favorisant l’expiration ainsi que mula bandha (verrou du périnée) agissent sur Apana-Vayu. Le Samana-Vayu s’active avec les torsions, certains équilibres, kapalabhati (respiration) et uddiyana bandha (verrou du nombril). Les mudras (gestes des mains mais pas que), les mantras, Ujjayi (respiration) stimulent Udana-Vayu et enfin, Vyana-Vayu est activé par les postures dynamiques et les enchainements rapides d’asanas.

Alors une fois qu’on sait cela c’est bien mais où sont situés ces vayus et quelles sont leurs fonctions respectives????

Prana-Vayu c’est la force qui reçoit : Ce centre (on va l’appeler le point pour ne pas confondre avec les chakras) est situé au niveau du haut du thorax – voire de la tête et est responsable de tout ce qui pénètre dans le corps comme la nourriture ou les perceptions transmises par les 5 sens ou encore l’inspiration.

Apana-Vayu c’est la force qui donne : localisé au niveau du bas-ventre, il gère tout ce qui sort du corps comme les résidus de la digestion, la parole, l’expiration, le contact physique….

Samana-Vayu c’est la force qui transforme : situé au niveau du nombril, régit la digestion sous toutes ses formes, que ce soit la digestion de la nourriture ou des informations reçues, des impressions et il décide de ce qui reste et de ce qui est éliminé. Dans le Hatha, ce vayu est très important. On l’appelle aussi Agni ou le feu digestif. Il aide à brûler ce qui encombre (au sens propre et au figuré). En l’activant, le yogi engage un processus de purification, de nettoyage et permet ainsi à la Kundalini de s’élever.

Udana-Vayu – la force qui communique : situé au niveau de la gorge, il est responsable de toutes les formes de communication (verbales, corporelles…).

Vyana-Vayu c’est la force qui distribue, elle circule en permanence dans le corps et gouverne la circulation de l’énergie.

PanchaVayuImage

Si vous souhaitez approfondir cette notion, il existe de nombreux ouvrages sur le Hatha Yoga ou sur l’Ayurveda (car on retrouve ces notions aussi dans ce système médical). Le livre qui m’a soufflé l’idée d’écrire cet article est YOGA PERFECTIONNEMENT aux éditions La plage.

#Yogastepbystep – 3

J’ai mis 1000 ans à poster ce nouvel article STEP BY STEP ! Pour rappel, ce projet a été lancé par Mathilde Piton ainsi que d’autres yoginis et consiste à apprécier l’évolution d’une posture en la prenant en photo à intervalles régulières. C’est un peu un « anti-selfie yoga » où l’on voit les pratiquants dans des poses plus hallucinantes les unes que les autres… Là il s’agit plutôt de choisir une posture qui challenge un peu, de la travailler et d’apprécier la progression, tout cela en partageant nos impressions, nos remarques….

J’avais donc décidé de participer à ce projet et les postures choisies étaient le grand écart et le tripode. Sans surprise, même si je constate une petite évolution, le grand écart reste un point sensible (comme tout ce qui touche à la souplesse j’ai envie de te dire !). La photographie est de très mauvaise qualité (pardon) et je ne sais pas si vous le verrez bien mais à présent je mets la brique sur la plus petite des hauteurs (6,5cm) sous ma jambe avant et un peu plus vers le haut de ma cuisse – vers l’entrejambe. Lors du dernier article étape, je plaçais la brique sur la moyenne hauteur vers mon genou. Cela reste un peu douloureux, je ne me roule pas à terre de joie lorsque je dois réaliser cette posture en cours ou à la maison…. Surtout que c’est lors de cette position que je me suis flinguée la rotule il y a 1 mois….. Appréhension donc méfiance. Je sais que le genou va mieux donc j’évite de trop m’écouter et de trop avoir peur mais bon, ce n’est pas si simple et j’ai un peu la trouille de lâcher mon appui des mains lorsque ma jambe droite est à l’arrière…. Avec le temps, ça ira mieux et centimètre par centimètre, je compte bien dompter cette posture d’ici quelques mois…

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Le deuxième asana est le tripode qui est une posture inversée, un équilibre sur la tête et les mains. Dans la position la tête et les mains forme un triangle, les bras sont ceux de chaturanga (assez proches du corps) ce qui permet d’y poser les genoux avant de se hisser vers le ciel.

J’ai eu un peu peur en la prenant ce matin car ça faisait un moment que je ne m’y étais pas entraînée et sans surprise la première tentative a été chaotique. Après m’être recentrée et avoir soufflé un bon coup, j’y suis retournée et ça a donné ça ! Chez Gérard Arnaud, dans les cours avancés, on travaille beaucoup les équilibres (mains, avant-bras, tête) et je sens que mon centre est mieux tenu, que mon bassin monte plus facilement. Je ressens moins le besoin de prendre la posture « en force », je parviens à le faire sans crisper et en respirant de façon fluide (c’est bien non ?). Aujourd’hui j’ai réussi à monter une première fois, puis à redescendre les bas de jambes pour les remonter ensuite. La descente se fait aussi de façon plus assurée moins saccadée et moins violente. « L’atterrissage » est mieux contrôlé.

Pour ma prochaine étape (dans 10 ans environ je dirais), j’aimerais réussir à être un peu plus à l’aise en grand écart de façon à pouvoir lever les mains vers le ciel et cambrer vers l’arrière (!!!!) et pour le tripode, j’aimerais passer directement en planche à partir de la posture intermédiaire : lorsque mes jambes sont pliées vers mon buste, bim direct j’impulse pour envoyer les pieds vers l’arrière en chaturanga – tu vois le truc ?! 🙂

Voilà ce que je peux dire pour cette étape 3. Comme d’habitude – et ce « défi » confirme ce que je sais déjà concernant ma pratique – les postures de souplesse restent difficiles autant pour les jambes que pour le dos (réussir à garder le dos droit) et les postures d’équilibre et de « force » sont plus simples. Je dois continuer à travailler sans faire de distinction et petit peu par petit peu ce f****** grand écart finira bien par ressembler à quelque chose 😉