Infiltrera….. ou pas

Je souhaitais vous parler aujourd’hui d’un problème qui m’obsède de plus en plus. D’un sujet qui me prend la tête et qui entraine un maximum de questionnements.
Aujourd’hui, je vous parle de ma blessure et des choix qui s’offrent à moi pour essayer de la traiter et de guérir.

Mais revenons quelques mois en arrière pour ceux qui ne connaissent pas le contexte et pour resituer un peu la situation.
Depuis décembre 2016, j’ai une grosse blessure à l’arrière de la jambe droite. Je suis sensible des ischio-jambiers depuis longtemps car même avant la pratique du yoga postural, lorsque je pratiquais la danse, j’avais parfois la sensation d’une grande raideur à l’arrière des jambes et pour acquérir une certaine souplesse, cela me demandait beaucoup de patience et de travail.
Ma découverte du yoga a certainement suivi la même trajectoire que pour beaucoup de personnes. J’ai commencé par pratiquer une fois par semaine, puis deux fois… je faisais des stages ou des ateliers… Quelques années plus tard, j’ai désiré entamer une formation pour devenir professeure, m’obligeant à pratiquer quotidiennement durant plusieurs semaines (juin 2015). C’est à ce moment-là que la sensation à l’arrière des jambes est devenue pénible (car répétée).
J’avais mal à chaque pratique et c’est à cette époque que j’ai commencé à me badigeonner les jambes de crème chauffante afin de réduire la douleur.
Cette sensation a diminué lorsque la formation s’est arrêtée. Ma pratique est redescendue à 3 séquences par semaine. J’avais mal lors de ces pratiques mais je mettais cela sur le compte de mon manque de souplesse avéré 😉
J’ai pratiqué de cette manière durant 6 mois.

A l’hiver 2015/2016, la douleur s’est faite plus intense. Elle me réveillait la nuit, me faisait mal en station assise ou debout et même en dehors du tapis.
J’ai donc consulté un médecin du sport qui, suite à une échographie, a découvert que ma douleur était liée à une bursite ischiatique située au niveau de l’insertion entre le groupe musculaire ischio-jambier et l’os de l’ischion.

Le protocole proposé fut 20 séances de kinésithérapie, un rendez-vous chez un podologue/posturologue et une infiltration. Le kiné qui m’a traitée à l’époque a proposé les ondes de choc. Comble de la blague, au-delà de la douleur provoquée par ce traitement, j’ai appris plus tard qu’il n’était pas du tout recommandé pour ce genre de blessure !
Je n’ai pas souhaité faire l’infiltration mais j’ai accepté de porter des semelles conçues par le podologue afin de rétablir ma posture. Malgré le port réguliers des semelles, je n’ai pas senti d’amélioration.
La deuxième visite chez le médecin du sport a confirmé mon impression, la bursite était toujours là.
J’ai de nouveau refusé l’infiltration. J’ai décidé d’entamer un traitement par cryothérapie ainsi qu’un protocole shiatsu avec une praticienne formée par MICHEL ODOUL.
Ces deux options m’ont fait beaucoup de bien et m’ont bien soulagée. Les vacances d’été sont arrivées juste après et le repos étant le meilleur traitement possible pour ce type de blessure, j’en ai profité pour me reposer et ralentir ma pratique personnelle, me concentrant sur d’autres aspects du yoga.
En septembre j’allais mieux et décidais de mettre de côté ces problèmes afin de reprendre une pratique posturale guidée par Patrick Frapeau en ashtanga.

La formation professionnalisante de Patrick Frapeau a démarré en janvier 2016 et à ce moment-là les douleurs étaient en embuscade. Discrètes entre les cours et bien ressenties une fois sur le tapis. De janvier à juillet 2016, j’ai continué ma pratique tout en reprennant la kiné avec un nouveau praticien qui – cette fois-ci – a adapté les soins à ma pathologie 🙂 Ce qui m’a vraiment soulagée.
A l’été 2016 j’ai stoppé les séances de kiné car j’allais vraiment mieux et la dernière visite chez le médecin du sport a confirmé via l’échographie que la bursite était réduite.

Depuis mars 2017, les douleurs sont revenues avec une nouveauté, j’ai à présent également mal à l’arrière de la jambe gauche…. #lagrosseloose
Rebelote, visite chez le médecin du sport en mai 2017 avec même diagnostic et séances de kiné à la clef 🙂
L’infiltration est de nouveau évoquée et de nouveau écartée.

Aujourd’hui je vois le kiné deux fois par semaine et je compte essayer l’acupuncture. Sans doute je vais revoir la praticienne shiatsu afin de me soulager.
Mon kiné, lorsque nous avons repris les séances, a insisté sur l’option de l’infiltration, précisant que les séances de kiné ne suffiraient pas et ne soigneraient pas la bursite. Pour lui, seule l’infiltration permettra de réduire significativement la bursite.

Cette option est de plus en plus mise en avant par les professionnels de santé que je rencontre et même si pour le moment je refuse de m’y soumettre, j’y pense de plus en plus.

J’hésite à me faire infiltrer car les arguments des médecins ont tendance à me convaincre. La blessure est difficilement accessible via les électrodes ou les massages de par la profondeur de sa position. Le travail de renforcement musculaire et d’étirements progressifs n’est pas très efficace non plus. J’en suis à presque deux ans de souffrance épisodique avec des moments ultra pénibles et difficilement supportable.
D’autre part la douleur m’empêche de pratiquer à ma guise et a clairement mis un frein à mon évolution yoga.
Je vous passe la colère, l’incompréhension, les sentiments d’injustice et de frustration avec lesquels je compose depuis tout ce temps…

Mais une partie de moi refuse cette option car trop invasive et il n’est pas certain qu’elle se révèle efficace. D’autre part, le fait de refuser cette option m’a poussée à travailler différemment, à aborder ma pratique posturale sous un autre angle, à la mixer avec d’autres façons d’envisager le yoga (méditation, apprentissages des textes, pranayama…). J’ai aussi appris que l’alimentation et les soins moins invasifs pouvaient me soulager et je pioche donc dans ces alternatives – en complément – afin de me soigner.

Voilà où j’en suis aujourd’hui. J’hésite à me faire infiltrer. Le prochain RDV chez le médecin du sport sera sans doute déterminant mais avant cela, comme je le dis plus haut, je vais tout tenter pour éviter cet acte chirurgical.

J’en appelle à votre avis. Je sais que vous n’êtes pas médecin et pas spécialiste (enfin si un spécialiste passe par là, je suis ok pour un vrai conseil) mais que feriez vous à ma place ? Vous êtes vous déjà retrouvé dans cette situation ? Avez-vous un conseil ou une idée d’un autre traitement à me soumettre???
N’hésitez pas, je vous lirai avec grand plaisir et je suis prête à essayer beaucoup de protocoles avant l’infiltration.

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S’assouplir tout en douceur

Me revoilà avec une séance yoga à faire à la maison. C’est suite à une conversation avec une instagra-meuse fitness que je me suis dit que ce serait sans doute utile de partager avec vous mes connaissances acquises au sujet des ischio-jambiers et de la façon de les faire travailler sans aucun risque.
Les ischio-jambiers sont un groupe musculaire situé à l’arrière des jambes. Lorsqu’on manque de souplesse (pour toucher le sol en se penchant en avant par exemple), c’est souvent parce que les ischio-jambiers sont raides, mais pas que, on va voir ça.
Le sentiment de gagner en souplesse n’est pas seulement dû à la faculté de nos ischio-jambiers de s’étirer. Un bassin plus ouvert, des fessiers plus souples et un dos mobile nous donneront cette sensation d’assouplissement. C’est donc un travail global qu’il faut engager et non un focus parcellaire.

Aujourd’hui, je vous propose 4 exercices simplissimes à faire à la maison pour
– les ischio-jambiers
– les fessiers
– les hanches

1/ DEBOUT
Commencer pieds joints (qui se touchent) ou avec un écartement largeur bassin maxi. Enrouler la colonne vertébrale vers l’avant en rapprochant le menton de la poitrine, puis les bras s’alourdissent vers le sol et le bout des doigts se rapprochent des pieds.
Plier les genoux afin de toucher le sol avec les doigts et coucher le buste sur les cuisses. En expirant tendre les jambes en restant le buste vers l’avant et en inspirant plier de nouveau les genoux pour revenir le buste sur les cuisses.
Ce qui nous intéresse, c’est de monter l’arrière des jambes vers le ciel et de trouver la bascule du bassin donc il est inutile de tirer avec le dos pour rapprocher la tête des jambes (contre-productif).
REPETER PLUSIEURS FOIS

uttanasana

2/ ACCROUPI (malasana)
Ecarter les pieds un peu plus que la largeur du bassin avec les orteils ouverts sur le côté. Plier les jambes et laisser le bassin s’alourdir entre les jambes. Les fesses se rapprochent du sol tout en conservant les talons au sol (si possible). Les genoux sont bien ouverts sur le côté. Placer les coudes à l’intérieur des genoux et les mains en namaste (prière) devant le sternum. Presser dans les mains afin de garder les genoux bien ouverts et redresser le dos.
Si les talons se décollent du sol, aucun problème.
Rester 10 respirations

3/ ASSIS
RESSERER LES JAMBES VERS L’AVANT ET GARDER LES GENOUX UN PEU FLECHIS
Dans cette posture les pieds sont flex (orteils vers le tibias), on étire les bras vers les ciel afin d’étirer le dos, puis on couche le buste sur les cuisses en essayant d’aller attraper les pieds. Le dos reste bien étiré et on essaye de passer le menton au-delà des genoux.
// IL NE FAUT PAS TIRER AVEC LES BRAS. On placera notre attention sur le fait de tirer les ischions (os des fesses) vers l’arrière et de basculer le bassin afin d’amener les côtes en contact avec les cuisses.
Rester 10 respirations

3BIS / LA MEME CHOSE UN PEU PLUS AVANCEE (paschimottanasana)
Si l’exercice du dessus – assis avec jambes pliées – est accessible, vous pouvez faire la même chose en gardant les jambes tendues. Toujours pieds flex et avec la volonté de ramener le bas-ventre en contact avec les cuisses et non pas la tête sur les genoux (grave erreur d’interprétation). Si vous n’attrapez pas les pieds mais que vous souhaitez sentir un peu plus d’étirements, placez une ceinture sous vos pieds (flex) et gardez-la dans chacune de vos mains afin de trouver l’étirement de l’arrière des jambes mais sans trop arrondir le dos. Gardez la zone du cœur ouverte vers l’avant et les épaules roulées vers l’arrière.
Rester 10 respirations

paschimottanasana

4/ A QUATRE PATTES (eka pada rajakapotasana)
Depuis le 4 pattes, ramener le genou droit derrière le poignet droit. Dégager légèrement le pied droit vers la gauche afin de sortir le pied de dessous le bassin. La jambe gauche s’étire vers l’arrière et le bassin descend vers le sol, sans poser la fesse droite au sol. Poser les avant-bras au sol et la tête sur les avant-bras. Ici le fessier droit va s’étirer. La sensation d’étirement sera très différente d’une personne à une autre. Il faut parfois « chercher » un peu pour trouver la bonne posture.
Rester 10 respirations puis faire la même chose de l’autre côté.

ekapada

Evidemment ces exercices ne suffisent pas. Ce que j’ai appris depuis quelques mois est que pour garder des ischio-jambiers souples mais en bonne santé, il faut aussi les muscler. Car un muscle qui s’étire sans être suffisamment costaud va se blesser. La discipline du yoga mobilise énormément le groupe musculaire ischio-jambier et si on pratique en forçant et en négligeant les sensations, on risque une blessure, une élongation, un claquage…. qui mettra du temps à se soigner.
Quoi qu’il en soit, écoutez vous (vraiment) et ne forcez jamais. Lorsque vous abordez une séance d’étirements, imaginez-la toujours de façon globale et faites travailler plusieurs muscles afin de développer votre souplesse de façon harmonieuse, cohérente et intelligente.

Je reviendrai avec un article bis à celui-ci afin de compléter votre séance d’étirements maison.
N’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous voulez.
Bonne pratique

Et si on faisait un point « blessure »…

Dis donc, ça fait longtemps qu’on a pas parlé blessure et bobos en tous genres par ici !!! ?!
Alors vous avez pu suivre ici notamment mon état de santé et ma blessure à l’insertion de l’ischio-jambier droit. Sous le pli fessier, cette blessure tellement handicapante et frustrante porte le doux nom de BURSITE ISCHIATIQUE…. aaaheeem ^^

Alors pour reprendre un peu le contexte, j’ai commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la jambe droite fin d’année 2015. Sans savoir comment cela s’est produit, je ressentais une gène dans les flexions avant. Mais pas une gène du genre « OMG, je suis un boulet, je ne suis vraiment pas très souple », non non, une gène du genre « bordel de merde (intégrez ici tous les gros mots que vous utilisez souvent), c’est quoi cette douleur qui me vrille la fesse?!! »
C’était vraiment insupportable et je ne me considère pas comme quelqu’un de douillet – c’est dire. Alors après quelques semaines à trainer cette horrible sensation, j’ai enfin pris la décision d’aller voir un médecin. Moi je suis très lente à percuter et à accepter le fait que je ne pourrai pas me soigner seule.
Le médecin rencontré m’a donc prescrit une radio du dos – oui car nous pensions à l’époque, enfin surtout lui, que ma douleur était semblable à une sciatique et qu’un problème vertébral pourrait expliquer mon mal. Moi, je savais très bien que ce n’était pas lié mais faire sa première radio du dos à 30 ans, je n’ai pas trouvé l’idée si mauvaise en fin de compte.
La radio a confirmé que ce n’était pas un tassement des vertèbres qui expliquait ma douleur. Par contre la radio a révélé une scoliose légèrement prononcée – c’est la première fois qu’on m’en parle alors que j’ai fait de la GRS et de la danse très longtemps et que je fais du yoga depuis 6 ans. Aucun professeur n’a jamais remarqué ce défaut chez moi et certains s’acharnaient même à appuyer sur mon dos (comme des maboules) prétendant que je pourrais avoir le dos droit si je m’en donnais la peine. Et bien, voilà, j’annonce haut et fort que dans mon dos il y a une sorte de crête de dinosaure qui ne s’effacera jamais et qui donne l’impression que mon milieu du dos est arrondi ! Et croyez-moi, je suis la première à le déplorer !!!
So, une fois ce petit choc de diagnostic passé, il m’a fallu poursuivre mes investigations afin de découvrir pourquoi je continuais d’avoir mal – même en marchant, même en dormant, etc…
La deuxième étape fut donc un RDV chez un médecin du sport qui me fit une échographie de la fesse afin de voir ce qui s’y passait. Et là, bim, diagnostic direct : c’est une bursite ischiatique.
Qu’Est-ce que c’est une bursite ischiatique demandais-je les yeux remplis de larmes.
C’est une inflammation de l’insertion tendineuse du groupe musculaire ischio-jambier avec l’os ischion. OK !
En gros, j’ai tiré, tiré, tiré encore et une bourse s’est créée au niveau du haut du muscle. C’est cette fucking bourse qui me faisait mal dans TOUTES les positions – même quand je dormais…. 🙂
Traitement : 10 séances de kiné, du repos, et un RDV chez un podologue/posturologue.

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J’ai commencé par le podologue. Deux rendez-vous plus tard, on m’avait appris que j’étais de traviole et que cette blessure était peut être aussi une résultante de ce décalage dans mon corps. Depuis je porte deux magnifiques semelles conçues sur-mesure et qui sont sensées rééquilibrer ma posture. Suis-je totalement convaincue par ces semelles… ? OUI et NON, je ne sais pas trop. Elles me paraissent très minces pour rétablir quoi que ce soit mais peut être après tout….
J’ai ensuite suivi les séances chez le kiné avec un traitement par ondes de choc (c’est ici si vous voulez en savoir plus). La douleur de ce traitement est folle. Les séances sont des micro tortures et au départ le bénéfice ressenti versus la pénibilité des séances me semblait très minime, voire inexistant.
Nous avons persévéré avec mon kiné et c’est au bout de la 6ème séance que j’ai commencé à ressentir une réelle amélioration.
S’en est suivie la semaine de stage yoga avec Patrick et Clotilde pendant laquelle j’ai pu pratiquer chaque jour et ce fut un pur bonheur.
A la fin de cette semaine, pleine d’énergie et enthousiaste à mort j’ai poursuivi sur ma lancée. J’ai donc remis dans mon agenda, des séances de yoga en cours collectif. Je n’avais jamais arrêté le yoga à la maison mais je l’avais adapté on va dire.
Mais après cette immersion yoga, j’avais l’impression de revivre, de redécouvrir des sensations dans mon corps, j’étais juste ultra contente !!! Ceux qui m’ont croisé à ce moment-là doivent s’en rappeler, tellement j’étais euphorique !

Et puis…
Lundi 2 mai j’ai eu ma dernière séance avec mon kiné.
Et depuis vendredi 6 mai j’ai de nouveau un peu mal. Samedi pendant que je guidais un cours, je me suis sentie empêchée, gênée par une désagréable et trop familière sensation au niveau du pli fessier.
Du coup dimanche j’ai annulé ma venue à un cours collectif…

Je ne veux pas être défaitiste et me dire que c’est de nouveau la merde. Simplement je crois que ce bel enthousiasme était un chouille prématuré et qu’il me faut encore faire preuve de patience. Il se peut que je ne retrouve jamais une totale absence de « douleur » à l’arrière de la jambe mais je peux par contre travailler avec, m’adapter et essayer de comprendre pour l’accepter. Je ne veux plus être en colère vis à vis de cette aventure (je ne veux plus l’appeler épreuve, c’est trop connoté). Je dois accepter de prendre mon temps, d’être à l’écoute de mon corps et dès que l’alarme se met à clignoter, freiner un peu pour ne pas repartir dans les méandres médicaux.

Voilà, vous savez tout ! Je ne vous cache rien et je partage avec vous les rebondissements de cette histoire. Si ça peut aider ne serait-ce qu’une seule personne, ce sera déjà très cool !
Je crois que cette aventure se présente à moi pour de bonnes raisons, que je ne connais pas encore – certes – mais il y a forcément un sens à chaque chose.