Pause portugaise

Hello, je suis en vacances au Portugal pendant quelques jours encore, alors juste un petit coucou en passant par là.
Portimao est surprenante 🙂 Je vous en dis plus après mon retour, mais en attendant je vous laisse avec cette superbe vue.

Les plages sont canons !
BEIJOS 🙂

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Les yogis sont-ils des loups garous ?

Titre accrocheur n’est-ce pas ?? Au-delà de la blague, je voudrais surtout aborder une notion qui intéresse beaucoup de yogis mais aussi les coiffeurs (^^??^^), à savoir, l’influence de la lune sur le corps, sur les éléments qui nous entourent et de fait sur notre façon de pratiquer le yoga.

J’ai déjà entendu énormément de choses à ce sujet, Laurence Gay en parle très souvent sur son blog d’ailleurs. Je n’ai jamais été très intéressée par la lune – mis à part le fait qu’elle influe sur les marées, ça ne me perturbait pas plus que cela. Je suis bien plus sensible à l’énergie du soleil et à ce qu’elle provoque sur mon organisme, au niveau de mon corps et de mon énergie. Mais ces dernières semaines, j’ai fait plus attention à certains évènements et je n’ai pas pu m’empêcher de trouver des corrélations entre le cycle de la lune et ma façon de pratiquer ou de me sentir dans mon corps.

On dit souvent qu’à la pleine lune les gens dorment moins bien ou se sentent plus émotifs. On dit aussi que c’est bien de se couper les cheveux à ce moment-là… Bref… On entend des choses qui sembleraient sensées et d’autres moins…. Je sais que certains yogis préfèrent ne pas pratiquer lorsque la lune est pleine.

L’influence lunaire fait parler depuis des siècles. Dans certaines cultures, on organise des rituels à ce moment-là, les marées sont dirigées par le cycle de la lune, on constate aussi que sur les animaux l’influence est très forte. Comme ces nuits sont plus claires, les oiseaux migrateurs parcourent plus de distances, les prédateurs chassent d’avantage…. etc…. D’ailleurs il se peut que l’être humain dorme moins bien pour parer à d’éventuels dangers….

Malgré toutes ces suppositions, aucune étude scientifique n’a jamais attesté ou prouvé quoi que ce soit. Il n’y a pas plus d’accident ou de crime ni même de naissance…. Cependant une étude a réussit à prouver que la lune a des effets sur la qualités du sommeil. Car même dans un endroit totalement sombre, les participants du test dormaient moins bien et moins longtemps le soir de pleine lune. La principale explication pourrait être que le corps, composé en grande partie d’eau, serait donc influencé par le cycle lunaire.

Dans les cultures orientales, l’influence de la lune est presque une évidence. En médecine chinoise comme dans l’Ayurvéda par exemple, on insiste sur le fait que pour pouvoir vivre en harmonie, il faut respecter l’environnement et les rythmes de l’univers. Comme dans le yin et le yang, les éléments (saisons, planètes, jour et nuit…) s’équilibrent les uns les autres et il faut donc vivre en phase afin de vivre bien.

Selon certains yogis, la nouvelle lune serait plutôt une période yin (l’énergie est tournée vers l’intérieur). A mesure que la lune croît, l’énergie grandit elle aussi, du yin vers le yang (vers l’extérieur) et la pleine lune serait l’apogée de l’énergie yang. Cela ne signifie par pour autant que le yoga a pratiquer pendant les phases yin doivent être plus lent que lors de la pleine lune. Chacun réagit de façon différente et pratique selon son feeling.

Certains ashtangis préfèrent ne pas pratiquer à la pleine lune, considérant que le corps a besoin de repos et évitent les postures actives. Ils privilégient la méditation car craignent les blessures.

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LES PHASES LUNAIRES :
Nouvelle lune : L’énergie est yin, tournée vers l’intérieur. C’est une phase propice aux nouveaux départs, aux changements…
Lune croissante : L’énergie va du yin vers le yang. Période idéale pour recharger les batteries, pour construire et mener à bien des projets.
Pleine lune : L’énergie yang est à son apogée. Moment adapté aux rituels et aux fêtes. Risques d’insomnie pour certaines personnes. La pleine lune peut être un jour de jeûne aussi.
Lune décroissante : L’énergie revient vers le yin. C’est un bon moment pour finaliser et évaluer un projet, ranger, purifier…

POSTURES DE PLEINE LUNE :
En yoga, on peut conseiller de profiter de ces trois jours pour ouvrir le cœur (yang) ou – pour éviter les insomnies, les flexions avant.
Ouverture du cœur : Matsyasana (le poisson) ; Dhanurasana (l’arc) ; Urdhva Dhanurasana (le pont)…
Flexions avant (toutes les postures où la tête est plus basse que le cœur aident à trouver le sommeil plus facilement) : Uttanasana (la pince debout) ; Passchimottanasana (pince)…

POSTURES DE NOUVELLE LUNE :
On pourra essayer la méditation à ce moment-là et des postures très douces : Viparita Karani (demi-chandelle) ; Supta baddha konasana (le papillon allongé) ; le demi-pont avec une cale sous le sacrum…

Que vous y croyez ou non, que vous soyez sensible ou non à cette période du mois, sachez que la prochaine pleine lune est prévue le 31 juillet.

Smoothie de printemps

Et oui le soleil est de retour, on ne va pas s’en plaindre car avec lui, de nombreux fruits et légumes qui nous ont tant manqué cet hiver !!! En haut de la liste, je demande les fraises !

Alors oui je vous entends déjà, les fraises, ce n’est pas encore pile poil la saison…. Et bien détrompez-vous, car sur les étals de marchés, on en voit depuis quelques semaines. Celles que l’on trouve, ont poussé dans des serres mais après tout, où est le problème !?! Et franchement, ça fait un bien fou de voir cette jolie couleur rouge/rose dans nos assiettes ! Moi perso, ça me colle le sourire 🙂

Pour réaliser un délicieux smoothie à la fraise pour 4 personnes :
– 300 g de fraises
– 1 banane
– des glaçons (10 environ)
– sucre (si nécessaire – personnellement je n’en mets pas)

smoothie

Préparation de la recette : Mixer les fraises et la banane. Rajouter éventuellement un peu de sucre en fonction de votre goût ou si les fraises ne sont pas assez sucrées. Ajouter les glaçons et les broyer en glace pilée pour obtenir un jus glacé.

Remarques : Pour une boisson, il suffit d’augmenter la quantité de glaçons. On peut aussi le mettre au congélateur pour transformer la purée de fruits en sorbet.
Pour les bocaux et les pailles, allez faire un tour chez Héma 😉 Et pour la présentation, si vous voulez vous la raconter un peu, pensez à disposer une jolie fraise ou un beau morceau de fraise sur le dessus de votre jus – effet garanti !

Le matin pour le petit déjeuner ou à 16h pour un goûter, c’est juste parfait !
Bonne dégustation mes petits becs sucrés 😉

Du yoga en Inde

Aujourd’hui je reviens vous parler de yoga…. Mais toujours en Inde. Comme vous le savez, les journées là-bas se découpaient de cette façon : 8h30-10h30 cours de yoga (dynamique) – Quartier libre – 20h30-21h30 cours de yoga (restorative). Nous faisions donc du yoga deux fois par jour au sein même de l’hôtel qui dispose de deux espaces prévus pour.

Mon bilan : Sur la première semaine, j’ai un avis mitigé car le groupe était très hétérogène en terme de niveau de yoga (certains n’ayant jamais ou presque jamais pratiqué) et d’autres étant plus à l’aise. Mais également en terme de différences d’âges et donc de fatigabilité. Delphine, notre professeure, a mené ses cours avec ces composantes, en s’adaptant et en proposant des séquences réalisables pour tous – avec des variations plus ou moins avancées. Cependant, à la lumière de la deuxième semaine – avec un groupe de jeunes femmes d’une moyenne d’âge de 30 ans et pratiquant toutes le yoga, je me rends compte que la première semaine était plus une mise en jambe, un apéritif pour les gens qui avaient l’habitude de pratiquer. Personnellement, même si j’ai un avis en demi-teinte, ça n’a pas été plus que ça un problème. On pratiquait tous les jours, ce qui est déjà un peu exigeant, on revoyait des bases de postures, d’alignement, d’ajustement, ce qui est très intéressant même (et surtout) pour les pratiquants avancés. Et de ma propre fenêtre (objectif : formation professorale), j’ai été assez attentive aux propositions de Delphine, à sa manière de s’adapter en fonction des groupes, des énergies, des envies, des freins…. C’est enrichissant, pour moi, d’assister à cela et de comprendre les enjeux dans la façon de mener un cours, des individualités avec leurs particularités pour en faire/constituer un groupe.
Sur la deuxième semaine, les cours étaient plus denses, les vinyasa plus intenses, le nombre de postures proposées plus important, j’ai aussi trouvé que les cours étaient plus créatifs/inventifs la deuxième semaine. Je suis donc ravie d’avoir pu rester les 15 jours – car en terme de yoga pur, la première semaine m’aurait peut-être laissé un goût de « pas fini » dans la bouche….

C’est enfin une grande leçon, pour moi. Je ne sais pas si un jour je proposerai ce genre de séjour en tant que prof, je veux dire. Mais dans le cadre de l’enseignement et de la transmission – ne serait-ce que d’un « simple » cours, il faut garder à l’esprit qu’on ne sait jamais de qui sera composé un groupe, qui sont les personnes que nous rencontrerons, quels seront leurs niveaux yoga, quelles seront leurs attentes, etc. Et au-delà d’un savoir-faire, le faire savoir (la pédagogie et l’adaptabilité) reste le plus gros enjeu d’un professeur de yoga (et pas que).

Sur ce, des images, ça vous dit ????

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Je n’ai pas pris tellement de photographies pendant les cours, et pour cause, j’étais moi-même en plein boulot 😉

Pour finir, si vous avez dans l’idée de suivre une retraite yoga (ou vacances yoga – appelez-ça comme vous voulez), je vous encourage à vous renseigner auprès de l’organisme organisateur sur :
– le style de yoga dispensé
– le nombre d’heures/jour (souvent mentionné)
– le nom du prof (pour faire quelques recherches)
– la moyenne d’âge habituelle dans ce genre de stage
– le niveau moyen constaté

Surtout n’hésitez pas à demander le plus de détails possibles. Il en va de votre satisfaction et du plaisir que vous prendrez à suivre ce stage ou pas. S’il s’agit d’un organisme que vous ne connaissez pas et/ou d’un prof inconnu, essayez de suivre quelques cours avec lui avant de valider votre inscription – histoire de vous familiarisez avec sa pédagogie et son approche – et voir si cela vous convient.
S’il s’agit d’un style de yoga non pratiqué, alors là attention car les yoga dynamiques – si on n’en a jamais fait – peuvent être difficiles à suivre (postures un peu différentes, rythme soutenu…).

Voilà pour les deux, trois conseils que je peux vous glisser. Et si vous avez l’envie de faire cette démarche, je ne peux que vous y encourager vivement. On développe sa pratique et on se sent évoluer en prenant des cours chaque jour, souvent plusieurs heures par jour, en ayant la chance de ne se consacrer qu’à cela et à rien d’autre. En ayant l’esprit libéré de nos contraintes habituelles, en prenant du temps pour soi, on avance et on apprend à construire une pratique personnelle qu’on pourra reproduire chez soi, un petit peu du moins.