J’ai testé pour vous…. Le strala yoga

Comment ça j’arrive après la bataille ??? Vous avez tous/toutes testé le strala yoga ??? Ha bon bah…. Je vais quand même vous dire ce que j’en pense…. et ouiiiiii ! 😉

Le Strala Yoga, c’est une méthode de yoga inventée par Tara Stiles, une New Yorkaise un peu mannequin, prof de yoga suivie par des millions de personnes dans le monde. Comme quasiment toutes les « stars » yoga, elle possède un compte Twitter, un profil Instagram et une chaine YouTube. Elle collabore avec Reebok et elle a sorti des DVD et un livre sur sa méthode il y a quelques mois… Voici le tableau… On aime ou pas. Vous commencez à me connaître – je crois – et de prime abord ce genre de « personnalité » ultra médiatisée qui transforme le yoga traditionnel pour en faire un truc à la mode… ce n’est pas pile poil mon délire… Mais bon, comme tout le monde je peux me tromper alors plutôt que de critiquer sans connaître, je suis allée tester un cours à Paris.
Le Strala est donc un yoga tout en « mouvement et en ressenti ». Ce qui signifie qu’on ne tient aucune posture et qu’on « bouge » pendant certains asanas. Dans Adho-Mukha on bouge le bassin, dans Bhujangasana on ondule les épaules… Le virabbhadrasana 2 se fait en tendant et pliant la jambe au rythme de la respiration…. La prof avait prévenu dès le début du cours : « si vous n’êtes pas pile dans la posture, ce n’est pas grave. Faites-la avec votre ressenti, je vous donnerai simplement les alignements principaux afin de préserver les articulations. »
L’approche de Tara Stiles est assez déconnectée de la philosophie du yoga, elle privilégie le corps, l’approche physique – le weight loss. Il en faut pour tous les goûts.

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Le cours que j’ai suivi durait 1h15 avec une playlist qui accompagne la classe tout le long. Là aussi, c’est une question de goût. Je ne suis pas spécialement gênée par la musique, sans y tenir particulièrement. Je suis en générale assez concentrée sur ma respiration donc la musique ne me perturbe pas. Je serai presque incapable de citer les titres entendus…

Alors comme annoncé, on ne tient pas les postures, on enchaine dans une sorte de chorégraphie rythmée mais pas trop rapide. Les jambes sont très sollicitées car les postures debout occupent une grande part du cours (environ 50min sur 1h15).
Le fait de tendre et plier les jambes et d’ajouter du mouvement dans chaque asana ne me parlaient pas trop… J’ai l’habitude de l’ashtanga et du vinyasa dans lesquels on reste entre 3 et 5 respirations dans les poses. J’ai essayé de suivre mais j’avais vraiment la sensation de perdre mes alignements et mes ajustements dans cette « danse ».

A la sortie, j’avais chaud, je sentais que le corps avait travaillé et j’ai eu quelques courbatures dans les cuisses le lendemain.

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BILAN
Vous l’aurez sans doute compris, ce n’est pas une approche qui correspond totalement à mes attentes. On est un peu loin de ce qui compte pour moi dans cette discipline, c’est à dire l’union entre les pratiques corporelle et spiriturelle. Je ne pense pas reprendre un cours de strala. En même temps, si ce n’est pas Patrick Frapeau pour moi c’est compliqué…
POUR QUI ALORS ??
Si vous aimez le yoga fluide et dynamique,
Si pour vous l’approche physique est importante,
Si la dimension spirituelle du yoga n’est pas indispensable à votre pratique,
Si vous aimez avoir chaud et transpirer,
Si la musique vous porte pendant la classe….
Alors c’est une méthode qui pourra vous plaire 🙂

J’ai pris ce cours chez YOGA VILLAGE à Paris pendant ces vacances de Noël et ce cours était donné par HERMINE PRUNIER.
N’hésitez pas à commenter cet article, si vous avez également tester cette méthode, ou si suite à cet article, vous décidez de tester 🙂

* I N V I T A T I O N *

Un tout petit article, en passant vite fait, simplement pour vous inviter à venir découvrir ATMA YOGA STUDIO ce week end.

SAMEDI 15 OCTOBRE de 17h30 à 19h30, le studio ouvrira grand ses portes pour la première fois à tous les curieux, les amis, la yogifamily, les voisins, les proches…
Deux heures pour inaugurer cette nouvelle très belle salle et rencontrez les professeurs qui y donneront des cours.
Deux heures pour trouver votre bonheur en fonction de vos envies de pratique et de vos plannings chargés !

Faites passer le mot autour de vous et venez 🙂
Je vous y verrai avec un immense plaisir

N A M A S T E

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Cours collectifs parisiens

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Ami(e)s parisien(ne)s,
l’heure est venue de nous retrouver pour des cours de yoga collectifs dans VOTRE chère capitale !
Non plus sérieusement, je profite de la vitrine de ce blog afin de vous annoncer avec beaucoup de bonheur que je vais enfin pouvoir enseigner le yoga en cours collectifs à Paris.
Plus d’excuse du type : « tu donnes des cours trop loin », « pas possible de venir en banlieue pour suivre tes classes »…. etc….
A partir du 17 octobre, j’aurai le grand plaisir d’enseigner au sein d’un tout nouveau lieu magnifique situé au cœur de Paris.
Ce bel écrin dont je vous parle se nomme ATMA STUDIO et est situé au 24 rue des Martyrs dans le 9ème arrondissement.
J’ai eu l’occasion de voir la salle pendant les travaux et même avec des plastiques au sol et des ouvriers dans tous les coins, j’ai pu apprécié la beauté de l’endroit. J’ai le sentiment que ce studio est plein de bonnes ondes et que l’énergie qui circule là-bas est très positive.
Evidemment je suis ravie de pouvoir embarquer sur le navire de cette nouvelle aventure et proposer mes cours aux yogis parisiens qui auront envie de pratiquer avec moi.

Voici le planning des cours que je donnerai chez ATMA :
lundi : 10h-11h30
samedi : 17h-18h30
dimanche : 10h-11h30
Il s’agit de cours vinyasa tous niveaux.

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Les photos de la futur salle de pratique ont été prise pendant les travaux, juste avant la pose du tout nouveau parquet !!!! hihi!!!

Alors venez découvrir ce nouveau lieu yoga au cœur de Paris et venez pratiquez avec moi !
Et si vous ne le faites pas…. ok….. mais faites tourner l’information.

J’espère vous voir là-bas très vite… Et restez connectés car mon petit doigt me dit qu’un week-end portes ouvertes va s’organiser d’ici peu 🙂

Portrait Yoga – Alexandra G.

Il y a des personnes comme ça qui croisent votre route et vous savez d’emblée que ce sont des chouettes personnalités…. Et comme j’ai une sympathie naturelle pour toute personne portant le prénom Alexandra, il était évident que ma rencontre avec Alexandra G. allait me marquer….

Alexandra et moi, nous sommes assez différentes et pourtant nous partageons beaucoup de choses… Je le pressentais mais à la lecture de son portrait j’en suis certaine. Notre découverte « hésitante » du yoga, et puis la rencontre avec un guide, la passion d’enseigner, de transmettre, mais aussi notre « amour » commun pour certains professeurs….
Je suis – pour de très nombreuses raisons – ravie de vous la présenter à travers ce magnifique portrait.
Merci énormément Alexandra.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Alexandra, j’ai 28 ans, je suis professeur de yoga depuis un peu plus d’un an maintenant, et pour longtemps j’espère !

Quand as-tu découvert le yoga et pourquoi cette discipline a t-elle intégré ta vie ?
J’ai failli commencer le yoga très tôt, à cause de mes nombreux problèmes de dos (cyphose, scoliose et hyperlordose, la totale !), sur les conseils de ma kinésithérapeute – laquelle m’a d’ailleurs réappris à respirer (j’inspirais en rentrant le ventre, j’expirais en le gonflant…). Mais j’avais 10 ans à l’époque, j’étais extrêmement timide, tout sauf sportive, et l’idée d’intégrer un cours me terrorisait plus que l’état de ma colonne vertébrale.
Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard (il en a fallu du temps !) que j’ai mis les pieds sur un tapis pour la première fois, fin 2011 plus exactement. Je venais de m’inscrire dans une salle située sur l’île Saint-Louis, pour y prendre des cours de pilates et de barre au sol à l’origine, mais en voyant qu’il y avait également des sessions de yoga proposées, je me suis laissée tenter un midi.
Ce tout premier cours fut un désastre, car totalement inadapté aux débutants en dépit de ce que le studio indiquait.
J’ai donc passé une heure à essayer de comprendre ce que la prof baragouinait en sanskrit, à écarquiller des yeux en la regardant pratiquer nauli (le brassage abdominal) comme si c’était parfaitement normal et accessible à tous, alors qu’on aurait dit qu’un alien cherchait à s’extirper de son corps via une césarienne improvisée, et à me retenir de pouffer durant kapalabhati, ma voisine me faisant terriblement penser à un chien en train de décéder dans d’atroces souffrances.
Bref, une expérience mémorable pour une novice ! Je suis sortie de là en me disant « plus jamais ça », mais j’ai croisé au même moment une amie qui allait justement assister au cours d’une autre prof. J’étais surprise de la voir ici, et plus encore de l’imaginer pratiquer toutes ces choses auxquelles je n’avais rien saisi. Face à mon air dépité, alors que j’aurais du sortir radieuse, elle a compris et m’a conseillée de suivre les classes de cette autre professeur (la merveilleuse Alexandra Peyre en l’occurrence). Je me voyais mal retenter le coup, mais elle a insisté et heureusement ! Ça a été le déclic. En yoga, comme en amour, il s’agit simplement de trouver la bonne personne pour nous initier.

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Est-ce que tu penses que le yoga t’a changé ? / Qu’est-ce que cela t’apporte de pratiquer le yoga ?
Le yoga est inévitablement synonyme de changement, d’évolution, et c’est d’abord par goût pour cette transformation profonde qui s’opérait en moi et dont je sentais les effets après chaque séance, que je suis revenue pratiquer quotidiennement (parfois même deux fois par jour au début !) dès ce second cours. Je me suis très vite sentie plus forte, physiquement et mentalement, plus sereine – plus à même de vivre à fond, tout simplement.
Il y a quelque chose de magique, de grisant lorsqu’on débute le yoga, ce sentiment de se réapproprier enfin son corps, comme s’il avait appartenu à une autre personne jusque là… On se redécouvre, on vient à sa propre rencontre, et la vie semble tellement plus facile ensuite ! Ce n’est pas évident à expliquer sans tomber dans la niaiserie… Il y a de réelles similitudes à mon sens entre une relation amoureuse et la pratique du yoga : quoiqu’on que l’on y cherche, on trouve davantage – l’exploration est perpétuelle.

Penses-tu que le yoga ait pénétré d’autres sphères de ta vie ? Si oui, de quelle manière ?
Bien sûr, si l’on pratique régulièrement, le yoga finit par avoir une incidence dans beaucoup d’autres domaines de notre existence, et davantage encore lorsqu’on l’enseigne ! C’est très surprenant d’ailleurs, on ne s’attend pas à remettre en cause ou voire à changer nos habitudes, notre façon d’être, juste parce qu’on décide un jour de pousser la porte d’un studio et de s’asseoir en tailleur sur un tapis ! Et pourtant…
Pour ma part, je ressens l’influence du yoga dans toutes les sphères de ma vie : professionnelle évidemment, amoureuse, familiale… Mon sens des priorités s’est affûté, je perds moins mon temps en futilité, je sais exactement ce que je veux et surtout, je m’autorise à écouter cette boussole interne. Mes amis me trouvent désormais ennuyeuse, vieille, moi je me sens enfin adulte, posée. Et c’est tellement bon ! Je n’aime plus sortir le soir, gaspiller mon énergie dans des endroits bruyants, inintéressants, me coucher tard… Ouais, je dois être super chiante en fait, mais ça ne me pose aucun problème !
Via l’enseignement, le yoga m’a aussi permis d’améliorer ma relation à l’autre : j’étais quelqu’un d’assez timide, peu encline à échanger avec les gens, et maintenant, je me surprends à parler avec n’importe qui dans la rue, dans le métro, juste par plaisir. C’était pourtant pas gagné !
Bref, ce ne sont là que quelques exemples, mais j’en ai des tas… Je n’ai même pas mentionné à quel point mon alimentation et ma façon de me soigner ont changé, elles aussi. Tout cela fonctionne ensemble au final, et c’est précisément ce que j’entends lorsque je dis que l’exploration est perpétuelle et qu’on trouve bien plus à la longue que ce qu’on croit chercher.

Est-ce que tu as une posture préférée ?
Deux en fait, que je pratique quasi quotidiennement : viparita karani (legs up the wall), parce qu’il s’agit d’une inversion tout en douceur, sans effort, multi-fonctions (idéale avant de dormir, mais aussi en cas de coup de pompe – la magie du yoga !) et supta matsyasana (supported fish pose), la version yin du poisson qui permet de travailler l’ouverture du coeur, tranquillement là aussi, mais intensément toutefois car l’on y reste plusieurs minutes – rien de tel pour libérer les tensions émotionnelles et physiques logées au centre de la poitrine.

Qu’est-ce qui te challenge, ou te semble compliqué dans le yoga ?
Je pourrais aller au plus évident et répondre d’office « toutes les postures d’équilibre sur les mains ! » car c’est véritablement ma bête noire, mais en réalité, le plus dur, c’est le yoga au-delà du tapis, d’appliquer tout ce que l’on apprend durant notre pratique, au quotidien. Les asanas, le travail du souffle, c’est une chose, mais parvenir à garder son calme quoi qu’il arrive, ou bien à faire preuve de bienveillance envers soi-même et autrui, sans jugement, en permanence, en voilà des défis ! Et c’est là que le « vrai » yoga commence, celui qui nous challenge tous un peu plus qu’on ne le pense.

Comment et pourquoi t’est venu l’envie d’enseigner le yoga?
Tout simplement par désir de partager cette fascinante découverte qui changeait doucement ma vie, d’offrir au plus grand nombre ce même cadeau qui m’avait été donné quelques années auparavant.
Au début, je me suis contentée de vanter les mérites du yoga à quiconque prêtait une oreille attentive et un esprit ouvert, puis j’ai commencé à proposer des astuces à mes proches – quelques conseils d’asanas, de pranayama contre les désagréments du quotidien qu’ils pouvaient rencontrer (insomnie, stress, jambes lourdes… ce genre de choses) – avant de leur donner finalement des cours particuliers de temps à autre.
Je n’étais pas encore formée ni ne songeais à devenir prof, mais j’avais envie d’aider mon entourage à se sentir mieux, autant que possible, de montrer aux gens que la solution à bien des problèmes se trouvait en eux, à portée de main.
En 2014, j’ai travaillé durant quelques mois à l’accueil d’un grand studio de yoga, j’étais au contact de merveilleux professeurs, aussi doués que généreux, j’aimais les écouter donner leurs cours depuis mon bureau, je baignais complètement dans le milieu et m’en imprégnais chaque jour un peu plus ; tant et si bien qu’à force, ce qui germait déjà en moi depuis un moment a fini par éclore : j’ai réalisé que je voulais enseigner à mon tour.

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Peux-tu parler en quelques mots de ta formation ? De tes professeurs ?
J’ai suivi une formation de 200 heures en Hatha avec l’école Samyak Yoga, basée en Inde, puis le module « Bases et yoga sans dégâts » à l’institut De Gasquet, ainsi qu’un « Teacher Enhancement » auprès d’Elena Brower à Londres, et récemment, je me suis formée au Yin yoga avec le grand Biff Mithoefer.
On accorde beaucoup d’importance aux formations, mais il me semble que ce qui nous forge réellement en tant qu’enseignant, ce sont les professeurs dont on suit les cours avec assiduité. Ceux dont nous suivons les teacher training, aussi compétents puissent-ils être, ne nous connaissent que sur 50 ou 200 heures, parmi une foule d’autres élèves qui plus est…
J’ai énormément appris lors de ces quatre formations, mais pas autant qu’en assistant chaque mercredi au cours de Marc Holzman par exemple, lorsqu’il était à Paris. Lorsque je sens que j’ai besoin d’aller à un cours, non seulement pour mon propre plaisir, mais aussi pour gagner en inspiration, je me tourne vers Alexandra Peyre, celle par qui tout est arrivé, ou Anne-Gaëlle Guillot en yin. J’aurais bien cité Patrick Frapeau également, mais c’est déjà une évidence, non ? 😉
Il y a aussi, Dieu merci, cette merveilleuse invention qui a révolutionné ma vie : Yogaglo. Chaque semaine, je pratique avec Elena Brower, ma prof préférée. Je la trouve fascinante par sa simplicité complexe (oui, c’est un oxymore, je sais, mais c’est justement ça !) : elle incarne tout ce que j’aime dans le yoga, ses cours sont rarement rapides, et ils sont pourtant très intenses, ses mots vont droit au but, tout en touchant à quelque chose de plus absolu.

Quel(s) style(s) de yoga pratiques-tu et enseignes-tu ?
J’enseigne le hatha et le yin, car ce sont les styles de yoga qui me parlent et me ressemblent le plus, mais j’aime contrarier un peu ma nature et contrebalancer ce vers quoi je tends spontanément en assistant à des cours plus « dynamiques », et c’est pour cette raison que je pratique beaucoup le vinyasa, même si ce n’est pas ce que je préfère (non, je ne suis pas maso, j’essaie juste de calmer mon côté « kapha » !). Aussi, j’ai commencé depuis peu le kundalini, qui me déroute énormément, me vide à fond, bref, me permet de sortir plus que jamais de ma zone de confort, ce qui est toujours bon à prendre !

Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné ?
Il ne s’agit pas vraiment d’un conseil que l’on m’a donné, mais d’une phrase d’Elena Brower dont j’essaie de me souvenir lorsqu’une opportunité se présente et que j’hésite par peur : « When you’re afraid, it’s because something great is about to happen ».

Quel(s) conseil(s) donnes-tu à tes élèves ?
Je leur rappelle de prendre leur temps, à la fois dans les postures, mais aussi pendant les transitions, de ne pas enchaîner trop vite par soif d’effort, de performance, et plutôt de faire régulièrement quelques pauses – ne serait-ce que l’espace d’une respiration – pour ressentir les bienfaits de ce qu’ils viennent de pratiquer, pour que cela ait du sens à la fois dans le corps et dans le mental. Il me semble qu’on oublie souvent l’aspect fondamental, thérapeutique du yoga, au détriment de sa facette esthétique, acrobatique. C’est non seulement dommage, mais surtout risqué : quand l’ego prend le dessus, on ne respecte plus nos limites, ce qui entraîne parfois des blessures…

Un dernier mot pour la route
Pour conclure : prenez votre temps, soyez doux avec vous-mêmes, à l’écoute de votre corps, mais sachez aussi faire preuve d’un minimum d’audace, sans craindre d’embrasser le changement de temps à autre pour sortir un petit orteil hors de votre zone de confort et de vos habitudes ! C’est lorsque l’on arrive à se surprendre soi-même que l’on offre au monde une chance de nous surprendre également.

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