Cauchemar

Aujourd’hui je vous raconte le cauchemar que je fais assez régulièrement depuis que j’enseigne le yoga.
Quand je dis assez régulièrement, cela varie pour être honnête. En début d’année scolaire lorsque les cours reprennent après l’été, je le fais presque chaque nuit. Lorsque l’année avance un peu, je ne le fais plus beaucoup.

Ce cauchemar est assez effrayant et en même temps très drôle quand j’y repense après.
Voilà comment ça se passe :
Je suis toujours au milieu d’une classe. La salle est pleine d’élèves qui enchainent les postures. Je me vois en train d’enseigner, de les guider de postures en postures.
Puis arrivent les postures dites de « finishing » où les élèves se mettent sur le dos (salamba sarvanghasana par exemple).
On avance encore un peu dans ces postures de fin de classe et je me retrouve allongée sur mon tapis pour faire la démonstration d’une torsion au sol.
Les élèves se mettent dans la même posture et au lieu de me relever pour vérifier que tout le monde est bien installé, je reste au sol et je ferme les yeux. Juste un instant – c’est ce que je me dis dans ma tête.
Je me réveille (dans mon rêve) et constate que je me suis endormie en laissant les élèves dans la posture de la torsion. Je ne sais jamais depuis combien de temps mais j’ai toujours la sensation que ma « sieste » a duré et qu’ils se sont un peu endormis aussi. Je suis terrifiée, je me vois en train de me redresser rapidement et reprendre mes esprits.
Je fais comme si de rien était et je leur propose de changer de côté…
C’est généralement à ce moment là que je me réveille pour de vrai.

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Ce que ce rêve dit de moi…. Que je travaille beaucoup ??? NON !!!
Que le fait de donner des cours est encore un peu « nouveau » pour moi et que mon inconscient cogite pas mal autour de cette information… OUI, cela semble plus probable 🙂
J’ai sans cesse à cœur de bien faire, de donner de supers cours, qui vont plaire à mes élèves. De les accompagner dans leurs envies de yoga, de changement, d’évolution.
Je crois aussi que j’ai peur de ne pas être toujours à la hauteur. Je suis parfois un peu fatiguée et même si j’essaie de ne pas laisser transparaître mes états d’âme pendant la classe, je ne suis pas un robot et je suis certaine que de temps en temps, ce que je transmets est moins clair, moins « bien »….

Je serai curieuse de savoir si d’autres professeurs font ce genre de rêve ? Si c’est votre cas ou si en tant qu’élève vous vous rêver en plein cours de yoga, n’hésitez pas à partager !
Je ne sais pas si je ferai ce rêve encore longtemps. Lorsque je le fais – en cours d’année – je tente de trouver l’origine, de sentir si quelque chose cloche ou me dérange dans ma façon d’appréhender les cours.
Et puis parfois, il suffit que je laisse ce moment passer et je n’y repense plus… Jusqu’à la prochaine nuit agitée !

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Billet d’humeur… Enseigner, coûte que coûte

On a tous déjà rencontré des moments difficiles dans notre vie. Que ce soit une rupture amoureuse ou la perte d’un être cher… Et si vous pratiquez le yoga, vous savez que cette discipline peut être salvatrice lors de ces passages douloureux. Pratiquer le yoga peut parfois être une sorte de bouée de secours lorsque le temps est mauvais. Ces derniers temps il y a un microclimat orageux au dessus de ma tête et comme à chaque fois, le yoga est ma fusée de détresse. Je sais que m’accrocher à cette discipline va me permettre de me frayer un chemin tranquillement et sans violence au cœur de cette tristesse.
Ce que je découvre avec cette année d’enseignement c’est qu’au-delà de la pratique, que je considère comme point d’accroche constant en période de doute – vous l’aurez compris – c’est que la « contrainte » de transmettre, d’assurer mes cours et mes engagements, me permet de tenir le coup – au sens propre.
J’ai perdu mon chien récemment et – sans entrer dans les détails de cette séparation – le soir même je donnais un cours collectif suivi d’un goûter de fin d’année. Cet engagement m’a littéralement sauvé d’un tourbillon de pleurs et de détresse. Savoir qu’il me fallait être présentable et prête à donner ce cours m’a empêché de sombrer dans la déprime. C’est certain, il a fallu que je prenne sur moi, que je contrôle mes accès de tristesse afin d’éviter d’avoir le visage bouffi de pleurs et de devoir m’expliquer – chose encore plus difficile, vous le savez.

Au-delà de cette expérience récente, j’ai, en cours d’année, vécu des moments plus ou moins simples et tristes. Chaque fois, la perspective d’un cours à donner m’a permis de me ressaisir et de ne pas me laisser aller à la tristesse.
On peut voir cela comme une sorte de mécanique de défense, j’en suis consciente. Il faut préciser que je fais partie d’une famille dans laquelle exprimer ses émotions n’est pas une habitude. Nous sommes plutôt du genre à ressentir une émotion, nous asseoir dessus et attendre qu’elle se dissipe. Sans un mot, en essayant de ne plus y penser. Cette mécanique va à l’encontre de ce que nous apprenons avec le yoga, mais comme je vous l’ai déjà dit ici, le yoga ne change pas forcément ce que nous sommes. Je tente d’améliorer ce côté de moi-même et ce système d’auto-défense dans la négation des émotions mais ce n’est pas simple surtout lorsqu’il s’agit d’un tsunami émotionnel comme je l’ai vécu récemment.

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Ce qui est certain en revanche, c’est que lorsqu’une mauvaise nouvelle apparaît dans ma vie ou lorsque je sens que les choses ne sont plus sous mon contrôle, je me raccroche à l’idée que mes élèves ont « besoin » de moi, que mon enseignement soit constant et stable et que je leur soit dédiée pendant 1h ou 1h30 de classe.
Je reste sincère pour autant, du moins j’essaie. S’ils perçoivent quelque chose, je ne cache pas la vérité, et même en essayant de conserver les apparences, mon état d’esprit transpire forcément dans ma manière de transmettre à ce moment-là.
Mes introductions de début de cours sont TOUJOURS liées à ma propre expérience et en les imaginant, j’espère qu’elles feront échos chez mes élèves et qu’elles auront du sens.
Mes expériences, mes tristesses, mes joies, me sont propres mais ne sont en rien uniques. Ces émotions sont universelles, tout le monde les ressent à un moment ou un autre.
Et je sais que le yoga, pour beaucoup d’entre nous, répond à une nécessité de stabilité et de constance lorsque la vie nous ballote.
Le yoga n’est pas que ça, inutile de le dire, mais c’est bien de savoir que cette discipline est cela aussi.

Billet d’humeur… whaaaaaaat????

Une réaction très drôle se produit généralement lorsque je dis que je suis professeure de yoga. On me répond : « ha oui ? C’est drôle, je ne t’imagine pas du tout dans le yoga, vu ta personnalité je te voyais dans quelque chose de beaucoup plus dynamique! » Et très souvent je me sens un peu obligée de me « justifier » en expliquant que le yoga que je pratique est dynamique.

Que signifie cette réaction ? – Il y a de plusieurs éléments de réponse :
PETIT 1 : La personne qui dit cela n’a absolument AUCUNE connaissance de ce qu’est le yoga et imagine toujours une sorte de réunion de baba cool pratiquant des postures « acrobatiques » dans le plus simple appareil.
=> Pour ces personnes atteintes de méconnaissance aigüe, je prends toujours le temps d’expliquer qu’il existe plusieurs types de yoga et que tous ne consistent pas à rester assis pendant des plombes et d’écouter le chant des oiseaux. Si la personne est curieuse, j’entrerais un peu dans les détails en parlant pratique posturale et transition entre les postures. Si la personne n’est pas curieuse, généralement je me fends simplement d’un « OUI mais je pratique un yoga enchainé et dynamique ».

PETIT 2 : La personne, par sa réaction, sous-entend que ma personnalité n’est pas en adéquation avec le monde du yoga, ou du moins l’idée qu’elle s’en fait. Et là, il est vrai que j’ai du mal à comprendre. A l’évidence cette personne imagine qu’un professeur de yoga lévite au lieu de marcher, ne s’exprime qu’en citations et mantras, ne mange que des graines et bénit tous les êtres humains qui peuplent la terre.
On a déjà parlé ici du fait que malgré ma vocation et mon désir de transmettre les valeurs du yoga (valeurs auxquelles je crois profondément et avec lesquelles j’essaie de vivre le plus possible en harmonie), je n’en reste pas moins un être humain, comme nous/vous tous, avec ses défauts et ses traits de caractères. J’ai la langue bien pendue c’est un fait, je suis franche et directe, je ne passe pas par 4 chemins lorsque j’ai quelque chose à dire. Je réagis parfois vivement sur des sujets qui me blessent ou me tiennent à cœur et comme n’importe qui je m’emporte et me mets en colère pour des broutilles (mais aussi pour les trucs importants), je suis jalouse, envieuse, paresseuse, triste, très enthousiaste et exubérante, bavarde…. etc… la liste de mes qualités est encore très longue !

Be-The-Best-Version-Of-You
Je ne crois pas que pour enseigner le yoga il faille irradier de sagesse. Je crois qu’avoir conscience de qui l’on est, de ses forces et faiblesses fait de nous un meilleur être humain, plus connecté, plus à l’écoute, du coup je crois que cela fait de nous un meilleur professeur de yoga aussi. Il faut savoir reconnaître ses limites et travailler avec, il faut savoir qui l’on est pour ne pas se travestir et être vrai. La sincérité fait qu’un professeur de yoga est « bon ». C’est ce que j’apprécie lorsque je suis avec Patrick (quoi ? encore lui ??!^^), sa démarche est sincère, il est sincère, il ne triche pas. Il regarde les choses comme elles sont, parfois jolies et parfois moins, et il s’adapte, il module, mais en gardant un cap, en restant FIDELE à ses convictions.
Ma sincérité m’a déjà causée des problèmes (dans le monde du travail notamment), mais je refuse de gommer ma personnalité pour entrer dans un moule.
D’ailleurs quel moule ? Qui a dit qu’il y avait un moule ?
Il faut arrêter avec l’image (le cliché) du professeur de yoga marchant pieds nus et psalmodiant en égrenant un mala entre les doigts. Nous ne sommes pas tous fait de ce bois-là, et pour ceux qui le sont, très bien, c’est super, je ne me permettrais jamais de dire qu’un tel est mieux qu’un tel tout simplement parce que l’habit ne fait pas le moine justement. Et qu’un professeur ne se juge pas à sa façon de raconter des blagues en soirée ou de se mettre un peu en colère au volant de sa voiture (ok, c’est le moment confessions intimes). Les valeurs du yoga me traversent, m’habitent de façon très forte. Et le fait que les personnes que je rencontre ne le perçoivent pas de suite n’est pas un problème pour moi. Je sais ce qui me fait vibrer, je le transmets aussi bien et aussi sincèrement que possible à mes élèves et c’est tout ce qui compte.

Beaucoup de professeurs de yoga choisissent des vies disciplinées et parfois même ascétiques (j’en fais partie). Nous respectons des « engagements », des valeurs, nous vivons selon certains principes mais comme tout le monde, nous sommes des animaux sociables, nous exerçons au contact de nombreuses personnes, différentes les unes des autres, et en ce sens nous sommes très en lien avec l’humanité, avec ce qu’elle a de bien et de moins bien.

Nous ne sommes pas coupés ni à l’écart.
Nous sommes comme tout le monde.
Simplement nous avons décidé d’emprunter le chemin du yoga qui nous aide à mieux nous connaître, à mieux nous accepter – avec nos perfections et nos imperfections, avec nos forces et nos faiblesses.

J’ai testé pour vous… Alexandra Peyre

Aujourd’hui je vous parle d’un autre professeur que Patrick Frapeau ! Non !??? Si !!!!
Je voulais vous présenter Alexandra Peyre. Une Alexandra, donc forcément une personne formidable 😉
En l’occurrence, c’est vraiment le cas avec elle.
Elle professeure de Hatha Yoga et de Vinyasa Yoga. Elle dispense des cours dans différents studios parisiens et organise aussi des retraites à l’étranger. Je vous laisse visiter son site web pour les détails.
J’avais demandé à Alexandra de répondre à un « portrait » mais pour le moment, ce projet est en stand by, oui les Alexandra sont des personnes très demandées et très occupées. Nul doute qu’elle répondra à mes quelques questions, ce qui vous permettra d’apprendre à la connaître un peu mieux.

Pour le moment, je vais vous dire ce que moi je sais d’elle et ce que j’apprécie dans ses cours.
Alexandra fait partie de ces gens très lumineux qui parviennent à installer une atmosphère toute douce, sereine et chaleureuse de par leur présence dans une pièce. Très belle qualité pour un professeur de yoga, n’est-ce pas ? Quand on s’installe face à elle sur un tapis, tout de suite une ambiance toute cool, très bienveillante enveloppe la classe.
Elle parle avec une jolie voix claire et douce, ce qui invite à beaucoup d’écoute et de confiance. Ce sont d’ailleurs des mots qu’elle utilise beaucoup : LA CONFIANCE et L’ÉCOUTE.
Lorsqu’elle guide, elle emmène la classe vers des postures un peu avancées mais en passant par des kramas et des petits encouragements, ce qui permet de prendre confiance et d’aller vers l’asana sans crainte. Par exemple dimanche elle m’a accompagné dans un équilibre sur les mains avec un scorpion…. C’était la première fois que je l’essayais et pas une seconde je n’ai douté d’y parvenir grâce à sa douce et rassurante présence pour me retenir.
Je crois qu’elle est la seule personne – après Patrick – à qui je fait une totale confiance dans ces essais de postures avancées. Je sais qu’elle ne me laissera jamais « tomber » et que je peux me reposer entièrement sur elle (au propre comme au figuré).

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Alexandra utilise des playlists que j’aime beaucoup. Vous le savez, moi et la musique en cours de yoga, ça fait deux… Je suis plutôt adepte du son de la respiration.
Mais je dois bien reconnaître qu’Alexandra choisit ses musiques avec beaucoup de goûts et que les morceaux sont très bien adaptés à la pratique qu’elle propose. Et je ne suis pas la seule à avoir ce point de vue, à chaque fois que je suis un cours avec elle, il y a toujours quelqu’un qui vient lui demander les noms des musiques entendues pendant la classe, et naturellement elle répond toujours avec beaucoup de gentillesse.

Qu’est-ce que j’aime aussi chez Alexandra Peyre ? Son style !
C’est vrai que j’apprécie beaucoup les professeurs inspirés et inspirants. Le côté « fitness » yoga, très peu pour moi. Si je voulais renforcer mes abdos/fessiers je ferais du step et si je voulais entendre ce vocabulaire j’irai dans une salle de sports… Après je ne juge pas, il en faut pour tous les goûts et si ce style (très axé sur le body) plait à certains c’est super, mais moi ce n’est pas mon créneau. Pour moi le yoga est spirituel, hérité d’une longue tradition indienne et pratiqué sur un tapis – certes – mais pas que – dans le but d’aller vers plus de bonheur et de sérénité dans ma vie. Au contact d’Alexandra, j’ai l’impression de rester fidèle à ma quête yoguique, un peu (un peu mois quand même #lovepatrick4ever) comme au contact de Patrick.

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Et récemment je discutais de ça avec une amie, j’ai tendance à avoir beaucoup plus confiance en des professeurs hommes un peu plus âgés que moi (#Œdipe), mais comme quoi il existe TOUJOURS des exceptions car j’ai totalement confiance en l’enseignement d’Alexandra. Donc je ne peux que vous conseiller de tester un cours avec elle. Aucun doute que vous trouverez ça super et que vous sortirez de sa classe avec un gros soleil dans le cœur ! Et ça c’est très cool !!!

Les photos sont issues du site d’Alexandra Peyre. Merci d’en faire une utilisation raisonnée, respectueuse et correcte.