Portrait yoga… Emilie

Retour sur le blog d’une rubrique un peu en stand by depuis plusieurs mois…
Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer une super yogini. Vous la connaissez peut-être d’ailleurs si vous lisez d’autres blogs yoga car elle est la créatrice du blog MY HAPPY YOGA sur lequel elle raconte sa vie yoga et dispense ses bons conseils lifestyle et pratique yoga 🙂
Alors ce n’est pas moi qui vous la présente, c’est elle ! Emilie s’est gentiment prêtée au jeu des questions-réponses et nous permet d’en apprendre un peu plus sur sa vision du yoga.

QUI ES-TU ?
Une yogini blogueuse, curieuse et baroudeuse. Je m’appelle Emilie Leduc, j’ai 32 ans et j’ai décidé de changer de vie il y a 2 ans et demi. Depuis je passe 100% de mon temps à transmettre le yoga.

TES DEBUTS YOGA ?
J’ai croisé le yoga plusieurs fois sur mon chemin avant de tomber complètement dedans en 2012. Cette année-là, j’ai rencontré le Kundalini Yoga, une histoire intense et nécessaire. Puis je me suis tournée vers le ViniYoga, le yoga de Desikachar. Depuis, je suis sans cesse partagée entre tradition et modernité, mélangeant différents styles (vini, kundalini, vinyasa, hatha etc.) mais cherchant à transmettre tous les aspects du yoga (respiration, méditation, philosophie etc.)

UNE POSTURE PREFEREE ?
Sirsasana, la posture sur la tête.
J’aime les postures inversées de manière générale parce qu’elles me remettent les idées en place.

QU’EST-CE QUI TE CHALLENGE DANS LE YOGA ?
Mes élèves. Ce sont eux aussi ma plus grand source d’inspiration.

LA PLUS GRANDE « QUALITE » ET LE PLUS GROS « DEFAUT » DES YOGIS ?
En yoga il n’y a ni bien ni mal, ni qualité ni défaut. En revanche, la plus grande force que m’aura procuré le yoga est probablement d’avoir appris à faire la paix avec moi-même.

PENSES-TU QUE LES YOGIS SONT « BIZARRES » ?
Non je ne pense pas que les yogis soient bizarres. Mais peut être parce que je suis moi même bizarre ahah ! J’ai toujours aimé être un peu à contre-courant et j’ai toujours aimé ceux qui l’étaient.

QUI SONT TES PROFESSEURS OU LES YOGIS QUI T’INSPIRENT ?
Je puise mon inspiration partout et n’ai pas particulièrement de professeur ou de « star » du yoga fétiche.

QUEL EST LE MEILLEUR CONSEIL RECU ?
« Forget the idea of achieving. Keep the idea of practicing ». Oublie l’accomplissement, attache-toi plutôt à la pratique.

QUEL CONSEIL AS-TU ENVIE DE DONNER ?
Si tu as un rêve, donne toi les moyens de le réaliser et fonce.

UNE CITATION ?
La citation de mon compte IG, d’Oscar Wilde: Be yourself, everyone else is already taken.

UN DERNIER MOT POUR LA ROUTE ?
Merci Alex pour cette interview 🙂

Les futurs projets d’Emilie :
En octobre 2017, Emilie organisera une retraite yoga en Tunisie. Ce projet lui tient énormément à cœur.
Cette retraite s’adresse aux yogis débutants comme aux confirmés. Pendant le séjour, tous les aspects du yoga seront aborder à travers la découverte de différents styles de pratique (Hatha Yoga, Vinyasa, ViniYoga et Restorative Yoga etc.).
Du 11 au 15 octobre, Emilie vous propose une déconnexion totale. Yoga et méditation en plein air, excursions pour visiter les alentours, du stand-up paddle, des soirées enrichissantes et surtout repos, relaxation, tranquillité…
Vous trouverez toutes les informations sur cette retraite en cliquant ici.
Et je vous conseille aussi d’aller faire un tour sur son blog très inspirant !

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être un yogi

J’entends parfois dire que nous (les yogis) sommes des gens un peu bizarres, voire perchés, que nous regardons les choses différemment et que nous abordons les sujets de la vie de façon déroutantes au regard des autres.
Evidemment lorsque je dis « les autres », je parle de personnes qui ne pratiquent pas ou pas encore très souvent le yoga.
Je ne cherche pas particulièrement la compagnie d’autres yogis même si c’est apaisant de me retrouver au contact de personnes semblables. Je trouve que la différence est très riche d’enseignements. Le fait d’évoluer dans une famille et d’avoir des proches qui n’y connaissent rien en matière de yoga ne m’est pas désagréable, bien au contraire. Leur point de vue – toujours très novice – me permet de clarifier mes propos et d’affiner ma pensée lorsque je veux leur expliquer ou leur transmettre des valeurs liées à la pratique du yoga. Cela m’aide aussi à questionner mon enseignement et ma façon d’aborder les choses avec mes élèves (pour la plupart débutants ou intermédiaires).


Cependant je suis bien obligée de constater que je suis un peu étrange et que la pratique du yoga a fait émerger dans ma vie quotidienne des éléments que je ne retrouve pas dans la vie de mes proches.

Et lorsque je prends un peu de recul, ces différences me font sourire…

Car moi, ce que j’aime dans la vie c’est :
– Inspirer et expirer en contrôlant ma respiration et en l’allongeant au maximum
– Tenir mon tapis de yoga dans mes mains et le dérouler au sol… même si je ne vais faire que le regarder 😉
– Imaginer une séquence pour mes élèves et la tester sur moi
– Dévier du programme de ma séquence perso et tester de nouvelles postures, de nouvelles transitions
– Me casser la figure sur mon tapis et recommencer
– Expliquer ma philosophie de vie et les transformations opérées à mes proches
– Lire des livres sur l’anatomie (je détestais la biologie et les sciences de manière générale)
– Enchainer des salutations au soleil pour chauffer mon corps
– Préparer un thé après la séance pour « prolonger » la pratique
– Répéter des mots sanskrit et chercher le nom des postures
– Regarder des photos yoga sur tous les réseaux sociaux possibles
– Poster des photos yoga sur tous les ….. idem….
– Avoir des courbatures dans des endroits insoupçonnés du corps après une grosse séance
– Chanter un OM, à voix haute ou dans ma tête
– Les 10 premières minutes sur mon tapis, lorsque je m’échauffe
– Changer mon alimentation et sentir ce qui me fait vraiment du bien à l’intérieur
– Me faire ajuster par mon professeur dans une posture et sentir que « ça bouge »
– Redécouvrir une posture
– Marcher en pleine conscience et dérouler ma pensée en avançant
– La shoot de plénitude après un cours de yoga
– Avoir la sensation d’être ancrée, de sentir la force du sol….
– …. Et en même temps, me sentir très légère et confiante
– Repérer les blessures chez mes élèves et chez les gens de mon entourage
– Le silence

Voilà, Est-ce que ces petits kiffs sont bizarres, Est-ce qu’ils font de moi une personne vraiment différente ??
Je ne sais pas si en commençant le yoga il y a 7 ans, je soupçonnais toutes ces choses… Probable que non, car j’aurais pu démarrer bien plus tôt si j’avais pu savoir le bonheur de cette vie 🙂

Règle n°1, ne jamais fréquenter une yogini ;)

Souvenez-vous, il y a peu de temps, je rédigeais un article sur les bonnes raisons de fréquenter une pratiquante du yoga. Juste ici, pour ceux qui veulent se rafraîchir la mémoire 😉
Parmi ces raisons, certaines sont très connues (partie visible de l’iceberg) et d’autres un peu cachées, qu’on découvre lorsqu’on passe du temps avec une yogini.

Aujourd’hui, afin d’être toujours dans l’objectivité (vous me connaissez un peu maintenant ;p ), je propose de dresser la liste des gros défauts à sortir avec une femme yogi…

Le premier problème : le régime alimentaire
Assez souvent les yoginis sont végétariennes. Nous ne mangeons ni viande, ni poisson, ni produit fabriqué à partir de chair animale. Ce n’est pas le cas pour toutes, mais c’est fréquent. Du coup, adieu resto de viandes et barbecue entre potes ; bye bye les sushis en livraison et les pizzas cow boy ; hasta la vista plateaux de fruits de mer et hamburgers « faits maison » ; adios sandwichs au pâté et charcuterie à l’apéro….
A la place, vous trouverez des bâtonnets de concombre et du houmous ; des tartes aux légumes et des makis fromage/avocat ; vous chercherez les restos vegan où le tofu est à la carte ; vous apprendrez à aimer la spiruline, le seitan et les panés de lupin…
Et attendez, je ne vous parle pas de celles qui sont vegan (sans miel, sans lait, sans œufs) ou de celles qui ne mangent pas de gluten (pas de blé)…. Un bonheur à vivre au quotidien 😉
Problème 1, petit b : elles essayent de cuisiner
Afin de se préparer des repas qui leur conviennent, les pratiquantes de yoga cuisinent… Mais bon, la cuisine c’est comme le reste, parfois on est doué et parfois un peu moins…. :/

Deuxième problème : les horaires de lever et de coucher
Généralement nous nous levons de bonne heure afin de pratiquer le yoga le matin avant tout le reste de la journée. Cet horaire est variable en fonction des unes et des autres mais c’est souvent tôt (vers 6h/7h du matin). Même en week-end, même pendant les vacances…. hum hum
Alors même en prenant toutes les précautions du monde, il se peut que vous soyez réveiller, soit par la respiration ujjayi, très sonore, si vous vivez en studio, soit par votre femme yogini qui se lève du lit pour aller dans une autre pièce et commencer sa journée par sa pratique. Du coup, vous vous levez une ou deux heures plus tard, la tête un peu dans le gaz alors qu’elle aura déjà l’énergie suffisante pour déplacer des montagnes…. Synchronisation des biorythmes compliquée !
L’heure du coucher…. Si on vit selon les principes de l’ayurvéda, on devrait se coucher en même temps que le soleil. ET c’est vraiment tôt ! Mais même sans être pile poil dans les clous des principes ayurvédiques, étant donné qu’on se lève vers 6h, il parait compliqué de se coucher à 1h du matin. Souvent nous sommes au lit vers 22h et il est vrai qu’avec les vies que nous menons, 22h ce n’est pas si tard (on rentre du travail vers 19h, on dine, on traine un peu… et hop, il est 22h super vite). Encore une fois, c’est difficile de vivre en harmonie « pendulaire » !

Troisième problème : les conversations
Les sujets de conversations ses pratiquants de yoga, et ce n’est pas spécifique aux femmes, sont dans l’ordre :
– les postures
– les blessures
– les cours ou professeurs testés récemment
– les retraites yoga qu’on aimerait faire
– la nourriture
– l’Inde
– les thérapeutes qui nous soignent
Voilà, voilà…. On a l’impression que cela fait beaucoup de sujets différents mais non ! Et c’est très excluant si on n’est pas de la partie, si tu vois ce que je veux dire 😉

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Quatrième problème : Vous serez mis à contribution
Essayez une nouvelle posture n’est pas toujours chose simple. Alors il faudra peut être tenir ici une jambe ou un bras, maintenir un dos ou apporter un coussin, allumer un bâton d’encens ou poser du parquet dans la chambre d’ami car c’est mieux pour pratiquer, donner votre avis sur un asana ou sur l’évolution de la pratique de votre bien-aimée… l’accompagner passage Brady à Paris afin d’acheter des épices et vous taper tous les corner yoga qui ouvrent dans toutes les rues afin de trouver THE brassière qui maintient sans comprimer – bon, ce n’est certainement pas la partie la moins sympa pour vous 😉

Cinquième problème : les photographies
Que vous soyez ultra connecté ou non, vous allez découvrir que beaucoup de yoginis capturent toutes les images possibles et inimaginables. Cela va de leurs pieds jusqu’à ce qu’elles ont dans leurs assiettes en passant par un sachet de thé ou encore un arbre dans la forêt. le moindre coup de crayon sur une feuille de papier devient un mandala à garder en mémoire, le moindre bol de céréales devient le prétexte « good morning » d’un instagram…. Mais au-delà de cette frénésie de flash, vous deviendrez photographe officiel de postures toutes plus élaborées les unes que les autres et il faudra être sacrément au taquet pour prendre votre chérie en train de faire adho mukha vriksasana sur la plage !

Alors maintenant que vous savez tout, les bons et les moins bons côtés du fait de fréquenter une yogini, à vous de décider… Mais ne venez pas dire que vous n’étiez pas prévenu 😉

Rapide mise au point

Bonjour à tous,
Comment se sont passées les vacances ??? Alors pour ma part c’était juste super génial. Si vous me suivez sur instagram, vous avez pu voir le chalet de rêve dans lequel j’ai passé 5 jours paisibles à pratiquer, à me reposer, afin de revenir d’attaque pour cette rentrée !
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’en regardant les commentaires du blog, je trouvais celui qui va suivre. Je revenais posée et détendue grâce à cette coupure bienvenue et j’ai été contrainte de redescendre un peu vite de mon nuage à la lecture de ces quelques lignes.

Avant de vous copier le commentaire, je tiens à préciser que si, comme moi, vous avez envie de capitaliser un peu sur la détente acquise pendant le break de cet été, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT.
J’aurais préféré revenir vers vous avec autre chose, un article sympa et frais. J’avais d’ailleurs un peu décidé (à la création du blog et à la lecture de ce commentaire en particulier) de ne pas prêter attention à ces gens qui déversent quelque chose de très négatif, mais là, j’ai reçu deux commentaires de cette personne et vraiment, je ne comprends pas. Alors je vais partager avec vous afin que vous puissiez voir ce que certaines personnes sont capables d’écrire…

REACTION CONCERNANT L’ARTICLE SUR MON NOUVEAU TATOUAGE : « Si vous êtes si attachée que ça au yoga, ayez une pratique forte et discipliné. Vous devriez être en train de faire votre sadhana (pratique spirituelle personnelle) au lieu de perdre du temps à meurtrir votre corps pour aboutir à un dessin futile et inutile pour votre avancée, si ce n’est donner dans le paraître de manière indélébile.
Personne ne vous a dit que le yoga est intérieur, et non ostentatoire de manière indélébile ?
Pas facile hein de se détacher du consumérisme et du paraître ? Alors, entre autre, on se tatoue, en croyant que…
Que vous soyez ignorante du Yoga c’est une chose, votre problème d’ailleurs, mais par pitié, arrêtez, vous et tous les autres occidentaux pseudo-spirituel, d’insulter par votre attitude cette merveilleuse discipline, à mille lieu de ce que vous faîtes de votre vie. »

L’autre commentaire, dans le même ton, concerne l’article second degré que j’ai rédigé sur les yogis et les clichés qui permettent de nous reconnaître entre nous…. Vous vous souvenez
EXTRAIT : « Les vrais yogis se voient difficilement au premier coup d’œil. Les autres, ce ne sont que des consommateurs, qui sont loin du chemin qu’ils se disent emprunter, bref, des adeptes de ce qu’on appelle la spiritualité matérialiste, ceux qui, confronté à la dureté indispensable d’un vrai chemin spirituel se retrouve dans les choux ou croit être sur la bonne voie quand ils sont complètement à côté.
Et si je dis ça c’est parce-que des vrais yogis, j’en connais, et croyez-moi, ils n’ont rien à voir avec vous. L’ascétisme, ils connaissent, contrairement à l’occidental (qui ne le supporterait guère) qui tombent dans le panneau de l’illusion constamment. »

Voilà les deux commentaires que j’ai trouvé en rentrant de mes vacances. Je n’ai pas envie d’entrer dans une polémique ou d’avoir à justifier mes choix.

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Je voudrais simplement rappeler que ce blog est un endroit où j’exprime mes impressions personnelles, qui ne sont en aucun cas parfaites. Je n’ai absolument pas la prétention de vouloir convaincre ou rattacher des gens à ma façon de vivre. Si quelqu’un passe par ici et n’y trouve pas ce qui lui convient, aucun problème, je n’oblige personne à être d’accord ou à me lire. Ce blog n’ai pas « marchant », je ne gagne ABSOLUMENT PAS d’argent avec ce blog et je refuse la plupart des demandes de partenariats qu’on me propose afin de rester libre.
Donc il s’agit ici d’un lieu d’expression libre et j’entends faire en sorte qu’il le reste. Cependant il est compliqué de se faire insulter gratuitement et de laisser couler.

Cette personne, visiblement très attachée à la culture et aux valeurs yoguiques, oublie visiblement que la tolérance et l’acceptation de la différence sont des qualités indispensables lorsqu’on choisit de vivre dans le yoga. Respecter les choix et les modes de vie des uns et des autres, leur liberté, voilà ce que cette personne devrait commencer par appliquer pour elle-même.
J’ai été quelque peu affectée par ces commentaires, non pas par leur contenu que je trouve sans intérêt, mais plutôt par la forme employée, la méchanceté et la haine avec lesquelles cette personne s’est exprimée…. Elle était très certainement dans un mauvais jour…. Cela peut arriver à tout le monde, alors je pardonne 🙂

Je reviens tout vite avec quelque chose de plus funky !
Passez une bonne journée