Obsession…. Inde

Avouez, cela faisait longtemps qu’on avait pas parlé de l’Inde ici…. Obsession, obsession…. Des images que je n’ai pas eu la chance de prendre moi-même car
– 1° : je n’ai pas assez de talent
– 2° : je n’ai pas eu la chance de voir tout ça (pas encore)
Alors rêvons en nous plongeant dans ces magnifiques photographies qui appartiennent à des photographes et ne sont pas libres de droit.

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Prendre des notes de yoga

Vous savez, je fais partie de ces filles qui ont toujours eu un carnet ou un journal intime – on peut appeler cela comme on veut… Dans lequel j’écris mes impressions, des souvenirs, ce que je pense de telle ou telle relation, j’y note des projets, des idées… mais aussi des conneries et j’y gribouille des petits trucs (cœurs, soleils, bonhomme qui fait un sourire ou un clin d’œil….) Ce genre de choses ! Mais comme beaucoup d’autres filles (je l’espère), je ne tiens pas longtemps, je ne suis pas très appliquée et très assidue. Je ne pense pas systématiquement à sortir mon carnet pour y noter ma journée. Et du coup j’ai tout un tas de calepins et autres cahiers d’école entamés et inachevés. C’EST MAL !

Depuis cet automne et le début de cette aventure professionnalisante yogi-esque, j’ai souhaité me doter des trois carnets de yoga. J’en avais déjà un – sur les trois – que j’avais transporté avec moi jusqu’en Grèce et qui a également fait le voyage jusqu’en Inde en février. C’est mon carnet de « retraite/stage ». J’y note ce que je fais pendant mes journées de retraite yoga ou pendant les stages ou les ateliers que je suis. Je tente de me souvenir de la séquence réalisée, de certaines postures réussies ou non, des émotions ressenties, de l’état d’esprit dans lequel je me trouvais. Je me note des remarques ou des idées à garder en fonction du contenu du cours. J’y écris aussi ce que j’ai fait dans la journée (lorsque j’étais en Grèce ou en Inde par exemple) afin de voir si certaines activités influent sur ma fatigabilité ou mon humeur…. C’est un carnet chronologique écrit au stylo bille bleu et assez bien ordonné. Comme j’ai le temps de me poser dessus pour écrire, il est très propre car j’ai le temps de réfléchir à ce que je veux y mettre, à ce que je veux garder.

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Mon deuxième carnet est bien plus épais et servira pendant ma formation « Gérard Arnaud ». Je souhaite y noter ce que je vais apprendre pendant ces jours de formation. A priori, nous n’avons pas le droit de prendre des notes pendant les cours (à vérifier) mais je compte bien faire marcher ma mémoire pour retranscrire ce que j’aurais retenu dès qu’un moment libre se présentera. Pour l’instant, ce carnet ne prend pas la poussière – bien au contraire. Il me sert de bloc-notes pour tout ce qui touche à la création de mon statut d’auto-entrepreneur (je vous ferai un article là-dessus prochainement car c’est une vraie joie d’avoir à faire à l’administration française). J’y note les questions relatives à mes indemnisations Pôle emploi, à ce qui va évoluer lorsque j’aurais changé de statut, à mes déclarations, à la fiscalité…. Du bonheur je vous dis. Bref, je compile là dedans et lorsque j’arrive à avoir un conseiller (n’importe qui en fait) en ligne ou en face à face, je sors l’objet et décoche mes questions comme une furie ! Dans le lot, j’obtiens deux ou trois réponses valables à chaque fois que je m’empresse de noter dans ce calepin pour ne rien oublier et m’y référer en cas de doute. J’utilise un crayon à papier et prends mon carnet à l’envers (en commençant par la fin) pour ce qui est relatif au statut et tout ça….

Le dernier carnet est celui dans lequel je note des idées de séquences. Pour moi la plupart du temps mais – depuis peu- pour les cours que je commence à donner. Construites à partir de bribes de cours ou autour d’un thème, j’écris les enchaînements, les variations, les possibilités et je dessine des bonhommes bâtons pour visualiser les postures. Je tiens beaucoup à ce carnet, j’ai presque un attachement émotionnel (on se comprend) car j’y laisse des bouts de choses que j’ai aimé faire en cours ou que j’aimerais approfondir, comprendre ou encore transmettre. Je fais appel à une mémoire corporelle pour écrire les séquences, je me rappelle de sensations physiques, de postures confortables ou inconfortables… Parfois je me remémore le geste, l’étirement, la contraction, le relâchement, la douleur aussi… C’est presque comme si c’était mon corps qui laissait une partie de lui dans ce carnet et c’est pour cela qu’il est si important, car je n’y note que ce que j’ai déjà expérimenté, comment pourrait-il en être autrement ?…

Je ne sais pas si tout le monde fonctionne comme cela, ce n’est pas très important au fond. Je ne sais pas non plus si c’est ma formation littéraire qui me pousse à écrire, à laisser des traces ou encore mon côté fi-fille qui a besoin d’extérioriser les émotions, ou bien encore la peur d’un Alzheimer précoce ou du syndrome de l’imposteur… Bref, je n’en sais rien du tout mais ces trois carnets répondent à un besoin chez moi et ils me rassurent.

Et vous, vous allez bien??? 😉 Vous écrivez aussi ???

Pourquoi le yoga fait-il pleurer ? Ou retour sur un week end chargé en émotions

Bonjour à tous !!!

Et voilà, la question est posée, pourquoi le yoga fait-il pleurer ?? Non pas que le yoga rende malheureux – bien sur que non – mais on pourrait poser la question ainsi, pourquoi, parfois, pendant certains cours, on sent qu’on a les larmes qui montent aux yeux ??? Ou si cela ne nous est jamais arrivé, peut-être avons-nous déjà constaté ce phénomène chez d’autres yogis…..

Replaçons cela dans un contexte : je reviens d’un week end yoga organisé par Patrick Frapeau, mon professeur chouchou de chez Yoga Village. Et bien, c’était un moment très intéressant en matière de pratique yoga, nous avons pratiqué 2h30 le samedi matin sur le thème de l’ouverture du bassin, 2h30 le samedi après-midi sur les équilibres. Dimanche matin nous avons pratiqué 3h sur le thème des flexions arrières puis dimanche après-midi, la fatigue se faisant sentir on a pratiqué 2h sur la thématique des torsions. Donc pratique intense, dense et rythme soutenu, c’était crevant mais enrichissant et stimulant. Les séquences étaient intelligemment construites, évolutives et adaptées avec des variations possibles en fonction des capacités des uns et des autres. Je vous ai déjà parlé des cours de Patrick ici ou encore ici….
Cependant, j’ai passé le week end dans une sorte de marasme émotionnel voire émotif…. Je ne sais pas si c’est bien clair. Pendant le premier cours, les larmes me montaient aux yeux toutes les 2 minutes. POURQUOI ?? C’est la question que je dois me poser. Les autres moments de pratique m’ont moins chamboulée mais je suis restée sur cette première sensation – entre tristesse (ce n’est pas le bon mot mais je n’en trouve pas d’autre) et incompréhension. Je me suis sentie nulle, incompétente, pas du tout à ma place… Et en même temps, je sentais qu’il fallait que je passe par là, comme une étape, un exutoire : nettoyer quelque chose de gênant….
Cela m’était déjà arrivé en Grèce, lors de la retraite de l’été dernier. Et ça se produit systématiquement lorsque je travaille au niveau du bassin, des hanches. TOUJOURS !

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Mais, on n’est pas ici pour étudier mon cas.
Je voudrais qu’on regarde ce phénomène de façon plus globale, plus générale, car je ne suis pas un cas unique.
On dit souvent que cela se produit chez les yogis lorsqu’ils travaillent l’ouverture du cœur, les flexions arrières. Car le cœur étant le siège des émotions, provoquer son ouverture et l’accentuer entraîne des « tempêtes » émotionnelles qui débordent et peuvent amener les larmes. Les larmes permettent d’extérioriser les émotions, de les faire sortir de soi. Il faudrait ne pas les retenir, ne pas s’empêcher… Oui mais voilà, l’égo s’en mêlent, la fierté frêne la possibilité de se laisser aller. On se sent faible et qui – aujourd’hui – a envie (n’a pas peur) de se montrer faible ???!!!! Donc on « ravale » et par cette action, on bloque des sensations, des sentiments qui nous « gangrènent » et finirons par refaire surface à un moment ou un autre.
Est-ce que je parviens à laisser sortir mes émotions ???? HEEEUUUUUU NOOOOOOON !!!!
Je suis comme TOUT le monde ! Je me retiens, je bloque et j’espère que ça passe ! (faites ce que je dis…..)

Est-ce que cela vous est déjà arrivé ?? Sans entrer dans les détails et vous mettre à nu, si vous avez envie de nourrir cette conversation et partager votre expérience, je crois que ça ferait du bien à tout le monde (à moi aussi) de trouver des déclencheurs communs, des explications…. Je laisse ouvert cet article, car je ne sais pas comment le terminer, n’ayant pas le bout d’une solution à proposer….
Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faut savoir repérer ces phénomènes et essayer – tant que possible – de ne pas les fuir, de ne pas s’en effrayer. Si cela devient problématique pour votre pratique, cependant, parlez-en à votre professeur par exemple, il pourra peut être vous aider ou du moins vous faire sentir que C’EST NORMAL, QUE CELA ARRIVE A D’AUTRES, QUE VOUS N’ETES PAS LA SEULE PERSONNE AU MONDE A VOUS SENTIR CHAMBOULEE EN PRATIQUANT LE YOGA !!!

N’oublions pas que le yoga permet d’engager un travail sur soi, sur l’estime de soi, l’acceptation de soi, de son corps…. HUM ! Vous voyez, les pistes d’explications pour comprendre ces émotions sont multiples…. Bonne thérapie mes petits yogis 😉

J-30 avant le début de la formation

Ok, on n’a jamais été aussi prêt de débuter la formation qu’à l’heure où je rédige cet article ! Dans un mois tout pile je commencerai la formation professionnalisante afin de devenir professeur de yoga au studio Gérard Arnaud.

Alors bien sûr depuis que j’ai entamé cette aventure, il s’en est passé des choses : Pratique intensive, cursus anatomique dispensé par Ashtanga Yoga Paris ET validé, lectures spécialisées et intégration de notions spécifiques, premiers cours donnés en petits groupes (je vais y revenir), stage en Inde….. Etc…. La liste est longue !

De nombreuses étapes donc qui consolident mon choix et qui me donnent un peu plus confiance en moi et en ce projet mais qui ne permettent pas de lever totalement les doutes, les angoisses, les peurs, les hésitations….

Voilà où j’en suis :

– Les lectures (on commence par le plus simple) : Je lis quotidiennement les livres qui font partie de la bibliographie communiquée par le Studio Gérard Arnaud Paris en vue de préparer la formation. Je dois bien dire que les livres sont denses, pas toujours ultra faciles à lire et à comprendre, parfois même légèrement opaques… Mais, une chose est sure, c’est que je sens, en moi, que ces lectures infusent, se digèrent. Lorsque je lis certains passages, je me demande souvent « Mais comment utiliser cela pendant un cours, comment rendre concret ce que je découvre??? » Evidemment la réponse ne me saute pas dessus ^^ et je n’ai JAMAIS d’éclair de génie qui me révèlerait la solution….. maaaaiiiis…. je laisse les choses décanter et j’ai l’impression que ça nourrit un substrat au fond de moi…. Qui sans aucun doute, un jour, deviendra une évidence.

– la pratique : Je continue de pratiquer de façon intensive à raison de 8h par semaine environ. Je prends toujours des cours avec le génialissime Patrick Frapeau (vous pensez que j’exagère, mais suivez un cours avec lui et vous verrez) au Studio Yoga Village (Bd des Capucines – Paris). Je me rends également quotidiennement au Studio Gérard Arnaud Paris (Passage Amelot et Passage Rauche) pour y suivre des cours de vinyasa, de yin et de détente. Je participe ponctuellement à des ateliers thématisés ou des stages de yoga.

Ces derniers temps, cependant, je m’aperçois qu’il me faut être prudente car je me suis blessée – et ce, à plusieurs reprises. La première blessure a été une contracture musculaire dans l’avant-bras droit qui a duré 1 mois (nov/déc), j’ai ensuite ressenti des douleurs au niveau des muscles ischio-jambiers de type élongation (récurrent) et tout récemment je me suis plus ou moins luxée la rotule droite. Je dis plus ou moins car je n’ai pas encore vu de médecin et je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé. Je ne suis pas du genre à m’écouter et à prendre du repos (ou juste une journée) mais devenir professeur de yoga implique qu’il faut prendre soin de son « outil de travail » = son corps ! Je dois apprendre à être raisonnable dans ma gloutonnerie de pratique 😉

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– le diplômes d’anatomie : Bon ben ça c’est fait – comme on dit ! Depuis novembre 2014, je suivais un cursus anatomique appliqué au yoga dispensé par Ashtanga Yoga Paris en partenariat avec Leslie Kaminoff. Ce cursus est validé, j’ai obtenu mon diplôme et je suis ravie ! J’ai trouvé cette formation très intéressante, enrichissante, instructive et concrète. Aucun doute quant au fait que j’utiliserai très souvent les connaissances acquises.

– les premiers cours : Depuis que je suis revenue de l’Inde, j’ai eu la possibilité de donner quelques cours de yoga. En petits groupes uniquement. Ce saut dans la réalité est très étrange et un peu soudain mais super exaltant ! Depuis novembre, cette formation est comme un moment pour moi, une bulle dans laquelle je vis mon truc, je prends mon temps et là il faut pouvoir retranscrire, extérioriser, transmettre. C’est un passage délicat, car il faut mettre en mots et en instructions des choses qui sont en moi. Je suis contente et impatiente avant chaque cours car la transmission de cette passion reste le but premier de ma démarche !

Il reste un mois ! Un mois pour lire, pratiquer, donner d’autres cours, partager tout cela avec vous ici sur le blog…. Un mois pour prendre du temps, intégrer, imaginer, construire, rêver, se transformer, préparer…. J’ai hâte !

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