A quoi reconnaît-on un yogi ?

A quoi reconnaît-on un yogi lorsqu’il n’est pas sur son tapis ??
>>>>>> Cet article est à prendre au second degré 🙂 <<<<<<

Parfois, lorsque je suis dans la rue, je me prends à observer les gens et j’imagine leur vie. J’essaie de construire un scénario un peu original dans lequel la personne observée devient un témoin protégé par le FBI avec une double identité ou encore elle pourrait être une chanteuse des années 80 devenue has been…
J’aime bien échafauder des histoires de vie un peu loufoque lorsque je regarde les gens. Non, Non, je vous rassure tout va très bien 😉
Mais la question que je me pose le plus souvent c’est : « Est-ce que cette personne a déjà pratiqué – ou pratique – le yoga? ». Et parfois, je me marre seule car en voyant certains détails j’en conclue que OUI EVIDEMMENT cette personne est un(e) yogi(ni).

UN YOGI SE REPERE A :
– sa tenue vestimentaire. A mi-chemin entre un prof de sport et un baba-cool sorti tout droit de l’Ardèche. Souvent on pourra repérer un yogi dans la foule à son pantalon. Au choix, ce dernier sera un legging pour la plupart des femmes ou une sorte de sarouel et pour les hommes c’est souvent un sarouel court (genre mi-mollet). D’autre part, il peut arriver que certains hommes portent des pantalons conçus pour le yoga dans la rue. Il s’agit de pantalons souvent de couleur blanche avec un gros OM (tellement discret – on va y revenir) sur le côté d’une jambe!
Autre détails vestimentaire important, le top. N’importe quel tee-shirt ou sweat avec un imprimé BIEN VISIBLE à texte style citation ou un symbole à tendance mystico-hindouiste fera l’affaire !
Mes préférés :
– Don’t loose yourself in your fear
– Live everithing
– Yoga is life
– Namaste… etc….
– Le OM ou l’éléphant (Ganesh) déclinés de toutes les couleurs
– N’importe quel triangle inséré dans un rond lui-même inséré dans un carré !!! lol

– On pourra identifier un yogi à ses bijoux. Les femmes portent régulièrement une chaine de cheville. La plupart du temps, une chaine de cheville peut vous renseigner sur le récent voyage de la yogini en Inde. Une fois revenue en France, il faudra 1 mois avant de retirer ce bijou de cheville (qui objectivement est très gênant au quotidien). Les femmes portent aussi des sautoirs avec des symboles variés en pendentifs (OM encore, ou une étoile, ou un cœur….) ou bien – et ceci n’est pas vraiment un bijou mais peut être perçu comme tel – le mala. Mixte, le mala convient aussi bien aux hommes qu’aux femmes; Il n’est pas du tout discret puisqu’il est constitué de 108 perles de couleur ou en bois. Il est visible sous les tee-shirts et à la naissance de la nuque !
Une dernière chose, les femmes porteront des bagues un peu ethniques ou des bagues d’orteils (j’adore écrire cela ici) et les hommes pourront pousser jusqu’à porter un OM en pendentif !^^

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– Dernier point qui nous permet de nous rallier et de nous saluer tels des fans de Star Wars dans la rue : le tatouage !
Oui le yogi est très souvent tatoué. Il se sent libre dans son corps et dans la société alors il décide, parce qu’il connaît profondément son corps, de se faire tatouer. Alors là, tout est ok. Que ce soit le bouddha ou le lotus ou encore un mantra ou un Ganesh, tout peut devenir une sorte de marque de fabrique, une identité. A travers son tatouage, le yogi envoie plusieurs messages.
– Je suis libre et je décide de vivre à ma façon
– j’ai voulu marquer sur ma peau mon appartenance, mon amour pour la vie yoguique
– Avant j’étais banquier et depuis que je suis professeur de yoga, je me lâche
– … etc…..

Bref vous l’aurez compris, il est très facile de reconnaître un yogi lorsqu’on en croise un !
J’aurais pu citer encore d’autres points communs comme le régime alimentaire (composé de graines et de verdure), la musique écoutée (il aura forcément une playlist « zen » ou « yoga » dans son téléphone). Je pourrais parler aussi de sa façon de respirer, plus lente et plus sonore qu’une personne « normale » ou bien encore son odeur…. Un yogi sent toujours un peu l’encens ou l’huile essentielle de Gaulthérie ou encore le curry !
>>>>>> Je rigole toute seule en écrivant ce dernier paragraphe car je pense à des vrais gens que j’ai rencontré dans la vraie vie !!! <<<<<<

Evidemment je suis exactement comme cela et tout l’inverse en même temps. J’aime constater que certains clichés se vérifient parfois et j’apprécie encore plus rencontrer des yogis tout à fait différents de ces derniers. Chacun évolue et vie comme il l’entend et c’est ce qui fait la richesse de cette vie yoga.

Et vous, Est-ce que vous vous reconnaissez dans ces descriptions un peut rigolotes ?
Pensez-vous que les clichés se vérifient ??

De la difficulté de choisir une playlist yoga

Aujourd’hui je vous parle musique et plus précisément de la difficulté de choisir une playlist musique lorsqu’on pratique le yoga.
Cette question, je me la pose en tant que professeure mais également en tant que pratiquante. Je suis – par essence – une adepte du silence… Lorsque je pratique, cela va sans dire, car dans la vie de tous les jours, c’est une autre histoire…. (blablabla….). J’aime écouter ma respiration, me concentrer sur mes sensations, d’ailleurs les quelques fois où j’ai pratiqué en musique (cours collectifs, classe de Jivamukti…. etc), je me suis rendue compte que je n’écoute pas vraiment la musique proposée par le professeur. Une fois, avec Patrick j’ai apprécié le rythme induit par les morceaux choisis et une autre fois avec Alexandra Peyre, qui utilise parfois de la musique classique, j’avais aimé ce sentiment de plénitude et l’atmosphère créés par l’univers sonore…. Mais sinon…. Il m’est souvent arrivé de trouver que les musiques étaient mal choisies ou qu’elles ne tombaient pas au bon moment du cours. Et du coup, lorsque j’y prête une oreille et que je trouve que ce n’est pas à propos, cela me dérange et me déconcentre. Cela peut même devenir une vraie gène.
D’autre part, j’ai pu constater que l’emploi de musique dans un cours amène le professeur à hausser le son de sa voix afin de « couvrir » le bruit. C’est assez pénible également.
Cependant, bien employée, une musique peut être un super support de cours. Comme dit plus haut, elle crée une atmosphère, une ambiance, induit un flow, une rythmique. Elle peut aussi servir de support de relaxation ou de méditation par exemple.

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Mais le drame c’est que j’ai des goûts nullissimes en ce qui concerne la musique.
J’ai d’autres talents à n’en pas douter… mais pas celui d’écouter de la bonne musique 😦
Lorsque je suis chez moi sur mon tapis et que j’ai envie d’écouter de la musique, la plupart du temps je mets un CD acheté chez Nature et Découverte avec des mantras, des chants et des bruits de nature… OU alors je me colle dans les oreilles les pires playlists de la terre avec des morceaux que j’écoute en boucle depuis 15 ans ! OK!!!
Inutile de préciser que je ne ferai jamais subir cela à mes élèves !
Donc lorsque je veux proposer un peu de musique dans mes cours (faits rarissimes), je ne montre aucune originalité : Mantras connus, musique classique, chants envoûtants, musique indienne…. Le niveau 0 d’une personnalité musicale.
Je récupère aussi des playlists déjà préparées qui se nomment souvent « yoga et relaxation » ou « yoga lounge »… ^^ Mais ces musiques sont souvent décevantes, trop commerciales et « artificielles » à mon goût.

ALORS JE SUIS CURIEUSE ET JE SOLLICITE VOS LUMIERES ET CONSEILS !!!
Dites-moi, conseillez-moi… Quels sont les morceaux qui vous inspirent, qui vous portent dans votre pratique, utilisez-vous des sons spéciaux, préparez-vous des playlists à l’avance (dynamique / cool / zen…). Est-ce que vous êtes du genre musique à fond ou silence total pendant votre pratique et/ou pendant les cours que vous donnez ????
Partagez votre expérience de la musique en cours de yoga, je suis certaine que je ne suis pas la seule à avoir envie de caler un David Guetta pendant les salutations au soleil !!! Hein ?? si ???

Souvenirs de Lyon

Aujourd’hui je voulais revenir sur une chose qui s’est produite à Lyon pendant les cours de Kundalini. Comme je vous en parlais ici, le Kundalini yoga n’est pas vraiment le type de yoga qui me correspond le mieux. Cependant, pendant le week end lyonnais, j’ai été contente de pouvoir m’y réessayer.
Une chose notamment à retenu mon attention, et c’est une chose qui me questionne et que j’aimerais mettre en pratique pendant mes cours : la répétition du geste.

Dans le Kundalini yoga, les pratiquants cherchent à se dépasser, à dépasser une sorte de sensation physique pour aller plus profondément et bien entendu aller vers une forme de transe – tout cela dans le but de faire s’élever la Kundalini*
Sur des musiques qui durent très longtemps (10 à 15 minutes), les pratiquants répètent le même geste. La fatigue s’installe au bout d’un moment, la lassitude aussi et le mental s’agite, se demande quand est-ce que l’exercice prendra fin. C’est cette sensation là que j’ai envie de tester à nouveau et de faire tester. Car en effet, lorsqu’on s’arrête, qu’on a mal quelque part, qu’on relève la tête et qu’on se met à penser à la liste de courses…. Même pendant les cours de yoga qui ne sont pas Kundalini, est-ce que c’est le corps qui réagit ou est-ce que c’est le mental ???

Ce qui joue énormément dans la répétition d’un geste pendant un moment x, c’est que si vous ne connaissez pas la chanson, vous pouvez très bien imaginer que l’exercice s’arrêtera dans 5 minutes tout comme dans 20 minutes…. Et cette notion de temps est très étrange au regard des vies que nous menons – toujours plus rapides, toujours plus instantanées. Ici, on ne sait pas quand le mouvement va se stopper, de fait il est totalement impossible d’anticiper sur ce qui vient après mais également sur la sensation et la prétendue douleur qui pourrait en résulter.
On finit par exécuter, sans réfléchir (ce n’est pas péjoratif). On se laisse guider par la musique, on entre dans une sorte de méditation active, sans savoir où elle nous mènera.

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Je vous propose de faire un essai. C’est Karta Singh qui nous a fait faire ces deux exercices le premier jour :
– choisissez des musiques longues pour vous accompagner, mais que vous ne connaissez pas forcément – afin de ne pas anticiper la fin de la chanson.
EXO 1 : Allongez vous et en rythme, en suivant la chanson, vous allez lever une jambe tendue vers le ciel, puis la reposer pour lever l’autre et ainsi de suite jusqu’à la fin de la musique.
EXO 2 : Assis confortablement (sur une brique ou une couverture) et toujours en suivant le rythme (d’une autre chanson), vous allez lever les deux points vers le ciel puis plier devant la poitrine puis ouvrir les deux bras sur les côtés, puis revenir poitrine puis lever vers le ciel. Ca donne une drôle de chorégraphie digne de Claude François. Faites cela aussi longtemps que dure la musique sans vous arrêter.

Une fois l’exercice terminé, recentrez-vous en respirant, écoutez votre respiration et voyez ce que cela a produit sur vous.
Très étrange n’est-ce pas ? Et même si je ne suis pas une grande adepte de ce type de yoga, cet exercice en particulier m’a beaucoup questionnée et je l’ai bien apprécié.
Je trouve qu’il permet de réfléchir à tout un tas de choses, nos états d’esprits, notre façon de vivre, d’anticiper ou de fuir certains actions….
Je vous laisse y penser !

PS : Les photos ont été prises à Lyon entre deux cours par mon amie Emma. Elles n’illustrent pas les exercices mentionnés ci-dessus.

* Pour rappel, kundalini est un terme sanskrit qui désigne une puissante énergie lovée dans la base de la colonne vertébrale (chakra mūlādhāra), au niveau du sacrum. Elle est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même trois fois et demi. Par la pratique de la méditation mais aussi des kriyas, la kuṇḍalinī s’éveillerait et monterait le long de la colonne vertébrale depuis l’os sacrum jusqu’à la fontanelle, progressant d’un des sept chakras à l’autre afin de les harmoniser un à un par l’intermédiaire du canal (nadi) sushumna.

Le yogi musicologue

On me demande souvent si je pratique le yoga ou si je propose des cours en musique. Ce à quoi je ne peux que répondre NON puisque ce n’est pas une habitude.
J’ai déjà pris quelques cours en musique. Cours que j’avais beaucoup appréciés. Moi-même lorsque je pratique à la maison, il m’arrive de le faire avec de la musique. Soit une musique « d’ambiance » pas trop forte qui accompagne ma pratique, soit une musique un peu plus réfléchie sur laquelle je cale une séquence. Pour la salutation au soleil, notamment, j’aime bien me mettre un son qui stimule, qui donne la pêche et que j’écoute assez fort.
Mais je ne peux pas parler d’habitude, de systématisme.

Vous le savez, récemment j’ai commencé à donner quelques cours et mes élèves m’ont TOUS posé la même question : Est-ce que parfois tu nous mettras de la musique ???
Du coup je me pose des questions – car je n’ai jamais ressenti le besoin de pratiquer le yoga en musique. J’ai aimé tester et le faire une fois ou deux – chez moi je le fais pour le fun mais en cours collectif, je ne suis pas tout le temps en train de me dire : « tiens, ça serait cool un petit son là ».
Est-ce que cela vient d’une habitude de pratiquer certains sports (fitness ou running notamment) en musique ? Est-ce parce que certains rythmes motivent et « boostent » ceux qui écoutent ? Est-ce pour se créer une bulle, une ambiance agréable ? Est-ce pour « occuper » le vide créé par le silence ????
Voilà, bref, vous le constatez, je me pose des questions !!

J’ai fait des années de danse – pendant lesquelles évidemment je pratiquais en musique. J’ai fait de la natation synchronisée – on nous diffusait du son sous l’eau…. Mais depuis que je pratique le yoga, cela ne m’est jamais apparu comme nécessaire.

FinalyogaBlog

Comme on m’en parle, j’y pense et je me dis que peut être, je pourrais proposer un peu de musique. C’est un exercice intéressant d’ailleurs de trouver de la musique pour un cours. Difficile mais intéressant. Il faut réfléchir au contenu du cours, à une musique adaptée qui ne déconcentre pas les élèves mais qui apporte quelque chose tout de même. Un support, une ambiance… mais sans couvrir les indications qu’il faut donner…..
Alors voilà, depuis peu je me suis constituée une bibliothèque de sons yoga. Dans cette base de données musicales, quatre grandes familles :
L’indian style avec des musiques indiennes traditionnelles : Ravi Shankar par exemple.
Le smooth style avec des musiques indéfinies qu’on trouve habituellement sur les compilations zen et compagnie (vous voyez ?)
Le classic style avec des grands airs de musique classique, qui je trouve, sont tout à fait adaptés à certaines séquences yin ou d’étirements.
Le pouf-pouf style avec de la variété internationale. Des chansons connues (Beyoncé) et un peu moins connues (Glass animals), rythmées qui donnent envie de se bouger le popotin pour une séquence dynamique par exemple. J’évite quand même les titres où tu as envie de te faire un micro avec ta brosse à cheveux car ils déconcentrent trop !

Voilà où j’en suis de mes réflexions musico-yogi-esques ! Est-ce que vous pratiquez en musique ? Est-ce que ça vous manque la musique dans vos cours ??? Avez-vous déjà donner des cours en musique ???? Dites-moi !
Et si c’est le cas, et si vous avez l’habitude de pratiquer en musique ou si vous avez des supers playlists yoga à partager, je suis preneuse 🙂