#Yogastepbystep – 3

J’ai mis 1000 ans à poster ce nouvel article STEP BY STEP ! Pour rappel, ce projet a été lancé par Mathilde Piton ainsi que d’autres yoginis et consiste à apprécier l’évolution d’une posture en la prenant en photo à intervalles régulières. C’est un peu un « anti-selfie yoga » où l’on voit les pratiquants dans des poses plus hallucinantes les unes que les autres… Là il s’agit plutôt de choisir une posture qui challenge un peu, de la travailler et d’apprécier la progression, tout cela en partageant nos impressions, nos remarques….

J’avais donc décidé de participer à ce projet et les postures choisies étaient le grand écart et le tripode. Sans surprise, même si je constate une petite évolution, le grand écart reste un point sensible (comme tout ce qui touche à la souplesse j’ai envie de te dire !). La photographie est de très mauvaise qualité (pardon) et je ne sais pas si vous le verrez bien mais à présent je mets la brique sur la plus petite des hauteurs (6,5cm) sous ma jambe avant et un peu plus vers le haut de ma cuisse – vers l’entrejambe. Lors du dernier article étape, je plaçais la brique sur la moyenne hauteur vers mon genou. Cela reste un peu douloureux, je ne me roule pas à terre de joie lorsque je dois réaliser cette posture en cours ou à la maison…. Surtout que c’est lors de cette position que je me suis flinguée la rotule il y a 1 mois….. Appréhension donc méfiance. Je sais que le genou va mieux donc j’évite de trop m’écouter et de trop avoir peur mais bon, ce n’est pas si simple et j’ai un peu la trouille de lâcher mon appui des mains lorsque ma jambe droite est à l’arrière…. Avec le temps, ça ira mieux et centimètre par centimètre, je compte bien dompter cette posture d’ici quelques mois…

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Le deuxième asana est le tripode qui est une posture inversée, un équilibre sur la tête et les mains. Dans la position la tête et les mains forme un triangle, les bras sont ceux de chaturanga (assez proches du corps) ce qui permet d’y poser les genoux avant de se hisser vers le ciel.

J’ai eu un peu peur en la prenant ce matin car ça faisait un moment que je ne m’y étais pas entraînée et sans surprise la première tentative a été chaotique. Après m’être recentrée et avoir soufflé un bon coup, j’y suis retournée et ça a donné ça ! Chez Gérard Arnaud, dans les cours avancés, on travaille beaucoup les équilibres (mains, avant-bras, tête) et je sens que mon centre est mieux tenu, que mon bassin monte plus facilement. Je ressens moins le besoin de prendre la posture « en force », je parviens à le faire sans crisper et en respirant de façon fluide (c’est bien non ?). Aujourd’hui j’ai réussi à monter une première fois, puis à redescendre les bas de jambes pour les remonter ensuite. La descente se fait aussi de façon plus assurée moins saccadée et moins violente. « L’atterrissage » est mieux contrôlé.

Pour ma prochaine étape (dans 10 ans environ je dirais), j’aimerais réussir à être un peu plus à l’aise en grand écart de façon à pouvoir lever les mains vers le ciel et cambrer vers l’arrière (!!!!) et pour le tripode, j’aimerais passer directement en planche à partir de la posture intermédiaire : lorsque mes jambes sont pliées vers mon buste, bim direct j’impulse pour envoyer les pieds vers l’arrière en chaturanga – tu vois le truc ?! 🙂

Voilà ce que je peux dire pour cette étape 3. Comme d’habitude – et ce « défi » confirme ce que je sais déjà concernant ma pratique – les postures de souplesse restent difficiles autant pour les jambes que pour le dos (réussir à garder le dos droit) et les postures d’équilibre et de « force » sont plus simples. Je dois continuer à travailler sans faire de distinction et petit peu par petit peu ce f****** grand écart finira bien par ressembler à quelque chose 😉

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Le yogi musicologue

On me demande souvent si je pratique le yoga ou si je propose des cours en musique. Ce à quoi je ne peux que répondre NON puisque ce n’est pas une habitude.
J’ai déjà pris quelques cours en musique. Cours que j’avais beaucoup appréciés. Moi-même lorsque je pratique à la maison, il m’arrive de le faire avec de la musique. Soit une musique « d’ambiance » pas trop forte qui accompagne ma pratique, soit une musique un peu plus réfléchie sur laquelle je cale une séquence. Pour la salutation au soleil, notamment, j’aime bien me mettre un son qui stimule, qui donne la pêche et que j’écoute assez fort.
Mais je ne peux pas parler d’habitude, de systématisme.

Vous le savez, récemment j’ai commencé à donner quelques cours et mes élèves m’ont TOUS posé la même question : Est-ce que parfois tu nous mettras de la musique ???
Du coup je me pose des questions – car je n’ai jamais ressenti le besoin de pratiquer le yoga en musique. J’ai aimé tester et le faire une fois ou deux – chez moi je le fais pour le fun mais en cours collectif, je ne suis pas tout le temps en train de me dire : « tiens, ça serait cool un petit son là ».
Est-ce que cela vient d’une habitude de pratiquer certains sports (fitness ou running notamment) en musique ? Est-ce parce que certains rythmes motivent et « boostent » ceux qui écoutent ? Est-ce pour se créer une bulle, une ambiance agréable ? Est-ce pour « occuper » le vide créé par le silence ????
Voilà, bref, vous le constatez, je me pose des questions !!

J’ai fait des années de danse – pendant lesquelles évidemment je pratiquais en musique. J’ai fait de la natation synchronisée – on nous diffusait du son sous l’eau…. Mais depuis que je pratique le yoga, cela ne m’est jamais apparu comme nécessaire.

FinalyogaBlog

Comme on m’en parle, j’y pense et je me dis que peut être, je pourrais proposer un peu de musique. C’est un exercice intéressant d’ailleurs de trouver de la musique pour un cours. Difficile mais intéressant. Il faut réfléchir au contenu du cours, à une musique adaptée qui ne déconcentre pas les élèves mais qui apporte quelque chose tout de même. Un support, une ambiance… mais sans couvrir les indications qu’il faut donner…..
Alors voilà, depuis peu je me suis constituée une bibliothèque de sons yoga. Dans cette base de données musicales, quatre grandes familles :
L’indian style avec des musiques indiennes traditionnelles : Ravi Shankar par exemple.
Le smooth style avec des musiques indéfinies qu’on trouve habituellement sur les compilations zen et compagnie (vous voyez ?)
Le classic style avec des grands airs de musique classique, qui je trouve, sont tout à fait adaptés à certaines séquences yin ou d’étirements.
Le pouf-pouf style avec de la variété internationale. Des chansons connues (Beyoncé) et un peu moins connues (Glass animals), rythmées qui donnent envie de se bouger le popotin pour une séquence dynamique par exemple. J’évite quand même les titres où tu as envie de te faire un micro avec ta brosse à cheveux car ils déconcentrent trop !

Voilà où j’en suis de mes réflexions musico-yogi-esques ! Est-ce que vous pratiquez en musique ? Est-ce que ça vous manque la musique dans vos cours ??? Avez-vous déjà donner des cours en musique ???? Dites-moi !
Et si c’est le cas, et si vous avez l’habitude de pratiquer en musique ou si vous avez des supers playlists yoga à partager, je suis preneuse 🙂

Pratiquer à 6h du matin pour être un meilleur yogi ?

Pourquoi pratiquer le yoga le matin ???? Depuis que je fréquente assidument l’univers yogi, j’entends beaucoup de pratiquants – professeurs et élèves – dire que leur routine de la journée commence bien souvent par une pratique de yoga. Hop, ils se lèvent, ne mangent rien (la plupart du temps), déroulent leur tapis et enchaînent des salutations. Ou bien, ils trouvent un studio proche de chez eux qui proposent des cours « matinaux » et sont sur place dès 7h du matin pour pratiquer…..

Est-ce que cela participe à une bonne hygiène de vie ? Incontestablement OUI ! Intégrer le yoga dans sa journée – et ce le plus souvent possible – est « prouvé », c’est une bonne chose. Pratiquer de bonne heure permet de ne pas avoir l’esprit encombré par les tracas qui plombent la journée au fur et à mesure. Le matin, on est souvent plus « frais » et donc moins sujet à se laisser déconcentrer par des soucis inhérents à nos journées de malades. On est parfois aussi un peu endormis, et quoi de mieux que quelques étirements, des salutations et un peu de méditation pour se réveiller. La pratique à jeun permet aussi de détoxer le corps, de le nettoyer de ce qui s’est accumulé la veille ou pendant le sommeil. On met la machine en route en lui donnant le moins de carburant possible et on décrasse 😉

Est-ce que c’est plus facile de dégager ce temps là pour pratiquer ? JE PENSE QUE OUI MAIS CELA DEPEND DE CHACUN. En effet, une fois que la journée commence, le plus souvent elle s’emballe. On est pris par 1000 trucs à faire auxquels se rajoutent 1000 autres urgences imprévues à traiter ! Prendre une pause au cours de la journée est difficile, que ce soit le midi ou le soir après le travail, c’est toujours compliqué et aléatoire. Et dans ces cas là, on se retrouve bien souvent à zapper le cours de yoga. Mettre son réveil plus tôt est tout aussi ardu mais ce temps là est rien que pour soi. Cela devient comme une bulle de douceur, de bienveillance avant d’être obligé de se transformer en Wonder woman ou superman.

Est-ce que ça fait de vous un meilleur yogi ? C’est vrai qu’il est impressionnant de constater que certains yogis tiennent ce rythme tous les jours, sans faiblir. Se levant chaque matin aux aurores pour pratiquer en même temps que le lever du soleil (poétique n’est-ce pas). C’est impressionnant, mais ça file des complexes aux autres ! Au-delà de la prouesse physique que cela représente de réussir à se lever de bonne heure, je crois que ce qui épate le plus c’est la régularité et pour tout dire, je crois que c’est cela qui fait de vous un meilleur yogi et non pas le fait de se lever à 5h du matin !!!!

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Et à l’inverse ???

Et oui, qu’en est-il des « couche-tard/lève-tard », des mamans débordées dès 6h du matin, des personnes qui travaillent en décalage, des amoureux du lit, de ceux qui ont besoin d’un litre de café avant d’être opérationnels ???? ET NON, que tout le monde se rassure, ils sont aussi d’excellents yogis ! Professeurs ou élèves d’ailleurs. Même les professeurs ne sont pas tous en lien constant avec le cycle du soleil !

D’ailleurs, méditons là-dessus : IL N’Y A PAS DE MAUVAIS YOGI. Il n’y a que des yogis qui essayent de conjuguer leur vie avec leur envie de pratiquer un peu plus et qui n’y parviennent pas systématiquement. Et qu’est-ce qu’on fait quand on n’y parvient pas ???? On lâche-prise les amis, on se détend, ce n’est pas un challenge. Il n’y a rien à gagner. On accepte qu’aujourd’hui, demain, cette semaine, ne sera pas le moment parfait. Ce sera juste une tentative, un essai, un instant imparfait mais c’est bien aussi.

En résumé, qu’on soit matinal ou pas, qu’on pratique aux aurores ou à l’aube, que ce soit tous les jours ou le plus souvent possible…. L’important c’est de pratiquer ! De réussir à combiner une vie trépidante/chargée avec un/des moment(s) de bien-être, de détente, juste pour soi. Des moments où dérouler son tapis permet de se recentrer, de revenir à soi, d’être dans le présent. Evidemment, plus fréquemment on le fait, mieux c’est. Mais ne culpabilisons pas, on n’est pas des machines, la vie est ce qu’elle est – pas toujours simple – et il faut faire avec.

Pourquoi le yoga fait-il pleurer ? Ou retour sur un week end chargé en émotions

Bonjour à tous !!!

Et voilà, la question est posée, pourquoi le yoga fait-il pleurer ?? Non pas que le yoga rende malheureux – bien sur que non – mais on pourrait poser la question ainsi, pourquoi, parfois, pendant certains cours, on sent qu’on a les larmes qui montent aux yeux ??? Ou si cela ne nous est jamais arrivé, peut-être avons-nous déjà constaté ce phénomène chez d’autres yogis…..

Replaçons cela dans un contexte : je reviens d’un week end yoga organisé par Patrick Frapeau, mon professeur chouchou de chez Yoga Village. Et bien, c’était un moment très intéressant en matière de pratique yoga, nous avons pratiqué 2h30 le samedi matin sur le thème de l’ouverture du bassin, 2h30 le samedi après-midi sur les équilibres. Dimanche matin nous avons pratiqué 3h sur le thème des flexions arrières puis dimanche après-midi, la fatigue se faisant sentir on a pratiqué 2h sur la thématique des torsions. Donc pratique intense, dense et rythme soutenu, c’était crevant mais enrichissant et stimulant. Les séquences étaient intelligemment construites, évolutives et adaptées avec des variations possibles en fonction des capacités des uns et des autres. Je vous ai déjà parlé des cours de Patrick ici ou encore ici….
Cependant, j’ai passé le week end dans une sorte de marasme émotionnel voire émotif…. Je ne sais pas si c’est bien clair. Pendant le premier cours, les larmes me montaient aux yeux toutes les 2 minutes. POURQUOI ?? C’est la question que je dois me poser. Les autres moments de pratique m’ont moins chamboulée mais je suis restée sur cette première sensation – entre tristesse (ce n’est pas le bon mot mais je n’en trouve pas d’autre) et incompréhension. Je me suis sentie nulle, incompétente, pas du tout à ma place… Et en même temps, je sentais qu’il fallait que je passe par là, comme une étape, un exutoire : nettoyer quelque chose de gênant….
Cela m’était déjà arrivé en Grèce, lors de la retraite de l’été dernier. Et ça se produit systématiquement lorsque je travaille au niveau du bassin, des hanches. TOUJOURS !

pleurs-hypersensible

Mais, on n’est pas ici pour étudier mon cas.
Je voudrais qu’on regarde ce phénomène de façon plus globale, plus générale, car je ne suis pas un cas unique.
On dit souvent que cela se produit chez les yogis lorsqu’ils travaillent l’ouverture du cœur, les flexions arrières. Car le cœur étant le siège des émotions, provoquer son ouverture et l’accentuer entraîne des « tempêtes » émotionnelles qui débordent et peuvent amener les larmes. Les larmes permettent d’extérioriser les émotions, de les faire sortir de soi. Il faudrait ne pas les retenir, ne pas s’empêcher… Oui mais voilà, l’égo s’en mêlent, la fierté frêne la possibilité de se laisser aller. On se sent faible et qui – aujourd’hui – a envie (n’a pas peur) de se montrer faible ???!!!! Donc on « ravale » et par cette action, on bloque des sensations, des sentiments qui nous « gangrènent » et finirons par refaire surface à un moment ou un autre.
Est-ce que je parviens à laisser sortir mes émotions ???? HEEEUUUUUU NOOOOOOON !!!!
Je suis comme TOUT le monde ! Je me retiens, je bloque et j’espère que ça passe ! (faites ce que je dis…..)

Est-ce que cela vous est déjà arrivé ?? Sans entrer dans les détails et vous mettre à nu, si vous avez envie de nourrir cette conversation et partager votre expérience, je crois que ça ferait du bien à tout le monde (à moi aussi) de trouver des déclencheurs communs, des explications…. Je laisse ouvert cet article, car je ne sais pas comment le terminer, n’ayant pas le bout d’une solution à proposer….
Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faut savoir repérer ces phénomènes et essayer – tant que possible – de ne pas les fuir, de ne pas s’en effrayer. Si cela devient problématique pour votre pratique, cependant, parlez-en à votre professeur par exemple, il pourra peut être vous aider ou du moins vous faire sentir que C’EST NORMAL, QUE CELA ARRIVE A D’AUTRES, QUE VOUS N’ETES PAS LA SEULE PERSONNE AU MONDE A VOUS SENTIR CHAMBOULEE EN PRATIQUANT LE YOGA !!!

N’oublions pas que le yoga permet d’engager un travail sur soi, sur l’estime de soi, l’acceptation de soi, de son corps…. HUM ! Vous voyez, les pistes d’explications pour comprendre ces émotions sont multiples…. Bonne thérapie mes petits yogis 😉