Ce que je vais retenir de 2016

Le voilà, tout nouveau tout beau, l’article rituel de bilan de fin d’année !
En décembre 2015, j’étalais déjà mon bonheur en long en large et en travers de cette nouvelle vie de professeure de yoga. Je vous racontais ma joie d’être devenue tatie et d’avoir voyagé en Inde. Je ne savais pas alors ce que 2016 m’apporterait mais j’étais plutôt confiante….
Je n’ai pas été déçue ! Que ce soient de bonnes ou de moins bonnes aventures, il s’en est passé… et voilà ce que je retiens :
* J’ai appris que ma sœur, mon bébé d’amour s’était fiancée. Cela signifie que je sais déjà que son mariage marquera mon année 2017 ! Je suis tellement contente de cette nouvelle, je sais que ma sœur et son futur mari sont très amoureux l’un de l’autre, ils sont ensemble depuis longtemps et construisent ce qui sera sans aucun doute une super vie à deux 🙂
* Je suis devenue tatie pour une seconde fois ! Liam, le fils d’une très bonne amie à pointé le bout de son petit nez au mois d’août. Un peu comme pour Théa, je ne suis pas vraiment la tatie mais c’est tout comme. Voir grandir ces deux enfants, sentir leur petite peau de bébé, les divertir, les consoler s’ils pleurent, changer des couches, donner le biberon…. NON, il n’y a pas à tortiller, je les adore.
* J’ai reçu mon diplôme de professeure de yoga des mains de Patrick Frapeau… Enfin techniquement je l’ai reçu par la poste mais c’est Patrick qui m’a diplômé après m’avoir formé pendant des mois et après avoir validé ma pédagogie. C’était un moment très fort pour moi. Au cours de la formation j’ai réussi à dépasser ma peur d’enseigner devant lui (enfin plus ou moins), j’ai essayé de capter le plus possible de son enseignement et j’ai écrit un cours qu’il a entendu et validé. C’était vraiment un moment très important pour moi et certainement « constituant » pour le suite de mon parcours de professeure.

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* J’ai dit au revoir à des amis très chers pour une durée de quelques mois… Allez savoir ce qui leur est passé par la tête, ils ont eu envie de voyager et de découvrir la Nouvelle-Zélande pendant 1 année entière !! Donc depuis février on communique via Skype ou par email et je suis impatiente à l’idée de savoir que je vais les retrouver au mois de janvier….
* J’ai décidé de partir seule en vacances cet été. Quelques jours seulement mais juste ce qu’il fallait pour me ressourcer en plein milieu du silence, marcher, nager et prendre le soleil… J’ai découvert une superbe région, j’ai rencontré une hôte généreuse. Cette pause était parfaite !
* J’ai perdu mon chien, fidèle compagnon depuis 14 ans… l’unique « homme » de ma vie comme je le disais souvent.
* J’ai compris que je pouvais me sortir d’une situation compliquée par moi-même et uniquement grâce à ma volonté. J’ai surmonté une épreuve vraiment difficile et depuis j’essaie de garder le cap. J’ai repris confiance en mes capacités à dépasser les évènements durs et à reprendre les choses en mains.
* Je me suis fait tatouée – encore. Dans le dos, un lotus réalisé d’un simple trait avec le mot ahimsa juste au dessus. Car cette qualité de non-violence – au delà d’être un des premiers piliers de ma discipline est peut être le plus grand enseignement de ma vie, chaque jour je suis confrontée à mes réactions, à mes peurs, à mes « habitudes » de comportements et c’est un challenge d’appliquer ce mantra.
* J’ai rencontré des gens fabuleux qui m’ont fait avancer. Souvent les rencontres déterminantes arrivent par surprise, elles nous cueillent sans prévenir. Du coup on est toujours un peu déstabilisé, on perd nos repères. Certaines de ces rencontres se poursuivent et nous accompagnent un peu plus longtemps et parfois certaines sont juste fugaces, temporaires… ce qui est aussi déstabilisant…. Quoi qu’il en soit, j’essaie de prendre chaque étape de vie, chaque moment, chaque rencontre, chaque découverte… comme la possibilité d’un apprentissage. C’est évidemment plus facile à écrire qu’à vivre vraiment, mais je m’applique à retenir les leçons que la vie m’apporte en espérant en sortir grandie.

Pour les évènements marquants… et « racontables », on dira que c’est tout pour 2016… et c’est déjà pas mal !
2017 m’attend avec un tas de surprises j’en suis sur.
Parfois j’ai hâte de connaître la fin afin de savoir si je prends les bonnes décisions, si j’empreinte les bons chemins… Mais une citation résonne à mon oreille ce soir : « Le bonheur n’est pas au bout du chemin, c’est le chemin lui-même qui est le bonheur » – Catherine Rambert / Petite philosophie du soir

A tous, je vous souhaite une très belle année 2017, remplie d’amour, car je suis certaine que c’est ce qui compte le plus 🙂

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Clap de fin sur la formation – bilan

Ca y est le teacher training de Clotilde Swartley et Patrick Frapeau est terminé, snif…

Nous avons commencé cette aventure fin janvier, souvenez-vous, avec des craintes et des espoirs. Je pressentais que je serai ravie d’avoir suivi cet enseignement et 6 mois après je peux confirmer que je suis super contente et fière d’avoir pu participer à cette première édition.

Pour Patrick c’était sa première formation et vous n’imaginez pas la joie que j’ai éprouvé à chaque week-end, à chaque rendez-vous à son contact. Pour moi il était très important de suivre son enseignement dans le cadre d’un teacher training et j’ai l’impression que notre relation s’est développée encore plus au cours de ces mois. J’espérais qu’il me révèle des secrets de pédagogie, qu’il me conseille et m’aiguille dans mes choix, dans ma façon de faire, de parler, d’enseigner, je souhaitais « secrètement » me rapprocher de sa façon à lui d’enseigner…. et au final, cette aventure a tenu toutes ses (mes) promesses et beaucoup plus !
Car j’en sors certifiée – et croyez moi sur parole, ce n’était pas forcément mon objectif – mais j’en retire surtout une plus grande confiance en moi. Enseigner devant Patrick et lui « prouver » ce dont je suis capable me tétanisaient jusqu’alors et avec cette formation j’ai du passer au dessus de ces peurs et lui montrer.
Patrick est très bienveillant avec moi et cette pression je me la collais seule. A raison de palpitation, de sueur froide et de visage tout rouge, je me pensais incapable de prononcer la moindre phrase d’enseignement devant lui. Et puis au fur et à mesure des week-end, j’ai transcendé cette frayeur en acceptant que ma pédagogie est largement perfectible et tant qu’à être perfectionnée par quelqu’un autant que ce soit par la personne en qui je m’abandonne complètement, à qui je fais le plus confiance.

Est-ce que mon enseignement transpire la Patrick’s touch, oui c’est certain. Est-ce que les autres s’en rendent compte, oui évidemment… Et je suis très fière de cela. Avec le temps et en vivant d’autres expériences, ma pédagogie s’affinera et mon style aussi.

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Lorsque je me suis inscrite à cette formation, vous l’aurez compris c’était avant tout pour être au contact de Patrick, j’avais un peu peur de la redondance avec la formation de Gérard Arnaud (suivie en 2015). Même nombre d’heures, même certification, au moment de faire les chèques je me suis demandée si je ne ferais pas mieux de garder mon argent pour suivre une formation avancée…
Et en fin de compte, même si ces formations ont le même intitulé, le contenu est assez différent. Les fondamentaux comme l’anatomie, la philosophie du yoga et l’étude des textes anciens restent identiques – oui quand même ! – mais le contenu diffère en fonction des formateurs. Avec Gérard, je ne me suis jamais retrouvée en situation d’enseigner par exemple mais j’ai vu une sanskritiste pour l’étude des textes yoga. Avec Gérard nous étions 60 et il fallait faire avec cette composante, avec Patrick et Clotilde nous étions 23 et ce n’est pas le même confort, la même énergie.
Donc tout cela pour dire qu’au moment de s’inscrire à une formation, il faut vraiment rencontrer les formateurs, poser des questions sur le contenu et écouter les échos des anciens participants.

Voilà…. Que se passe t-il à partir de maintenant ? C’est étrange de terminer une formation un peu longue comme celle-là. Ce moment de « descente » énergétique, je l’avais déjà ressenti à la fin de la formation de Gérard Arnaud. L’été va nous permettre de nous reposer, de reprendre des forces, d’imaginer de nouveaux cours (formidables) et de peut être nous projeter sur de nouvelles aventures.
Pas de formation professionnelle pour moi à l’horizon pour l’instant mais je ne manquerai pas de vous parler de mes prochains projets de formation !

Si vous avez des questions sur des formations, n’hésitez pas, je me ferai un plaisir d’y répondre.

J-1 dernière semaine d’immersion de formation

Et voilà, on y est… c’est la fin et il fallait bien que ça arrive un jour. Demain on entame la dernière semaine de formation yoga avec Patrick Frapeau et Clotilde Swartley…
Depuis fin janvier, nous nous retrouvons un week-end par mois et pendant les vacances d’avril nous avions déjà passé une semaine en immersion (à lire ici).
Comment je me sens à la veille de ce dernier rendez-vous ? Je ne peux parler que pour moi mais je suis certaine que si les autres stagiaires lisent cet article, ils se reconnaitront peut être aussi un peu 🙂

Comme à chaque fois, je ressens beaucoup d’appréhension à l’idée de retrouver le groupe ainsi que les professeurs. Ca me fait cela à chaque fois. Et pourtant je sais que je serai en territoire bienveillant, avec des personnes qui partagent la même passion que moi pour la discipline du yoga. Tout un tas de gens hyper sympas et cool qui vont se retrouver dans le même bateau pendant une semaine à suer, à apprendre, à se rater un peu aussi mais tout cela avec le sourire et le désir de se perfectionner… Je sais tout cela et pourtant je ne peux pas m’empêcher de flipper en pensant que nous serons tous ensemble. L’idée du « groupe » n’est jamais très simple à vivre pour moi.
D’autant plus que pour cette dernière semaine, nous avons le devoir de préparer un cours à enseigner aux autres participants sous les yeux de Clotilde et Patrick… Afin d’évaluer nos acquis et notre manière de transmettre. Le cours doit faire sens et s’articuler autour d’un thème ou d’une posture, ou d’une zone du corps… etc…
Je fais cela tous les jours depuis plus d’un an et pourtant j’ai très peur de tomber totalement à côté et de décevoir Patrick. J’ai l’impression d’être attendue au tournant et de ne pas avoir le droit à l’erreur. Je précise ici que je me mets cette pression toute seule, je n’ai besoin de personne pour me monter la tête et imaginer le pire en toutes circonstances, pour cette occasion encore plus que d’habitude.

Écrire
J’ai préparé cette séquence il y a quelques semaines, j’ai pu la tester sur mes élèves une ou deux fois, et j’ai la sensation qu’elle fonctionne bien mais je flippe comme jamais à l’idée de la présenter et d’avoir le retour de Patrick.
Au départ, dans ce désir de construire un truc canon, j’ai fait une erreur. J’ai voulu écrire le cours parfait, celui qui respecte à la lettre un certain protocole, un protocole que j’ai dans ma tête, une structure infaillible… Cependant le cours écrit de cette manière était 10 fois trop long et trop dense (pour raccourcir la durée), alors j’ai décidé de refaire !
Et pour cette deuxième version j’ai préféré écrire le cours que j’aimerais suivre. Celui qui me ferait du bien et qui me permettrait de ressentir et d’expérimenter ce que je veux vraiment faire passer dans mes cours, dans ma pédagogie. C’est difficile d’écrire un cours pour une occasion particulière et pour une évaluation encore plus. Alors au final je n’ai absolument pas la prétention de dire que ce cours sera parfait. Il sera sans aucun doute bourré d’hésitations, de choses approximatives et perfectible mais je sais qu’il a été imaginé et rédigé avec mon cœur, avec mes tripes, en pensant à mes amis de formation et un peu moins au regard de mes professeurs et j’espère que ça fera la différence et qu’ils apprécieront.

J’ai hâte de transmettre ce cours. J’ai hâte de recevoir ceux des autres participants et j’espère pouvoir donner mon avis sur leurs prestations, tout comme j’aimerais recevoir leurs impressions sur ma proposition. Il faut pouvoir se parler franchement pour avancer et il faut pouvoir écouter sans se vexer pour apprendre.
Je sais que je n’ai pas toujours la tournure qu’il faut et que mes mots peuvent être perçus plus durement que ce que je veux faire passer alors par avance je m’excuse si je froisse mes collègues de formation car ce n’est évidemment pas mon intention.
Je crois que l’enseignement est un rôle difficile à tenir. Nous serons parfois pris pour exemple par nos élèves, et nous aurons parfois le sentiment de toucher nos limites lorsqu’il faudra répondre aux questions et adapter des séquences pour des élèves blessés ou vieillissants. Donc dès maintenant acceptons de ne pas tout savoir, acceptons d’être « critiqués » et de ne pas plaire à tout le monde car ce sera la réalité de nos quotidiens lorsque nous enseignerons.

Alors je veux leur dire pardon si mes mots blessent car mon intention est simplement d’aider. Et enfin je veux les remercier de me dire franchement ce qu’ils pensent de mon cours et de ma façon d’enseigner. Grâce à eux je serais plus aguerrie après cette aventure et au final il n’y a que l’expérience qui fera de nous de bons pédagogues !

Bilan de la 1ère semaine d’immersion #formation

Bon bah voilà c’est fait, la première semaine d’immersion yoga de la formation professionnalisante s’est terminée vendredi dernier. Est ce que je vous étonne si je dis que c’était super ??!
J’ai commencé cette semaine d’immersion avec quelques appréhensions concernant la blessure – et oui, on ne change pas une équipe qui gagne (ou pas). Pratiquer tous les jours de façon intensive ne m’était pas arrivé depuis la formation Gérard Arnaud, il y a un an ! Et avec les péripéties liées à mes ischio-jambiers, autant vous dire que je n’étais pas ultra sereine.
Mais depuis quelques jours, le traitement kiné par ondes de chocs (contre toute attente on est d’accord) avait l’air d’améliorer la situation. Je n’avais plus de sensation aigüe et de moins en moins de sensation diffuse. Donc moyennement sereine j’étais mais optimiste je devenais !

Qu’est ce qu’on fait pendant une semaine de formation yoga ?
– On pratique pardi !!! On pratique tous les jours et avec enthousiasme s’il vous plait ! L’énergie dont on dispose en début de semaine n’est pas tout à fait la même à mesure que la semaine s’écoule cependant il est tout à fait possible de puiser dans ses propres ressources pour trouver la « force » de pratiquer intensivement pendant 7 jours consécutifs.
– On travaille aussi l’anatomie, on étudie les textes fondateurs du yoga, on parle un peu spiritualité, on décortique des postures, on réfléchit pédagogie, on se cherche un « style » d’enseignement, on se teste les uns sur les autres… etc…
– On s’amuse, on rigole, on papote de nos approches yoga, de nos profs « chouchous », de nos blessures, des studios qu’on fréquente, des livres qu’on a lu…etc…

Comment on gère le groupe ?
Et bah plutôt bien, contrairement à ce qu’on pourrait penser. On commence à bien se connaître les uns les autres, donc on connaît les petits défauts des uns et des autres et on s’accepte de mieux en mieux. Chacun vient avec son caractère, son parcours, ses envies… et c’est super d’être tous aussi différents avec des univers variés. C’est très enrichissant. Evidemment des affinités se dessinent et on se « reconnaît » parfois entre nous, du coup on se rapproche… C’est très cool !
Patrick et Clotilde ont aussi un rôle de chef d’orchestre et doivent impulser le tempo pour qu’on avance et que le programme se déroule correctement. Ils gèrent le groupe et les digressions qui ne manquent pas. Quand on se retrouve entre yogis, les sujets de discutions – bien qu’ils tournent tous autour du yoga – peuvent parfois se disperser, donc Clotilde et Patrick ne manquaient pas de nous remettre sur le « droit chemin ».

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Comment on se sent après ?
Personnellement je me sens super bien, plus complète, ré-énergisée, regonflée à bloc pour enseigner, pour trouver de nouvelles idées, pour développer ma pédagogie et reprendre une pratique plus intensive… En continuant d’écouter ce que l’arrière de ma jambe droite à encore à me dire mais en essayant de trouver des chemins, des façons de faire moins traumatisantes pour mes muscles et tendons.
On se sent aussi un peu fatiguée, faut être honnête et un peu déboussolée aussi. Enfin je ne parle que pour moi, je ne sais pas ce que les autres ressentent. Le fait d’avoir fait partie d’un groupe, de s’être laissée porter par le programme, l’énergie des autres… etc… de ne pas avoir à « leader », de pouvoir se nourrir de l’expérience des autres et de nos professeurs… du coup, l’après est un peu « vide ». Il faut un petit sas de décompression pour atterrir et reprendre le quotidien. Le quotidien pas tout à fait comme avant cette immersion. Un quotidien plus conscient, plus curieux, plus ouvert. Un quotidien où le yoga occupe un peu pus de place qu’avant (si c’est possible).
Et pour finir, je dirai qu’on se sent impatient ! Impatient de se retrouver pour continuer cette jolie aventure tous ensemble.

Je ne sais pas si Patrick et Clotilde liront ce post mais peu importe, je veux sincèrement les remercier pour leur engagement, leur envie de nous transmettre toutes ces choses, leur patience.
Merci aussi à tous mes « collègues » de formation. J’ai beaucoup de chance de vivre cette expérience à vos côtés.