Le repos du guerrier – RDV le 29 août :)

été2016

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Billet d’humeur… Enseigner, coûte que coûte

On a tous déjà rencontré des moments difficiles dans notre vie. Que ce soit une rupture amoureuse ou la perte d’un être cher… Et si vous pratiquez le yoga, vous savez que cette discipline peut être salvatrice lors de ces passages douloureux. Pratiquer le yoga peut parfois être une sorte de bouée de secours lorsque le temps est mauvais. Ces derniers temps il y a un microclimat orageux au dessus de ma tête et comme à chaque fois, le yoga est ma fusée de détresse. Je sais que m’accrocher à cette discipline va me permettre de me frayer un chemin tranquillement et sans violence au cœur de cette tristesse.
Ce que je découvre avec cette année d’enseignement c’est qu’au-delà de la pratique, que je considère comme point d’accroche constant en période de doute – vous l’aurez compris – c’est que la « contrainte » de transmettre, d’assurer mes cours et mes engagements, me permet de tenir le coup – au sens propre.
J’ai perdu mon chien récemment et – sans entrer dans les détails de cette séparation – le soir même je donnais un cours collectif suivi d’un goûter de fin d’année. Cet engagement m’a littéralement sauvé d’un tourbillon de pleurs et de détresse. Savoir qu’il me fallait être présentable et prête à donner ce cours m’a empêché de sombrer dans la déprime. C’est certain, il a fallu que je prenne sur moi, que je contrôle mes accès de tristesse afin d’éviter d’avoir le visage bouffi de pleurs et de devoir m’expliquer – chose encore plus difficile, vous le savez.

Au-delà de cette expérience récente, j’ai, en cours d’année, vécu des moments plus ou moins simples et tristes. Chaque fois, la perspective d’un cours à donner m’a permis de me ressaisir et de ne pas me laisser aller à la tristesse.
On peut voir cela comme une sorte de mécanique de défense, j’en suis consciente. Il faut préciser que je fais partie d’une famille dans laquelle exprimer ses émotions n’est pas une habitude. Nous sommes plutôt du genre à ressentir une émotion, nous asseoir dessus et attendre qu’elle se dissipe. Sans un mot, en essayant de ne plus y penser. Cette mécanique va à l’encontre de ce que nous apprenons avec le yoga, mais comme je vous l’ai déjà dit ici, le yoga ne change pas forcément ce que nous sommes. Je tente d’améliorer ce côté de moi-même et ce système d’auto-défense dans la négation des émotions mais ce n’est pas simple surtout lorsqu’il s’agit d’un tsunami émotionnel comme je l’ai vécu récemment.

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Ce qui est certain en revanche, c’est que lorsqu’une mauvaise nouvelle apparaît dans ma vie ou lorsque je sens que les choses ne sont plus sous mon contrôle, je me raccroche à l’idée que mes élèves ont « besoin » de moi, que mon enseignement soit constant et stable et que je leur soit dédiée pendant 1h ou 1h30 de classe.
Je reste sincère pour autant, du moins j’essaie. S’ils perçoivent quelque chose, je ne cache pas la vérité, et même en essayant de conserver les apparences, mon état d’esprit transpire forcément dans ma manière de transmettre à ce moment-là.
Mes introductions de début de cours sont TOUJOURS liées à ma propre expérience et en les imaginant, j’espère qu’elles feront échos chez mes élèves et qu’elles auront du sens.
Mes expériences, mes tristesses, mes joies, me sont propres mais ne sont en rien uniques. Ces émotions sont universelles, tout le monde les ressent à un moment ou un autre.
Et je sais que le yoga, pour beaucoup d’entre nous, répond à une nécessité de stabilité et de constance lorsque la vie nous ballote.
Le yoga n’est pas que ça, inutile de le dire, mais c’est bien de savoir que cette discipline est cela aussi.

Précision tatouage

Une lectrice m’a posé une question sur mes tatouages (merci Mlle Colibri) alors j’ai pensé qu’un article sur le sujet pouvait être cool. Je ne possède pas beaucoup de tatouages, j’en ai trois, ce qui est peu en comparaison à d’autres personnes.

Voilà les réponses aux questions qu’on me pose le plus souvent :
Où sont situés tes tatouages ? Le premier a été fait à l’intérieur du poignet gauche (en 2010), puis on m’a tatoué l’avant-bras droit (en 2012). Enfin il y a 3 semaines, j’ai sauté le pas pour un nouveau tatouage dans le dos.

Est-ce que ça fait mal ? En réalité, non pas trop. Mais je crois qu’il est souvent question de seuil de tolérance à la douleur et du choix de la partie du corps à tatouer. Il semblerait que certaines parties soient plus sensibles (les triceps, les pieds, les côtes). Mes tatouages ne m’ont pas vraiment fait mal, la sensation n’est pas la plus agréable du monde (moins sympa que de manger une glace par exemple) mais c’est largement supportable.
Je suis tombée dans les pommes lors du premier tatouage mais la rumeur dit que c’est normal, que cela arrive parfois lorsqu’on prend conscience que ce sera pour toujours. Une fois remise de mes émotions, ça s’est très bien terminé. Depuis je ne suis plus jamais tombée dans les pommes.

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Est-ce que tes tatouages ont une signification ? Affirmatif ! Les trois étoiles représentent les membres les plus proches de ma famille, à savoir mon père, ma mère et ma sœur. Le mantra tibétain parle de courage et de toujours faire face aux épreuves de la vie. Le dernier, le lotus avec la mention AHIMSA le long de la colonne est clairement une déclaration d’amour pour le yoga ! J’avais besoin de marquer à tout jamais ce chemin que j’empreinte. Laisser une trace de ma « nouvelle vie ».
Mes tatouages ont tous été réalisé à des moments précis de ma vie. Il fallait systématiquement un élément déclencheur pour m’inciter à pousser la porte du studio de tatouage. Je les ai voulu comme des traces du temps qui passe, des évènements qui se produisaient dans ma vie, plus ou moins heureux. Quand je me fais tatouer j’ai l’impression de maitriser ce qui m’arrive, c’est ma décision, je décide de ce qui sera pour toujours inscrit sur ma peau. Ca me donne le sentiment de reprendre un peu le contrôle. Le premier a été fait après une grosse déception amoureuse, le second aussi (et oui…) et le dernier est plutôt comme un symbole, un nouveau départ matérialisé sur ma peau (oui j’ai arrêté les histoires d’amour depuis…^^).

Alors tous ces éléments me sont propres. D’une personne à l’autre, les motivations, les choix de graphisme, les sensations corporelles sont très différents. Il n’y a pas une seule façon de répondre à toutes ces questions. Simplement je crois que le meilleur conseil qu’on puisse donner c’est de bien réfléchir. Bien réfléchir à l’endroit du corps qu’on veut se faire tatouer, réfléchir au dessin (d’autant plus si c’est une partie du corps que vous voyez toute la journée), réfléchir à l’impact que cela aura dans votre vie (professionnelle surtout). Et il faut vérifier. Vérifier que le salon de tatouage que vous avez choisi est clean, que le tatoueur a bien compris ce que vous voulez, que vous pouvez lui parler du projet et peut être le travailler avec lui.

Ne cherchez pas systématiquement le lieu qui pratiquera les tarifs les plus bas. Le prix d’un tatouage doit pouvoir se justifier. Le matériel utilisé (toutes les encres ne se valent pas), la technique du tatoueur, le temps passé à travailler votre projet, le temps passé à vous tatouer bien entendu…. toutes ces choses jouent sur le prix de votre tatouage. Certains salons peuvent établir des sortes de devis, si vous souhaitez comparer, comparez ! Le bouche à oreille est un très bon indicateur pour choisir votre tatoueur.

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Alors tenté ? Pour ma part, le prochain est peut être déjà en préparation 😉

Nouveau tatouage

Bon bah voilà, le dernier petit tatouage en date, le troisième, c’est fait. Lorsque je me suis fait tatouer les deux premiers, je n’avais pas encore le blog, alors quand je suis arrivée au studio pour celui-ci, j’ai tenu à prendre des photos et une vidéo pour partager avec vous.

J’appréhendais beaucoup ce moment pour différentes raisons mais surtout parce qu’ayant oublié la sensation du tatouage, je ne savais plus trop à quoi m’attendre et comme pour beaucoup d’autre choses, c’est la méconnaissance qui entraine la peur. Quand on sait ce qui va se produire, l’intellect entre en jeu et fait redescendre la pression. Quand on ne sait rien, on imagine et on peut parfois imaginer le pire, bien entendu.

Soulagement intense lorsque le tatouage a commencé, la sensation était largement supportable. Je me suis souvenue de ce que je ressentais par le passé au moment de mes tatouages sur les avant-bras.

Par contre, là où je discutais énormément avec le tatoueur pour mes anciens tatouages – histoire de faire passer le temps, là je n’ai pas prononcé un mot. Je suis tombée dans un mutisme car je voulais écouter la réaction de mon corps, voir jusqu’où la vibration se faisait ressentir. Une sorte de méditation… C’est là qu’on voit que je suis passée du côté obscur de la force 😉

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Ce tatouage représente beaucoup de choses pour moi. C’est une trace sur ma peau de mon attachement au yoga, à ce que cette discipline véhicule. Une sorte d’engagement pour la vie aussi, indélébile. Et si on traverse le lotus en son centre, on tombe sur ANAHATA chakra, le chakra du cœur, pas besoin d’entrer dans les détails de sa signification ici.

Alors merci beaucoup à Mike qui m’a tatoué mais qui a aussi fait bien plus pour moi ; merci à Anne-Sophie pour sa présence à mes côtés – après tout ce temps et ces étapes traversées ; merci à Damien pour son accueil et sa gentillesse, merci à tous les membres du RetroTattoo Studio.

J’ai bien envie de remercier Patrick Frapeau (bah quoi?!) de m’accompagner sur ce chemin, de me permettre de vivre le yoga et de me comprendre et de m’assumer un peu mieux chaque jour.