Faire du yoga… sans faire du yoga

A cause de ma blessure, je ne peux pas réellement pratiquer comme je le fais habituellement.
Habituellement, je pratique environ 4 fois par semaine + le cours collectif d’ashtanga que je prends avec Patrick le vendredi.
Avec ma blessure, les cours collectifs sont devenus très compliqués car je ne peux pas tout faire et pire, je me fais mal, car entraînée par le rythme du cours et mon envie de bouger sur mon tapis, je n’écoute plus les sensations de mon corps et je force un peu trop. Mon kiné m’a demandé d’arrêter les cours collectifs il y a environ 1 mois. Et depuis 15 jours, j’avais l’interdiction complète de pratiquer chez moi car suite à une séance où il m’a beaucoup manipulée, il m’avait conseillé de rester tranquille afin que mon corps puisse ressentir les bénéfices de la séance.
Mais voilà…. Ne pas pratiquer le yoga à la maison, c’est très difficile, voire mission impossible. La pratique fait partie d’une sorte de routine, tout comme le fait de se laver le nez le matin… Alors tout stopper ce n’est pas simple.

Il fallait que je trouve une solution pour ne pas mourir de frustration.
SOLUTION N°1 : PRANAYAMA ET MEDITATION
Avoir mal à la fesse ne signifie pas pour autant qu’il faille arrêter de respirer ou de méditer. M’asseoir pour méditer n’est pas une chose facile pour moi. Cela me demande un vrai effort. C’est plus simple lorsque je médite à la fin d’une pratique posturale. Mon corps est complètement repu de mouvement et le mental est beaucoup plus disposé à se concentrer… M’asseoir sans avoir bouger au préalable, ce n’est pas très naturel pour moi.
Alors avant de méditer, je pratique un pranayama. Si la séance a lieu le matin, je vais faire un pranayama plutôt énergique (kapalabathi par exemple), si la séance à lieu le soir j’irai vers un pranayama plus doux (nadi shodhana). Je commence par m’asseoir en sidhasana (le plus souvent), puis je m’étire un peu les flancs, la nuque, les épaules. Puis je garde l’exercice de respiration pendant 15 minutes environ. A la fin du pranayama, je refais un étirement (nuque, épaules, flancs). Enfin je cale mon minuteur et referme les yeux pendant 10 ou 15 minutes. Ca dépend su temps dont je dispose. Je médite sur la respiration ou en égrenant mon japa mala. Parfois je médite avec des sons de la nature… Ca dépend vraiment de l’inspiration du moment.
A la fin, je ne me sens pas aussi « bien » qu’après une pratique posturale mais ça m’aide beaucoup à gérer la colère et la frustration liées à ma situation.

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SOLUTION N°2 : LE LECTURE
C’est une solution vers laquelle je me tourne beaucoup dans ma vie de manière générale lorsque quelque chose me contrarie et que je ne sais pas bien comment gérer. Je choisi un livre (en ce moment « LE POUVOIR EST EN VOUS » prêté par une amie) et je décide de le lire de façon très assidue (plusieurs heures par jour). J’ai l’impression que les livres vont m’apporter un soutien, une réponse…. Certains plus que d’autres on est d’accord, je ne me suis pas tournée vers « TOMTOM ET NANA »…. ^^ La lecture « développement personnel » ou « yoga » permet aussi de garder un pied dans les questionnements de vie, spirituels, qui m’accompagnent au quotidien. JNANA YOGA, le yoga des textes et du savoir est donc une bonne « alternative » en période de réduction de KARMA YOGA (yoga de l’action).

SOLUTION N°3 : LA PRATIQUE POSTURALE
Hein, quoi ??? Mais je viens de dire… Et oui…. Qui n’est pas constitué de paradoxe???
Tout ce qui mobilise l’arrière des jambes, on oublie ! Ha oui mais donc, il ne reste pas grand chose… Vrai et faux. Certaines postures de yoga restoratif comme supta baddhakonasana par exemple ou jathara parivartanasana me font beaucoup de bien. Encore certains équilibres comme Vriksasana ne sollicitent pas trop ma blessure. Enfin les bras de gomukasana ou de garudasana et certaines postures d’inversion comme salamba sarvangasana (la chandelle) sont top à pratiquer en préparation à mes pranayama.
Donc ma blessure n’est pas un gros game over en matière de pratique. Il faut simplement réfléchir sans s’énerver et trouver des chemins pour poursuivre l’apprentissage.

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Tout cela pour vous dire que même en période de blessure et d’impossibilité temporaire de pratiquer le yoga, on peut toujours réussir à trouver un moyen de faire du yoga, de vivre dans le yoga. C’est plus difficile, le chemin est moins balisé car c’est à chacun de savoir ce qui lui convient et de trouver la bonne façon de faire. Qu’on souffre d’une tendinite à l’épaule, d’un poignet douloureux ou d’une bursite ischiatique (like me), il est toujours possible de pratiquer en adaptant. Et ça c’est vachement bien !

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J’ai testé pour vous… La série B Ashtanga

Hello,

je suis de retour pour vous raconter le dernier atelier yoga que j’ai suivi. Il s’agissait d’une introduction à la deuxième série Ashtanga proposée au Tigre Yoga Club. C’est l’excellentissime Patrick Frapeau qui était aux commandes ! Je vous vois venir, certains diront que j’en fais des caisses avec ce prof, mais prenez une fois un cours avec lui et si vous n’êtes pas contents, je m’engage à vous dédommager ! Sans blague !!!

Bref toujours est-il que le décors est posé…. Ha non j’oubliais, lorsque je suis ce type d’atelier, j’ai toujours peur de me retrouver avec des monstres qui arrivent à se nettoyer les oreilles avec leurs orteils…. En arrivant, je n’étais – à priori – pas déçue, puisque les participants à l’atelier avaient tous l’air de sortir d’une boite de contorsionnistes ! Heureusement pour moi, que ce soit vrai ou pas, j’ai tellement été prise par le contenu du cours que j’en ai très vite oublié de mater les autres tapis 😉

Le Tigre Yoga Club est un studio situé près du métro Iéna, assez classieux (SPA, petite restauration, massages…) qui propose des cours de yoga, pilates…. Je vous laisse visiter leur site ici.

Je vous avais aussi déjà parlé de l’Ashtanga. Discipline exigeante et immuable dans sa façon d’être pratiquée. Composée en séries, rassemblant des postures qui se pratiquent systématiquement dans le même ordre. On dit qu’une posture prépare à la suivante et ainsi de suite… On dit aussi que cet ordre permet au yogi de ne pas avoir à « réfléchir » à ce qui vient après et peut donc plus facilement se concentrer sur son alignement, voire entrer en méditation à mesure qu’il effectue les asanas. Tout cela est plutôt vrai. On dit aussi que c’est un peu difficile – plus difficile que les autres types de yoga – et que lorsqu’on connaît bien la ou les séries, cela favorise la pratique autonome (Mysore).

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Je ne connais pas la première série par cœur. Ce n’est pas le yoga que je pratique habituellement. Par contre, toutes les postures de l’Ashtanga se retrouvent dans le vinyasa yoga. Je n’ai donc pas découvert réellement les asanas. Ce qui change, c’est la façon dont on les enchaine (il n’y a pas de « liant » entre les postures). Evidemment la difficulté des séries est crescendo. La seconde est donc plus difficile que la première. Patrick nous a expliqué que c’était la série de purification du système nerveux – série appelée également Nadi Shodana qui nettoie donc les canaux (Ida et Pingala essentiellement) énergétiques.

La chose que je reproche à cet atelier et que je reproche à chaque fois lorsque je prends un cours où on chante des mantras au départ…. PERSONNE , AUCUN PROF n’explique jamais ni ce qu’on chante, ni ce que cela signifie ! Du coup, personnellement, je me retrouve à baragouiner un truc incompréhensible dans lequel j’ai du mal à mettre une intention puisque JE NE SAIS PAS ce que je suis en train de dire ! Par pitié, si vous lisez ce blog et que vous êtes professeurs, ne laissez pas vos élèves sur le bord de la route des mantras…. Commencez par leur expliquer même en deux mots ce qu’ils signifient. Après ils feront ce qu’ils pourront pour répéter après vous mais au moins, un petit éclaircissement ce serait cool!

Nous avons donc travailler des postures en commençant par leur préparation. Nous nous sommes aidés de supports (murs, sangles, tapis….) et nous avons parfois travaillé à deux. Nous avons étudié Pasasana (le nœud), Shalabasana A, B, Bhekasana (la grenouille en français je crois), Dhanurasana (l’arc), Ushtrasana (le chameau), Kapotasana, Bakasana A et B (la grue), Bharadvajasana et Ardha Matsyendrasana (torsions), Eka Pada Shirsasana et Yoga Nidrasana….

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C’était intense mais dosé. C’était surtout très intéressant de voir des postures avancées qu’on ne retrouve pas systématiquement lorsqu’on prend des cours collectifs. C’est ça qui – de plus en plus – me plait. Qu’on me propose des postures – que je ne parviens pas encore à prendre on est d’accord – qui me challengent, qui me questionnent et me font découvrir des chemins inconnus dans mon corps ou dans mon esprit.

Voilà ce que je peux dire de cet atelier. Je suis ravie de l’avoir suivi bien entendu et je suis contente de constater que ma pratique évolue, se modifie.