J’ai testé pour vous…. La cryothérapie

On n’en finit plus de ces tests ! Il suffit que je rédige un article qui avoue ne pas avoir testé quoi que ce soit depuis longtemps et BIM dans la même semaine, 2 articles pour lesquels je deviens le cobaye.

Ici il est de nouveau question de ma blessure au niveau des ischio-jambiers…^^ Mis à part le repos et l’absorption d’anti-inflammatoire, on m’avait aussi conseillé le froid. Pendant une quinzaine de jours j’ai donc appliqué une poche de froid régulièrement sous ma fesse. L’effet anesthésiant est probant mais pour ce qui est de l’effet anti-inflammatoire je n’ai pas encore de certitude. Cependant j’ai persévéré et lors du dernier week-end de formation, Clotilde Swartley et Patrick Frapeau m’ont parlé de la cryothérapie.

Je sais ce qu’est la cryothérapie, j’ai suffisamment regardé de compétitions à la TV pour savoir que les sportifs de haut niveau se plonge dans la glace afin d’éviter les inflammations musculaires. Cependant je n’y avais pas songé pour mon problème. J’ai donc commencé à m’y intéresser.

Qu’est ce que la cryothérapie ?
Il s’agit de l’exposition d’un patient à des températures extrêmes comprises entre –120°C et –160°C pour une période de temps variant de 1 à 3 minutes. On cherche à provoquer des effets hormonaux et biochimiques qui améliorent les prédispositions du patient à l’analgésie (au soulagement des douleurs corporelles) en agissant comme un stimulateur psychique.
Une séance permet d’éliminer la sensation de fatigue, d’assouplir des muscles tendus ainsi que d’intensifier le passage sanguin. De plus, on constate une diminution des œdèmes due à une augmentation d’hormones à effet anti-inflammatoire et cicatrisant.
C’est une aide efficace à la rééducation des personnes souffrants de grandes douleurs et on constate aussi de très bons effets en médecine du sport ou en accompagnement des entraînements sportifs de haut niveau.

On distingue généralement deux types de cryothérapies. Dans les deux cas il s’agit de thérapies d’appoints qui s’intègrent dans d’autres cycles de soins ou d’entraînements.
Le premier type consiste à une utilisation ponctuelle d’une cabine de cryothérapie après un effort, un entraînement, ou dans le cadre d’un programme de remise en forme.
Le deuxième consiste en une succession quotidienne de séances de cryothérapie corps entier.
Le prescripteur affinera le besoin et le nombre de séances à effectuer en fonction de chaque personne.
Ce type de thérapie par le froid ne peut être isolé d’autres traitements… Il est indiqué en complément de soins médicaux ou d’une kinésithérapie.

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Pour qui ? (liste récupérée sur le site de CRYOTEP)
Indications thérapeutiques : Rhumatismes inflammatoires / Spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, arthrose / Psoriasis / Fibromyalgie / Spasticité musculaire / Neurodermites / Tendomyopathie / Traitement anti douleur / Dépression / Migraine / Fatigue chronique / Sclérose en plaques.
Indications de bien être : Raffermissement de la peau / Contrôle du poids / Détente / Stress / Trouble du sommeil.
Indications sportives : Préparation du sportif à la compétition et à la récupération après l’effort / Amélioration des performances / Augmentation de la charge de travail et de la fréquence de travail / Atteintes articulaires, vasculaires, musculaires et tendineuses / Répétition des efforts.
Indications générales : Contusion musculaire / Accélère les processus de cicatrisation / Amélioration de la rééducation du sportif blessé, en phase de renforcement.

Contre-indications ? (A vérifier lors de la prise de RDV)
Tension artérielle élevée : Infarctus, insuffisance coronarienne, dispositif sous-cutané, Pace-Maker / insuffisance cardiaque / Artériopathie, micro-angiopathie / Thrombose veineuse profonde / phlébite / Polyneuropathies et troubles de la sensibilité / Maladies rénales et de la vessie / Affection intercurrente non stabilisée / Infarctus du myocarde de moins de 6 mois AVC embolie pulmonaire / Affection respiratoire (asthme, broncho-pneumopathie) / Insuffisance circulatoire (syndrome de Raynaud) / Angine de poitrine / Colique néphrétique, colique hépatique / Hyper uricémie (crise de goutte) / Infection aiguë / Grossesse connue.

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Mon expérience
J’ai donc décidé d’aller tester ce traitement en espérant un effet sur ma blessure et sur sa guérison. Patrick en professeur dévoué et curieux a souhaité m’accompagner et tester également afin de voir les effets sur lui-même et pouvoir en parler voire le conseiller à des élèves.
Proche de Montparnasse, nous arrivons dans le centre CRYOTEP qui propose une cabine de cryothérapie et divers matériels de kiné (tables de massage, sangle, machine de sport…). Un kiné nous reçoit, nous pose les questions d’usage sur nos raisons de tester le traitement, nos blessures éventuelles, notre état de santé en général. Il précise les contre-indications et nous explique rapidement le process.
Nous nous changeons – on reste en sous-vêtements mais on enfile des gants, des chaussettes de protection et des Croks (sandales affreuses) ainsi qu’un peignoir.
Chacun notre tour nous entrons dans un caisson qui s’ajuste en fonction de la taille de chacun de manière à avoir le visage à l’extérieur.
Patrick commence. Il est saisit par la baisse de la température, je le vois et je lui parle. Il m’explique ses sensations. Je ne vais pas décrire ce qu’il a ressenti car il le ferait mieux que moi et je risque de ne pas être très précise.
Ensuite ce fut mon tour. Bien impressionnée d’avoir vu Patrick dans le caisson, je garde mon calme et répète en boucle que je le fais pour me soigner !
La température baisse vite, en 10 secondes on passe de -60 à -150°. Le kiné reste avec moi pour me poser des questions et détourner mon attention de la sensation de froid puis de brûlure que je ressens. J’ai beaucoup de mal à lui répondre car ma poitrine est comprimée, oppressée comme lorsqu’on fait du manège et qu’on ne peut plus crier. Je grelotte, les dents claquent et je sens que la zone douloureuse réagit plus que le reste du corps, comme si le froid se concentrait sur ma fesse !!!
La séance dure 2 minutes. On m’ouvre la porte et je ressors du caisson un peu sonnée, gelée et tremblante. On me propose une boisson chaude car il faut beaucoup boire après afin d’éliminer les déchets produits par la réaction au froid. A l’air libre je ressens une forte brûlure au niveau des jambes. Le kiné explique que c’est normal, c’est le retour veineux qui se fait sentir ! OMG j’ai les jambes toutes rouges!
Patrick doit partir et moi je reste car en plus de cette épreuve, je vais subir un massage kiné.
Entre la séance et le massage je reste 1h dans le centre et je conviens avec le kiné qu’il faut prévoir une deuxième voire une troisième séance de froid….
Je n’ai pas ressenti de coup de fatigue après. J’ai donné un cours le soir même.

BILAN
Je ne sais pas si ce traitement aura un effet sur ma blessure, je vous tiendrais au courant. Je me dis que ça ne peut pas faire de mal, les sportifs utilisent le froid pour les mêmes raisons donc pourquoi pas moi… Je crois aussi qu’il s’agit de trouver une alternative aux infiltrations évoquées par mon médecin. Le repos, le froid, les anti-inflammatoires… J’imagine / j’espère que lors de la prochaine échographie, nous constaterons que ces efforts ont payé !
Restons optimiste !!

Aléas sportifs

J’avais prévu de vous parler de ma motivation sportive sans faille ! De partager avec vous un planning sportif de compétitrice, de vous livrer mes astuces pour rester motivée et déterminée….

Bon en fait je vais plutôt vous dire comment je ne parviens pas totalement à suivre mes objectifs et comment j’essaie d’être indulgente avec cet état de fait !

Car oui, malgré des ambitions et des objectifs fixés fin août/début septembre avec un planning assez précis, je ne réussis pas à m’y tenir. C’est trop difficile, et ce pour plusieurs raisons :

– mon emploi du temps professionnel qui n’est jamais le même d’une semaine sur l’autre et qui peut même évoluer d’un jour à l’autre. Avec ce genre d’aléas il est compliqué de tenir un planning sportif un peu fixe. Je ne peux pas dire « tous les lundis et tous les jeudis, je cours ; tous les mardis/vendredis je fais du yoga … ; » Car parfois je commence à 9h, parfois à 11h, je peux terminer à 19h ou 23h, c’est fluctuant et de fait ça influe sur ma pratique sportive.

– le climat ma bonne dame ! Alors ok, c’est un peu une excuse de feignasse mais sans rire, tu as envie toi d’aller courir à 7h du matin lorsqu’il pleut des trombes ???!!! N.O.N !
– mon état de santé, mon état physique en général. Parfois (et ceci est essentiellement lié à mon activité pro) je me sens fatiguée, lasse… Dans ces moments là je ne trouve pas la force nécessaire pour me mettre « en mouvement ».

– ma vie sociale pardi ! Lorsque je ne cours pas le matin, je me dis que j’irai le soir et puis au cours de ma journée on me propose d’aller boire un verre après le travail…. Alors mon cœur balance mais finit souvent par pencher du côté des amis….

COURSE-_-PIEDS

Alors pour ne pas succomber à tous ces aléas et maintenir un minima d’activité physique, je tente des stratagèmes, je trouve des astuces !
La première a été de me fixer de façon OBLIGATOIRE la pratique du yoga le mardi soir avec mon professeur Patrick Frapeau au Yoga Village. Pour tenir cet engagement, je refuse certaines propositions professionnelles ou personnelles. Le mardi c’est yoga est ça ce n’est pas négociable !
La deuxième, dans le but de continuer à courir, est de vérifier la météo afin de valider ou décaler une sortie running prévue. Cette technique fonctionne assez bien même si parfois j’ai du mal à sortir du lit, météo clémente ou pas ! Je cours une à deux fois par semaine. Ici dans mon planning prévisionnel, je vous disais que j’aimerais sortir 3 fois. C’est tout bonnement intenable ! Je tente donc de sortir une fois le jeudi matin et une fois le dimanche matin (je cours pour le moment 30min). Je parviens à m’y tenir la plupart du temps.
Le week end…. Difficile question qu’est le week end. Normalement le week end on a plein de temps pour soi, pour faire des choses…. J’avais également prévu de mettre à profit ce temps libre pour faire du yoga… Malheureusement, trop rares sont les week end où je parviens à glisser une ou deux heures de yoga maison… Du coup, je me suis fait un petit repérage des ateliers yoga qui sont souvent proposés les dimanches dans les studios. Le fait de payer, de m’inscrire me pousse forcément à m’y tenir. C’est plus cher que de s’autonomiser pour pratiquer seule mais c’est plus efficace me concernant 😉

Lorsque je décale/annule une sortie running ou lorsque je ne parviens pas à pratiquer le yoga pendant mes week-ends, je culpabilise !! Et oui, je me dis que je suis nulle, que je devrais me forcer un peu, que sans effort on ne parvient pas à grand-chose, que je vais finir grosse et flasque…. Vous voyez l’idée !

Et d’un autre côté, j’essaie de prendre un peu de distance, de dédramatiser. Ce n’est pas une sortie running annulée qui changera la face du monde ou ne serait-ce que la personne que je suis.
Mon objectif est de conserver toute l’année un minima de pratique sportive – qui quand on y regarde de plus près est un peu loin de ce que je voulais me fixer il y a deux mois. Mais peut-être plus réaliste et plus tenable ! Et ça c’est chouette !!

Donc en ce moment mon planning sportif ressemble à :
lundi : /
mardi : vinyasa yoga
mercredi : /
jeudi : running (30 min)
vendredi : /
samedi : / ou running (30 min) si je prévois du yoga le dimanche
dimanche : yoga ou running (30 min) si pas de yoga

Alors j’aimerais vous donner un conseil – un conseil de filou, mais un conseil tout de même – celui de vous fixer des objectifs sportifs mais surtout de les fixer de manière réaliste en prenant en compte divers paramètres et en vous y tenant ! Et si jamais vous ne les tenez pas, soyez gentil avec vous-même et déculpabilisez.