Confiture de pêches

Le fruit de saison, je ne vous l’apprend pas c’est la pêche, et plus particulièrement la pêche plate 🙂
Elle est partout sur les étals des marchés et dans les rayons des supermarchés.
Parfois, lorsque je fais des courses alimentaires et surtout lorsque je vais au marché, je suis prise d’une sorte de frénésie, une fièvre acheteuse car je trouve que tous ces fruits et légumes disposés harmonieusement, toutes ces couleurs, donnent vraiment l’eau à la bouche et invite à imaginer des recettes, des associations, des petits plats…
Sauf que….. Sauf que je vis seule et que lorsque j’achète une cagette de fruits, je finis systématiquement par devoir les consommer en masse pour qu’ils ne se perdent pas. Cela devient presque un défi à relever – car comme vous le savez, je fais attention à mes déchets et j’évite de gaspiller (zero waste home) – et j’avale parfois deux ou trois fruits par repas + au goûter pour ne pas gâcher !!! Oui je le sais, ma vie est TRES difficile 😉

Bref, après une énième crise d’achat compulsif sur mon petit marché qui avait pour cible les pêches plates (cf le titre de l’article, on y vient !) j’ai cherché une façon de cuisiner/préparer les fruits que j’avais en trop et qui commençaient doucement à tirer une sale tête. Je suis tombée sur cette recette de confiture de pêches, ultra facile et ultra rapide à réaliser.
Alors il faut savoir, je vous raconte un peu ma vie, que je déteste (historiquement) les fruits cuits. Je fais comme une sorte de blocage sur la texture d’un fruit en bouche une fois qu’il a été cuit. Ce petit côté mou, sans mâche et gélatineux, comment dire…. NON…. je ne suis pas fan !
Mais devant ce problème de fruits plus que mûrs voire à deux doigts de pourrir, j’ai surmonté mon traumatisme monkien (du mot Monk, agent de police bourré de tocs dans une série du même nom) et j’ai pris le parti de faire cuire mes pêches afin de les conserver un peu plus longtemps.
Et beh devine quoi ?! C’est vachement bon en fin de compte et j’ai tout mangé sans faire la grimace 🙂 #victoiresurmoimeme

Alors la voici, la voilà, la recette de la confiture de pêches :
INGREDIENTS :
Pour 500g de pêches / 500g de sucre / 1/2 jus de citron (petit citron) – On adapte en fonction du poids des pêches
Il faudra aussi penser à avoir un ou plusieurs pots sous la main pour la conservation de la confiture. Si vous n’avez pas de pots à couvercles hermétiques, la recette fonctionne mais il faudra consommer la confiture sous 3 jours.

RECETTE :
Lavez, épluchez et coupez les pêches. Déposez-les dans une casserole avec leur jus, couvrez de sucre et du jus de citron et mélangez un peu.
Laissez macérer à couvert, à température ambiante pendant 12 heures.

12 heures plus tard, portez à ébullition à feu vif. En cuisant rapidement la confiture va conserver tous ses arômes.
Après 10 à 15 minutes, quand la confiture est prête, versez-là de suite dans des pots, à ras bord.

Serrez à fond le couvercle, nettoyez le pot et retournez-le. Le vide d’air qui va se créer permet la pasteurisation et la conversation prolongée. De cette façon, on peut conserver la confiture plusieurs semaines voire plusieurs mois à condition que le processus ait fonctionné. Si à l’ouverture de votre bocal, l’odeur ou la couleur de la confiture ne sont pas top, soyez prudents et ne la consommez pas.

Si vous faites sans pots hermétiques, versez la confiture dans le récipient choisi et laissez-la refroidir à température ambiante. Une fois refroidie, couvrez avec un couvercle ou un papier d’aluminium et conservez-la au frigo, elle devra être consommée dans les 3 jours.

Evidemment, cette recette marche avec beaucoup d’autres fruits. Alors si comme moi vous avez la main lourde chez le primeur, peu importe, car vous connaissez à présent un moyen pour ne pas perdre vos fruits !

A vous d’essayer !

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Avocado toast and egg

Cela fait longtemps que je voulais partager avec vous une recette que je cuisine parfois lorsque j’ai envie de me faire plaisir mais que j’ai peu de temps pour préparer mon repas.
J’ai découvert grâce aux réseaux sociaux les toast à l’avocat qu’on peut décliner de 1000 façons en fonction de ce qu’on veut manger ou de ce qui traine dans le frigo !
Les tartines à l’avocat sont un repas complets en fonction de ce qu’on y mets et sont tellement mais alors tellement bonnes !

Voilà un exemple de recette, mais soyez créatifs et n’hésitez pas à décliner ! Autre chose, les toast à l’avocat fonctionnent bien à l’apéro aussi s’ils sont déclinés en bouchées plus petites 🙂

INGREDIENTS pour deux personnes :
4 œufs / 4 tranches de pain de mie ou mieux du pain Poilane (je n’en avais pas le jour où j’ai fait cette recette) / 2 avocats bien mûrs / 2 c. à soupe de crème de soja cuisine / 2 c. à soupe de jus de citron vert / 4 gouttes de Tabasco / quelques feuilles de menthe et de coriandre / 1 gousse d’ail / Sel, poivre

RECETTE :
ÉTAPE 1
Pelez et écrasez l’ail. Pelez, dénoyautez et écrasez la chair des avocats à la fourchette. Lavez et ciselez les herbes.

ÉTAPE 2
Mélangez à la fourchette l’avocat, les herbes ciselées, le jus de citron, le Tabasco, l’ail pressé, la crème, du sel et du poivre.

ÉTAPE 3
Toastez les tranches de pain de mie au grille-pain.

ÉTAPE 4
Portez une casserole d’eau à ébullition. Cassez un œuf dans une louche et immergez doucement la louche, puis laissez cuire 3 min en ramenant le blanc autour de l’œuf. Égouttez et réservez au chaud. Procédez de même avec les autres œufs.

ÉTAPE 5
Nappez les tartines de mélange à l’avocat, déposez un œuf poché sur chacune, ajoutez quelques tomates cerises coupées en deux et un filet de crème de balsamique et servez aussitôt !

Je suis certaine que ça vous fait envie 🙂
Cependant attention à ne pas en manger trop souvent, n’oublions pas que l’avocat est très riche et assez gras donc calorique….
Et si vous appréciez l’avocat dans toutes ces formes, j’avais publié il y a quelques mois une recette de guacamole à retrouver ici !
Bon appétit

Crumble sur lemon curd

Aujourd’hui je reviens avec un petit dessert tellement bon !
Tout commence avec un citron !!
Ma mère est l’experte des crèmes citron, des gâteaux et tartes au citron… Dans la famille on adore le citron en dessert et l’avantage c’est que le gout change du traditionnel gâteau au chocolat et apporte un peu de fraicheur en fin de repas.
Donc je vous propose un lemon curd (pas difficile à réaliser) et un crumble à mettre sur le dessus pour apporter la touche « croquante-gourmande » comme le dit si bien Cyril Lignac !

Le tout sans œuf, ni lait, ni blé ! Amis intolérants au gluten et végétaliens, c’est pour vous 🙂

INGREDIENT POUR LE LEMON CURD (pour deux personnes) :
300 ml de jus de citron (choisissez des citrons non traités – environ 3)
275 g de sucre roux
sel fin
30 ml de lait de coco non sucré
450 ml d’eau
45 g de fécule de maïs
35 de margarine végétale

INGREDIENTS POUR LE CRUMBLE :
80g de margarine végétale
50g de sucre roux
55g de farine mix sans gluten

RECETTE
Étape 1 : Le lemon curd
Zester le citron. Mélanger la fécule de maïs à l’eau froide afin de la dissoudre.
Dans une casserole sur feu doux, mélanger le jus des citrons, le sucre, le zeste de citron et le sel jusqu’à dissolution complète du sucre.
Ajouter ensuite la fécule dissoute et le lait de coco en mélangeant bien. Tout en mélangeant, laisser cuire jusqu’à épaississement et apparition des premières bulles en surface (soit 8 min environ).
Ajouter alors la margarine et cuire encore pendant quelques instants afin d’obtenir une texture épaisse comme de la crème pâtissière. Transvaser dans deux récipients et couvrir de film alimentaire, puis laisser refroidir.
Laisser reposer au réfrigérateur pendant 2 h avant utilisation.

Étape 2 : Le crumble
Mélangez 50g de margarine ramollie avec 50g de sucre roux, ajoutez petit à petit la farine sans gluten en remuant avec une fourchette grossièrement, la pâte doit être granuleuse. Disposez cette pâte sur une plaque allant au four (recouverte de papier sulfurisé). Laissez cuire à 180° pendant 10min. La pâte doit être dorée.

Étape 3 :
Émiettez cette pâte encore un peu tiède sur le lemon curd froid et servez.

L’avantage de la pâte à crumble c’est qu’on peut la mettre sur n’importe quel fruit ou préparation. Sur une compote de pommes maison, elle rendra le dessert un peu plus gourmand 🙂
Il existe aussi des déclinaison de crumble salé alors, on se fait plaisir, ça ne prend que quelques minutes !

Végétarien… deux ans et demi plus tard

Aujourd’hui je vous propose un article un tout petit peu « prise de position » sur le végétarisme. Loin de moi l’idée de convertir qui que ce soit ou de justifier mon alimentation.
Je voudrais plutôt partager les deux ou trois réactions que j’entends souvent lorsque je cherche un resto ou lorsque je préviens les gens de mon régime alimentaire. Ici je ne parle pas de mes proches, qui depuis deux ans se sont adaptés et acceptent très bien cette spécificité. Je voudrais d’avantage parler de ces gens qui sont carnivores et qui ne se sont jamais penchés sur la question du végétarisme comme alternative viable et équilibrée à une alimentation « classsique » qui de plus en plus – à mon avis – touche à sa fin.

Je me retrouve parfois face à des personnes qui réagissent vraiment vivement à mon choix alimentaire. J’entends des « mais c’est n’importe quoi de ne plus manger de viande, tu dois avoir des carences » ou encore des « comment ils font les éleveurs pour vivre avec des gens qui sont comme toi ? ».
Et je passe les « de toute façon c’est une mode », « c’est difficile de manger à l’extérieur lorsqu’on est végétarien, ce doit être très dé-sociabilisant » et le magnifique « mais ça ne fait pas chier ton mec que tu sois végétarienne ? »

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Alors en règle générale, je ne réponds rien et je n’essaie pas de justifier quoi que ce soit. Mes choix ne concernent que moi et si les personnes qui m’entourent ne sont pas comme moi il n’y a aucun problème. Je ne demande pas aux gens d’arrêter de manger de la viande devant moi et je ne dis rien lorsque je vois de la charcuterie ou des plats de fruits de mer. Chacun fait comme il le sent et je n’ai rien à dire là-dessus…..
…. Donc j’apprécierai énormément que l’inverse soit vrai. Lorsque je suis en soirée et que mon régime alimentaire vient sur le tapis des discussions, je tente toujours de faire diversion – surtout si je sens autour de moi des sensibilités différentes. Car je ne veux pas devoir me justifier ni expliquer les raisons de ma décision, surtout lorsque l’oreille qui m’écoute n’est pas prête à entendre ce que j’ai à dire et cherche à me coincer sur le sujet des œufs ou des produits laitiers par exemple.
Je trouve ça dingue de demander à quelqu’un de justifier sa façon de vivre lorsqu’elle ne gêne pas les autres dans leur quotidien !!!
Je ne porte aucun jugement sur l’alimentation des gens et je n’essaie pas de les convaincre alors que la cause animale m’est de plus en plus importante et que les scandales de maltraitance sont avérés.
Je crois profondément qu’un changement d’alimentation est en marche de façon globale mais beaucoup d’entre nous ne seront jamais prêt à intégrer ses modifications… et voilà, c’est comme ça, ce n’est pas un problème pour moi.

Je ne me considère pas de tout comme militante sur le sujet. J’ai fait des choix pour moi, qui ne concernent que moi et je n’ai pas de démarche ou de discours visant à convaincre mes proches (famille, amis, petit copain) ou à les faire changer. Si un jour ils prennent conscience de la barbarie animale et qu’ils souhaitent modifier leurs habitudes, je serais ravie évidemment, mais je ne veux rien forcer. Car un changement d’alimentation, pour qu’il soit durable, doit être motivé et intérieurement voulu avec sincérité – non pas pour suivre la mode. Mais je considère que chacun fait ce qu’il veut et je ne juge absolument jamais les personnes qui mangent de la viande ou du poisson.

Il serait bien que les uns comme les autres, peu importe le « camp », arrêtent de juger, de provoquer, de discuter les moindres détails, d’essayer de rallier à leur cause, de contredire….
Personne n’est parfait et il est compréhensible que certains fassent des entorses au contrat. Alors afin que le vivre ensemble soit possible et harmonieux, il suffirait simplement de laisser les gens tranquille et de tolérer leurs choix même si on le les comprends pas.