Bonheur … 4/5 – on y est presque !

Dans les chapitres précédents, nous avons vu ensemble les raisons du « manque » de bonheur dans nos vies et de cette sensation que notre quotidien pourrait être amélioré… Nous avons pris le temps, nous nous sommes posés, avons mis le doigts sur certaines situations bloquées, toxiques et insatisfaisantes. Nous nous sommes entourés de conseillers, avons pris nos responsabilités et surtout nous comprenons à présent que nous sommes les seuls responsables de ce qui nous arrive.
Très bien, la table est rase et nous regardons les choses bien en face.
Mais comment faire maintenant pour créer les conditions dont nous avons besoin pour réaliser ce qui nous tient à cœur ?
La réponse : LA VOLONTÉ
Au cours de notre vie, nous passons par différents stades de volonté. Le NON pour commencer, on pourrait aussi dire la contre-volonté qui survient lorsqu’on est assez jeune et qu’on s’oppose. Ici il s’agit simplement de comprendre que nos volontés sont freinées par l’autorité parentale, par le cadre. Il y a aussi la volonté positive, l’envie de bien faire et de faire ce qu’on DOIT. Cette volonté est acquise par l’éducation, elle n’est pas « naturelle ». Enfin il y a la volonté de l’adulte, la volonté-responsable et créative. Celle qui nous aide à savoir ce qu’on veut et à tout faire pour y parvenir. Ces trois volontés sont nécessaires à notre vie d’adulte et nous passons systématiquement par tous les niveaux, cela nous permet d’avancer et de construire notre chemin.
Mais il est important de savoir les différencier et reconnaître leur connexion avec la sphère émotive. Nos différentes « volontés » sont des réponses aux émotions que nous ressentons et si nous sommes incapables de comprendre nos émotions, nous ne sommes pas non plus capables de reconnaître quelle est la volonté qui impulse telle ou telle décision.

LES EMOTIONS
Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises et lorsque nous parvenons à les reconnaître et à les gérer, nous devenons plus sereins et mieux « armés » pour prendre des décisions. De même lorsque nous comprenons quelles sont les émotions qui nous étreignent à l’instant T, nous pouvons décider de prendre de la distance, de réduire leur impact sur nos pensées ou nous avons aussi la possibilité de nous laisser « submerger » afin de laisser-faire et de voir ce qui émerge.
La plupart du temps les émotions sont corrélées à la situation vécue et en adéquation avec celle-ci. Mais parfois l’intensité de l’émotion ou même l’émotion en elle-même ne correspond pas – à priori – avec ce que nous sommes en train de vivre. Si un sujet abordé déclenche des réactions disproportionnées, et si cela se reproduit à chaque fois que le sujet revient sur le tapis, il est peut être nécessaire de chercher les causes de ces réactions et de déterminer si elles font écho à un autre évènement antérieur qui ne serait (visiblement) pas réglé.
Lorsque nous laissons nos émotions s’exprimer, sans les contrôler, nous pouvons être surpris de voir qu’elles ne prennent pas autant d’ampleur que nous le pensons. Nous avons parfois peur d’être dépassés et engloutis mais nous constatons que si nous ne refoulons pas les choses, ces dernières sortent, s’expriment un bon coup et repartent comme elles sont venues (vous l’aurez compris, je suis de la team « vide ton sac plutôt que de garder sur le cœur »).
Evidemment, il existe des émotions qui sont plus « constructives » que d’autres. La colère est à mon sens plus constructive que la tristesse. La colère est une émotion qui force à réagir et parfois à avancer d’une façon ou d’une autre. La colère n’est pas un sentiment qui ankylose ou qui « déprime », elle peut être néfaste et destructive mais elle est souvent à l’origine d’une action qui fera bouger la situation. Je ne dis pas qu’il faut se réjouir ou privilégier ce genre d’émotion – cela ne se contrôle pas – mais lorsque celle-ci surviendra, nous serons capables de la reconnaître et de nous en servir.
Cependant une colère trop forte ou trop souvent répétée (il existe des personnes continuellement en colère) sera le signe que le problème est profond et il faudra aborder la chose de manière à dissiper cette colère – sinon elle nous bouffe.

Parfois nous nous cachons derrière des sortes de filtres qui nous ont été induits dès l’enfance. « Je suis timide et je suis toujours mal à l’aise en public » ou encore « je suis souvent en colère, c’est comme cela depuis longtemps, je n’y peux rien »…etc… sont des « programmations » qui nous bloquent et nous empêchent de réaliser notre potentiel. Essayons de repérer les petites phrases toutes faites qu’on se répète lorsqu’une situation survient et analysons les mots utilisés. Les « souvent », « toujours » ou « jamais » sont de bons indicateurs concernant ces « fausses » vérités qui accompagnent nos vies.
Une fois ce constat établi, il nous reste à déprogrammer et à reprogrammer, mais ce n’est pas facile car il s’agit très souvent d’idées rabâchées et tellement ancrées que s’en défaire demande une véritable remise en question et parfois un peu d’aide extérieure.
La peur d’échouer nous tétanise très régulièrement aussi. Nous suivons des chemins ou des idées que nous connaissons car à la simple idée d’essayer autre chose et d’éventuellement nous planter, nous stoppons toute tentative et reproduisons nos habitudes. Il faut accepter de réapprendre et ne pas aborder les « plantades » comme des échecs mais bien comme des essais qui nous font grandir. Nous ne sommes pas la personne que nous avons toujours été ou celle que nos parents aimeraient voir. Nous ne sommes pas non plus moins bien que les autres ou moins bien équipés face aux situations de la vie, nous sommes tous débutants d’une certaine manière et nous avons tous quelque chose à apprendre ou à redécouvrir.

OSER ET AVANCER
Donc comme nous le voyons, la difficulté parfois est d’aller de l’avant et d’assumer sa volonté face aux autres, face à soi-même. ¨
Être honnête envers soi est la base mais ce n’est pas évident. Mais être honnête avec les autres et assumer nos envies c’est encore une autre paire de manches car ce qui nous retient c’est la peur du conflit.
Hors en tant qu’adulte, nous devrions pouvoir traverser un conflit ou un désaccord sans trop d’encombre. Notre première possibilité est de nous confronter au conflit ou au contraire de s’en éloigner, de quitter la discussion pour prendre du recul. Nous avons ce choix.
Si nous décidons de quitter, il faudra assumer les conséquences. Si nous choisissons de rester et de « vivre » ce conflit, nous savons que la communication sera sans aucun doute la clef. Un conflit n’est jamais plaisant mais sans discussion il sera impossible de le résoudre correctement. Dans l’article précédent je parlais du compromis, on pourra s’y référer ici. Mais quand le compromis est impossible, nous avons la possibilité de rester sur nos positions, d’assumer notre choix peu importe les conséquences. Ensuite chaque « partie » devra se débrouiller et faire avec la décision de la partie « opposée ». Nous sommes sensés pouvoir composer avec ces situations, même si elles sont inconfortables, nous battre plus fort pour obtenir ce qu’on veut ou nous résoudre si c’est la partie « adverse » qui l’emporte.

Il faut donc oser dire et entreprendre ce qui nous tient à cœur. Les doutes font partie du jeu, ils permettent de baliser la route et de reconnaître lorsque quelque chose nous importe réellement. Sans la peur, comment saurions-nous si les choses comptent vraiment ?
Oser c’est déjà une belle victoire car c’est notre décision et c’est grâce à notre volonté que nous tentons quelque chose. Mais comment savoir si on doit oser ?
Etape n°1, écouter nos émotions. Elles sont un excellent repère afin de déterminer ce qui nous gêne ou ce qui a de l’importance, ce qui nous rend heureux.
Etape n°2, décider en conséquence. Nous avons plusieurs « décisions » dans notre besace. La décision raisonnée qui pèse le pour et le contre de la situation et qui trouvera une réponse rationnelle. La décision volontaire qui engage un effort et une sorte de combat intérieur. La décision sans fondement, aucun critère rationnel ni aucun effort à fournir mais juste une lassitude qui finira par déclencher le processus. La décision impulsive qui sera prise d’un seul coup après un évènement parfois sans rapport direct avec la situation. La décision sabotée ou évitée, on cherche à ne pas prendre de décision donc on fait en sorte que les évènements ou les personnes s’en chargent à notre place. La non-décision, nous l’avons déjà vu, est une forme de décision.
Il est difficile d’oser et de décider car choisir signifie exclure une option – et parfois définitivement. Et cela nous effraie. La décision suppose un changement, donc une prise de conscience qui peut être douloureuse, et un effort pour que les choses évoluent, donc un engagement dans une nouvelle voie qui entrainera certainement tout un tas d’autres petites décisions….

Nous le comprenons, il n’est jamais trop tard pour modifier notre trajectoire de vie même si cela demande quelques efforts.
– Nous sommes les seuls à avoir le pouvoir ET la capacité de changer les choses. Car même si nous avons la sensations d’avoir subi, aujourd’hui nous sommes conscients de notre pouvoir à faire évoluer notre situation.
– Si nous restons là à nous plaindre, personne ne fera les choses à notre place et la situation restera inchangée. Arrêtons de trouver des excuses ou d’attendre que les autres solutionnent notre problème. Faisons-nous confiance, comptons uniquement sur nous-même et agissons.
– A priori aucune catastrophe ne devrait se produire suite à une nouvelle décision de notre part. Nous testons un nouveau schéma, nous regardons les choses sous un autre angle et revoyons nos « habitudes » de fonctionnement. Ce ne sera peut être pas parfait du premier coup mais si on ne tente rien on ne saura pas.
– Affirmons et assumons nos désirs. Si on prononce les choses du bout des lèvres (ou parfois uniquement dans notre tête) ne nous étonnons pas que les autres ne nous comprennent pas.
– Quand on veut on peut ! La volonté, si elle est forte déplace des montagnes. Mais la motivation est indispensable. Il faut croire en ses rêves et en ses capacités et se donner tous les moyens pour réaliser notre projet.

Images d’inspiration

Si on met de côté les images instagram qui fleurissent et qui montrent des yogis ultra avancés en train de faire des postures de foufou dans des lieux magnifiques (non je ne suis pas jalouse), on trouve sur la toile (oui j’ai envie de dire la toile) de nombreuses images d’inspiration yoga. De la citation spirituelle au chat trop mimi qui « prend la pause yoga », il y en a pour tous les goûts et pour tous les « besoins ». De temps en temps j’aime bien fureter pour trouver des jolies images, de belles photographies en lien avec mon état d’esprit du jour. Evidemment, je ne suis pas trop le genre oh-le-chat-qui-fait-adhomukha-trop-cut mais malgré tout j’aime bien me remotivée ou me sentir connectée avec la planète en trouvant des photos yoga. Et vous, Est-ce que vous cherchez « l’inspiration » sur Google images ???

Voici une petite sélection des trouvailles récentes :

La série « estampe »

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La série « bavarde »

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La série « esthétique »

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La série « dessinée »

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La série « photo »

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La série « mandala »

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La série « les autres »

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Aléas sportifs

J’avais prévu de vous parler de ma motivation sportive sans faille ! De partager avec vous un planning sportif de compétitrice, de vous livrer mes astuces pour rester motivée et déterminée….

Bon en fait je vais plutôt vous dire comment je ne parviens pas totalement à suivre mes objectifs et comment j’essaie d’être indulgente avec cet état de fait !

Car oui, malgré des ambitions et des objectifs fixés fin août/début septembre avec un planning assez précis, je ne réussis pas à m’y tenir. C’est trop difficile, et ce pour plusieurs raisons :

– mon emploi du temps professionnel qui n’est jamais le même d’une semaine sur l’autre et qui peut même évoluer d’un jour à l’autre. Avec ce genre d’aléas il est compliqué de tenir un planning sportif un peu fixe. Je ne peux pas dire « tous les lundis et tous les jeudis, je cours ; tous les mardis/vendredis je fais du yoga … ; » Car parfois je commence à 9h, parfois à 11h, je peux terminer à 19h ou 23h, c’est fluctuant et de fait ça influe sur ma pratique sportive.

– le climat ma bonne dame ! Alors ok, c’est un peu une excuse de feignasse mais sans rire, tu as envie toi d’aller courir à 7h du matin lorsqu’il pleut des trombes ???!!! N.O.N !
– mon état de santé, mon état physique en général. Parfois (et ceci est essentiellement lié à mon activité pro) je me sens fatiguée, lasse… Dans ces moments là je ne trouve pas la force nécessaire pour me mettre « en mouvement ».

– ma vie sociale pardi ! Lorsque je ne cours pas le matin, je me dis que j’irai le soir et puis au cours de ma journée on me propose d’aller boire un verre après le travail…. Alors mon cœur balance mais finit souvent par pencher du côté des amis….

COURSE-_-PIEDS

Alors pour ne pas succomber à tous ces aléas et maintenir un minima d’activité physique, je tente des stratagèmes, je trouve des astuces !
La première a été de me fixer de façon OBLIGATOIRE la pratique du yoga le mardi soir avec mon professeur Patrick Frapeau au Yoga Village. Pour tenir cet engagement, je refuse certaines propositions professionnelles ou personnelles. Le mardi c’est yoga est ça ce n’est pas négociable !
La deuxième, dans le but de continuer à courir, est de vérifier la météo afin de valider ou décaler une sortie running prévue. Cette technique fonctionne assez bien même si parfois j’ai du mal à sortir du lit, météo clémente ou pas ! Je cours une à deux fois par semaine. Ici dans mon planning prévisionnel, je vous disais que j’aimerais sortir 3 fois. C’est tout bonnement intenable ! Je tente donc de sortir une fois le jeudi matin et une fois le dimanche matin (je cours pour le moment 30min). Je parviens à m’y tenir la plupart du temps.
Le week end…. Difficile question qu’est le week end. Normalement le week end on a plein de temps pour soi, pour faire des choses…. J’avais également prévu de mettre à profit ce temps libre pour faire du yoga… Malheureusement, trop rares sont les week end où je parviens à glisser une ou deux heures de yoga maison… Du coup, je me suis fait un petit repérage des ateliers yoga qui sont souvent proposés les dimanches dans les studios. Le fait de payer, de m’inscrire me pousse forcément à m’y tenir. C’est plus cher que de s’autonomiser pour pratiquer seule mais c’est plus efficace me concernant 😉

Lorsque je décale/annule une sortie running ou lorsque je ne parviens pas à pratiquer le yoga pendant mes week-ends, je culpabilise !! Et oui, je me dis que je suis nulle, que je devrais me forcer un peu, que sans effort on ne parvient pas à grand-chose, que je vais finir grosse et flasque…. Vous voyez l’idée !

Et d’un autre côté, j’essaie de prendre un peu de distance, de dédramatiser. Ce n’est pas une sortie running annulée qui changera la face du monde ou ne serait-ce que la personne que je suis.
Mon objectif est de conserver toute l’année un minima de pratique sportive – qui quand on y regarde de plus près est un peu loin de ce que je voulais me fixer il y a deux mois. Mais peut-être plus réaliste et plus tenable ! Et ça c’est chouette !!

Donc en ce moment mon planning sportif ressemble à :
lundi : /
mardi : vinyasa yoga
mercredi : /
jeudi : running (30 min)
vendredi : /
samedi : / ou running (30 min) si je prévois du yoga le dimanche
dimanche : yoga ou running (30 min) si pas de yoga

Alors j’aimerais vous donner un conseil – un conseil de filou, mais un conseil tout de même – celui de vous fixer des objectifs sportifs mais surtout de les fixer de manière réaliste en prenant en compte divers paramètres et en vous y tenant ! Et si jamais vous ne les tenez pas, soyez gentil avec vous-même et déculpabilisez.