Fiche anatomie : Le diaphragme

Que celui ou celle qui n’a jamais entendu son professeur parler du diaphragme lève la main…. NON ??? Personne ???? NORMAL !!!!
Pas besoin d’être un yogi expérimenté ou un chanteur lyrique pour savoir ce qu’est le diaphragme, on est d’accord, cependant un petit article « succinct » sur le sujet me semblait être une idée assez cool… Sait-on jamais, ça pourrait servir 😉

QU’EST CE QUE LE DIAPHRAGME
Le diaphragme est une sort de cloison faite de muscles et séparant la cavité thoracique de la cavité abdominale.
Le diaphragme est donc un muscle constitué de deux hémicoupoles, droite et gauche, à convexité supérieure. Il est innervé par le nerf phrénique qui naît des racines cervicales C3 C4 et C5.

Le rôle physiologique du diaphragme dans la ventilation pulmonaire est fondamental. Il est le plus volumineux et le plus important des muscles inspiratoires : sa contraction, en créant une dépression dans la cavité thoracique, permet l’entrée d’air dans les voies respiratoires. Son relâchement permet à l’inverse l’expiration passive. La contraction du diaphragme est périodique et automatique. Chaque contraction du diaphragme initie un cycle respiratoire. La fréquence de sa contraction définit la fréquence respiratoire. Il est possible de modifier volontairement sa fréquence de contraction.
Pour un ordre d’idée, lorsque le diaphragme d’une personne s’abaisse d’1 cm, c’est 500 mL d’air qui entrent dans ses voies respiratoires.

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MÉCANISME
Le mécanisme d’inspiration se décompose en deux phases.
La phase abdominale (ou respiration abdominale): elle résulte d’un aplatissement des coupoles, et d’un abaissement du centre phrénique, et a pour conséquence un appel d’air au niveau des poumons. Le mouvement étant dirigé vers le bas, les viscères abdominaux s’en trouvent comprimés : on observe alors un « gonflement du ventre », le muscle abdominal transverse jouant un rôle de contre appui.
La phase thoracique : le centre phrénique devient le point fixe alors que les fibres continuent de se contracter en entraînant une élévation des côtes basses (les côtes basses étant à la base dirigées vers le bas, il suffit alors de les horizontaliser : c’est l’action du diaphragme). Cette élévation augmente le diamètre de la cage thoracique.

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QUAND LE DIAPHRAGME FONCTIONNE MAL
Pathologies et troubles du fonctionnement
On peut souffrir d’hernie diaphragmatique ou encore de plaie du diaphragme. Le trouble le plus fréquent est un syndrome chronique d’hyperventilation, dit « maladie du soupir » : ce syndrome est d’origine psychosomatique. Il peut être lié au stress, à l’angoisse, à un choc émotionnel, etc. et se traduit physiologiquement par un « blocage » du diaphragme dont les filaments d’insertion restent contractés.
Parallèlement au traitement de la cause du trouble psychologique proprement dit, ce syndrome peut être apaisé par l’apprentissage des techniques de la respiration abdominale.

APPRENDRE A RESPIRER
Lorsqu’on parle de respiration on pense classiquement soit à inspirer, soit à se lancer dans des mouvements commandés appris dans diverses revues ou livres. On ne pense pas à expirer et si on tente de le faire, on ne se rend pas compte que le corps, conditionné par un quotidien qui laisse peu de place à l’activité corporelle naturelle, ne fonctionne pas de façon optimale. Pour ce qui est de bien respirer, les conséquences sont importantes : respirer de façon insuffisante amène une ventilation plus rapide, des échanges gazeux moins corrects, une absorption d’oxygène moins efficace, un contrôle mental plus difficile. le Yoga l’enseigne : souffrance, angoisse, nervosité vont avec une respiration rapide, sans profondeur et avec dispersion mentale.
Mais pour bien respirer, il ne faut pas lutter contre le corps, mais d’abord, lui redonner les moyens de bien respirer, ce qui passe par la détente du diaphragme, sans laquelle aucune respiration ne peut être correcte et complète.
Le manque de mobilité du diaphragme vient des moments où nos émotions mous ont submergés. Notre diaphragme a désappris à bien bouger, à assurer son rôle de piston dont le bénéfice est double puisqu’il concerne aussi bien les organes au-dessus de lui, que ceux en dessous qui assurent la digestion, l’assimilation, l’élimination.

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YOGA ET DIAPHRAGME
De même que la fonction respiratoire est â la base de toute vie, elle constitue un des plus importants chapitres du Raja-Yoga ; encore faut-il définir ce qu’elle est et les moyens de l’utiliser.
Conscience du souffle et du travail diaphragmatique
La conscience du souffle est un point d’ancrage pour le mental. On parle en terme de « passivité », le seul effort volontaire étant lié au mental. S’il est risqué d’imposer un rythme, une amplitude, un blocage du souffle ou un effort volontaire allant à l’encontre de notre nature, nous pouvons agir sur l’appareil respiratoire lui-même en observant d’abord son fonctionnement, puis en l’amplifiant avant d’agir de façon directe sur la musculature et l’ossature.
Lorsqu’il entreprit de rédiger ses « Yoga-Sutra » sur lesquels repose tout le Yoga actuel, Patanjali, il y a plus de 20 siècles, plaça la pratique posturale avant celle des techniques énergétiques liées au souffle. Il voulait dire par là même que seuls ceux qui avaient une maîtrise totale des postures pouvaient se permettre de passer à des techniques respiratoires plus élaborées parce que :
• corps et esprit étaient prêts,
• le système respiratoire pouvait supporter les conséquences du Prânâyama,
• les conditions favorables â une respiration correcte se trouvent réunies dans un corps souple et fort.

La pratique posturale a pour but de recréer et de maintenir ces conditions qui permettent l’emploi optimal de l’ensemble de l’appareil respiratoire et l’établissement définitif d’une respiration naturelle et pleinement efficace.
Il faut enfin noter qu’on ne lutte pas contre une tension par la violence mais par la douceur et la patience.

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Fiche anatomie : La main

J’avais déjà fait une fiche anatomie sur le pied… Normal que la main y passe à son tour !

La main (du latin : manus «côté du corps») est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C’est un organe capable notamment de saisir et manipuler des objets. Chez l’Homme, la main est un organe extrêmement développé et important, elle dispose d’une palette d’actions très large. Située à l’extrémité des deux membres supérieurs, chaque main possède cinq doigts qui apportent une contribution majeure au sens du toucher.
Elle est également un moyen d’expression quand elle complète la parole, ou sert d’articulateur en langue des signes.
Elle est aussi un instrument de mesure et un symbole dans les écritures égyptiennes anciennes ou dans la langue chinoise – ou bien encore dans de nombreuses religions. Elle fut aussi un des premiers « modèles » d’art puisqu’on retrouve des empreintes de mains dessinées sur des grottes.

ANATOMIE HUMAINE
La main est constituée d’une partie proximale, élargie, à laquelle sont appendues cinq structures cylindriques, les doigts. On lui décrit une face palmaire (ou antérieure) et une face dorsale (ou postérieure), une extrémité proximale (ou supérieure) et une extrémité distale (ou inférieure), et un bord latéral et un bord médial.
La partie proximale peut être divisée en trois parties : l’éminence thénar, latérale, le creux de la main, central, et l’éminence hypothénar, médiale. Elle comporte sur sa face palmaire (la paume) trois plis de flexion, les lignes de la main.
Les cinq doigts sont appelés le pouce, l’index, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire. Ils comportent sur leur face palmaire deux plis de flexion, à l’exception du pouce qui n’en a qu’un seul. L’extrémité distale de chacun des doigts comporte, sur la face dorsale, une structure indurée, l’ongle.

SQUELETTE
Le squelette d’une main d’un adulte comporte en principe 27 os, répartis en trois groupes : le carpe, le métacarpe et le squelette des doigts. Toutes les articulations de la main sont synoviales.
Le carpe comporte huit os courts, Le métacarpe comporte cinq os longs et le squelette des doigts compte quatorze os longs, les phalanges. Chaque doigt comporte trois phalanges, à l’exception du pouce, qui en comporte seulement deux. Les phalanges sont située dans l’axe de chaque doigt.

MUSCULATURE, INNERVATION ET VASCULARISATION
La musculature de la main se compose, d’une part, des 21 muscles intrinsèques, que l’on peut diviser en trois groupes, latéral, central et médial ; d’autre part, des tendons des 15 muscles extrinsèques, que l’on divise en deux groupes, palmaires et dorsaux. Les corps des muscles intrinsèques sont situés dans la partie proximale de la main, tandis que les corps des muscles extrinsèques sont situés dans l’avant-bras. Ainsi, les doigts contiennent uniquement des tendons.

Dans le groupe des muscles intrinsèques on trouve le court abducteur du pouce, le court fléchisseur du pouce et l’adducteur du pouce, le court fléchisseur du petit doigt, l’abducteur du petit doigt…etc.
Pour les muscles extrinsèques, on note les tendons des muscles fléchisseur radial du carpe (ou grand palmaire), long palmaire (ou petit palmaire) et fléchisseur ulnaire du carpe (ou cubital antérieur), mais aussi le fléchisseur profond des doigts… etc.

L’innervation de la main est assurée par trois nerfs : le nerf médian, le nerf ulnaire (ou cubital) et la branche superficielle du nerf radial.

La vascularisation de la main fait intervenir deux artères, les artères radiale et ulnaire (ou cubitale) et plusieurs veines, les veines radiales, ulnaires (ou cubitales), céphalique et basilique.

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BIOMECANIQUE
A partir de la position de repos, le poignet dispose de deux degrés de mobilité : Les mouvements de latéralité (abduction et adduction) et les mouvements de flexion ou d’extension.

PHYSIOLOGIE
La plupart des êtres humains ont une main nettement plus habile que l’autre. Il s’agit souvent de la main droite (près de 80 % des Français sont droitiers, par exemple – un peu plus souvent les filles que les garçons, puisque seuls 30 % des gauchers sont des gauchères. De cette différence sont nées les conventions d’orientation. La main «malhabile» tire ses divers noms (gauche, blessée, penecho, seneco, senestra, stanca, left…) d’adjectifs négatifs ou est à l’origine d’adjectifs négatifs, quand ce ne sont pas les deux à la fois : le mot gauche vient par exemple de gauchir (blesser) et peut à présent avoir le sens de malhabile ou maladroite.
Une personne qui est aussi à l’aise avec la main droite que la main gauche est dite ambidextre.

PATHOLOGIE
En raison de ses fonctions et de ses particularités anatomiques et « topographiques », la main est l’une des parties du corps les plus exposées aux blessures, aux micro-traumatismes, aux contaminations microbiennes exogènes, aux polluants non inhalés et non ingérés et à certaines infections sources de dermatoses infectieuses. C’est d’ailleurs sur le biofilm naturel des mains que l’on trouve le plus grand nombre de bactéries dont la plupart font partie de notre microflore commensale et ne deviennent pathogène que s’ils pénètrent et traversent la barrière de la peau sans être éliminés par le système immunitaire. Les ongles (mais aussi la peau) peuvent être infectés par des micro-champignons ou s’incarner.
Les produits chimiques et certains savons ou produits cosmétiques ou tatouages temporaires mis en contact avec la peau sont sources de dermite irritative, eczéma de contact, hyperkératose, atrophies, etc.

La main contient de nombreux petits os, tendons et un système tendineux, musculaire et vasculaire complexe et soumis à de nombreux micro-traumatisme (la main est fréquemment touchées par les problèmes articulaires (tendinites, arthrites, rhumatisme, etc.)
Il y a plus de risques qu’elles soit coupée, piquée ou subisse des écrasements et brûlures qui sont des sources possibles d’infections ou de séquelles handicapantes. Les problèmes d’engelures, d’abrasion de peau ou de cloques y sont plus fréquents ;
Étant moins protégée par les vêtements, elle est fréquemment la cible des moustiques, peut être aussi en raison de molécules émises par la peau ou son biofilm bactérien.
La peau des mains est fortement susceptible d’entrer en contacts avec de nombreux parasites (ex : galle), microbes, polluants ou allergènes.

Au fur et à mesure du vieillissement, les mains portent les marques de nombreux stimulis physiques (froid, gel, chaud, pression, frictions sources de cals et cicatrices), etc. Elles portent les marques du soleil (rides, colorations et parfois de cancer de la peau…). Avec l’âge, elles perdent de leur force, de leur précision et peuvent trembler.
Elles sont le lieu privilégié des signes de troubles émotionnels et du comportement ainsi que de « maladies systémiques » (diverses formes du lupus, dermatomyosite, rhumatismes inflammatoires…).

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LES MAINS ET LE YOGA
Il y a énormément à dire sur l’importance des mains dans le yoga, les mudra nécessiteraient un article à part entière (j’avais déjà rédigé un article sur les mudra, je vous en prépare un autre).
Au-delà de cette gestuelle symbolique, les mains et les poignets sont parfois mis à rude épreuve pendant les cours de yoga. Dans la salutation au soleil, dans adhomukha svanasana, dans chaturanga, dans bhujangasana (le cobra) ou urdhvamukha (chien tête en haut)… mais aussi dans certaines postures d’inversion comme urdhva dhanurasana (le pont) ou adhomukha vriksasana (l’équilibre sur les mains). Lorsqu’on se retrouve dans ces postures, nos mains deviennent nos pieds, elles sont notre lien avec le sol et deviennent le temps de la posture nos racines, notre ancrage avec la terre. D’où l’importance de bien les positionner et de les plaquer dans le sol du talon de la main jusqu’au bout des doigts… D’autre part, si les mains sont mal positionnées, les poignets souffrent et les lésions ou traumatismes du poignet sont autrement plus graves et invalidants que les blessures de la main (entorse, foulure, poignet cassé, tendinite….). Il faut donc porter une très grande attention aux mains, à leur position sur le tapis et à la manière dont nous les utilisons pour répartir nos force et le poids de notre corps.

Maintenant que vous savez tout sur vos mains, prenez garde en pratiquant, soyez vigilants au moment des asanas et n’oubliez pas qu’énormément d’énergie circule jusqu’au bout des doigts, alors lorsque vous prendrez un mudra, ayez cela à l’esprit, votre pratique s’en trouvera vraiment modifiée.