Ralentir

La rentrée est lancée, la plupart d’entre nous ont déjà trouvé leur rythme de croisière, d’autres se débattent entre les restes de nonchalance estivale et la frénésie du mois de septembre… Pas facile ce retour au quotidien.
L’an passé, je n’avais pas pris de congés, j’étais restée en région parisienne pour les mois d’été et je n’avais pas vécu cette transition aussi violement. Cette année, tout est différent. J’ai eu la chance de pouvoir partir quelques jours en vacances et de couper avec mon environnement et mon rythme habituels.
Du coup le retour est un peu chaotique. Je tâtonne et je relis mon agenda papier une bonne centaine de fois par jour pour ne rien zapper, mon cerveau est encore à l’heure d’été, atomisé par la chaleur de la fin août 😉
Mais alors comment faire pour conserver le plus longtemps possible les bienfaits, les bénéfices des vacances ? Comment ne pas se faire littéralement bouffer par ce mois de septembre tout excité ?
Il n’y a pas de recette miracle et chaque situation est différente. Ce qui fonctionne pour moi, trentenaire et professeure de yoga, ne fonctionnera pas pour une mère de famille avec 3 enfants et un boulot à temps plein…. Cependant, on peut essayer de dégager des grandes lignes comme on dit.

CONSEIL N°1 : Aménager des temps libres dès que possible
OK, les semaines à venir s’annonce chargées, on le sait, on est déjà passé par là. Il va falloir courir de droite et de gauche pour réussir à tout faire (on va y revenir). Cependant il est tout à fait envisageable d’aménager dans son planning – au même titre que les cours de basket du petit dernier – une pause rien que pour soi. Un moment de détente planifié. Alors ok, dit comme ça, c’est peut être pas le rêve, mais la planification de ce break volontaire va être rassurant (prévu dans votre planning et donc anticipable) et donc faisable. Car on aimerait tous trouver un instant de grâce spontané, comme ça au détour d’une ruelle… Oui mais non! Ca n’existe pas vraiment, pas pour la plupart d’entre nous en tous cas. Le téléphone ne reste jamais très longtemps sans sonner et le mental ne nous permet pas de rêvasser plus de quelques minutes…. Alors notez dans votre agenda un moment de pause. Ca peut être le week end ou lors d’une pause déjeuner par exemple…. Mais notez-le vraiment et faites-le. Et vous verrez, vous aurez envie de programmer cette pause de façon régulière.

CONSEIL N°2 : Apprendre à faire moins
On sait que l’époque est à la performance, à la vie bien « remplie »… Qu’on s’empresse de « montrer » sur les réseaux sociaux, pour montrer qu’on a une vie trop cool et qu’on fait 1000 trucs ! Mais on sait aussi qu’insulter le lundi matin parce qu’on a pas vu le week end passé parce qu’on était tellement mort qu’on a pas pu en profiter, ce n’est pas « cool » ! Qui a dit qu’il fallait blinder les journées à 200% ? Ces derniers temps on a vu apparaître certains mouvements prônant la slow life. Ces courants proposent de ralentir le rythme de vie en supprimant certaines « contraintes » liées au quotidien et en CHOISISSANT et en RELATIVISANT les objectifs qu’on veut atteindre dans une journée.
Du coup, voici un conseil qui fonctionne très bien pour moi : la planification de mes tâches.
Je visualise mon agenda sur une semaine, je sais que j’ai des tâches à accomplir sur cette période et je les répartis un petit peu chaque jour. De cette manière j’établis des priorités, je zappe ce qui n’a aucun intérêt ou qui peut être traité ultérieurement, ainsi je ne me sens pas dépasser par les évènements et je parviens à dégager du temps libre.
J’ai déterminé que certaines contraintes me pourrissaient la vie, me prenaient la tête, donc je les ai éliminé de mes tâches. On ne peut pas tout éliminé mais parfois on peut déléguer certaines choses alors pensez-y. Regardez attentivement votre agenda et les micro-tâches du quotidien qui polluent vos journées et demandez-vous comment faire pour vous en libérer. Supprimez, déléguez, faites moins bien, anticipez… Mais essayez de VIDER votre agenda au maximum.

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CONSEIL N°3 : Ne rien faire pendant les temps de pause
RIEN, NOTHING, NADA, NIENTE, WHALOU, NIET…. ou presque. Rien qui nécessite de l’organisation. Parce que si pendant vos moments off, il faut courir à pétaouchnoque afin de prendre un cours de macramé, ce ne sera pas très bénéfique. Apprenez à ne rien faire. Apprenez à vous ennuyer… Evidemment lisez, buvez un verre avec des amis, bichonnez-vous, dormez… Mais ne faites pas de ce temps de pause une activité.
Eteignez les téléphones et ne vous mettez pas sur internet. Prévenez enfants, mari, chien et chat que vous n’êtes là pour personne et faites le vide.
Essayez de bloquer un temps de pause toutes les semaines. Environ 2h ou 3h consécutives à ne rien faire…. Et si ce n’est pas possible de bloquer autant, faites deux pauses d’une heure dans la semaine. Ou faites une longue pause d’une journée par mois…. Ajustez, faites ce qui est possible en fonction de votre vie, sans que cela devienne une prise de tête, mais FAITES-LE VRAIMENT.

CONSEIL N°4 : Prévoyez vos prochaines vacances
Ca n’a l’air de rien, mais réussir à prévoir un petit week end pendant les vacances d’octobre, ça permet de fixer un but, une échéance. Et avec cette « carotte » de liberté et de détente, on aborde le quotidien de manière plus détendue parce qu’on sait que dans 6 semaines, on pourra s’offrir un moment de détente bien mérité.

Du coup, moi je vous écris tout cela pour vous expliquer que le rythme de publication ici va ralentir un chouilla. Je ne publierai plus qu’un article ou deux maxi par semaine – contre 3 actuellement. J’ai besoin de freiner un peu mon quotidien et de poser des moments de RIEN dans mes semaines. J’ai envie, besoin, de retrouver le plaisir d’écrire ici sans contrainte. J’ai aussi besoin de vivre des expériences afin de vous raconter des choses intéressantes et du coup j’ai besoin de passer un peu moins de temps derrière cet écran.

J’espère que cet article aidera certains à s’accorder le droit de ralentir un peu le mouvement car dans cette vie qui va déjà à toute allure, il faut pouvoir appuyer sur pause afin de revenir à des choses essentielles. Ces choses qui nous ont fait tant de bien pendant l’été, ne les laissons pas s’échapper avec le soleil, gardons-les encore un peu, prolongeons l’effet summer et protégeons-nous !
A bientôt donc !
Belle fin d’été et bonne rentrée en douceur 🙂

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Rapide mise au point

Bonjour à tous,
Comment se sont passées les vacances ??? Alors pour ma part c’était juste super génial. Si vous me suivez sur instagram, vous avez pu voir le chalet de rêve dans lequel j’ai passé 5 jours paisibles à pratiquer, à me reposer, afin de revenir d’attaque pour cette rentrée !
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’en regardant les commentaires du blog, je trouvais celui qui va suivre. Je revenais posée et détendue grâce à cette coupure bienvenue et j’ai été contrainte de redescendre un peu vite de mon nuage à la lecture de ces quelques lignes.

Avant de vous copier le commentaire, je tiens à préciser que si, comme moi, vous avez envie de capitaliser un peu sur la détente acquise pendant le break de cet été, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT.
J’aurais préféré revenir vers vous avec autre chose, un article sympa et frais. J’avais d’ailleurs un peu décidé (à la création du blog et à la lecture de ce commentaire en particulier) de ne pas prêter attention à ces gens qui déversent quelque chose de très négatif, mais là, j’ai reçu deux commentaires de cette personne et vraiment, je ne comprends pas. Alors je vais partager avec vous afin que vous puissiez voir ce que certaines personnes sont capables d’écrire…

REACTION CONCERNANT L’ARTICLE SUR MON NOUVEAU TATOUAGE : « Si vous êtes si attachée que ça au yoga, ayez une pratique forte et discipliné. Vous devriez être en train de faire votre sadhana (pratique spirituelle personnelle) au lieu de perdre du temps à meurtrir votre corps pour aboutir à un dessin futile et inutile pour votre avancée, si ce n’est donner dans le paraître de manière indélébile.
Personne ne vous a dit que le yoga est intérieur, et non ostentatoire de manière indélébile ?
Pas facile hein de se détacher du consumérisme et du paraître ? Alors, entre autre, on se tatoue, en croyant que…
Que vous soyez ignorante du Yoga c’est une chose, votre problème d’ailleurs, mais par pitié, arrêtez, vous et tous les autres occidentaux pseudo-spirituel, d’insulter par votre attitude cette merveilleuse discipline, à mille lieu de ce que vous faîtes de votre vie. »

L’autre commentaire, dans le même ton, concerne l’article second degré que j’ai rédigé sur les yogis et les clichés qui permettent de nous reconnaître entre nous…. Vous vous souvenez
EXTRAIT : « Les vrais yogis se voient difficilement au premier coup d’œil. Les autres, ce ne sont que des consommateurs, qui sont loin du chemin qu’ils se disent emprunter, bref, des adeptes de ce qu’on appelle la spiritualité matérialiste, ceux qui, confronté à la dureté indispensable d’un vrai chemin spirituel se retrouve dans les choux ou croit être sur la bonne voie quand ils sont complètement à côté.
Et si je dis ça c’est parce-que des vrais yogis, j’en connais, et croyez-moi, ils n’ont rien à voir avec vous. L’ascétisme, ils connaissent, contrairement à l’occidental (qui ne le supporterait guère) qui tombent dans le panneau de l’illusion constamment. »

Voilà les deux commentaires que j’ai trouvé en rentrant de mes vacances. Je n’ai pas envie d’entrer dans une polémique ou d’avoir à justifier mes choix.

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Je voudrais simplement rappeler que ce blog est un endroit où j’exprime mes impressions personnelles, qui ne sont en aucun cas parfaites. Je n’ai absolument pas la prétention de vouloir convaincre ou rattacher des gens à ma façon de vivre. Si quelqu’un passe par ici et n’y trouve pas ce qui lui convient, aucun problème, je n’oblige personne à être d’accord ou à me lire. Ce blog n’ai pas « marchant », je ne gagne ABSOLUMENT PAS d’argent avec ce blog et je refuse la plupart des demandes de partenariats qu’on me propose afin de rester libre.
Donc il s’agit ici d’un lieu d’expression libre et j’entends faire en sorte qu’il le reste. Cependant il est compliqué de se faire insulter gratuitement et de laisser couler.

Cette personne, visiblement très attachée à la culture et aux valeurs yoguiques, oublie visiblement que la tolérance et l’acceptation de la différence sont des qualités indispensables lorsqu’on choisit de vivre dans le yoga. Respecter les choix et les modes de vie des uns et des autres, leur liberté, voilà ce que cette personne devrait commencer par appliquer pour elle-même.
J’ai été quelque peu affectée par ces commentaires, non pas par leur contenu que je trouve sans intérêt, mais plutôt par la forme employée, la méchanceté et la haine avec lesquelles cette personne s’est exprimée…. Elle était très certainement dans un mauvais jour…. Cela peut arriver à tout le monde, alors je pardonne 🙂

Je reviens tout vite avec quelque chose de plus funky !
Passez une bonne journée

Billet d’humeur… Enseigner, coûte que coûte

On a tous déjà rencontré des moments difficiles dans notre vie. Que ce soit une rupture amoureuse ou la perte d’un être cher… Et si vous pratiquez le yoga, vous savez que cette discipline peut être salvatrice lors de ces passages douloureux. Pratiquer le yoga peut parfois être une sorte de bouée de secours lorsque le temps est mauvais. Ces derniers temps il y a un microclimat orageux au dessus de ma tête et comme à chaque fois, le yoga est ma fusée de détresse. Je sais que m’accrocher à cette discipline va me permettre de me frayer un chemin tranquillement et sans violence au cœur de cette tristesse.
Ce que je découvre avec cette année d’enseignement c’est qu’au-delà de la pratique, que je considère comme point d’accroche constant en période de doute – vous l’aurez compris – c’est que la « contrainte » de transmettre, d’assurer mes cours et mes engagements, me permet de tenir le coup – au sens propre.
J’ai perdu mon chien récemment et – sans entrer dans les détails de cette séparation – le soir même je donnais un cours collectif suivi d’un goûter de fin d’année. Cet engagement m’a littéralement sauvé d’un tourbillon de pleurs et de détresse. Savoir qu’il me fallait être présentable et prête à donner ce cours m’a empêché de sombrer dans la déprime. C’est certain, il a fallu que je prenne sur moi, que je contrôle mes accès de tristesse afin d’éviter d’avoir le visage bouffi de pleurs et de devoir m’expliquer – chose encore plus difficile, vous le savez.

Au-delà de cette expérience récente, j’ai, en cours d’année, vécu des moments plus ou moins simples et tristes. Chaque fois, la perspective d’un cours à donner m’a permis de me ressaisir et de ne pas me laisser aller à la tristesse.
On peut voir cela comme une sorte de mécanique de défense, j’en suis consciente. Il faut préciser que je fais partie d’une famille dans laquelle exprimer ses émotions n’est pas une habitude. Nous sommes plutôt du genre à ressentir une émotion, nous asseoir dessus et attendre qu’elle se dissipe. Sans un mot, en essayant de ne plus y penser. Cette mécanique va à l’encontre de ce que nous apprenons avec le yoga, mais comme je vous l’ai déjà dit ici, le yoga ne change pas forcément ce que nous sommes. Je tente d’améliorer ce côté de moi-même et ce système d’auto-défense dans la négation des émotions mais ce n’est pas simple surtout lorsqu’il s’agit d’un tsunami émotionnel comme je l’ai vécu récemment.

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Ce qui est certain en revanche, c’est que lorsqu’une mauvaise nouvelle apparaît dans ma vie ou lorsque je sens que les choses ne sont plus sous mon contrôle, je me raccroche à l’idée que mes élèves ont « besoin » de moi, que mon enseignement soit constant et stable et que je leur soit dédiée pendant 1h ou 1h30 de classe.
Je reste sincère pour autant, du moins j’essaie. S’ils perçoivent quelque chose, je ne cache pas la vérité, et même en essayant de conserver les apparences, mon état d’esprit transpire forcément dans ma manière de transmettre à ce moment-là.
Mes introductions de début de cours sont TOUJOURS liées à ma propre expérience et en les imaginant, j’espère qu’elles feront échos chez mes élèves et qu’elles auront du sens.
Mes expériences, mes tristesses, mes joies, me sont propres mais ne sont en rien uniques. Ces émotions sont universelles, tout le monde les ressent à un moment ou un autre.
Et je sais que le yoga, pour beaucoup d’entre nous, répond à une nécessité de stabilité et de constance lorsque la vie nous ballote.
Le yoga n’est pas que ça, inutile de le dire, mais c’est bien de savoir que cette discipline est cela aussi.

Juste après… le cours

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de la sensation que je ressens lorsque je termine mon cours de yoga… Pas quand j’enseigne, non, quand je prends un cours – généralement avec Patrick mais ça me fait la même chose lorsque je suis l’enseignement de Gérard Arnaud par exemple. En fait je ressens cela dès que je prends un cours un peu intense 🙂 Donc à chaque fois !

Je ne sais pas si tout le monde vit les choses de la même manière et pour avoir quelque peu observé mes voisins de tapis à la fin des classes, je n’ai pas l’impression. Je ne suis pas à part ni un cas unique mais je n’ai pas souvent vu des élèves, qui comme moi, sont dans ce même état second à la fin des cours.

Alors qu’Est-ce que je ressens ??
Et bien je plane.
Je peux le dire de toutes sortes de manières mais c’est exactement ce que je vis à la fin d’une classe, après Savasana. Je plane littéralement. La réalité me semble modifiée, je perçois les choses étrangement. Comme si mes sens fonctionnaient au ralenti et en même temps avec une acuité démultipliée.
J’ai souvent beaucoup de mal à parler juste après un cours – et pour ceux qui me connaissent, cela relève de l’exploit. J’ai besoin d’un moment tranquille, d’un sas de décompression afin d’atterrir en douceur et de revenir à la vie « normale ». C’est pour cela que je n’aime pas trop trainer après les cours car souvent les élèves discutent entre eux et comme j’ai du mal à m’intégrer aux conversations, je préfère aller planer ailleurs et vivre mon moment rien que pour moi.
Physiquement je ressens aussi comme un grand vide. Comme si mon corps ne pesait plus grand chose, comme si les tensions, les crispations s’envolaient et laissaient beaucoup de place « vide », « nette » pour autre chose… de l’air, du souffle, une nouvelle énergie.
Mais ce n’est pas une énergie immédiate qui me permet de me mouvoir avec entrain, c’est plutôt comme quand la mer monte doucement. Tu sens qu’il se passe quelque chose mais ça prend du temps, plusieurs heures avant que l’eau ne vienne lécher la côté, avant que l’énergie redevienne de « l’essence » pour le corps. C’est une sensation lancinante, diffuse, comme si j’avais tout nettoyé, fait de la place et que progressivement je reprenais possession de moi-même, de mon corps, de mes sens…
Et par rapport à mon esprit, j’ai l’impression d’avoir appuyé sur PAUSE. Le cours de yoga me permet vraiment de lâcher-prise au niveau de mes pensées et il me faut plusieurs minutes après la classe pour récupérer mes facultés d’être humain qui réfléchit non-stop.

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Je suis comme dans du coton douillet qui me protège et me « sépare » de la réalité, du rythme de la journée. Un peu comme si le temps se suspendait, un peu comme si mon corps, mon esprit n’étaient plus dans ce même espace-temps. Comme extraits et posés ailleurs pendant 1h30. Et ensuite, je récupère tout cela, mon corps, mes pensées, mon énergie progressivement, avec lenteur.
Cette sensation est très addictive. Et ce qui me surprend c’est de toujours éprouver cela alors que ça fait 6 ans que je pratique. J’ai toujours ressentis cela et j’espère bien que je le vivrais toujours.
Je ne suis presque jamais sortie d’un cours ultra énergisée, comme si j’avais mangé du lion. Certains voisins de tapis me disent se sentir comme ça après un cours, re-motivés, plein d’entrain et quasi sautillants… Je ressens cela aussi, mais plusieurs heures après ma pratique, jamais immédiatement. Et ça me va parfaitement bien. Je suis complètement accro à ce sentiment, à ce moment du « juste après ». Je ne pratique pas le yoga uniquement pour vivre cela mais j’aime vraiment cet instant et j’essaie de le préserver et de l’entretenir.

Si un scientifique s’est penché sur la question, qu’il me dise comment mes hormones vivent le truc, car ça doit être ça – en partie – l’explication de cet état. Il doit se passer une réaction biologique, chimique qui entraine ce processus et cette sensation…. Ce serait intéressant de creuser, peut être… Ou pas… Il n’est pas systématiquement nécessaire de révéler tous les secrets des tours de magie. Et ici, c’est un peu comme cela que je perçois ce moment, comme quelque chose d’un peu magique.

Et vous, comment vous sentez-vous après un cours de yoga ? Est-ce que ces sensations du « juste après » sont addictives ? Racontez-moi vos états à la sortie d’une classe de yoga, voir si nos expériences diffèrent ou si nous sommes de gros shootés, des accro anonymes de yoga ??!!