L’estime de soi…. vaste programme !

Je ne sais pas si cet article parle du yoga… Ou peut être que si finalement.
Depuis que j’ai découvert le yoga, je suis passée par des hauts et des bas, que ce soit au niveau de ma pratique ou dans ma vie privée. En 7 ans, j’ai vécu des aventures formidables, d’autres un peu moins, comme tout le monde. Et avec ces aventures, il m’a fallu faire face à des baisses de moral – à me trouver encore plus nulle que la plus nulle de toutes les personnes jamais croisées dans ma vie – et parfois aussi à des moments de kiff intense où je me suis sentie invincible, telle une winneuse de la life!!!
Je ne sais pas si c’est un point que je partage avec vous mais, sans ménager le suspens, il y a évidemment eu plus de moments où je me suis sentie nullarde que des moments de win.
Ce que j’ai découvert avec le yoga et que je découvre encore chaque jour, c’est que cette discipline, même si ce n’est pas tous les jours simple (blessures, fatigue, doutes, attentes…), me permet de toucher du doigt une notion indispensable à ma vie – pour la vivre mieux s’entend – qui est l’estime de soi.
Dit comme ça, cela parait un peu nigaud, mais essayer d’améliorer l’estime qu’on a de soi est très important pour vivre plus heureux.
Car avoir une faible estime de soi dans la vie, c’est comme rouler en voiture avec le frein à main remonté.

Voici 5 idées qui m’aident au quotidien et que je tente d’appliquer de mon mieux.

1 – C’est en forgeant qu’on devient forgeron…
Personne n’est parfait. Alors au lieu de nous concentrer sur nos nombreux défauts, utilisons plutôt toute cette énergie à agir. Faire des petites séances d’entrainement pour sortir de notre timidité, nous libérer de notre recherche d’approbation,… Faire comme les entreprises, les politiciens et les chefs d’entreprise : engageons-nous dans un “processus d’amélioration continue” et d’auto-coaching.
Mais quoi qu’il en soit, apprenons à nous aimer tel que nous sommes maintenant et ne pas chercher à progresser avec l’idée de notre imperfection en tête. Si on ne fait que penser à son imperfection, c’est contre-productif. Voyons comment améliorer doucement ce qui nous « dérange » en pensant de façon positive.

2 – Moins de critique et moins de jugement !
Pour changer notre perception de nous-même, arrêtons de nous juger à tout bout de champ et changeons de vocabulaire.
Au lieu de dire :
– “je suis stupide”, dire plutôt : “désormais, je vais réfléchir avant de parler”,
– “je suis nulle” => “j’ai fait une erreur”,
– “je suis incompétente” => “je débute : j’ai tout à apprendre”,
– “je suis incapable d’être à l’heure” => “il est temps que je m’organise autrement pour devenir une personne ponctuelle.”
Vous souvenez-vous de cette pub, où une femme écoutait la conversation d’un couple. Lui balançait des horreurs pendant qu’elle écoutait sans broncher. On découvrait à la fin que ce que l’homme disait n’était ni plus ni moins que ce que la troisième femme (celle qui écoute) avait dit quelques heures auparavant lorsqu’elle était interrogée au sujet de la vision qu’elle a d’elle-même.
Pensez-vous que les stars, chefs d’entreprise, grands scientifiques, prix nobels, politiciens archi-diplomés ne font jamais d’erreurs ou ne sont jamais en retard ?
Avant que les autres parlent de nous en termes élogieux, commençons par le faire nous-même pour nous-même. Les jugements ultra négatifs et les critiques gratuites ne font avancer personne !

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3 – Un peu de bisounours-attitude envers les autres aussi
Si nous ne parvenons pas à estimer nos proches, nos collaborateurs, nos amis… comment imaginer pouvoir nous estimer nous-même ?
Plus nous critiquons les autres, plus nous avons tendance à nous autocritiquer.
Je n’ai aucune preuve scientifique de ce que j’avance, mais c’est d’une logique implacable. J’ai réalisé en effet qu’en essayant de moins de critiquer et juger mes proches, je deviens moins critique avec moi et je peux ainsi me consacrer à réaliser le point n°1 plus facilement.
Loin de moi l’idée de vous dire que tout est rose, qu’il faut tout accepter et être bienveillant à tout bout de champ (on en reparlera) mais le cynisme et les railleries au sujet des autres ne font de bien à personne – ni à ceux qui en sont victime of course – ni à celui qui les prononce !

4 – Humilité vs modestie
Améliorer son estime personnelle ne signifie pas se sentir supérieur aux autres par son intelligence, sa réussite ou son physique. Ca ne veut pas dire déborder de suffisance (beuuuuurk).
Ca signifie reconnaitre lucidement ses qualités comme ses points faibles. Gardez en tête les réalisations dont nous sommes fiers et éviter les remarques de « fausse modestie ». La fausse modestie énerve tout le monde et nous fait paraître encore plus agaçant, sans parler qu’elle ne permet pas d’améliorer la vision qu’on a de soi-même.
Et bien sûr, nous nous attacherons à fuir comme la peste les gens négatifs qui nous rabaissent et nous donnent une mauvaise image de vous d’une façon subtile ou pas.

5 – Donnons le change sans mentir
Imaginons pendant un instant la personne que nous serions si nous débordions d’estime pour nous-même. Visualisons et essayons de projeter cette image.
Regardons les gens franchement dans les yeux, affirmons-nous, parlons avec une voix forte et calme, serrons les mains fermement, sourions à pleines dents, exprimons-nous en public, tenons-nous droit, soignons notre image. Il ne s’agit pas de mentir mais ça revient un peu au point n°1, c’est en forgeant qu’on devient forgerons. C’est en ayant confiance en soi et en s’estimant qu’on aura confiance en soi et qu’on pourra s’estimer – vous me suivez ?
Il faut mettre en marche le processus et ne jamais s’excuser d’exister !

Rome ne s’est pas faite en un jour ! Soyons patients. Enclenchons le processus et voyons ce qu’il se passe. Il y aura des jours avec où se sera plus facile, et des jours sans où on reprendra nos vieux schémas de auto-jugement négatif.
Avoir une meilleure estime de soi c’est comme travailler une nouvelle posture de yoga. Si on ne s’y confronte pas, si on ne cherche pas à la comprendre et comment l’aborder petit à petit, on passera toujours à côté et on gardera ce sentiment d’inachevé.
Une meilleure estime de soi – j’en suis certaine – permet d’être plus heureux et plus en paix.

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J’ai testé pour vous….. le studio Gérard Arnaud

Excellente surprise pour ce cours vinyasa niveau 2 au Studio Gérard Arnaud !!

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Commençons par le commencement, j’y suis allée au départ surtout pour le prix très abordable du cours d’essai : 10 euros. Et aussi pour la réputation du studio. J’avais entendu dire que c’était un cours sympa et assez exigeant. Sur le site est d’ailleurs précisé que pour y assister il faut avoir un minimum de 10h de pratique vinyasa niveau 1 ou pratiquer un yoga dynamique depuis un certain temps.
Comme je remplissais les conditions j’y suis allée en fin de journée.
Il y a deux lieux de pratique, j’ai pour ma part pris un cours Passage Saint-Pierre Amelot. Le studio est petit mais charmant, dans une petite cour intérieure – donc au calme.
Il y a un petit vestiaire (un peu petit pour être à l’aise) et on prête les tapis (très bon point car je vous ai déjà dit – je crois – que j’avais parfois la flemme de prendre le mien et de le trimbaler toute la journée). Le seul point un peu négatif concernant les tapis c’est qu’ils sont un peu défoncés et qu’il n’y a rien pour les nettoyer…. Mais bon si vous pensez à apporter votre serviette (flûte, j’avais zappé) tout ira bien !

Ce qui est plus que positif c’est que le cours était super, vraiment. Exigeant et ardu car en 1 heure, Hélène, la prof, ne te laisse par trop l’occasion de souffler. On a enchaîné les vinyasa en intégrant les variations dès le départ avec beaucoup de torsions. On a également fait quelques postures d’étirements qui m’ont laissées des traces ! Hélène est très pédagogue, elle est patiente et très à l’écoute. Elle passe quelque fois pour ajuster ta position tout en douceur….. j’aurais juste aimé que la phase relaxation soit un peu plus longue….
Le bilan est très positif pour ce studio et pour ce cours en particulier.
Leur site web ici

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Notes à moi-même : Ce que je trouve assez drôle et notable c’est que ma façon de pratiquer (aller de studio en studio et tester des cours différents) me donne toujours l’impression d’être novice, de débuter. En effet les façons d’enseigner sont très variées d’un studio à l’autre, d’un prof à l’autre et systématiquement je découvre d’autres variations, d’autres manières d’entrer dans les postures ou d’en sortir. Et moi aussi je change, j’évolue donc ma pratique, mes attentes, mes difficultés, mes facilités se déplacent également et en fonction de mon état d’esprit ou de ma forme physique je n’aborde pas les cours à chaque fois de la même manière.
Ce qui est positif c’est que ça force l’humilité, l’écoute de soi, des autres, des instructions. Je ne pratique jamais en mode « automatique » mais changer de professeur et d’environnement poussent à être encore plus attentif.
Ce qui est un peu plus frustrant c’est que j’ai souvent l’impression « d’arriver », de découvrir. J’essaie de ne pas être dans le jugement mais c’est parfois difficile de ne pas se comparer et j’ai évidemment l’impression que les autres élèves ont plus d’aisance car ils connaissent les habitudes d’enseignements de leur prof.
Cette façon de prendre des cours force ma patience et c’est exactement ce dont j’ai besoin. Donc c’est bien !