Et si on faisait un point « blessure »…

Dis donc, ça fait longtemps qu’on a pas parlé blessure et bobos en tous genres par ici !!! ?!
Alors vous avez pu suivre ici notamment mon état de santé et ma blessure à l’insertion de l’ischio-jambier droit. Sous le pli fessier, cette blessure tellement handicapante et frustrante porte le doux nom de BURSITE ISCHIATIQUE…. aaaheeem ^^

Alors pour reprendre un peu le contexte, j’ai commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la jambe droite fin d’année 2015. Sans savoir comment cela s’est produit, je ressentais une gène dans les flexions avant. Mais pas une gène du genre « OMG, je suis un boulet, je ne suis vraiment pas très souple », non non, une gène du genre « bordel de merde (intégrez ici tous les gros mots que vous utilisez souvent), c’est quoi cette douleur qui me vrille la fesse?!! »
C’était vraiment insupportable et je ne me considère pas comme quelqu’un de douillet – c’est dire. Alors après quelques semaines à trainer cette horrible sensation, j’ai enfin pris la décision d’aller voir un médecin. Moi je suis très lente à percuter et à accepter le fait que je ne pourrai pas me soigner seule.
Le médecin rencontré m’a donc prescrit une radio du dos – oui car nous pensions à l’époque, enfin surtout lui, que ma douleur était semblable à une sciatique et qu’un problème vertébral pourrait expliquer mon mal. Moi, je savais très bien que ce n’était pas lié mais faire sa première radio du dos à 30 ans, je n’ai pas trouvé l’idée si mauvaise en fin de compte.
La radio a confirmé que ce n’était pas un tassement des vertèbres qui expliquait ma douleur. Par contre la radio a révélé une scoliose légèrement prononcée – c’est la première fois qu’on m’en parle alors que j’ai fait de la GRS et de la danse très longtemps et que je fais du yoga depuis 6 ans. Aucun professeur n’a jamais remarqué ce défaut chez moi et certains s’acharnaient même à appuyer sur mon dos (comme des maboules) prétendant que je pourrais avoir le dos droit si je m’en donnais la peine. Et bien, voilà, j’annonce haut et fort que dans mon dos il y a une sorte de crête de dinosaure qui ne s’effacera jamais et qui donne l’impression que mon milieu du dos est arrondi ! Et croyez-moi, je suis la première à le déplorer !!!
So, une fois ce petit choc de diagnostic passé, il m’a fallu poursuivre mes investigations afin de découvrir pourquoi je continuais d’avoir mal – même en marchant, même en dormant, etc…
La deuxième étape fut donc un RDV chez un médecin du sport qui me fit une échographie de la fesse afin de voir ce qui s’y passait. Et là, bim, diagnostic direct : c’est une bursite ischiatique.
Qu’Est-ce que c’est une bursite ischiatique demandais-je les yeux remplis de larmes.
C’est une inflammation de l’insertion tendineuse du groupe musculaire ischio-jambier avec l’os ischion. OK !
En gros, j’ai tiré, tiré, tiré encore et une bourse s’est créée au niveau du haut du muscle. C’est cette fucking bourse qui me faisait mal dans TOUTES les positions – même quand je dormais…. 🙂
Traitement : 10 séances de kiné, du repos, et un RDV chez un podologue/posturologue.

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J’ai commencé par le podologue. Deux rendez-vous plus tard, on m’avait appris que j’étais de traviole et que cette blessure était peut être aussi une résultante de ce décalage dans mon corps. Depuis je porte deux magnifiques semelles conçues sur-mesure et qui sont sensées rééquilibrer ma posture. Suis-je totalement convaincue par ces semelles… ? OUI et NON, je ne sais pas trop. Elles me paraissent très minces pour rétablir quoi que ce soit mais peut être après tout….
J’ai ensuite suivi les séances chez le kiné avec un traitement par ondes de choc (c’est ici si vous voulez en savoir plus). La douleur de ce traitement est folle. Les séances sont des micro tortures et au départ le bénéfice ressenti versus la pénibilité des séances me semblait très minime, voire inexistant.
Nous avons persévéré avec mon kiné et c’est au bout de la 6ème séance que j’ai commencé à ressentir une réelle amélioration.
S’en est suivie la semaine de stage yoga avec Patrick et Clotilde pendant laquelle j’ai pu pratiquer chaque jour et ce fut un pur bonheur.
A la fin de cette semaine, pleine d’énergie et enthousiaste à mort j’ai poursuivi sur ma lancée. J’ai donc remis dans mon agenda, des séances de yoga en cours collectif. Je n’avais jamais arrêté le yoga à la maison mais je l’avais adapté on va dire.
Mais après cette immersion yoga, j’avais l’impression de revivre, de redécouvrir des sensations dans mon corps, j’étais juste ultra contente !!! Ceux qui m’ont croisé à ce moment-là doivent s’en rappeler, tellement j’étais euphorique !

Et puis…
Lundi 2 mai j’ai eu ma dernière séance avec mon kiné.
Et depuis vendredi 6 mai j’ai de nouveau un peu mal. Samedi pendant que je guidais un cours, je me suis sentie empêchée, gênée par une désagréable et trop familière sensation au niveau du pli fessier.
Du coup dimanche j’ai annulé ma venue à un cours collectif…

Je ne veux pas être défaitiste et me dire que c’est de nouveau la merde. Simplement je crois que ce bel enthousiasme était un chouille prématuré et qu’il me faut encore faire preuve de patience. Il se peut que je ne retrouve jamais une totale absence de « douleur » à l’arrière de la jambe mais je peux par contre travailler avec, m’adapter et essayer de comprendre pour l’accepter. Je ne veux plus être en colère vis à vis de cette aventure (je ne veux plus l’appeler épreuve, c’est trop connoté). Je dois accepter de prendre mon temps, d’être à l’écoute de mon corps et dès que l’alarme se met à clignoter, freiner un peu pour ne pas repartir dans les méandres médicaux.

Voilà, vous savez tout ! Je ne vous cache rien et je partage avec vous les rebondissements de cette histoire. Si ça peut aider ne serait-ce qu’une seule personne, ce sera déjà très cool !
Je crois que cette aventure se présente à moi pour de bonnes raisons, que je ne connais pas encore – certes – mais il y a forcément un sens à chaque chose.

J’ai testé pour vous… le traitement par ondes de choc

Blessure à l’arrière de la jambe droite… le retour !
Pour le moment la blessure : 1 // Alexandra : 0

Lors de ma visite de contrôle chez le médecin du sport, constatant grâce à l’échographie que la blessure était toujours présente – peut être un petit peu moins « dense » – mais toujours là… On m’a prescrit des séances de kinésithérapie, 10 séances pour être précise.
En plus de ces séances, j’ai pu prendre un RDV avec un podologue/posturologue afin d’étudier ma posture et de voir si cette blessure pouvait être – en partie – expliquer par un déséquilibre au niveau du corps. On reparlera du podologue plus tard si vous le permettez, aujourd’hui je voudrai vous parler de l’épreuve que je vis chaque semaine lorsque je vais chez le kiné !
Il n’y a pas d’autre mot pour décrire ces séances d’ondes de choc. Car oui les ondes de choc sont donc le traitement recommandé/préconisé pour ce style de blessure et pour d’autres – on va y revenir.
Si, pour décrire ces séances je pourrais aussi parler de torture ou de calvaire (ok, c’est un chouilla fort).

LES ONDES DE CHOC (choc de quoi ou de qui au fait ??) ???
Les ondes de choc sont des ondes acoustiques avec un sommet d’énergie extrêmement haut comme ceux qui se produisent dans l’atmosphère suite à un phénomène d’explosion tel qu’un coup de foudre ou une explosion sonique. Une onde de choc diffère de l’ultrason par son amplitude de pression extrêmement large. De plus, l’ultrason consiste habituellement en une oscillation périodique tandis qu’une onde de choc est une simple impulsion.

Effets thérapeutiques des ondes de choc
La thérapie par ondes acoustiques extracorporelles n’est pas utilisée pour désintégrer les tissus mais pour provoquer une régénération du tissu. En thérapie moderne de la douleur, on traite depuis le point d’origine, vers les régions du corps éprouvant la douleur.
Il s’agit d’une méthode non invasive et réputée efficace pour le traitement de pathologies musculo-squelettiques localisées, comprenant par exemple : l’épicondylite, l’épine calcanéenne et la fascéite plantaire, troubles de la coiffe des rotateurs, les points gâchette, une variété de tendinopathies chroniques et beaucoup d’autres indications.
Cette thérapie est donc le plus souvent utilisée en physiothérapie, orthopédie et médecine sportive.
Il y a trois effets médicaux (pour des termes scientifiques, allez sur le web)
1/ on crée de nouvelles « lésions » afin de relancer le processus de cicatrisation et de vascularisation. En choquant le tendon et l’os, on accélère la croissance et le remodelage de nouvelles artérioles. Les nouveaux vaisseaux sanguins amélioreront l’apport sanguin et l’oxygénation résultant avec la guérison plus rapide du tendon et de l’os.
2/ on inverse l’inflammation chronique qui se produit lorsque la réaction de l’inflammation n’est pas complètement arrêtée. Elle peut endommager des parties saines dans le corps et elle peut déboucher sur des douleurs chroniques. On va donc, par les ondes de choc, activer encore plus l’inflammation pour déclencher un procédé régénérateur qui contribuera à la guérison normale.
3/ on stimule le collagène nécessaire au procédé de réparation du tissu. La thérapie par ondes de choc accélère la synthèse procollagène. Les fibres de collagène nouvellement créées rendent le tendon plus dense et dure.

Medicalexpo

COMMENT CA MARCHE ??
Une séance dure entre 5 et 10 minutes. Le médecin identifie la zone à traiter et applique un gel contact. La machine est ensuite réglée à une certaine puissance et l’embout de la machine (qui ressemble à un pistolet) est appliqué sur la zone.
On constate généralement les effets au bout de 4 à 6 séances. Les séances peuvent être espacées de 3 à 6 jours en fonction de la tolérance du patient au traitement.

MON AVIS SUR LA QUESTION
Très franchement je ne savais pas à quoi m’attendre concernant ce traitement. La première séance fut donc horrible car la sensation (inconnue jusqu’alors) était atrocement douloureuse et les effets immédiats (les deux/trois heures après) très étranges. J’étais épuisée, vidée.
Depuis (j’en suis à 4 séances), je me suis habituée à la sensation de « marteau piqueur » sur ma blessure. C’est donc « moins » pénible. Cependant, l’intensité des ondes augmentent de semaine en semaine donc ça reste toujours assez douloureux. Mon kiné me traite pendant 6 minutes environ. Après les ondes, il en profite pour me manipuler un petit peu.
Ne sachant pas à quoi m’en tenir je n’étais ni optimiste ni défaitiste concernant ces séances mais voilà on en est à la moitié et je dois dire que les effets sur ma blessure ne sont pas très probants.
J’ai toujours mal – même en dehors des jours de traitement. J’ai même mal lorsque je ne fais rien avec ma jambe, assise par exemple).
L’ayant dit au kiné, on a convenu de faire un point d’étape d’ici 1 à 2 séances afin de voir si le traitement reste indiqué ou s’il faudra que je m’oriente vers une autre forme de thérapie.
J’ai quand même eu l’impression que mon kiné arrivait au bout de ses capacités après mes dernières appréciations et que bientôt il ne pourrait plus grand chose pour moi… 😦
Il a mentionné l’infiltration !

Bref, je n’ai pas encore réellement le recul nécessaire pour dire si oui ou non ce traitement est efficace sur moi. Je ne peux donc pas en parler pour d’autres types de blessures. Ce que je peux dire en revanche c’est que le ration sensation de douleur pendant le traitement vs guérison me semble très déséquilibré !
Lorsqu’on a mal à ce point, on est en droit d’espérer une guérison plus rapide je crois (j’aimerais tellement).
Si vous avez déjà été traité de cette façon, n’hésitez pas à partager vos souvenirs de « guerre » et si l’issue a été cool, dites le – siouplai !
Ca pourra permettre de ne pas sombrer dans la déprime « de-toute-façon-j’ai-pas-de-bol-alors!!! »

Dans quelques semaines je vous reparle donc de la suite des opérations et du RDV podologue/posturologue.